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de son chapitre, et à la iiiort de ce prélat il fut nommé un des vicaires capitulaires. Lorsque les Français pénétrèrent dans la Savoie en 17'''2, il se retira à Lausanne, et il len lit des services importants, non-seulement à son propre diocèse, mais à celui de Chambéry et aux catholiques des pays voisins; entin le roi le nomma, en 1818, fi Tévèché de Pignerol qu"on avait rétabli, et oii tout restait à faire après les événements qui avaient détruit ce siéi^e comme plusieurs autres. Il y déjiloya tout son zèhi, et adre-;sa k sou troupeau une lettre pastorale remplie d'instructions solides pour les cath liques, et contenant une invitation pressante aux Vaudois de rentrer dans le sein de TEgliso. Elle a été imprimée en France. Myr Bigex passa à Tarchevêché de Chambéry, lorsque jlgr Dessoles donna sa démission, et il mourut le 19 février 182". On lui doit plusieurs ouvrages écrits d'un style simple et à la portée du peu île, qui furent très-utiles dans un temps où la religion était proscrite et les prêtres errants et fugitifs. On estime surtout Si'S Etrennes catholiques qu'il publia pendant douze ans, qui servirent à consoler, h instruire les tidèdes, et qui furent supprimées en 1810 , Bonaparte ne voulant permettre aucun écrit qui pût être favorable au chef de l'Eglise, qui était alors prisonnier. Sou livre intitulé le Missionnaire catholique, ou Instructions f/unilières sur la religion, 1796, in-8°, obtint aus-i un grand succès, et B mlogiie en lit réloj,e dans les Annales catholiques. On a encore .le lui : O/v/isons funèbres de Mgr de Biord, e'véque de Genève, Annecy, 1785, in-S"; Instructions à l'usage des fidèles du diocèse de Genève, Lausanne, 1793, in-8''; de la Sanctification des files et dimanches, 1799, in-8°.
BlfiLAND (Jean), maître d'école anglais, naquit, en 1750, à Skirl !Ugh dans le cointé d'York, et mourut le 11 février 1822, à Finniugley, près de Doncaster, où il occujiaitl'S loisirs de sa vieillesse par la culture d'un jardin. Il avait plus de cinquante ans lorsqu'il publia sur un sujet d'histoire religieuse un
fetit Volume qui commença sa réputation. 1 composa ensuite ilivers ouvrages d'histoire et de géographie dont nous ne nous occuperons point ici. Le volume dont nous avons parlé est i .titulé : Réflexions sur la résurrection cl l'ascension de Jcsus-Chrisl , 180:j. « Biglanil, dit un biographe, en mettant cet « opuscu'e aujour, n'avait aucune i)rétenlion u littéraire. S ui livre n'était que le résultat « lies méilitalioiis fort longues aux(pu'lles il « s'était livié sur le fait fondamental du chris- « lianisme, et par lesquelles il était arrivé à « la dé'muii.vtraliun de l'événeuient que coii- « teste le scei)licisme. Convaincu , il cr d « devoir llvr r au public les raisons irréfra- « gd)les auxquelles il s'était rendu. Il obtint « un grand NU'cès. »
BI(l.NK(M\ni;i iciiiN dk L\),(locleur de S irli'iiiiic, et gr.iiid-doycn île I église du Mans, ii.iq'iit, en 15'»(1, à Baveux, ou selon d'autres, ^ UiTiiière -!e-P.ilrv, en Normandie, el l'on rruili] l'il niouiltl -i l'.nris vers lo'JO. 11 publia de 1575 h ify-H une llihtiothèquc dis Pères,
en 8 vol. in-fol., qu'il fit réimprimer, l'an 1.589, en '.) volumes. C'est lui qui, voulant Ojiposer la doctrine des Pères aux erreurs des protestants, a le premier entrepris un ■ collection (le ce genre, el son é iition a servi de base à celles qui ont été publiées depuis. En 1677, il en parut une k Lyon, en 27 vol. in-fol. et il en parut une de 16iV, en 10 vol. in-fol., qui renferme les [letits Pères grecs. On en lit une autre k Cologne en lG9i-. Le Père Philippe de Saint-Jacques a donné, en 1719, un Abrégé de cette collection en 2 vol. in-fol. On joint ordinairement à la Bibliothèque des Pères, /nde.r locorum Scripturœ sacrœ, Cènes, 1707, in-fol., et \' Apparat de Le Nourry, Paris, 1703 et 1715, 2 vol. in-fol. La Bigne a encore publié : Statuta sijnodalia Parisiensium episcoporuin, Galonis, Adonis et WHlielmi ; item décréta Pétri et Galteri Senonensium episcoporum, Paris, 1578, in-8"; une édition des OEuvres de saint Isidore de Séville, sous le titre de Sancti Isidori Hispalensis opéra, Paris, 1580, in-S". — Nous ne ()Ouvons terminer cet article sans rappeler que toutes les éditions des saints Pères, qui ont été publiées jusqu'à ce jour, s'elfacent devant celle (lu'imprime M. l'abbé Migne depuis plusieurs années, et qui est très-avaucée au moment où ces lignes sont écrites.
BIG.NON (Jérôme), naquit à Pahs, le 2«t août 1589, d'une famille féconde en luunmes illustres. Son père fut son maître. Ses progrès furent rapides; dès l'âge de dix ans, il était auprès du jeune prince de Condé, pour lui donner de l'émulation, et [lublia une assez bonne Description ou Chorographie de la Terre S'iinte, Paris, 1600, in-12. Trois atis après, c'est-à-dire a 13 ans, il composa pour le .jeune duc de VendOme. auprès duquel Henri iV lavait placé, un Traité des antiquités romaines, lOOl; et à 1'», son livre de l'élection des papesi 1605, in-8'' : matière neuve qu'il traita avecune érudition i^ui surprit les savants de son temps. Scaliger, Casaubon, Crotius, Pithou, de Thou, du Perron, Sirmontl^ etc., lémuignèrent de l'estime pour ce jcuue auteur. Henri IV, qui avait goûté sa conversa ion, le plaça en qualité d'enfant d hoimeur auprès du dauphin depuis Louis XIII. Il allia dans cette pince les manières aisées d'un courtisan à létud' des sciences nécessaires h un bon citoyen. Un auteifr espagnol ayant éta.di, dans un gros iu-lbl., la préséance des misd EspaguesUrles au i-es souverains, il le réi'ula dans son liailé de rUxeellence des rois et du rnffitiimc de France, di'dié k Henri IV, KitO. in-8'. Il n'était alors que dans sa 19' aimée. .Après la nmrl funeste de ce prince, il (pnlla la coiir, el eiilr(!pril ensuite le vovage d Italie. Pnul V lui donm les iiiaKjues les (ilus dUtinguées de siui estime. Le fameux Kra-Pnolo, enc anli'desa conversition el de ses ouvrages, le reliiil cpiehiue temps h Vi'ni.<!e. Bigiion. de retour en l-ranei', ilcviiit avocat g^^nérnl du grand roiiscil eu 16âO, conseiller l'étal cl avocil giMiérnl du puleni lit /le l'ar-is en 1626, biJ)lioltiér(iire ilii roi eu 16'»B : ses dcsceuJaulb yut occupé celle dernière place
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avec autant d'honneur que d'intelligence. Il avait cédé sa charge d'avocat-général, peu de temps auparavant, à Etienne Briqui't son gendre; mais celui-ci étant mort en 16i5, il la reprit et l'exerga avec la môme intégrité et le môme zMe. La reine Anne d'Autriche l'appela pendant sa régence aux conseils les plus importants. Il mourut eu 1656, dans de grands sen'.iraenis de religion. Outre les ouvrages dont nous avons ])arlé, il a fait encore De la grandeur et dr la souveraine puissance, 1615, in-8"; il a donné une édition , des Formules de Marculphe, avec des notes ' pleines d'érudit on, 1(513, in-S"; 1655, in-i", reimp. par le» soins de son fils, 1066, in-l°. Il a aussi rédigé ave;' soin les Voyages de François Pj/rard de Laval aux Indes orientales, aux Aloluques, Paris, 1619, 2 vol. in- 8". Nous avons une Vie de ce grand magistrat, in-12, en 1757, par l'abhé Pérau.
BIGNON fJEA:<-PAi;L),petit-{ils de Jérôra ■, abbé de St-Ouentin, bibliothécaire du roi, l'un des 40 de l'académie française, et membre honordire de celles des sciencs, des inscriptions et belles-lettres, mort à l'Ile-Belle sous Meulan en 174.3, h 81 ans, embrassa tous les genres de connaissances, et protégea tous les gens de lettres. On a de lui : Vie du Père François Lévéque, prêtre de l'Oratoire, Paris, 1684; in-12; les Aventures d'Abdala, fils d' Hanif, roman qu'il n'acheva pas, et qui néanmoins fut pi blié en un volume.
BIGNOTTI (Vincent), né à Verc^dl en 1764, mort en 1831, était iils d'une veuve presque indigente, et acheva ses études au collège royal des Provinces h Turin, où une bourse lui fut accordée. 11 fut reçu docteur en théologie en 1788, puis fut nommé à un canonicat de la métropole de Verceil. En 1806, il fut chargé de faire un Discours sur le rétablissement de la religion par Vempereur Napoléon, qui a été imprimé à Verceil, in-8°. On a (ie Bignotti les ouvrages it.-diens suivants : Collection de poésies diverses, 1784 et 1787, in-8°; Le baume salutaire, ou Réflexions philosophiques et morales ; Eloge du B. Amédée, duc de Savoie, à l'occasion de la solennité célébrée le 20 avr il 1823, pour la translation du corps (le ce prince dans une chAsse d'argent de trente' mille f; ancs, donnée par le roi Charles- Félix, Verceil, 1823, in-8°.
BIGOT (Emery), né h Rouen l'an 1626, d'une famille de robe, ne s'occupa que do recherches d'érudition. Il mourut eu 1683, à Rouen, avec la réputation d'un des plus savants hommes de son siècle, quoiqu'il n'ait publ é (]ue la Vie de saint Chrysostome par Padade, 1680, in-4% en grec et en latin. Ses mœurs étaient celles d'un honmie entièrement consacré à l'élude. Il avait amassé une riche bibliothèque, vendue en 1706, et dont le Catalogue, imprimé cette même année, in-12, est recherché. L'abbé de Louvois en acheta les manuscrits pour la bibliothèque du roi.
BILDERBECK (Christophe-Laurent), jurisconsulte hanovrien, et conseiller h Zell, traduisit en allemand l'excelleul Traité de la vérité de la religion chrétienne, par Abbadie,
avec des additions considérables. L'ouvrage d'Abbadie, justement estimé pour la force du raisonnement, a été accueilli en Allemagne comme dans le reste de l'Europe. Bdderbeck mourut en 1749. On a aussi de lui des ouvrages de jurisprudence.
BILFINGER (Georges-Bernard), théologien luthérien, né à Canstadt dans le Wurtemberg, en 1093, professa la philosophie à Pétersbourg et la théologie à Tubingen, et mourut à Stuttgard en 1750. On dit que toutes les personnes de sa famille naissaient avec 12 doigts et 12 orteils. Ce n'est pas ce qui distingua le plus Bilfiiiger. Ses écrits lui tirent un nom en Allemagne. Le plus r^îchercbé est celui qui a pour titre : Dilucidationes philosophicœ de Deo, anima humana, mundo et generalibus rerum affectionibus. 11 était partisan de Leibnitz et de Wolf. Les aca.lémies de Pétersbourg et de Berlin se l'associèrent.
BILLARD (Claude), sieur de Courgenay, poijte français très-médiocre, mais qui a été l'un des premiers qui ont mis sur la scène d''s événements pris dans l'histoire nationale, naquit à Sauvigny, petite ville du Bourbonnais vers 1550, et fut élevé dans la maison de la duchesse de Retz. Il prit d'abord le parti des armes, obtint ensuite la place de conseiller et celle des commandements de la reine Marguerite de Valois. Il mourut vers 1618. Les titres de ses tragédies sont : Polyxène, Gaston de Forx, Mérovée, Panthée, Saiil, Albouin et Genèvrc ; elles ont été réunies, Paris, 1610, in-8°. On a encore de Billard : Henri le Grand, tragédie avec des chœurs, Paris, 1012, in-8°, réimpr. en 1808, in-8% à l'occasion de latragé iie de Legouvé sur le même sujet. Mais son ouvrage le |)lus important est : l'Eglise triomphante, poëme héroïque en treize chants, Lyon, 1618, in- 8°, oii le talent et l'inspiration brillent peu.
BILLARD (Pierre), né à Ernée dans le Maine en 10.53, entra dans la congrégation de l'Oratoire en 1071, et mourut, en 17i6, à Charentou chez son neveu qui en était seigneur. On a de lui : La Bête à sept têtes, 1693,, in-12. Cet ouvrage, qui est dirigé contre les jésuites, fit mettre son auteur à la Bastille, puis à Saiut-Làzaie et enlin à Saint- Victor, et il ne recouvra sa liberté qu'en 1099. Avant sa détent.on, d avait aussi fait imprimer Le Chrétien philosophe; mais ce livre ne parut qu'en 1701.
BILLECOCQ (Jean-B aptiste-LooisJoseph), jurisconsulte et littérateur, né à Paris le 31 Janvier 1765, mort dans cette vilh; le 15 juillet 1829, était avocat au moment de la révolution de 1789. Il fut élu, en 1791, député suppléant à l'assemblée législative ; mais d n'y siégea jamais. Le cours de la justice étant suspendu, et se voyant ainsi sans occupation, Biilecocq s'appliqua à la culture des lettres, et c'est en 1793 qu'il lit paraître la traduction du Voyage de l'Inde en Europe, par Irwin. Dès que le rétablissement de l'ordie le lui permit, Biilecocq repiit l'exercice de sa profession d'avocat, et il donna souvent la preuve d'un talent distingué, no-
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tamnient dans la défcnso du marquis de Rivière, accusé de complicité avec Georges Cadoudal. En 1812, il rétablit les conférences judiciaires, où les jeunes avocats vont se former aux luttes du barreau, et il composa pour ces réunions plusieurs discours remarquables. Il cultivait aussi avec succès la poésie latine. En 1821 et en 1826, il fut bâtonnier de Tordre des avocats. Il était membre de la Légion d'honneur depuis 1814, et chevalier de Saint-Michel. Ses principales }iublications sont : Voyagi' au Tibet pur le P. Andracht, et par Boyh, Turner, elc, traduit de l'anglais, 1796, in-8°; Voyage chez différentes nations sauvages de, l'Amérique septentrionale, de Lclong, traduction avec des notes, 1794, in-8° ; Voyage de ta Chine à la côte nord-ouest d'Amérique, du capitaine Mcares, traduction de ran;.^lais, 1795, 3 vol. in-8° et atlas in-4°; Histoire de la conjuration de Catilina, de Salluste, nouv. trad. avec dos notes et un discours préliminaire, 1795, in-16; Lucain, 1796, 2 vol. in-8°, i)récédé d'une Vie de Brébeuf, ou Bi'lecocq élève courageusement la voix en faveur de Laharpe : Voyage de Timberlake chez les sativages du nord de l'Amérique , traduction, 1797, in-18; Voyage de JSéarque des bouches de l'Indus jusqu'à l'Euphrate, trad. de l'anglais par le docteur Vincent, Paris, 1800, in-4° ; Quelques considérations sur les tyraiin ies diverses qu i ont précédé larestauration, sur le gouvernement royal el sur la dernière tyrannie impériale, Paris, 1815, in-8°; Une soirée du vieux châtel, ou Le dévouement de Malesherbes, pièce qui n'a point concouru pour le prix de l'Académie française, 1821, in-8°; De la religion chr^ tienne, relativement à l'Etat, aux familles et aux individus, 3° édition, revue et augui., 1824, in-8°, très-bon ouvrage qui mérite d'être lu par tous les hommes qui cherchent sincèrement la vérité ; des brochures politiques, inspirées par les circonstances , par exemple la guerre d'Espagne de 1823; des Mémoires et plaidoyers, etc.
BILLI (Jacques de), né, on 1535, à Guise, dont son père était gouverneur, mourut à Paris chez Géiiéhrard son ami, en 1381. Il possédait doux abbayes. On a de lui plusieurs écrits en vers et en piose, et surtout des traductions des Pères grecs en latin. Les plus estimées sont celles de saint Grégoire de Nazianze , de saint Isidore de Péluse et de saint Jenn-Damascènc. Peu de savants ont mieux possédé la langue grecque. Il se distingua dans n'autros genres. Il composa quol(juos jjoésies fran<;aises, 1576, in-8", et donna de savantes Obserrationes sacrer, 158.'i, in-f(jl. Sa Vie a été écrile en latin par Cliatard, l'aris, 1582, in-4"; on la trouve aussi ;i la tin des Olùivres de saint Grégoire do Na/i,uize, de l'édition d(! I.'j83.
BILLICK (Evi;u\rd), né au village de ce nom ijaiis l'évèché do MunsliT, vers la lin duxv' siècle, orilra ilans l'ordre îles Carmes, fut pi'ofessour en tlii'ologie à Cologne, et lirovincial dans son ordre. Il résista avec courage aux olforts que fit l'archevôquo
Horman de Weyden pour introduire le luthéranisme dans son diocèse. Il réfuta le livre De la réformation, de Mélanchthon, etc. Il fut député à l'empereur au nom du clergé et de l'université de Cologne pour représenter les désordres (pri régnaient dans cette ville; il parla avec tant de force que l'empereur déclara l'archevêque apostat déchu de la dignité électorale. Ce même prince l'employa en différentes conférences tenues à Worms, à Augsbourg et à Ratisbonne. Le nouvel archevêque de Cologne, Adolphe de Schauwenburg, allant au concile de Trente en 1331, le prit pour son théologien ; il y parut avec distinction. De retour dans son pays, il employa son crédit auprès de la régence de Cologne pour y faire admettre les jésuites, qui y vinrent à propos pour s'opposer aux progrès do l'hérésie. Le nouvel archevêque le fit son vicaire général et son suffragant. Il mourut avant de prendre possession de cette dignité en 1537. On a de lui quelques ouvrages de controverse, et une oraison sur la circoncision de Notro-Seigneur, qu'il prononça au concile de Trente, et qui se trouve dans" les conciles du P. Labbe, tome XIV. II avait fait une Histoire du concile de Trente, qui est restée manuscrite chez les Pères carmes à Cologne. Ce sont des mémoires de ce qui s'était passé sous ses yeux au concile : ils mérifaiont de voir le jour.
BILLOT (Jean), prêtre du diocèse de Besançon, né à Dôle eu Franche-Comté, l'an 1709, est connu |)ar des Prônes qu'il composa potir les diînanches et fêtes principales de l'année, souvent réimprimés, et dont la meilleure éd tion est celle de Lyon, 1783, 5 vol.in-12 : ils ont été traduits en allemand, Augsbourg, 1774, 4 vol. in-8°. 11 est mort à ;\Iacherans, diocèse de Besançon, en 1767.
BILLUART (Charles-RenéI , théologien, né le 8 janvier 1085, à Kevin, petite ville sur la Meuse, à trois lieues de Kooroi, entra dans l'ordre des dominicains où il enseigna avec réputation la théologie, et fut trois fois l>rovincial. Il mourut à Revin, le 20 janvier 1737. On a de lui un Cours de Théologie, Liège, 1746-1731, 19 vol. iii-8"; il a été réimprimé à Venise et ?i Wurt/bourgen 3 vol. in-fol. Le Père Billuart s'attache plus à la morale qu'à la théologie scolastique et h la théologie dogmatiiiue ; il y défond avec vivacité les dill'érents sentiments de son ordre. Sa théologie aurait été plus généralement utile, s'il avait suivi le conseil d'un do SOS plus savants confrères, de Melchior Canus (De Locis Thenl., lib. vin. cap. 5) : Pro fide, elium cum rilir discrimine pugna sit ; pro his qu(r fidei non suni, sil pugna si ita placel, sed incrucnla sil lamen. Cette Théologie est devenue excessivement voluiuinouse par les thèses sur l'Iùiilure sainte et rhisloiro ecclésiastique, (ju'il y a insérées, cl (ju'd a enipruntres en grand nombre de son confrère le Père .Mexandre.
uisos dans I .\bréoé qu il 'ours de théologie, Liège,
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17.i4, 0 vol. in-8°. Le Père Billuart a encore donné différentes disserlulions, la plu-
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