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contre lequel il se déclara; et, en 1765, il fit l'histoire de cette controverse qui parut sous ce titre : Tableau Itislorique abrcgr de la controverse, concernant l\Hat intermédiaire, etc., depuis le commencement de la réforme protestante jusqu'au temps présent, avec un Discours préliminaire sur l'utilité et Viniportance de la controverse lhcolo(/i(iur, r(''iiii|)i'iiiié en 1772 avec des additions. L'année suivante, il publia le plus célèbre de ses ouvrages, le Confessionnal, ou libre et entier examen du droit, de l'utilité, de l'édification et de ravantaf/r de l'établissement de professions si/slémalir/ues de foi et de doctrine dans les Efjlises protestantes, in-8°. Ce livre fut le signal d'une dispute fort vive. Les presbytériens olTrirent à lenvi des places à l'auteur ; mais il resta attaché à l'église établie, quoiqu'il en blâmât Jes usages et même la doctrine. Il publia , en 1768, des Considérations sur l'état actuel de ta controverse entre les protestants et les catholiques de la Grande-Brctaqnc et de l'Irlande, particulièrement sur la question de savoir jusqu'à quel point ces derniers ont droit à la tolérance, d'après les principes du protestantisme. Sa haine pour le catholicisme le tit écarter dans cet ouvr.ige de cette libéralité d'idées qui convient à un défenseur de la liberté religieuse, et dont il avait fait preuve dans ses autres écrits. Blackburne mourut en 1787, âgé de 83 ans.
BLACKLOCK (Thomas), poëte écossais, né en 1721 au bourg d'Annan dans le comté do Dumfries, était fils d'un maçon, et perdit la vue, à l'âge de six mois , par l'etlet de la petite vérole. Son père, plus instruit qu'on ne l'est ordinairement dans son état, prit soin de cultiver, à l'aide de quelques amis, les bonnes (hspositions que montrait l'enfant, et il lui faisait, dans les intervalles de ses travaux, des lectures graduées selon la portée de son âge. Dès l'âge de 12 ans, l'enfant .s'essayait dans la poésie, et ses ju'oductions attestaient un talent réel. La mort de son père qu'un accident lui ravit, lorsqu'il n'avait encore que 19 ans, en le remplissant de douleur, lui inspira des vers où il exprimait de la manière la plus touchante et ses regrets et l'inquiétude de l'avenir. Un savant médecin d'Edimbourg , Steplienson, qui se trouvait alors à Dumfries, ayant vu quelques-unes de ses productions, l'emmena à Eilimbour^^. où il fut admis dans l'univeisité. 11 y tit connaissance avec plusieurs personnages célèbres, entre autres avec David Hume. A l'âge de 23 ans, Tlmmas se faisait remarquer par son goût passionné pour la musique, et il soutint dans un de ses ouvrages que la première langue a été une véritable musique. C'est en 1745 qu'il publia pour la première fois h Clascow un recueil de poésies ; la 3' édition qui parut à Londres en 1756, in-i", précédée d'une notice sur l'auteur par Spcnce, professeur de poésie à Oxford, eut beaucoup de succès, et le mit dans l'aisance. 11 prit les ordres dans l'église d'Ecosse vers 1759, et se distingua parmi les prédicateurs de sa communion. 11 se maria en 1762, ouvrit un pensionnat, en 176V, à Edimbourg, et mourut
dans cette ville en 1791. Outre ses poésies, on lui doit : Paraclesis, ou Consolations tirées de la religion naturelle et révélée, en deux dissert., 176'7, in-8° ; deux Discours sur l'esprit et les preuves du christianisme, traduits du français de Jacques Armand, 1768, in-8° ; Punéi/j/rique delà Grande-Bretagne, pièce satiri(|u(', l7'i.'{,in-8°; Graham,b<dladehéro'ique en kl liants, 177'i-,in-4°; Remarques sur la nature et l'étendue de la liberté, etc., en réponse au docteur Price, 1776, in-8°; De l'éducationdes aveugles, trad. du français de Haiiy, et imprinii'' dans rEiie^>clo|ié(lie britannique, 1783.
BLACKWELL ((iKoïKii;!, na(juit, en 1545, dans le comté de Middlesex. Les jésuites ayant pris, depuis la mort du cardinal Alan, la direction de l'Eglise catholique d'Angleterre, la division se mit entre le clergé régulier et le clergé séculier à leur sujet. Les séculiers réclamaient le rétablissement du gouvernement épiscopal; .mais le jésuite Parsons, recteur du collège anglais de Rome, fit préférer l'établissement d'un simple archiprêtre, et Blackwell lui parut propre à cet emploi. Investi, en 1598, de pouvoirs qui le rendaient chef de tout le clergé régulier et séculier , Blackwell vit sa commission attaquée par un appel au saint-siége, mais elle fut confirmée par le pape. On lui reprocha do se laisser gouverner par le |)rovincial des jésuites. Carnet, et Clément VllI, sur un nouvel appel, crut devoir restreindre ses pouvoirs. En 1005, il adressa une lettre pastorale aux catholi([ues d'Angleterre à l'occasion de la conjuration des poudres. Jacques l" ayant exigé des catholiques le serment d'allégeance, approuvé depuis par 60 docteurs de Sorbonne et justifié par Bossuet, Blackwell le prêta, et entraîna par son exemjile une partie des catholiques qui s'étaient divisés sur ce serment. On a imprimé à Rouen : llelatio turbarum Jesuitarum Anglorum cum G. Blackwellio, sans date, in-'i-°. Paul \ condamna le serment , et Bellarmin écrivit à Blackwell, pour l'engager à se rétracter. Destitué sur son refus, il mourut subitement le 13 janvier 1613. On a de lui : Lettre au cardinal Cajetan, en faveur des jésuites anglais, 1596; des Réponses aux interrogatoires qu'il avait subis en prison, 1607, in-4-° ; Epistolœ ad Angelos pont i ftc ios, Londves, 1609, in-4-"; Epistol.e ad cardinalem Bellarminum ; difl'érentes pièces au .sujet de sa dispute avec le clergé séculier, concernant sa juridiction d'archiprètre.
BLAIR ( Jean ) , chronologiste écossais , membre de la société royale de Londres, en 1755, et de celle des antiquaires eh 1761, fut nommé, en 1757, chapelain de la princesse douairière de Galles, et, en 1758, précepteur pour les mathématiques du duc d"Vork, qu'il accompagna, en 1763, dans ses voyages sur le continent. Il mourut à Londres en 1782. On lui doit : La chronologie et l'histoire du monde, depuis la création jusqu'à l'année de Jésus-Christ 1753, exposées dans cinquante-six tables, etc., Londres, 1754, [ilusieurs fois réimprimé. La dernière édition anglaise est de Londres, 1790, in-folio. Ces Tabla
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chronologiques ont été trad. en français par Chniitr(au,qui les a continuées jusqu'au moment de sa publication , Paris, 1795, in-i°. Blair avait encore écrit des Leçons sur les canons de rAncien Testament , qui ont été publiées après sa mort.
BLAISE (saint), fut, à ce qu'on croit, évoque de Sébaste, où il souffrit le martyre vers 316. On ne sait rien de certain sur ce martyr. 11 était patron titulaire de la république deRaguse.
BLAMPIN (Thomas), né l'an 16W à Noyon en Picardie, bénédictin de Saint-Maur en
1665, visiteur de la province de Bouri^o^ne en 1708, mourut à Sainl-Benoît-sur-Loirc en 1710. C'est à lui qu'on doit la belle édition des OEuvres de saint Augustin. Voyez l'article de ce Père.
BLAMPOIX (Jean-Baptiste), évêque constitutionnel du dépariement de l'Aube, naquit ô i\l;kon le 16 octobre 1740. A|irès avoir enseigné la philosophie au collège de cette ville, il fut nommé curé de "Vandoeuvres près de ïroyes, et sut se concilier l'estime et la ven'ralion par son ardente charité et sa piété profonde. Le seigneur de sa paroisse lui ayant conféré une chapelle de 000 francs à sa nomination, continua de lui payer les revenus de ce bénéfice longtemps après sa sup|iiession, sachant bien que ces revenus profitaient plus aux pauvres qu'au curé. L'abbé B ampoix prêta le serment, mais les décrets de la convention ne l'en contraignirent pas moins de quitter sa paroisse. Klu évoque de Troyes parle clergé constitutionnel, il donna sa démission après le concordat, et occupa eu.suile quelque frmps la cure d'Aniay dans le diocèse de Dijon; son grand âge l'obligea de se retirer dans sa famille à M jeun; eu 180i, lors du passage de Pic VII dans cette ville, il eut l'honneur d'être présenté au saint-père qui l'accueillit avec beaucoup de bonté, et l'embrassa avec elfusion. 11 mourut à Mâcou en 1820. ludéiieudaujinent de ses Mandements et de ses Lettres
Î\astorales, il éciivit j lusieurs articles dans es Annales de la religion-
BLANC (Thomas LeJ, pieux et savant jésuite de Vifri en Champagne, mort à Ueims en
1666, après avoir été provincial. Nous avons de lui plusieurs ouvrages ascéliqu s, projiortiounés à l'intelligence, et assortis aux devoirs de toutes les clauses de citoyens, et par-là d'une utilité sûre etgénéiale : le Bon Vutct ; la ISonne Servante; Ir Bon Vigneron; le Bon Laboureur; le Bon Artisan; le Bon Riche; le Bon Pauvre; le Bon Ecolier; le Soldat généreux, etc. Mais le livre qui lui a fait le plus de ré|)utation est un gi-and (;(nnmeutaire sur les Psaumes, sous ce litre Analysis l'salinoruin Daiidicorum, Lyon, 1665, 6 vol. in-ful. Culijj^ne, 1681. L'auieur ne se borne pas au S'Mis littéral; il discute aussi amplement le sens ui .*sti(jue
"oyez Ue
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ancien (!udiste,iié dans le diocèsi; de (>outanl'e-., dirigeait le petit séminaire <le Kunnes è J époque de lu révolution. A^anl refusé lo
BLANC iLi;j. Vouez Beauueu.
BLANCHARD (PiiiiHK-Ci.AUi)i:-ToLSSAiNT),
serment, il dut se soustraire aux persécutions qui l'auraient atteint, et passa à .lersey, puis en Espagne, d'oii il revint en France pende tenqis avant le concordat. Il forma un séminaire à Rennes, devint proviseur du collège, et recteurde l'académie. Lorsque celte dignité lui fut retirée, il continua de s'occuper de l'instruction de iajeunesse, particulièrement de celle des élèves du sanctuaire, et dduna de grands dévelop|)ements à la mai-on d'éducation qu'il avait éta lie au Pimt-Saint-Mirtin. Les eudisles s'y étant rassemblés par ses soins le 9 juin 1826, il en fut élu supérieur général. Il avait été grand vicaire des trois derniers évèqncs de Rennes. Il mouiut le 1" sepiembic 1830.
BLANDINIÈRE (Jacques-Piehre Cotellb DE La), ecclésiastique connu surtout par la continuation des Conférences d'Angers, naquit h Laval en 1709, et fut successivement directeur au séujinaire d'Angers, curé de Soulaines près la môme ville, prieur de B;illée dans le AJaine, et enfin doyen de la collégiale de Saint-Cloud et grand vic.dre et archidiacre de Blois. Il avait aussi le titre de second sul)érieur des |irêtres du Mont-Vali'rien. Une Lettre qu'il jjublia sur l'assemblée du clergé de 1755, et dans laquelle il s'éh vail contre les opérations du parlement, fut l'objet d'une sentence de la sénéchaussée d'Angers, datée du 3 mars 175G. L'abbé Babni, et après lui Vautier et Audcbois de La Clialinière avaient commencé les Conférences d'Angers. La Chalinière mourut en 1759, et c'est sans doute è celle époque que l'abbé de La Blanlinière se chargea de la continuation dont il s'occupa le reste de sa vie. Luttant contre l'esjirit presbytérien qui faisait alors de certains i)rogrès, l'abbé de La Blaudinière défendit les prérogatives des pasteurs du premier ordre, et il se vit pour cette raison en bulle à |ilusieurs .'.tiaques. .Maullrol, entre autres, publia contre lui sa Défense du second ordre, 1787, 3 vol. in-12; et sa Défense des droits des prêtres dans le synode, 1789. L'auteur des Nouvelles ecclésiastigues aciusa l'abbé de La Blamlinièic de |icotesser une morale lelAchée; il triomplia de ces diverses agressiuns, et fut ^raùlié d'une pension annuelle décent pistoles par l'assemblée du clergé de 1780. qui voului lui donner ce témoignage de l'estime qu'elle faisait de ses travaux. Lors de la ré- \olulion, l'abbé lie La Blandinièie resta fidèle à fous ses devoii s. Di'pouiUé en couséquence de son revenu, il trouva un asile chez uue personne ri'iigieus', et c'est dans celte retraite <|u'il mourut en 1795, ii 8li ans.
BLANP.VIN (Jj;\n) , religieux prémoiitré, né au liduig lie \igiiot, prés de Commercy, le 2) octobre 170'*, lit profession à l'abbaye de Sainte-Marie de Ponl-h-Mousson le 6 juillet 1721. Il enseigna, à l'abbaye d'Estival, la rhétorique, la |)liilosoplne cl la théologie, fut ri'i'u docti'iii- dans riiiiiversilé de PoiiI-m- Monsson en 1734, el devint curé et ulliciul il Eslival. 11 aida l'abbé Hugo dans le travail des Annales de l'ordre des IMiiminli-és, el parcourut un grand nuiiibre d abbayes pour «a obtenir des docuuieuls. Ou a ue lui de
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savonfns Notes sur la Viedu B. Louis, comte d'Ajiisiein, religieux pr.'''inontré, qui furput iiis(''i éi'S dans la Bibliothèque de Prémontré, du P. Pag'' P^'i'* '^^'is 1'^ recueil intitulé : Sacrœ Antiguitatis monumenta , de HUr!;o. Parmi les mfirceaux dont Blanpain enrichit ce dernier recueil, on cite la Chronique de Baudouin de Niiiove, dont on ne c nnaissait que dos fragments, et la Chronique de l'abbaye de Vicogne, [lar Nicolas de Monligny, laquelle était encore inédite. Blanpain couipo-a aussi un ouviage intitulé : Jugement sur 1rs écrits de M. Hugo, évéqiie de Ptolémaïde, abbé d^Estival en Lorraine, historiographe de l'ordre de Prénmntré, Nancy, Cusson, 1736, in-8°. 11 mourut vers l'an 1765.
BLAU (Félix-Antoine) , né en 1751, fut professeur de théologie a Mayence, et composa, en allemand, un ouvrage très-violent contre l'Egl se romaine, intitulé : Histoire critique de l'infaillibilité ecclésiastique, Francfort-sur-le-Mein, 1791, in-8°. 11 se montra aident révolutionnaire , lorsque les idées démagogiques bouleversèrent la France, et fut emprisonné dans la forteresse de Kœnigstein en 1793 ; mais plus tard il fut nommé juge au tribunal criminel déMayence.ll mourut le 23 décembre 1798. On cite enc re de Blau : Essai sur le développement moral de l'homme, Francfort, i~9^. m-H° ; Critique des ordonnances relatives à la Religion, rendues en France depuis la révolution, fondée sur les principes du droit politique et ecclésiastique, Strasbourg, 1797, in-8°.
BLAURER (Ambroise), né à Constance en 14.92, embrassa les erreurs de Luther, et les prêcha dans sa ville natale. Il travailla ensuite, avec OEcolampade et Bucer, à introduire cette secte dans la ville d'Ulm ; et cnûn avec Brentius et deux autres protestants, pour l'introduire dans le duché de Wirtemberg. Il mourut en 15(37. On a de lui des ouvrages de piété, peu lus, même par ceux de sa secte.
BLAYNEY (Benjamin), théologien du xviii' siècle, né à Oxford, fut professeur royal dhébrcu à l'université de cette ville, et devint recteur de Polshot (Will^hire), où il mourut le 20 septembre 1801. Il fut pendant plusieurs années un des prédicateurs de Whitehall. On a de ce critique savant, qui jjossédait à fond l'ancien idiome des-hébreux : Dissertation tendant à fixer le véritable sens et l'application de la vision relatée dans Daniel, chap. IX, V. 20. et connue sous le nom de Prophétie des soixante-dix semaines de Daniel, avec des remarquas occasionnelles sur les lettres de Michaélis au docteur Jean Pringle sur le même sujet, 1775, in-4.°; Jérémie- Prophéties de) et ses Lamentations, traduction nouvelle avec notes critiques, philologiques et explicatives, 1784-, in-8* ; Zacharie, trad. nouv., avec notes critiques, etc., et un Appendice en réponse au Sermon du docteur Eveleigh sur Zacharie, ch. 1, V, 8-11 ; à la suite de cet ouvrage est une nouvelle édition de la Dissertation sur Daniel, corrigée. Eu outre, Blayney a légué des manuscrits à la bibliothèque de Lambeth; ce sont : une Iraduclionaonyeïie desPsaumes,