‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 121 sur 228 · K15 BER · texte numérisé non relu

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cèse de Saint-Malo, fut jeté, avec huit cents pnHres, sur des pontons , dans la rade de l'île d'Aiî, pendant la révolution. De retour dans sa jiatrie, Tabl)!' Hcrtier fonda , de coacert avec quelques confrères, un collège qui compta quatre cents élèves , et qui a fourni beaucou[) de sujets à l'Eglise. Nommé , cii 1808, curé d'une paroisse de Saint-Malo et vicaire général , il n'en continua pas moins de diriger son établissement. Mais la révolution de 1830 porta un coup funeste à cette maison, par la défense qui lui fut faite de recevoir des externes. L'abbé lîertier est auteur d'une Exposition des principes de la vraie religion. 11 mourut le 22 janvier 1837, âgé de 80 ans.

BERTIN (saint) , né dans le territoire de Constance sur le Haut-Uiiin , était neveu de saint Orner, évèque de Térouanne. Il aida son oncle îv défricher les terres de cet évèché , qui étaient des déserts. Un gentilhomme de ce pays , nommé Adroalde , s'étant converti, donna sa terre de Sithiu, pour y fonder un monastère. Bientôt il fut peuplé d'un nombre infini de religieux, qui, sous la conduite de saint Berlin , menaient une vie angélique. 11 fut leur abbé et leur modèle. Quelque temps avant sa mort, arrivée en 700 , il se retira dans nn petit ermitage, où il tinit sa vie sainte dans de grands sentiments de [)iété. Agé de plus de 100 ans. Si ceux qui envient aux monasières les terres qu'ils possèdent avaient eu la charge de les défrichci' de leurs projires mains, comme les religieux de saint Bertin , nos plus belles camjiagncs seraient encore di'S bruyères. L'abbaye et l'église de l'île de Sithiu , qui sont un des ])lus beaux ornements d<' la ville de Saint-Omcr, ont porté pen iant [)lus de quatre cents ans le nom du prince des apôtres ; mais il y en a plus de cinq cents qu'ellesportent celui (le saint Bertin, à cause des reliques de ce saint, que l'on vient visiter de toutes parts. L'église c^t un des plus beaux édifices daus le goût gothique qu'il y ait en France. Le trésor, qui est fort riche, est dil h la libéralité de Cliarlcmagne , des autres em|)ereurs et d'un grand nombre de ])riiices et de prélats célèbres.

BEKTIN (CiiAKLiis-Jii A\) , né, en 1712, à Périgueux , fut sacré évoque de Vannes en 17'»G. D'accord avec la ]>resque totalité des évèquos (h- France, sur les mesures ii prendre pour faire respecter les décisions de ri'^ghse par ceux (jui étaii'nt en o]ipo>iition à la bulle L'niijenitus, il eut , dans l'all'aire du refus des sacrements, sa part des |iers(''cutions parlemiMitaires. Il fut condannié, en 175'^ , par la cour de Bennes , ii 6,000 francs d'amende, et, (]uelquc temps après, on saisit son l(Muporel ; mais rien ne i)nt l'ébranler , cl il continua de faire ce cpi'il croyait Ctre son devoir. 11 assista, en 17V.t, aux cunférences .-«ur l'instruct.on pastoialc de l'arclievè'iui; de 'l'ours , et à celles de ITo'i , au suj<'t du livre du V. Berruyer. Ce [irélal mourut en 17T*.

BKUTIN (A> t<>im;\ curé de Saiiil-Henii, h lUims, né, en 17(jl, à Droupl-Sauil-Basle, en

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Champagne , était vicaire h Barbonne , diocèse de Meaux, lorsque la révolution éclata. Il prêta serment h la constitution civile du clergé , et fut nommé professeur de théologie dans le nouveau s('Muinaire , puis supé rieur de l'établissement , grand vicaire de l'évoque constitutionnel, et enfin curé de la catliédrale de Reims. Son premier soin fut de restaurer cette célèbre et antique métropole , qui se trouvait dans un état déplorable, et particulièrement le tombeau de saint Rémi. Plus tard il rétracta son serment do la manière la plus complète et la plus satisfaisante. 11 mourut le SOjuillet 1823, aimé et eslimé de ses paroissiens , qui lui élevèrent un monument par souscription. L'abbé Berlin publia divers ouvrages en faveur de la jeunesse. '\^oici la liste de ses écrits : Le jeune cosmographe, ou Description de la terre et des eaux , etc. , Reims , an vu (1799) , in- 12 ; Esquisse d'un tableau du genre humain, ou Introduction à la géographie, Reims, an vu (1799), in-12; Eléments dliistoire îiaturcllc, extraits de Buffon , Valmont do Bomare, Pluche, etc., ouvrage élémentaire qui a eu plusieurs éditions; Eléments de géographie, extraits des meilleurs géographes, Wchns, 1803, 1803; Discours prononcé le bjuin 181i au service solennel de Louis XVI, Louis XVII, Marie-Antoinette , etc. , Reims , 181V, in-8° ; Instruction sur les devoirs des sujets envers leurs souverains, Reims, ISl.'i, m-ii; Instruction sur lanécessité de craindre Dieu et d'Jionorer le roi, préchécle 6 août 1810, Reims, 1810, in-8°; Reims est la ville du sacre, 1819, in-8"; Relation de h neuvaine solennelle qui s'est faite dans l'église de Saint - Rémi de Reims, depuis le 22 septembre jusqu'au i'-' octobre 1820, Reims, 1820, in-8°.

BERTIN ( PiEiiRE-JosEni ) , prêtre , né à Amiens le 23 février 17V8, étudiait chez les jésuites, lorsque leur ordre fut supprimé, et il aclieva ses cours sous l'abbé Gossart. Après avoir été fait prêtre , Bertin fut nonnné , en 1779, principal du collège d'Abbeville, place (pi'il occupa tlnu/,e ans, et, en 1787, il devint chanoine de la collégiale de Sainl-Vulfran, dans la même ville. A l'éiioque île la révolutiou, il se rendit il Londres, où il jjublia des Tableaux historiques , qui, dit-on, ont servi de modèle à ceux de Las-Cases. Une chaire de langue franeaise lui fut donnée à l'université d'OxIord, el plusieurs de ses discinles sont devemis di's hounnes distingués do l'AnglcIerre. L'abbé Rertin reçut dans cette villi' Louis XVIII et la famille royale , qui vinrent d'Hartwell poiu- visiter l'université. Après la bataille de Waterloo, il se démit de sa chaire jiour retourner en Fiance; l'uiiiversili' d'Oxford lui conféra le gradi' do docteur (Il témoignag(^ de son estime : c'était une nouveauté qiw ce titre conféré îi uu prûlie eatholiquc |iar une université anglicane. L'abbi' Rerlin se (ixa à .Mibevillc , el y ne eepia les niodesles fcuu'tions d'administrateur du collège el de président du cuniité d'instrurtiiin |iriniaire. Il |)iit part à i'élablissemenl des Frères de la doilrino rlirétienne , ainsi qu'à diverses autres bonnes

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œuvres, et montra surtout une charité inépuisable envers les pauvres. L'évoque d'Amiens le nomma chanoine de sa cathédrale. Il mourut le 28 avril 1830 , âgé ile plus de 82 ans. Les OEuvres de l'abbé Berlin se composent de discours. Le premier volume présente les discours religieux, et le second les discours littéraires. Les plus remarquables de ces productions sont le panégyrique de saint Vincent de Paul et celui de saint Bernard.

BERTRAM (Corneille-Bonaventure], ministre et professeur d'hébreu à Genève et à Lausanne, naquit à Thouars en Poitou, l'an 1531, et mourut à Lausanne en 1594. Il avait fait une étude particulière des langues orientales , et y était très-versé. Nous avons de lui Respublica Hebrœorum , Genève, 1380, in-8°, Leyde, 1621, in-ri, inséré aussi dans le 8' tome des Grands critiques d'Angleterre, avec de savantes observations , par Constantin Lempereur; une Révision de la Bi))le française de Genève , faite sur le texte hébreu , Genève, 1588. Il corrigea cette version en bien des endroits, mais dans d'autres, il a trop suivi l'autorité des rabbins, et pas assez celle des anciens interprètes ; une édition du Trésor de la langue sainte , de Pagnin , etc.

BERTRAND (saint), fds d'Atton Raymond, comte de l'Ile , renonça aux espérances que le monde lui offrait, et se consacra à Dieu dans l'état ecclésiastique. Otger, évêque de Cominges étant mort en 1073, il fut élu pour lui succéder. Son zèle lit bientôt changer de face à son diocèse : ses discours et ses exemples corrigèrent les abus , et ramenèrent la vertu et la piété. Non content d'avoir rétabli son église , il répara aussi la ville et l'agrandit ; en sorte qu'il en fut regardé comme le second fondateur. 11 lit faire un cloître pour les clercs, et les assujettit à la vie commune. 11 mourut le 15 ou le 16 octobre, vers l'an 1123 , après avoir [lassé cinquante ans dans l'épiscopat. Il fut canonisé, surtout à la sollicitation de Guillaume, archevêque d'Auch, son neveu. Sa Vie a été écrite par Vital, protonotaire d'Alexandre III, qui était du même pays, et qui vivait à peu près dans le même temps. Elle fut écrite par ordre du cardinal Hyacinthe et de Guillaume, archevêque d'Auch. On peut voir aussi Baillef, sous le 15 octobre, et leGallia christ iana, tom. I", p. 109i.

BERTRAND (Eue), pasteur et théologien, né à Orbe, en Suisse, en 1712, mort en 1783, se distingua par ses prédications , et cultiva avec zèle et succès les sciences naturelles. Il fut conseiller privé du roi de Pologne, et membre des académies de Berlin, Florence, Lyon, etc. lia p(\blié un grand nombre d'ouvrages. Les primnpaux sont : Mémoire sur la structure intérieure de la terre, 1752, in-S" ; Essais sur les usages des montagnes , avec une lettre sur le Nil, \T6k, iu-i°; Dictionnaire universel des fossiles propres et des fossiles accidentels, 1763,2 vol. in-S"; Morale de V Evangile, 1775, 7 vol. in-8"; le Thévenon, ou les Journées de la montagne, ITtl , in-12, 1780, 2 vol. in-8'; Confession de foi des églises réformées en Sui$se, 1760, trad. de Bulliuger.

- BERTRAND (Pierre), né en Vivarais , professeur de jurisprudence à Avignon , à Montpellier, à Orléans et à Paris , ensuite évêque de Nevers, puis d'Autun , enfin cardinal en 1331 , plaida si bien pour le clergé contre Pierre de Cugnières, que le roi Philippe de Valois prononça en sa faveur en 1329. Il était question d'établir jusqu'où devait s'étendre l'autorité du roi sur les choses spirituelles, et celle du clergé sur les choses temporelles. Son ouvrage fut imprimé à Paris en li93, in-4", et dans les Libertés de VEglise gallicane , Lyon , 1770 , 3 vol. in-i°. Il mourut à Avignon le 2i juin 13i9. On trouve dans la Bibliothèque des Pères un traité de ce cardinal : De origine et usa juridictionum. Il a été imprimé séparément à Venise en 1384, in-fol. Il fonda à Paris le collège d'Autun.

BERTRAND DE LA J OUR (l'abbé ) , né à Toulouse vers 1700, était fils d'un avocat de cette ville, et fut élevé au séminaire de Saint- Sulpice, à Paris II fut reçu docteur en Sorbonne, et s'attacha ensuite au séminaire des Missions étrangères , qui dirigeait le séminaire de Québ c. Etant passé dans le Canada, il devint, jeune encore, doyen du chapitre de Québec et conseiller-clerc au conseil supérieur de cette ville, revint en France au bout de quelques années , et fut chargé par M. de Rasiighac, archevêque de Tours, cpii le nouuua chanoine et officiai, de la direction de plusieurs communautés religieuses; il fut aussi chargé do donner des conférences et des retraites ecclésiastiques. Il prêcha successivement à Amboise, Loches, Angers, Bayonne , etc., et, en 1740, il fut nommé , par M. de Verthamon de Chavagnac, évêque de Montauban, à la cure de Saint-Jacques de cette ville. Il devint ensuite chanoine, puis doyen du chapitre , et enfin un des grands vicaires pendant la vacance du siège. L'académie de ilontauban, fondée par le marquis Le Franc de Pompignan, rapjiela dans son sein et le nomma secrétaire perpétuel. Il y prononçait assez souvent des discours, et il y fonda deux prix, l'un littéraire, l'autre pour l'agriculture , ainsi qu'une dot pour deux lilks de la campagne qui se seraient distinguées par leur conduite et par leur religion. L'abbé Bertrand de Latour mourut à Montauban , le 19 janvier 1780, laissant un grand nombre d'écrits, dont les principaux sont : 25 vol. in- 12 de Sermons , discours pour retraites ou missions, etc. , lesquels sont au nombre de 178; 3 vol. de Discours académiques, où l'on trouve un Eloge de l'abbé Belfet ; un Discours sur l'alliance de la religion avec la politique , prêché à l'ouverture des Etats du Languedoc, le 3 février 1734, etc.; 20 volumes do Réflexions morales , politiques et littéraires sur le théâtre : cette collection n'était d'abord que de 7 volumes ; l'auteur retendit ensuite jusqu'au nombre de 20. Il s'y élève contre les théâtres en général , et particulièrement contre les théâtres de société, dont le goût commençait à se répandre.

Nous citerons encore : Yie de l'abbé CaiUel ,

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17V4 , r(''impr. en 1762 ; Mémoires sur la Vie de M. de Laval , Mqiie de Qu<!bee , 1T6-2 : le 1" vol. seul a paru; Mémoires du P. Timothée, capuein,Mque de liéryte (aiort chez les capucins de Nantes en juin 177i) , 1774- ; Vie du frère Irénée , suivie d'un Eloge de M. de Champflour , évéque de Mirepoix , et d'un Abrégé de la Vie de lioiirdoise , Avignon, 1774 ; Vie et lettres de madame d'Etcheverrtf ; Apologie de Clément XIV; Lettres d'un évéque () un évéque : Commentaire sur la déclaration du mois d'août 1750, etc; enfin, des Mémoires, in-i% faits, en [larlie, à l'occasion du bréviaire de Montaubon.

BERIILLE (Pierre), cardinal, né en 1575, au château de Sérilly, près de Troyes, en Champagne, se distingua dans la fameuse conférence de Fontaineoleau, oii Du Perron combattit DuPlessis-Mornay, qu'on nommait le pape des huguenots. Il fut envoyé par Henri IV, dont il était aumônier, en Espagne, pour amener quelques carmélites à Paris. Ce fut par ses soins que cet ordre lleurit en France. Quelque temps après , il fonda la congrégafTon de l'Onitoire de France, dont il fut le premier général. Ci t institut, quoique semblable dans le fond à celui do saint Pliilippe de Néri , en est néanmoins distingué par des dilférences qui en font une congrégation particulière. Elle fut approuvée par une bulle de Paul V, en 1613, et [produisit un grand nombre d'hommes illustres par la science et la vertu. D.rantlcs dis|)utes qu'un parti puissant snscita dans le monde chrétien , plusieurs de ses membres ne surent pas assez se défendre contre la nouveauté; mais la généralité de la congrégation resta toujours attachée h la doctrine de l'Eglise et aux décrois de ses pontifes. Urbain V!ll ré- C(iin|)ensa le mérite de Bérulloifun chapoau do cardinal. Henri IV et Louis XIll avaient voulu , inutilement , lui faire accepter des évêchés considérables. L'autorité (ju'il avait dans l'Eghse et dans l'Etat no lui lit point abandonner son premier plan do vie. La simplicité , la modestie, la pauvreté, la tempérance, furent toujours ses vertus favorites. Il ne passait aucun joiu" sans ollrir le saint sacritice. Il mourut d'a[)Oplexio à l'autel, au nidîuent où il |ii'ononçail Ls paroles de l'ob'alion, le '2 octobre 1629, h lâgo de 55 ans. Saint François do Sales, César de Bus, le cardinal Bentivoglio, etc., avaient été ses «mis et les admirateurs de ses \ertus. On a une édition do ses OEiivres, |iub!iéeeii Kiii, in-fol., l'éimpriméo en 1657 , par les Pères Boin-going et tiibiouf. On y tiouvi- le /.èle et J'onclion , l'espiMt do renoureunnt et d'humilité, et une tondio dévotion. Haberl de Cérisy a écrit sa Vie, Pans , 16Vti, in-V. Il y on a une plus récente par l'abbé (ioujet, 1767, in-12. Celle-ci e.st intéiieure ii l'autri', ol se ressent di! l'cspiit du p.iili auquel l'auteur s'était voué. Tubaraud eu a iiub ii' une troisième, 18IM, -2 vol. in-S", où l'on trouve un grand nombre do faits intéress.mts et do <léinils peu connus, mais qui se ressent ausM iiiidlii'iiic-useiiieil de ri'S|iril de parti. — Les res-ca du cardinal de Bérulle avaient silé en-

terrés dans les caveaux de l'égHse de l'Oratoire, qu'il avait fait b.'dir dans la rue Saint- Iloiioré ; mais, en 1793, M. de Bérulle, ancien premier président du pai lement d^ Crenoble, voulant les soustraire aux profanations si communes dans ce temps funeste , fit transporter le corps dans une des caves de l'hôtel de Bérulle, du consentement des Pères de l'Oratoire. Le cœur avait été donné aux Carmélites de la rue Saint-Jacques , et le bras droit fut déposé, en 165S., dans la maison de l'institution de l'Oratoire do la rue d'Jùifor. Le corps a été transporté, au moisd'aoôt 1840, dans la chapelle de Saint-Sulpice, où il repose aujourd'hui.

BERYLLE, évéque de Bostres, en Arabie, vers 2i0, après avou" gouvoiné ({uel |Uo tonqts son église avec beaucoup de réputation , tomba dans l'erreur. Il crut que J. 'sus-Christ n'avait (loint existé avant l'incarnation , et qu'il n'avait été Du o que parce que le Père demeurait en lui, comme dans les i)rOi)hètes. Plusieurs évoques ^élés s'assemblèrent en concile, afin de prévenir les suites d'un nareil scandale. Ils disputèrent contre Bérylle, et ne purent le réduire. On appela Origèno qui ne réfuta pas seulement les erreurs de l'évoque arabe, mais accompagna ses raisonnements d'une douceur et d'une charité si admirable, qu'd lui lit reconnaîti'O la vérité et prof .sser avec un éclat nouveau la foi pure ipi'il avait abandonnée.

BEKZEWICZV (Créguire dk), écrivain protestant hongrois , mort au mois de février 182-2, est auteur de [ilusiours ouvrages, dont les principaux sont : De indolc et condilione rusticorum in Hungaria, in-8', sans date;Z>e commercio et indusiria Jlungnriœ, Leutschau, 1797, in-8°; une Notice, on a lemand, sur l'état des évangélistes protestants, Leipzig, 1822, ouvrage posthume, où l'autour se plaint dos vexations que U^ culte réformé éprouve de la part de l'administration et des étals de co royaume.

BESCHI (Constantin-Joseph), célèbre jésuite italien , qui se consacia aux missions du royaume de Madoura,dans l'Inde, arriva, en 171J0, à Cioa, d'où il se rendit h Avour, dans le district do Trilcliinopoly, pou- y apprendre les langues du pays. En mémo t^mps qu'il s'ap[ili(|u.ut à ses fonctions de missionnaire, il exeryait aussi un cmjiloi civil, et il remplit la charge de divan, ou consigner, sous le règne de Tchenda-Sahib, qui parvint, en 1736, à la dignité do nabab do rrilclnnopoly. Il fonda plu.sieurs églises, et couq)iisa, en l'honneur do la sdinte ^'iorge, de siint JosC|)li et de N.-S. Ji'sus-Chrisl, un poiuie sairé, intitulé : Téud/dvani , (jui v>\ aussi volumineux (|ue l'Iliade, et le plus c('lèbre de ses ouvrages. Ce poème jcuit d'une grande réputation , et le réi il du uiassacre des Innocents est not.unmeiii regardi', par les indigènes du M idoma , rommo le morceau le |ilus beau qui existe dans leur langue. Besclii est connu encore aujourd bui dans toute 1 Inde méridionale ïous l(> nom do Viramdninuni , ou lu grand ascète comb.ilianl. H louipos.i oticorc, en rJunniiiK I I ■ - 1 nU' \ ii'i^e, (rois poeuies

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intitiil(!'S : Tîrnnkdvnlour Kalamhagam, Anneyadjotingal Andûdi, ot Adeiknin Mâtei, et il laissa plusieurs ouvrages manuscrits, savoir: le Kitéri Animal Ammânei, poème ; le YédiyarodjoffAAam, en prose, contenant un aperçu des devoirs de ceux qui embrassent la vie religieuse; le Véda Villakam , ou la lumière de l'Evangile, en prose , qui est une exposition de la foi catholique; un Dictionnaire tamoulfrançais; un autre tamoul et portugais; et un troisième tamonJ-latin. En 1823, on avait commencé Fimpression de ce dernier à Madras, mais il paraît que cette publication n'a pu s'achever. Le Tonnoul Vilakkam, grammaire tauioule, écrite dans cette langue, est regardée comme la meilleure qui existe. Quelques ouvrages de Beschi ont été imprimés; ils sont relatifs aux langues du pays. Beschi s'était fait estimer par sa piété, son savoir, son affabilité, et il obtint des succès extraordinaires dans ses missir)ns. Il n'en continua pas moins d'exercer les fonctions de divan jusqu'en 17Y0, époque où la ville de Tritchinopoly fut prise par les .Mahra'tes, et Tchenda-Saiiib fait prisonnier. Beschi parvint à se sauver à Gjlyalfiatanam, ville ap; artenantaux Hollandais, et y mourut en 17i2.

BESELEEL,tilsd'Uriou deHur, et de Marie, sœur de Moïse, avait reçu de Dieu un lalent extraordinaire pour travailler toutes sortes de métaux : il fut employé pailelégislateur hébreu aux travaux du tabernacle avecOoliab.

BESNIER (Pierre), jésuite, né à Tours, en 1648, mort k Constantinople en 1705, se distingua par une mémoire prodigieuse et l'extrême facilité avec laquelle il apprenait les langues. Besnier a laissé les ouvrages suivants : La réunion des langues, ou l'art de les apprendre toutes par une seule, Paris, 1G74-, jn-4-°, Liège, même année, in-12; Discours sur la science des étymologies, Paris, 169i, in 12, qui se trouve aussi à la tôte du Dictionnaire étymologique de Ménage. Besnier travailla avec les PP. Bouhours et Letellier à la traduction du Nouveau Testament, suivant k Vulgate, Paris, 1697 et 1703, 2 vol. in-12; réimpr. à Paris, 173i., in-12.

BESOIGNE (Jérôme), docteur de Sorhonne, né à Paris, en 1686, mort en 1763, fut un savant et profond théologien. 11 j)rofessa la philosophie au collège du Plessis, et son ajititude particuhère pour l'instruction de la jeunesse le fit appeler dans plusieurs autres collèges de la capitale. Son opposition à la t)ulle Unigenilus lui attira plusieurs lettres lie cachet, dont une le bannissait du royaume. Mais, au bout d'un an, il put rentrer dans sa famille, et il composa divers ouvrages : Concorde des livres de la Sagesse , ou Morale du ^aint-Esprit, 1737, 17i6, in-12; Concorde des ppxtres canoniques, ou Morale des apôtres, 17i7, in-12; Principes de la perfection chrétienne et religieuse, 17i8, in-12, souvent réimprimé; Histoire de l'abbaye de Port-Royal, avec un Supplément sur la Vie des quatre évéques engagés dans la cause de Port-Royal, 1756, 8 vol. in-12; Réflexions théologiques sur le premier volume des lettres de l'abbé de Yillefroi à ses élèves. — Réponses aux disser-

tations des PP. Capucins, auteurs des Principes discutés, 1759. Cette controverse théolo-ique a pour objet le système de l'abbé de Yillefroi et de ses disciples, touchant la conduite de Dieu sur son Eglise; Principes de la pénitence et delà justice, 1762, in-12, souvent réimprimé.

BESOLD (Christophe), né à Tubingue, en 1577 , était professeur de droit, lorsqu'il se fit catholique en 1635. Il devint conseiller à la cour d'Autriche , puis il passa à Ingolstadt, oii il mourut le 15 septembre 1638, au moment oii le pape venait de lui faire offrir une chaire à Bologne. On lui doit un grand nombre d'ouvrages d'histoire et de jurisprudence, dont les principaux sont : Synopsis rerum ab orbe condito gestarum u<qur ad Ferdinandi imperium, Franeker, 1698, in-8"; Synopsis doctrinœ politicœ; Historia imperii Constantinopolitani et Turcici; Séries et succincta narratio rerum a regibus Hierosolymorum, Neapoleos et Siciliœ gestarum; Dissertationes philologicœ, 16i2, in-4° : l'une de ces dissertations, qui a pour objet l'origine de l'imprimerie, a été réimpr. dans les Monumenta typographica , de J. Chr. Wolf, Hambourg, Ï7i0, in-S"; Prodromusrindiciarum ecclesiasticarum Wirtemberyicarum, 1636, in-4°; Documenta rediviva monasteriorum Wirtembergicorum ,'ÏK\hm^\xc. , 1636, in-'i-°; Tirginum sacrarum monumenta, Tubingue, 1636, in-i"; Documenta concernent ia ecclesiam coUegiatam Stuttgardiensem,\hï(\.,{ioM, in-i°; Documenta ecclcsiœ Backhenang. , ihid., iù36, in-4-°; etc.

BESOMBES DE SAINT-GENIES (Pjerre-

Louis de), conseiller de la Cour des aides do Montauban, mort à Cahors en odeur de sainteté, le 20 octobre 1783, dans sa 65' année, fut, pendant quelque temps, égaré par la philosophie anti-chrétienne; mais son cœur n'était pas fait pour en goûter la doctrine et la morale. Il ouvrit les yeux à la vérité, et consigna sa conversion dans un ouvrage plein d'onction et de lumières , intitulé : Transitus animœ reverlentis adjugum sanctum Christi Jesu , traduit en français par l'abbé de Cas.eagne Peyronenc , sous le titre de : Sentiments d'une âme pénitente, revenue des erreurs delà philosophie moderne au jougde la religion, Paris, 1787, in-12. M. de Saint-Geniés se délassait des travaux de son état eu étudiant la Bible; aussi c';aque ligne de celte production annonce qu'il en était pénétré. Le traducteur compare cet ouvrage à celui de l'Imitation de Jésus-Christ, et essaye même de lui donner la préférence; mais cerlainenient le pieux auteur en portait un jugement plus modeste et plus vrai. L'Imitation peut êtie toujours le premier livre de piété, sans que l'ouvrage de M. de S.iint-Geniés en soit moins estimable. Outre que le second rang serait encore beau à occuper, les rangs ne sont rien en un pareil sujet. Il ne faut pas confondre ce livre avec un autre qui a pour titre : Sentiments d'une âme pénitente, sur le Psaume Miserere mei, Deus; et le Retour d'une âme à Dieu, sur le psaume Benedic, aninui

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tnra. Ce dernier est l'ouvraged'une dame illustre, connue par sa piété et sa longue pénitenoe. Voy. A'allière.

BESPLAS (Joseph-Marie-Anne Gros de), grand vicaire de Besançon , né à Castelnaudary, le 13 octobre 173V, mort à Paris le 26 août 1783, s'attacha h la communauté de Saint-Sulpice , des qu'il entêté fait prêtre. Comme son minist'u-e lai donnait souvent occasion d'assister au lit de la mort des gens peu soumis au joug de la foi, il composa un livre intitulé : Rituel des esprits forts, pour prouver que les incrédules démentaient ordinairement, en approchant de leur dernière heure , la hardiesse des sentiments .irréligieux qu'ils avaient pu montrer pendant leur vie. En 1763, Bes))las publia un Discours sur l'utilitc des voyages, puis, en 17G8, un Traité des causes du bonheur public , in-S", qui fut réimpr. en 177V, 2 vol. in-12 , et qui a du rapport avec le Traité du bonheur public, de Muratori. Chargé d'assister les criminels au lieu de leur sup[)lice, il s'était dévoué h cette pénible foncti n avec la plus ardente charité : sa sensibilité , vivement alfeclée de 'horreur des cachots où les condamnés étaient détenus, ne i)ul retenir ses élans dans un sermon de la Cène , qu'il prêcha devant Louis XY. Le tableau qu'd en fit émut toute la cour, et des ordres furent donnés pour faire combler ces cachots et pour leur en substituer de plus sains et de moins incommodes. C'est de cette éjioque que date l'éta- Liisscuient de la maison de la Force. Besplas avait puitlii-, dans sajeuiiesse, uuEssaisur l'éloquence de la chaire: il en donna, en 1778, une nouvelle édition qu'il a eu soin de retoucher.

BESSAlllON. patriarche titulaire de Constantinople , et archevècjue de Nicée , naquit à Trébisonde , vers l'an 1393. 11 souhaita, avec beaucoup d'ardeur, la réunion de l'église grecque avec la latine, et engagea l'empereur Jean Paléolo^uc à travailler à la consommation de cet ouvrage. Il passa en Italie, parut au concile de Ferrare, depuis transféré a Florence , harangua les Pères , et s'en lit admirer autant par ses talents que par sa modestie. Les Crées schismatiques conçurent une si grande aversion pour lui , qu'il fut obligé de rester en Italie, où Eugène IV l'honora de la potnjire en 1V3!). Il lixa son séjour à Rome. Sou mérite l'aurait jilacé .sur le siège pontifical, si le cardinal Alain, Breton, ne se fût ojiposé à l'élection de l'Hluslre Grec, comme injurieuse à l'Eglise latine. Il fut employé dans diirérentc5 légations; mais celle de France lui fut désagréable. On dit que le légal ayant écrit sur l'objet de sa légation au duc de Bourgngne , avant (jue de faire sa visite h Louis XI, ce roi ombrageux et violent l'accueillit très-mal , et lui dit, en lui Mieiiiint la main sur sa grande barbe : Harbara rjrercn gi nus ntineut quod habrre sol'bant. Cet all'roiil, dit-on, causa tant de chagrin h ce cardinal , ((uil en mourut h son retour, en passant par U'ivcnne , en 1V72, h 77 ans. C(! récit est de Pierre Matthieu; mais d'autres historiens erojenl (pie Bessnrioii avait aéplu au roi , par la demande qu'il lui

avait faite de la grâce du cardinal Balue. Nicolas Perret attribue sa mort à la négligence de son médecin, ce qui paraît plus probable. Il est difficile de croire que ce grand cardinal eut la fiiblesse de mourir de chagrin, pour avoir essuyé l'humeur d'un prince tel que Louis XI. Son corps fut porté h Rome, et enterré dans une chapelle de l'église de Saint-Pierre, où il avait préparé son tombeau, sur lequel on voit cette épitaphe :

Bessarion ppiscopus Tusciilanus, S. K. eoclisi;!' cardiiialis.

P:itriai'cli3 (]oDSlanlinopolilanus, Nubili Grxcia ortiis oriuDdusque Sibi viveiis posult.

Bessarion aimait les gens de lettres , et les protégeait. Argyropulo , Théodore de Gaza, Le Poggo, Laurent \'alla , Platine , etc., formaient dans sa maison une espèce d'académie. Sa bibliothè(jue était nombreuse et choisie. Le sénat de Venise , auquel il en fit présent, la conserve encore aujourd'hui avec soin. Ce cardinal a laissé plusieurs ouvrages qui tiennent un rang jiarmi ceux que produisit la renaissance des lettres. Les nriiKÙpaux sont : Défense de la Doctrine de Platon, dont l'édition sans date, maisdeli70, in-fol., est rare ; des Lettres, imprimées en Sorbonne, in- 4°; Oratione contra ii Turcho , 17'i.l, in-i."', et d'autres ouvrages dans la Bibliothèque des Pères.

BESSE (Pierre de) , docteur de Sorbonne, principal du collège de Pom|iadour, à Paris, chanome-chnntre de Saint-Eustache, prédicateur du roi Louis XIII, né au bourg de Rosiers, eu Limousin, au milieu du xvi* siècle, et mourut h Paris, en 1639. Ses sermons, qui eurent beaucoup de vogue dans le temps, sont presque oubliés; cependant on y trouve de l'érudition et des traits dont les prédicateurs pourraient profiter. Outre ses sermons, iiiqirimés sous le titre de Conceptions théologiques , de Carême, d'Avrnt , etc. , Besse a laissé : Des qualités et des bonnes 7nœurs det prêtres; Triomphe des saintes et dévotes confréries; La royale Prêtrise; Le Démocrite chrétien; Le bon Pasteur; L'Heraclite chrétien; Concordantiw Hibtiorum , Vari^, 1611, in-fol.

BESSI'X (Cioi)Ei ROI be) , ablié du couvent des bénédictins de ("iut4wich, en Autriche, né le 5 septembre 1672, à Buchlieiui , dans l'électorat tle Mayence , fut employé par l'archevè(jue de Mayence , Lothaire-François, dans plusieurs ambassades, h Rome, h Vienne, à Wolleiibutlel-, puis admis dans son conseil privé, il était, en 1715, recteur de l'université de Vienne. 11 mourut le 20 janvier 17V9, laissant une gr.inde r(''putatiiM) de science, surtout en histoire et en dq)l<imati(jue. Longtemps on lui a attribué l'ouvrage intitule : Chronicon Gottwicrnsc (pars |>riina et secunda , Tegernsée, 1732, in-fol. : mais il i»arait (ju'il es| de François-Joseph de Ualin, depuis évèque de Bamberg. Bessel a en outre publié : un T'rdi/i' adresse au prince Llricdo Blunswick , (pi'il engagea îi rentrer dans la religion romaine, Mayence, 1 vol. in-8';(le\n J.itires de saint Augustin , airesséesh Optât de .Milùvu : De pvcnts parvulorum qui sint

BES

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