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2 vol, in-4° ; un Commentaire critique sur le même ouvrage, 3 vol. iu-4" ; des Notes sur Isaïe, 3 vol. in-4° ; des Remarques sur les petits Proj'hètes; Remarques sm le Cliant de Moïse, comparé avec le passage de Samuel, II, 22 ; le Chant de Débora, la Bénédiction de Jacob, celle de Moïse, et le Chant il'admonition de ce législateur, Deut., XXXII, C; Nouvelles observations sur quelques psaumes, quelques chapitres d'Isaie, et quelques-uns des petits Prophètes notamment de Zacharie, 1 vo!. in-fol.
BLEaIUR Marje-Jacqueune Bolette i»e), religieuse bénédictine du Saiut-Sacrement, naquit le 8 janvier 1618, de pareijts nobles et pieux. Remise à l'âge de cinq aus entre les mains d'une de ses parentes, religieuse dans l'abbaye de laSainto-TrinilédeCaen, etployée dès cet âge tendre aux pratiques de la vie religieuse , elle soll citak onze ans la grâce de recevoir l'habit du monastère, et pmnonça ses vœux dès que les lois ecclésiastiques le lui permirent. La ferveur qu'elle montrait dans tous les exercices la Ut choisir pour maîtresse des novices. Elle fut parla suite élue prieure. La duchesse de M' ckelbourg avant fondé un monastère de bénédiclinesà Chàtillon, demanda à l'abbesse de la Trinité la met e Jacqueline de Blénmr pour organiser la nouvelle communauté. Elle y passa avec joie, quoique la règle dût en être plus rigoureuse : elle y fut un modèle de piété et de pénitence. On a d'elle L'année bénédictine ou les Vies des saints de l'ordre de Suint-Benoit pour tous les jours derannée,l&(36-i613, 17 vol. in-4-° ; Les grandeurs de Marie, 2 vol. in-8"; Les exercices de la mort, in-12; L'éloge des personnes distinguées en vertu, qui ont vécu au dernier siècle, dans l'ordre de Saint-Benoît 2 vol. in-4-° ; la T7e de plusieuis personnages pieux,tellequecellede Pierre Fourrier de Matincourt, celle de don Philippe-François et autres. Cette sainte fille mourut le 2i marslC96.
BLIN de bourdon (madame), née le 7 mars 1756 à Gézaincouit en Picardie, fut élevée chez les Bernardines de Doullens et chez les Ursurnes d'Amiens, et de bonne heure elle résolut de renoncer au monde. Elle demeurait chez la baronne de Fouquesolles, sa grand'mère, qui mourut pendant la terreur. En 1794, luademoiselle Blinde Bourdon fut mise en | rison à Amiens avec sa famille, et elle n'eu sortit q.u'après la mort de Robes|!ierre. Elle se lia avec une pieuse fille, Julie Billiart, et toutes deux jetèrent à Amiens, en 1797, les fondements de l'institut des Sœurs de Notre-Dame, qui se consacrent à l'instruction des eniants et surtout des pauvres. Elles ouvrirent plusieurs maisons en France, et firent en 1807, un établissement à Namur. M''"'Bi;n de Bourdon, qui avait prjs en religion le nom de mère de Suint-Joseph, vint diriger la nouvelle maison. Ses vertus et sa firudence lui concilièrent l'estime de M. de La Gaude, évèque de Namur. L'établissement prospéra,. et en 1809 la maison d'Amiens se réunit à celle de Namur. La mèro Julie Billiai't, première supérieure générale, étant morte en 1816, la mère Saint-Joseph fut appelée d'uue voix unanime à lui suc-i
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céder. Sa congrégation s'accrut beaucoup sous elle ; elle' donnait à ses filles l'excraple de la ponctualité dans l'observance de toutes les règles, consacra sa fortune à soutenir son institut, et mourut, bénie et vénérée, le 9 février 1838. Les Sœurs de Notre-Dame possédaient, au moment de sa mort, des établissenienls en quinze endroits différents dont le clief-lieu est à Namur. Le total des religieuses était d'environ 360.
BLITTEUSWYCK (Jean de), écrivain ascétiipie du xvii" siècle, naquit à Bruxelles à latin du XVI' siècle, et entra, en 1603, chez les chartreux où il remplit d'abord les fonctions de sacristain. En 1637, il fut envoyé à Bruges j)ar le P. Bruno d'Outelair, prieur de la chartrcu-e de Bruxelles et visiteur de \a province tiutaniquc, afin d'y administrer les biens d'un couvent de religieuses de son ordre. Il mourut le 28 juillet 1661, après avoir publié un grand nombre d'ouvrages de dévotion, écrits en iîamand et traduits du français, de l'espagnol et du latin. 11 est en outre auteur des trois ouvragessuivants : Soupirs spirituelsvers Dieu, Bruges, 1629, in-12 ; Trésor de prières à la Vierge, avant et après la confession ; Oraison à l'usage des personnes qui visitent les saintes images delà Vierge, exposéesà Bruxelles à la vénération publique, Bruxelles, 1623, in-16. Enfin il laissa en manuscrit dix-huit traités ou discours.
BLOIS. Voy. Blosius.
BLONDE (André), né h Auxerre en 1734, entra dans la congrégation de l'Oratoire et y professa pendant plusieurs années la philosophie. Il en sortit pour se faire recevoir avocat, et fut admis dans les conférences où il s'associa aux travaux de Mey, Maultrot, Camus, Aubry et autres canonistes. En 1771, lors de la révolution parlementaire, s'étant prononcé avec beaucoup de force contre les iiuiovaiions du ministère Alaupoou, il se vit contraint de passer en Hollande, et il iiublia en 177V, h Amsterdam, mie traduction des F«iidv)nents de ta jurisprudence naturelle, de Pi sicl. Il V lit iiussi ini[)iimer les Maximes du droit public français, uuvrage de Mey et Maultrot, aiujuel il ajouta une Dissertation sur le droit de vie et de mort. L'avènement de Louis XVI et le rétablissement de la magistrature lui permirent de rentrer en France. En 1790, il signa, avec Jabineau, Maultrot, Mey, Meunier, Daléas , Bayard, Van(([uetin cl Mauclerc, le Mémoire à consulter et consultalion sur la comjtétcucr de la puissance temporelle , rclatinment à l érection et à la suppression des sièges épiscopaux (|ui est du 13 mai. 1! prit part aux Nouvelles ecclésiastiques, et on lui attribue les articles (jui parurent dans les anciennes Nouvelles contre les écrits de B<'rgier.lùi 1791, il cooiiéra, avc(' Jnliineau au recueil intitulé : Nouvelles ecclésiastiques ou Mémoires pour servir à l'histoire de la constitution civile du clergé, où l'on nTulail b's autres iVoi(rc//(« dirigées parl'rililié deSnint- Mari-, et qui a|i|irouv,'iient les iniujvations (le l'assemlili'e constituante. Blonde mourut à l'aris le 3 ;ivi il 179V. Il a ciieore écrit : Lettre à M. lierynr, docteur m théologie, sur
son ouvrage intitulé : Le Déisme réfuté par lui-même, Paris, 1770, in-12 : les reproches que fait Blonde h Bergier ne pouvaient guère venir que d'un janséniste ; Lettre d'un profane à M. l'abbé Bandeau, très-vénérable de ta scientifique et sublime loge de la Franche- Economie, Paris, 1773, in-12 : cette critique du système des économistes alors tout-puissants tit mettre l'auteur à la Bastille.
BLONDEAU (Clacde) , chanoine de Besan çon.dans le xvn' siècle, a publié dans celte ville, en 166V, le Triomphe de la charité ou l'Abrégé des grandeurs de la confrérie de la ti'ès-sainte Trinité, etc.
BLONDEL (David) , né à ChAlons-sur- Maine, l'an 1591, ministre protestant en 161V, était professeur d'histoire h Amsterdam en 1650. L'air de cette ville, joint à son application, lui fit perdrelavue.il mourut en 1655. Peu de savants ont été plus profonds dans la connaissance des langues, de la théologie, de l'histoire civile et ecclésiastique. Sa mémoire était un prodige : aucun lait, aucune date ne lui écha[)pait. Blondcl était un excellent critique, mais un écrivain très-plat et très-lourd. On peut lui apidiquer ce que Eonlenelle dit de van Dale : « Qu'il ne fait « aucune difficulté d'interrompre le fil de son « discours, pour y faire entrer (juelque autre v( chose gui se présente ; et dans cette paren- « thèse-la, il y ench;':sse une autre parentlièse, « qui même n'est peut-être ])as la dernière.» Les [irincipaux ouvrages de Blondel sont : Pseudo -Isidorus et Turrianus vapulantes , tlenève, in-V° : il y prouve la fausseté, ou plutôt l'altération de plusieurs Décrétales recueillies par Isidorus Mcrcator ; toutes les rétlexions qu'il fait à ce sujet sont fausses et déplacées; Assertio (icnealogiœ Franciœ, 1655, in-fol., contre ChilUet (]ui faisait descendre nos rois de la 2' et 3' race, d'Amberl qui s'était marié, selon lui, l'i Blitilde, tille de Clolaire 1" : on s'imaginait trouver dans cette fable le renversement de la loi sali(|ue, qui exclut les femmes de la couronne; Apologia pro sententia S. Ilieronymi de J'resbgteris cl Episeopis, in-V"; De la primauté de l'Eglise, tlenève, lOil, in-fol. On doit bien sentir couune ci'llo primauté de l'Eglise (il aurait parlé |)liis exactement s'il avait dit du chef de l'Eglise) est traitée p,ir un protesl.int : il parcourt tous les siècles |iour Iriuiver des tails contre l'autorité du souverain pontife; un Traité sur les Sibylles, Cliarenton , 16i9, iii-V" ; Un autre ro/i^/v la Fable île la papesse Jeanne, Ainster iam. Hj't~i , ii:-8" : ouvrage d'une uriti([ue lumineuse et iinparliale, qui souleva contre lui les fanaliipiesde sa communion; (les Ecrits de controverse.
BLO.NDEL l'ii:nui;-Jvn.uis . né il Paris, est auteur d'un li\re qui a|iourlitre : les Vérités de ta Ketigion chrétienne, enseignées par principes, t'I il' un Mémoire, iu-l'ol., contre les nii|iriiiieuis et leurs gains ('xce>sirs.Il n pulilii' la llelation des séances dr l'académie des htlles-letlres et des sciences, iiiséiée d.uis les .\l('nioucs di^ Trévoux. 11 moiniil eu 1730.
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Port-Royal. 'Après avoir élevé quelques jeunes gens, il se chargea de la direction de l'imprimerie de M. Després, chez lequel il commença à demeurer en 1715. Il ne se contenta pas de revoir les manuscrits de cet imprimeur, il travailla h. une nouvelle Vie des Saints, qui parut en 1722 à Paris, chez Després et Desessarts, in-fol. Il mourut à Evreux en 1740, après avoir publié divers ouvrages de piété.
BLOSIUS ou DE BLOIS (Fra\çois-Louis) , de la maison de Blois et de ChAtillon, né en 1306, au château de Doustienne, dans la principauté de Liège près de Beauraont en Hainaut, passa ses premières années à la courdeCharles-Quint,etfut pagedeceprince.
Agé de 14 ans, il entra chez les bénédictins de l'abbaye de Liessies, près d'Avesnes en Hainaut, et se fit admirer par sa sagesse. Devenu abbé en 1530, il établit la réforme dans sa maison, y fit fleurir les sciences et toutes les vertus , et mourut saintement en 1566, à 59 ans, après avoir refusé l'archevêché de Cambrai et l'abbaye de Tournay. Son disciple Jacques Frojus publia ses ouvrages de piété réunis, en 1571, in-fol., avec sa Vie, qui fut un modèle de toutes les vertus. Le principal est son Spéculum Religiosonim. Il a été traduit en français , par le Père de La Nauze, jésuite, sous le titre de Directeur des âmes reliqieuses, Paris, 1726, in- 8°. On a donné, en 17V1, une traduction de ses Entretiens spirituels, Valenciennes, in- 12. Tous ces ouvrages sont écrits avec autant de jugement que de piété ; ils sont remplis de cette onction sainte qui agit sur le cœur en même temps que l'esprit s'ouvre à la conviction. Philippe II les choisit de préférence pour se préparer, durant sa longue maladie, à une mort chrétienne.
BLOUNT (Charles), fameux déiste, né à Upper-HoUoway en 1654, s'annonça d'une manière peu favoiable k sa réputation par la traduction des deux premiers livres de la Vie d'Apollonius de Ti/atie, par Philostrate, imprimée en 1680, in-fol. Les notes sont encore plus extravagantes que l'ouvrage traduit. Elles ne tendent qu'à déQgurer la religion et tourner en ridicule les livres saints. Ce commentaire, déjà infamant parlui-même, devint une double source d'ignominie quand on sut quec'était unp!agiat; carcesnotesqueBlount donnait comme le fruit de son profond savoir, sont presque toutes tirées des manuscrits d'Herbert de Cherbury, qui avait la môme religion que lui, c'est-à-dire, qui n'en avait aucune. Son livre, traduit depuis en français, Berlin, 1774, 4 vol. in-12, fut proscrit' en Angleterre, môme en 169.3. Cette même année Blount étant devenu amoureux de la veuve de son frère, et n'espérant pas de pouvoir obtenir une dispense pour l'épouser , se tira d'embarras en se donnant la mort : fin naturelle d'un homme qui ne connaissait d'autre bien quela volupté, et qui selevoitenleversans retour. Oa a encore de Blount les ouvrages suivants^ où les égarements de la raison et les basses ressources du mensonge sont poussés aussi loin que dans sfcs notes sur DicT. DE Biographie relig. I.