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Bologne le 7 novembre 1657. On a de lui : Rubcnus hUaro-tragœdia salira pasloralis , Parme, IGli, in-i"; Clodoveus seu Lodovicus, traqicumsylviludium, imprimé plusieurs fois en Italie l't en France, en italien et en français ; Lycœum e moratibus politkis et pocticis, Venise, 1626, in-i°, en prose. La seconde partie, qui contient une variété singulière de poésies, est intitulée : Eutrapefiarum seu urbanHiUum poeticarifln libri IV ; Apiarium philosopitiœ tnuthcmaticœ, Bologne, 16i2, 16V5, 3 vol. io-foL; ouvrage curieux et plein de recherches. Il y uioutre que la physique et la géométrie renferment des paradoxes plus étonnants que tout ce que nous présente la foi des mystères. On y trouve entre antres celui-ci : Le contenu est plus grand que le contenant. {Voy. Malezieu.)
BEURRIER (Paul), c'.ianoine régulier, i)uis abbé de Sainte-Geneviève, florissait verslemilieu du XVII' siècle. 11 a 1 dss'' : des Homélies, prônes ou méditations sur les Evangiles des dimanches et principales fêtes de l'année, avec une Octave du saint-sacrement, Paris, 1668, iii-S"; des nomélics festives, prônes ou méditations sur toutes les fêtes de Vartnée, avec les Octaves des fêtes de la dédicace d'une église, de Noél, de l Epiphanie et de l'Assomption de Notre- Dame, Paris, 1670, in-V ; la Perpétuité de la foi et de la religion chrétienne dans les trois états de la loi de nature, de la loi écrite, de la loi de grâce, expliquée et prouvée en deux cents homélies ou sermons, Paris, 1680, 2 vol. in-8°. Ces ouvrages, dont le st . le est un peu suranné, ne sont pas sans mérite.
BtUKKlER (Louis), né à Chartres, entra chez les Célestins de Paris en lol3, et mourut le 8 avril 16V5, après avoir cousacré ses loisirs aux études anaogues à son état. On lui dnit une bonne Histoire du monastère des Célestins de Paris, 16Ji, in-i; Vies des fondalrurset réformateurs des ordres religieux, Paris, 1638, in-i", ouvrage médiocre, qui ne brille guère du côté de la critique; plusieurs livres de piété.
BEURRIER {Vi.vcent-ïoussaint), prêtre de la congrégation disEudistes, né à Vannes en 1713, mort à Biois le 2 septembre 17rf2. C'était un hounue iuslruil, plein de zèle et de piété. 11 demeura que'que temps à la tète du grand séminaire de Rennes, et lit ensuite avi'c succès des missions dans la Bretagne, la Normandie, ainsi que dans les diocèses de Blois, Sriilis, Charties et Paris. On lui doit : Remarques Ihéuloyiques sur l'administration des sacrements: Conférences ecclésiastiques sur le sacerdoce, les fêtes et tes mi/st('res, 1779, in-8", qid furent bien accueillies ut qui furent suivies de dii-sepl autres dirigées contre les euni-mis de notre religion; i'crmoiis sur les diman(hrs et félci de l'année et sur plusieurs points de morale.
BEUVELET ( Mattbiel ) , né ii Maries, dans le diotîèse de Laon, eu 1620, |iré.tre du séminaiio de Saint-Nicolas-du-Chardonnet , y lit lleurir la science ot la piété. <l est connu liarticulièrem-nt par d(!S Méditations, iu-4% sur les principales vérités chrétirnncs et ecclésiastiques, |>our les dimanches, tlâles, ot
autres jours de l'année, et réimprimées en 1819, en 5 vol. in-12, avec des corrections, principalement pour en faire disparaître les expressions surannées qui en rendaient la lecture difficile; par un Manuel pour les ecclésiastiques. Il laissa un autre ouvrage donné au public après sa mort : c'est le Symbole des Apôtres, expliqué et divisé en Prônes, Paris, Geoiges Josse, 1668, in-8", écrit d'un style simple, familier, mais bas et incorrect.
BÉVERIDIÎE (IIlillal'me), Beveregius.évèquc de St-Asaph en Angleterre, né à Barrow en 1638, mort en 1708, mérita l'estime des savants de sa patrie et derétianger Bossuet était en commerce de lettres avec lui. Ses principaux ouvrages sont : Pandcctœ Canonum Apostotorum et Conciliorum, 1()72, 2 vol. infol. Ce livre, qui n'est pas commun, rst enliclii de remarques fort estimées; Codex canonum Ecclesiœ primitivœ vindicatus, Londres, 1678, in-i"; Réflexions sur la religion, Ams'erdam, 17il, in-12; Institutions chronologiques, en latin, Londres; 1669 et 1705, in-4.°. Ces ouvrages sont pleins d'érudition : le style en est noble, et l'auteur y fait paraître be iucou|i de modestie. Il est h regretter qu'avec tant de lumières l'auteur n'ait jias eu celle de la vraie fd qui les affermit toutes, et que ce défaut l'ait entraîné dans des inconséquences et des préventions contre les catholiques.
BEVERLEV (Jean de), archevêque d'York dans le viir siècle, naquit à Huidiam dans le Northumberlaud, d'une famille noble. Il était abbé du monasière de Saiiit-Hilda, lorsque Alfred, rui de Nortlmmberland, l'appela au siège épiscopal tl'Hexam. Eu 687 il fut fait archevêque d'York. Doué d'un savoir étendu pour son temps, il encouragea les études, et ton la à Béverley un collège pour les prêtres séculiers en 70i. Voulant s'occuper uniquement désormais du soin de son salut, il se démit de son archevêché au bout de 3i années, et se retira à Béverley, où il mourut eu 721. Plusienrs auteurs, notamment Bède, son é'ève, lui attribuent des miracles. On i'a])porte que, lorscpu' Guil aume le ConqiiiHant ravagea le Nor.humberland à la tête d'une nombreuse armée, il n'épargna que la ville de Béverley, par res.ect pour la mi''moire du prélat. Les rois d'Angleterre accor ièrent liivers iriviléges, entre autres le dro.t d'asile au collège qu'il avait fondé. On n do cet archevêque : Pro J.uca exponendo ; UomiliiF in Evangelia; Epislolœ ad Uildam ahbalissiim ; Epislolœ ad Hvrebaldum, Andtnum et llerlinum.
BEVi^RLlNCK (Lalkent), né à Anvers en 1.^78, lut d'abord curé de Hérenl, piès de Louvaiu, et nrofessa la pliilosuphio dans une maison de clianoines régul eis, pou éloignée de sa p;iniis-:e. 11 fut ensuite coadjulenr do l'aiehiprêlre du doyenné de Louvaiu , fut mis, en lOOo, à lu tête du sémniaiio d'Anvers, où il eut un canonical gradué dun- la cuthédi'ale, et fut eiilin ai'chiprèl-re du d.slricl. puis de la ville d'Anvers. Il nj(.iucut «lans celle ville le 7 juin 1627. On a de lui : Apophlhrgmatn chrisliiinorum , Anvor.s, 1608, iu-8"j
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Biblia sacra variarum, tran.ilationum, Anvers, 1616,3 vol. in-folio; Prompkiarium morale super evangelia communia, et particularia quœdam festorum totius anni, trois parties in- 8% plusieurs fois réimprimées; Magnum theatrum vitœ humanm, ouvra!i;e dont les matériaux avaient été rassemblés par Conrad Lycosthènes, et mis en ordre d'abord par Théodore et par son fils Jacques Zwinger; Beyerlinck y fit des additions et des corrections importantes, et son travail fut mis au jour à Cologne, 1631, 8 vol. in-fol., q ii ont élé réimnr. à Lyon en 1678, et à Venise en 1707. Le derniervoluinecontient la table des nialières par Gaspar Princtius, licencié en théologie. Foppens, dans sa Bibliotheca belgiea, et Paqiiot, dans \ps Mémoires pour servir à riiistoire littéraire des Pays-Bas, ont donné la liste des ouvrages de Beyerlinck.
BEZARD (P.), curé dans le d océse de Dijon, traduisit de l'allemand l'ouvrageintitulé : Entretien d'un père avec ses enfants sur la doctrine du bonheur, ou In Beli<jion de la raison, Dijon, 1823, 1 vol. iii-12. L'abbé Bezard était mort l'année précédente.
BÈZE (Théodore de), né à Vézelai, dans le Nivernais, le 24 juin 1519, fit ses premières études à Paris auprès d'un de ses oncles conseiller au parlement. On l'envoya ensuite à Orléans, puis à Bourges, où Melchior Wolmar lui donna des leçons de grec et de latin, el lui communiqua son goût pour les nouvelles erreurs. De retour à Paris, il s'y fit rediercher par les agréments de sa figure et de son esprit, et par ses talents pour la poésie. Ses épjgrammes et ses jnèces latines lui firent un nom ]iarmi les jeunes libertins, il chanta la volupté avec la licence de Pétrone. Ses poésies élaient l'image de ses mœurs. S'éfant défa.l de son prieuré de Long-Jumeau, qu'il posséda quelque temps malgré ses liaisons publiques avec une femme, il se retira à Genève, et ensuite à Lausanne, pour y professer le grec. Neuf ans après, Calvin sonmaitre le rappela à Genève, et l'emp'oyadais le ministère. En 1561, il se trouva, à la tôte de 13 ministres de la réforme, au colloque de Poissy. Ce fut lui qui porta la parole dans cet.'e assemblée où Charles IX, la re ne-mère et les princes du sang se trouvaient ; mais ayant avancé « que « Jésus-Christ était aussi éloigné de l'euclia- « ristie que le ciel l'est de la terre, » ces paroles scandalisèrent l'auditoire et u'ritèrent la cour. Bèze eut honte de sou peu de retenue, et adoucit ses expressions dans une lettre qu'il adressa à la reine. La guerre civile n'ayant pas été éteinte par ce colloiue, Bèze s'arrêta auprès du prince de Condé, et se trouva avec lui à la bataille de Dreux en 1562. L'année d'après il se retira à (-euève, et fut le chef de cette église, après la mort de Calvin, dont il avait été le coadjuteur leplus zélé et le disciple le plus fidèle. La qualité de chef de parti enfla son orgueil et aigrit son caractère. 11 traita les rois comme i! traitait les contruversistes : Antoine de Bourbon, roi de Navarre, était un /«//>«, Marie Stuart, une Médée, etc. Il fut la trompette de la discorde
durant les guerres civiles. De Genève il animait tons ses disciples réjiandus dans l'Europe. On l'accuse d'avoir suscité LaRenaudie, pour former la conspiration d'Amboise, en 1560, d'avoir sollicité Poltrot à tuerie duc de Guise, en 1563, etc. Il tâcha de se défendre de ces accusations, mais ses raisons ne | -urent le justifier. En 1569, il vint en France pour pervertir une de ses sœurs qui était religieuse; mais elle lui reprocliasos impiétés et refusa de l'écouter. 11 avait tr ivaillé aussi inutilement auprès de son père, auquel il avait envoyé sa confession de foi en français. Il fut appelé plusieurs fois pour assister à des conférences, h Berne et ailleurs. En 1571, il présida un synode tenu à La Rochelle. Il mourut à Genève en 1605, à l'âge de 86 ans, regari lé comme un poète licencieu?^ et un théologien emporté. Il épousa dans sa vieillesse une jeune iille, et se trouva dans une telle pauvreté, qu'il ne subsistait que des libéralités qu'on lui faisait en se,cret. Il a achevé la traduction des Psaumes, que Marot avait entreprise; mais le continuateur est moins heureux dans le tour et dans l'expression. Ses poésies latines furent publiées sous le titre de Juvcnilia Besœ, 1548, \u-k\ dont Barbou a donné une nouvelle édition, iii-l2, 1757, avec les poésies de Muret et de Jean Second. Dans un «Ige filus avancé, il en supprima plusieurs endroits licencieux et publia ses Poésies sous le titre de Poemata varia, dont la meilleure édition est de Henri Etienne, 1597, in-4°. Ce trait peut faire penser que ses mœurs ne furent pas toujours dépravé s, ou du moins qu'il cessa de vouloir dépraver celles des autres. Ses principaux ouvrages en prose sont : traduction latirie du Noxiveau Testament, avec des notes ; Traité du droit que les magistrats ont de punir les hérétiques, traduit en français par Collandon, Genève, 1560, in-8°, fait au sujet du supplice de Sei vet, et plus rare en français qu'en latin; Confessio christianœ Jidei, 1560, iu-8° ; Mappemonde papistique, 1567, in-4°; Histoire des églises réformées, 1580, 3 vol. in-8° ; Béveil-iiuitin des Français, 1574, in-8" ; Jconi^s virorum tllustrium, 1580, in-4''; Vie de Calvin, Genève, 1563, année de la mort de cet hérésiarque. On a de lui en vers français, très-inférieurs à ses poésies latines, la comédie du Pape malade, la tragédie du Sacrifice d'Abraham, Caton le Censeur, etc.
BEZE (le Père de), jésuite français, em ployé dans les missions des Indes sur la fin du xvir siècle, y fit de curieuses et utiles observations de physique et de mathématiques, qui furent envoyées à l'académie des sciences, de 16o6 à 1699. On a aussi de lui Description de quelques arbres et de quelques plantes de Malaque, avec des annotations du Père Gouye, jésuite. — Un autre de Bèe, chanoine de Sainte-Opportune, a donné un poëme intitulé : L'erreur confondue, 1768, in-12.
BiAGI (Jean-Marie de'), naquit, en J724, à Roveredo, dans le Trentin autrichien, enseigna la grammaire et professa l'éloquence dans sa ville natale. Il était prêtre et il se montra aussi versé dans les matières d'éru-
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dition sacrée que dans la littérature et l'histoire. Il cultivait aussi la i)oésie, et faisait des vçrs latins et italiens. Biagi mourut en 1777. On a impriaié de lui (quelques petits livres do piété , plusieurs poésies détachées , une Préface latine pour les OEuvres de saint Jean Chrysostome, publiées à Roveredo, en 1733, mais où il n"a pas mis son nom; un \wl\i traité : De silu Auslriœ subjectarumque regionum, Roveredo, 1772.
BIAGI (Clément), né, vers 174-0, à Crémone dans l'Etat de Venise, entra dans l'ordre des bénédictins , et fut nommé professeur de théologie à l'école de la Projiagande. L'ouvrage qui lui a concilié le ])lus d'estime dans le monde savant est intitulé : Tractatus de decrelis Atheniensibus, in quo illustratur sinyulare dccretum Atheniensc, ex musœo J. Nanii, Rome, 1787, 3 vol. in-4°, oiî sont plus d'une fois corrigés ou rectifiés les Fastes attiques de Corsini, et les Leges atticœ de Sam. Petit. Biagi y fait preuve d'une grande connaissance de tout ce qui concerne la législation et l'administration dans les républiques de la Grèce, et particulièrement dans celle d'Athènes. Quoique érudit et archéologue, on peut reprocher à Biagi une grande négligence dans sa manière d'écrire le latin. On a encore du même auteur les deux ouvrages suivants : Ragionamento sopra un' antica statua singularissima, scoperta nclV agro romano, Roma, 1772, in-8° ; Monumenta grœca et latina ex musœo Jac. Nanii, descripta a CL Biagi, Roma, 1787, in-4°, iig. Biagi a traduit en italien le Dictionnaire de théologie de l'abbé Beigior, et y a fait de nombreuses additions. Il mourut à Milan en 180'+.
BIANCHI (Jean-Antoine), religieux observantin, né à Lacques le 2 octobre 1686, mort à Rome en 1758 , professeur de théologie, examinateur du clergé romain et consulteur de l'inquisition. Son principal ouvrage est une réfutation de l'histoire deNaples de Giannone, intitulée : De la puissance et de la discipline de l'Eglise, en deuXjlraités, 5 vol. in-i°. Il l'écrivit, dit-on, par l'ordre du [tamt Clément XII. Il composa aussi diverses tragédies et un livre en faveur des théâtres, ([ui lui lit [leu d'honneur.
BIANCHINI (FuANçois), né ;\ Vérone le 13 décembre 1662, d'une famille distinguée, s'illusîra dès sa jeunesse par l'établissement de l'académie des Atetolili, c'est-h-diredes amateurs de la vérité. Cette compagnie, spécialement consacrée aux matières de mathéinati(iues et de i)hysique, recevait des lumières de son fondateur. Le cardinal Otloboni, depuis pape sous le nom d'Alexandre \ III , le lit son bibliothécaire. 11 eut ensuite un canonicat dans l'église de Sainte-Marie de la Rotonde, et puis dans celle de Saint-Laurent in l)amaso. 11 fut secrétaire des confériMices sur la réforme du calendrier. Clément XI, qui connaissait tout son mérite, le noiiiina à cette place. Innocent XIII et Benoit XIII lui donnèrent des marques publiques de leur estime. En 170o, le sénat l'agrégea ;i la noblesse romaine , honneur qu'il élrudil h tous ceux de sa familb;, et à leurs dcsccndanls. Ce savant mourut en 172'.», UK-mbre de («lusieurs
académies. Il y avait 8 ans qu'il s'occupait à faire des observations qui jiusscnt le conduire à tracer une méridienne pour l'Italie. Les citoyens de Vérone lui Tirent ériger après sa mort un buste dans la cathédrale, distinction qu'ils avaient déjà rendue à la mémoire du cardinal Noris. On a de Bianchini : Palazzo di Ce^art, Vérone, 1738, in-foL, figures; Iscrizioni Sepolcrali delta casa di Augusto, Rome, 1727, in-fol.Ces deux ouvrages prouvent qu'il connaissait bien les anticjiiités; une édition d'Anastase le Bibliothécaire, De vitis RomanorumPontificum, 1718-1723, en 4 vol.in-fol., avec des notes, des dissertations, des préfaces, des prolégomènes et des variantes. L'érudition y est répandue avec profusion, mais le livre est plein de fautes typographiques; des pièces de poésie et d'éloquence ; Histoire universelle, en italien, imprimée à Rome , in-i°, 1697 , avec figures. Quoiqu'elle contienne.queli[ues sentiments particuliers, elle est recherchée, parce que l'auteur s'appuie sur les monuments de l'antiquité ; De Calendnrio et vijclo Cœsaris, ac de Paschali canone suHcli Hippolyti martyris, disscrlationes dure, Rouie, 17(13, in-fol., ouvrage savant et généralement estimé ; De tribus generibus instrumentorum niusicœ rcterum organicœ, Rome, 1743. C'était un savant universel. — Il ne faut pas le confondre avec Joseph Bianchim, aussi véronais, son neveu, oratorien de Rome, qui a écrit contre le Bellum papale de Thomas James. Voy. ce nom et Bukentop.
Sa réponse se trouve dans le recueil intitulé : Vindiciœ canonicarum Scripturarum Yulgatœ edit., Rome, 1740, in-fol. Il a aussi publié un recueil de Discours qui retracent ce que la maison de Médicis a fait en faveur des sciences et des arts, Venise, 17il, iu-fol., eu italien, orné de figures.
BIANCOLINI (Jean-Baptiste-Joseph), né à Vérone le 10 mars 1097, d'une famille considérée dans le commerce, fut d'abord destiné à l'état ecclésiastique ; mais ne se sentant point ia vocation néce^saire pour celte sainte carrière, il suivit la profession |iatcrnelle, ce qui ne rem[)6cha [las de s'appliquera l'élude de l'histoire et à la recherche des manuscrits de sa patrie. 11 mourut vers 1780 à A'érone. Ses princiiiales productions sont : une Chronique delà ville de Vérone, qui est de Pierre Zag.ita, mais que Biain olini continua et enricnit de nouvelles recherches et de sup] jéments considérables; elle parut à Vérone en 2 tomes divisés en 3 jarlies, qui parurent successivement, iii-i", 1745,1747 et 1749; Notice historique des églises , des éréqucs et des gouverneurs de Vérone, G vol. in-4". Le pajie Benoît Xl\' s'expiima avec beaucoup d'eslime sur cet ouvrage et sur l'auieur dans une lettre adressée au sénateur vénitien Flaininio Cornaro. en 1753. La cidleclion des lradu(v tions des historiens grecs, intitiilT'e Collana drgli storici grcci, commencée en 1733 h Vérone par le libraire Rauiaiiziiii , lui eut de grandes obligations; il y coiilribua par son travail en même temps qu il l'oiu'nissait des fonds pour coulii.uer l'enlreprise.
IUAIII> i'\t I ). jésuite, ne U Grenoble, en-