‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 124 sur 228 · BIB · texte numérisé non relu

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tra de fort bonne heure dans la société et l'ut lui des premiers missionnaires envoyés au Canada. Il eut beaucoup à souffrir dos peuples barbares auxquels il portait la lumière de l'Evangile, et il commençait à les adoucir, lorsqu'une expédition anglaise le renvoya en France, après l'avoir fort maltraité en haine du catholicisme et des jésuites. 11 professa 9 ans la théologie à Lyon, et mourut à Avignon on 1G2'2. On a de lui une Relation de la Nouvelle-France, et du voyage (/ue les jésuites y ont fait, Lyon, 1606, in-12, insérée dans les lettres édifiantes et c[uelques autres ouvrages sur lesquels un peut consulter la Bibliothèque du Danphiné.

BIBAUCIUS ou BIBAUT (Guillaume) , 35' général des chartreux, natif de Tielt, en Flandre, était professeur à Gand, où son éloquence et son savoir lui valurent une grande considération. Le tonnerre étant un jour tombé au ruilieu de sa classe, et ayant blessé plusieurs de ses écoliers, il fit vœu de se faire chartreux, et il l'accomplit vers 1500. Son mérite le Ht élever aux diverses dignités de l'ordre, et, en 1521, il en devint général. Il mourut le 2i juillet 1535, après avoir gouverné avec beaucoup de sagesse. On a de Bibaucius des discours prononcés dans les chapitres de l'ordre, et publiés par Josse Hess, prieur de la chartreuse d'Eriurt, sous ce titre : Orationes et conciones capitulares, 1539; réimpr. à Anvers, en 1610 et 165i, in-4.°. On trouve à la fin de la Vie de Jésus- Christ, de Ludolphe, Paris, 153i, in-fol., deux petits poëmes latins de sa façon, en l'honneur de saint Joachim. Levin Ammon , chartreux de Gand, a publié sa Vie.

BIBIANE (sainte), vierge romaine, illustre par sa foi et ses vertus, souffrit, à ce que l'on croit, sous Julien l'Apostat. Ammien-Marcellin nous apprend que cet empereur établit Apronien , gouverneur de Rome en 363 , et (|ue Apronien, étant en route pour venir dans cette ville, eut le malheur de perdre un œil. Cet officier , aussi superstitieux que son maître, attribua cet accident à la magie , et dans cette folle persuasion, il résolut d'exterminer les magiciens, nom sous lequel on entendait les chrétiens ( nouvelle preuve que les païens ne méconnaissaient pas les iirodiges qu'ils opéraient). On compte sainte Bibiane parmi les martyrs qui souffrirent alors. Les chrétiens érigèrent une chapelle sur son tombeau, lorsqu'ils eurent la liberté de professer leur religion. En 465, le pape Simplice y fit construire une belle église, laquelle fut appelée Olympina, du nom d'une dame pieuse qui avait payé les frais de sa construction. Honorius UÏ la fit depuis réparer. Comme elle tombait en ruines, dans la suite des temps, on l'unit à Sainte-Marie Majeure. Urbain VIII la fit reb.'itir en 1628, et y plaça les reliques des saintes Bibiane, Démétrie et Dafrose. Elles avaient été découvertes dans le lieu qu'on a quelquefois appelé Cimetière de sainte Bibiane.

BIBLIANDER (Théodore) , né à Bischoffzell, professeur de théologie à Zurich, y mourut de la peste en 156'*, âgé d'environ 65 ans,

après avoir publié plusieurs ouvrages. Les principaux sont : Apologin pro éditions Alcorani, édita a J. Fabricio, Rostoch.. 1638, in-4-°; un Recueil d'anciens écrits sur le mahométisme, in-fol. : ce recueil, qui est curieux, renferme beaucoup de pièces sur la doctrine de rim[iosteur de la Mecque, et est devenu rare ; une édition de la Bible de Léon de Juda, Zurich, 1543, in-fol.; des Commentaires sur jilusieurs livres de l'Écriture sainte, etc.; De ratione communi linguarum et litterarum omnium, Zurich, 1548, in-4°, où il fait des efforts pour montrer qu'il y a de l'analogie entre toutes les langues et toutes les lettres en usage dans le monde. Il était habile dans les langues orientales. Son vrai nom était Buchman, qu'il changea suivant un usage de son temps.

BIDEL ou BIDDLE (Jean), fameux antitrinitaire anglais, né à Wolton en 1615, dans le comté de Glocester, maître d'école en cette ville, fut mis en prison à cause de ses écrits impies. Cromwell l'en lira : mais Charles II, voyant qu'il continuait à répandre les mêmes erreurs, l'y fit remettre, et il mourut en 1662. Il niait la divinité de J.-C, et soutenait que le Saint-Esprit n'était que le premier des auges.

BIEL (Gabbiel), un des grands scolastiques de son siècle, est né, selon les uns, en Suisse, selon les autres, à Spire ou à Tubingen. Il enseigna longtemps la philosophie et la théologie k Tubingen, où il mourut vers l'an 1495. On a de lui des Commentaires sur les Livres des Sentences, une Exposition du Canon de la Messe, etc., Haguenau, 1519. 11 ne faut pas le confondre avec Louis de Biel, professeur de pliilosophie à Vienne, dont on a Utiiitas reinummariœ. Vienne, 1733, 1 vol. in-S", avecfig.

BIENVILLE (Olivier de), jésuite, est auteur d'un volume de Sermons pour V octave du Saint-Sacrement, Paris, 1671, in-8''. Ce voluaie renferme huit sermons 'qui traitent de l'adorable eucharistie, considérée comme sacrement et comme sacrifice.

BIFFI (Jean), prêtre, qui s'est fait connaître surtout par des poésies latines, naquit, le 21 juin 1464, au bourg de Mezago dans le Milanais, commença par ouvrir une école oh les enfants des familles les plus considérables venaient se former par ses leçons. Il parcourut ensuite plusieurs parties de l'Italie, et devint curé de Mezago. 11 vivait encore en 1511. Nous citerons de lui, outre un grand nombres de poésies sur divers sujets : Miraculorum vulgarium beatissimœ Virginis Mariée in carmen lieroicum traductio , ad Six-' tum IV, Rome, 1484, in-4°; Carmina in laudeni annuntiationis beatœ Virginis Maries, Milan, 1493, in-4°.

BIGEX (François-Marie), né, le 24 septemlire 1751, à la Balmode Thuy, dans le Genevois, fit ses études aux collèges d'Evian et de Tlionon, et passa ensuite au séminaire d'Annecy, puis k celui de Saint-Sulpice k Paris. En 1782 il fut reçu docteur de la maison de Navarre, et plusieurs évoques français essayèrent de le retenir; mais Mgr de Biord, évêque de Genève, ne voulant pas priver son diocèse d'un sujet si distingué, le fit membre

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