‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 122 sur 228 · BET · texte numérisé non relu

BET

bapèisinate decedunt , lesquelles étaient restées inconnues jusqu'alors , et que l'abbé Bessel découvrit et lit imprimer avec une préface, Vienne, 1733, in-fol.

BESSIN (dom Guillaume), bénédictin de la ooiigrégation de Saint-Maur, naquit à Glosla-Ferlé, au diocèse d'Evreux, en 165i, et mourut à Rouen en 1726. On a de lui une ^idition des Conciles de Normandie, 1717, infol. Il a eu part à la nouvelle édition des OEuvres de saint Grégoire le Grand, donnée par les Pères de Sainte-Marthe.

BESSON (Joseph), né, en 1607, à Carpentras, entra dans l'ordre des jésuites, professa les humanités et la pliilosophie , se livra à la prédication, et fut recteur du collège de Nîmes. Il sollicita la permission d'aller évangéliser les infidèles dans les missions de Syrie, et mourut à Alep le 17 mars 1691, laissant plusieurs ouvrages dont le plus estimé est la Syrie sainte, ou les missions des Pères de la compagnie de Jésus en Syrie, Paris, 1660, in-8°.

BESSON (Jacques-François) , évêque de Metz, né dans le Bugey en 1756, fit ses études au séminaire Saint- Irénée de Lyon et fut fait prêtre à Annecy. Un de ses parents ayant été nommé évè(jue de (ienève à la résidence d'Annecy, le nomma, en 1787, son vicaire général. Lors de l'invasion de la Savoie en 1792, il fut conduit dans les prisons de Lyon, mais il réussit à s'échapper, et il alla demander asile à un prêtre schismatigue, qu'il eut le bonheur de convertir. A l'époque du concordat, le cardinal Fesch le nomma chanoine de la cathédrale de Lyon, et il devint curé de Saint-Nizier en 1805. Choisi pour l'évêché de Marseille en 1817, il refusa la dignité qui lui était otferte. En 1822, il fut appelé à rempUr los fonctions de vicaire général à la grande aumônerie tie France, mais il n'en prit pas le titre, parce qu'il ne voulut pas rompre les liens qui rattachaient k la paroisse Saint-Nizier. En 1823, il l'ut nommé chanoine honoraire de Saint-Denis. C'est à cette époque qu'il fut nommé évêque de Metz. Mgr de Pins, ayant été nommé administrateur du diocèse de Lyon en l'absence de l'archevêque exilé, chargea M. Besson de prendre possession de ce siège en son nom. Arrivé à Metz, le nouveau in-élat s'appliqua à ranimer les études ecclésiastiques, à londer de nouvelles communautés, et appela à Aietz les dames du Sacré-Cœur et celles du Bon- Pesteur. En 1830, lorsqu'une nouvelle révolution vint inquiéter les amis de la religion, il déploya une grande énergie, et ne cessa de demander que ses séminaires envahis lui fussent rendus. Mgr Besson mourut le 23 juillet 1842, laissant, indépendamment de ses Mandements, des Instructions, Exercices de piété et règlements pour la confrérie du Sacré- Cœur, érigée à Saint-Nizier de Lyon, Lyon, 1819, in-12 ; Observations de Mgr l' évêque de Metz sur l'état de prévention de désobéissance aux lois du royaume, dans lequel le rapport au roi du 20 janvier 1828 et les actes publiés en conséquence placent les évéques aux yeux des peuples, Metz, 18i8, in-8'.

DiCT. DE UlOGUil'HIE UEUG. I.

BÉTHISY DE MÉZIÈRES (Henri-Benoît-

JuLEs de), évêque d'Uzès, naquit le 28 juillet 1744 au château de Mézières, dans le diocèse d'Amiens. Dès qu'il eut achevé ses études, il s'engagea dans les ordres , fut nommé abbé de Bazzelles, et devint un des vicaires généraux de M. de Talleyrand, archevêque de Reims. Nommé par Louis XVI à l'évêché (1,'Uzès, il fut sacré le 16 janvier 1780. Le clergé de sa province le députa aux états généraux en 1789, et il s'y opposa énergiquement aux innovations que l'on voulait introduire dans l'église gallicane. En 1792 il se retira à Bruxelles, puis en Allemagne et enfin en Angleterre, où il fut cliargé, après la mort de l'evêque de Saint-Pol-de-Léon, de l'administration des secours accordés aux émigrés et aux ecclésiastiques exilés, et c'est peut-être à ce prélat qu'ils ont dû la continuation de ce bienfait, après la restauration de la monarchie française. Mgr Béthisy n'avait point accédé à la demande des démissions faite par le pape en 1801, et'il signa les réclamations de 1803. En 1814, lorsque Louis XVIIl fut rentré aux Tuileries, Tévêque d'Uzès se rendit à Paris, mais il n'y resta que peu de temps, la marche que suivaient les affaires ecclésiastiques n'étant pas encore ce qu'il eût désiré. Les habitants d'Uzès lui firent offrir de préparer et de meubler à leurs frais son ancien palais épiscopal, mais il retourna bientôt à Londres. 11 s'y trouvait au commencement de 1816, lorsque le roi fit écrire aux évêques qui se trouvaient en Angleterre, pour leur demander la démission de leurs sièges. L'evêque d'Uzès donna la sienne, mais, dit-on, avec quelques restrictions. 11 mourut à Londres à la fin.de l'année 1817. Il avait publié dans cette ville, en 1800, une brochure intitulée -.Véritable état de la question de la promesse de fidélité, dans laquelle il s'élève contre le serment imposé par le gouvernement consulaire aux ecclésiastiques qui voulaient rentrer en France.

BÈTHSABÉE, femme d'Urie, fut une occasion de péché pour David, qui, après avoir fait périr son mari, l'épousa et en eutSalomon. BEÏTINI (Antooe], né à Sienne en 1399, entra, en 1439, dans l'ordre des jésuates (et non dans celui des jésuites qui n'existait pas encore), et fut nommé, en 1461, évêque de Foligno). Parvenu à un .'ige avancé, il se démit de ce siège pour se retirer dans le couvent de Sienne, où il mourut en 1487. La Inbliotlièque Ghisi possède un manuscrit renfermant les écrits théulogiques de ce prélat, dont plusieurs ont été imprimés, entre autres l'Exposition de l'oraison dominicale, en italien, Brescia, 1586, in-12; Gênes, 1686, in-12; // tnonte santo di Dio, Florence, 1477, in-4°; réimpr. en 1491, i)etit in-folio. C'est le plus ancien livre connu, où l'on trouve des planches en taille-douce. On cite encore de Bettini : De divina prœordinatione vilœ et niortis humanœ, 1480, in-4°.

BETTINI (Mario), jésuite italien né l'an

1582 à Bologne , entra dans la compagnie

l'an 1595, enseigna pendant 10 ans la morale

et les mathématiques à Parme , et mom-ul à

Page 1