‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 130 sur 228 · ROE · texte numérisé non relu

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luagique, et ajoute que c'est un de ses {)lus spécieux moyens de proiiager son empire. Voij. ]5uow> (Thomas); Theatrum naturœ , Lyon, 13oG, in-8", qui fut supprimé et qui n'est pas commun. Il a été traduit jiar de rougerolles, Lyon, 1397, in-8''. Bodin mourut de la peste en 1396, .à Laon, où il était procu cur (lu roi, Agé de 66 ans. Il était vif, liardi, entreprenant, tantôt zélé défenseur de la monarchie, et tantôt républicain outré. Ses connaissances n'étaient ni ])rofondes ni solides. 11 favorisa ouvertement les luiguenols. Quelt|ues écrivains ont soutenu qu'il était Juif, parce ({ue, dans son Dialogue sur les reliqions , qui n'a pas été imprimé, il donne l'avantage à la religion juive, et que, dans sa liépublique, il na pas nommé une seule fois Jésus-Christ. Dans le fond, il n'avait ]ioint de religion, et ce n'est pas sans sujet qu'on l'a accusé d'athéisme.

BOECE iAnicius Manlius Torquatus Severinus Boclius], philosophe, homme d'Elat et écrivain latin du v' siècle, de la famille des Anices, une des plus illustres de Home, naquit, suivant l'opinion la plus [)roljable, en 433. 11 fut consul trois fois, en 487, 510 et 511, et ministre de Théodoric, roi des Oslrogolhs, dont il avait prononce le panégyrique à son entrée dans Rome. Son zèle )Kiur la félicité publique égala celui qu'il avait pour la religion, et l'Etat fut heureux tant que ses conseils furent écoutés. Trigille et Conigaste, favoris de Théodoric, irrités de ce que Boéce s'opposait à leurs concussions, résolurent sa r'uine. Sur un frivole soupçon que le sénat de Rome entretenait des intelligences secrètes avec rem|)ereur Justin, le roi goth lit mettre en prison Boëce et Symmaque, son beau-père, les plus distingués de ce corps. On le conduisit à Pavie, où, après avoir enduré divers gi-nres de supplices, il eut la tète tranchée, le 23 octobri', l'an 524. Les catholiques enlevèrent son cor|)s et l'enterrèrent à Pavie. Deux cents ans après, il fut transporté dans l'église de Saint-Augustin de la même Villc, par ordre de Luil[)rand, roi des Lombards, qui lui fit dresser un mausolée magnili(pie,que l'on voit encore aujourd'hui. L'cmpcri'urOllion 111 lui en fit élever un autre, sur lc([ut'l on grava des inscriptions Irès-lionorables. C'est dans sa prison i|u'il comnosa son beau livre De la consolation de la philosophie. Il y [larle de la Providence, de la iinscience de Dieu, d'une ntanièic digne de l'Etre éternel : la |)lnlosophie de Boece était religieuse, et bii'U ddférente du vain verbiage des sloiciens. On a encore de cet auteur un Traité des deux natures en Jésus-Christ, et un de la Trinité, dans lequel il em|)loie beaucoui) de termes tirés de la |)|iilosoplhed'Arisl(>te.On prétend qu'il est le premier des Latins qui ait apjiliqué à la théologie la doctrine de ce pliilo>oph • grec. Ces traités, au reste, sont f(jrt orthodoxes, et des monuments i)récieux de la foi et du zèlo de ce philosophe, grand hommci et humble chrétien. Les vers de Boëce sont sentencieux et élégants, autant (lu'ils jtoiivaienl l'être dans un siècle où la barbarie comaiençail h se répandre sur tous les arts. Les éditious do

Boëce les plus recherchées sont : la première à Nuremberg, 1476, in-folio; celle de Bàle, 1570, in-folio; celle de Leyile, avec les notes Variorum, 1671, in-8"; celle de Paris, ad îisnm delphini, 1680, in-4'' : cette dernière est rare, et elle no contient que le Traité de la consolation. Il a été traduit en français par M. de Francheville, Paris, 1744,2 vol. in-12; par Moiabin, 1733, et par l'abbé Colesse, en 1771, in-12. La traduction de René Cerizicrs est préférable pour la fidélité, mais elle est un peu surannée pour le langage. On prétend que c'est d'après lui, et non d'ajifès le texte cîe Boëce, que les trois traducteurs modernes ont travaillé. L'abbé Gervaise , prévôt de Saint-Martin de Tours, et mort évèque d'Horren, donna h Paris, en 1713, la Vie de Boëce, avec l'analyse de ses ouvrages, des notes et des dissertations qui sont d'une grande utilité jiour l'intelligence du texte de cet auteur. Voyez encore la Bibliothèque latine de Eabricius, tome III; dom Ceillier, tome XV; et la Vie de Boëce par Richard (iranham , vicomte Preslon, h la tète de la traduction anglaise des livres de la Consolation de la philosophie, que ce seigneur a publiée avec de bonnes nol^s. — Le P. Papebroch donne à Boëce le litre de saint, et joint sa Vie à celle du pape Jean. Il dit que son nom a été inséré dans le Calendrier de Ferrai ius, et dans ceux de quelques églises particulières d'Italie, sous le 23 d'octobre, jour auquel on fait mémoire de lui à Saint-Pierre de Pavie. Voyez les Acta sanclorum, 6 maii, pag. 707.

BOEtjEKT (Jean-Baptiste), chanoine honoraire de la cathédrale de Strasbourg, et directeur de l'école spéciale de Molslieim, naquit à Kaisersberg le 12 mai 1793. Après avoir fait sa théologie à Strasbourg, il vint achever ses études à Paris et fut fa.t prùtreà Sainl-Sulpice. D'abord professeur de rhétorique au petit séminaire de Stiasbomg, il professa ensuite la philosophie au collège universitaire de cette ville, et fut nommé principal du collège de (iolmar. Enfin l'évéque de Strasbourg lui confia la directi((n de lécole ecclésiasticjue de Molslieim. Dcfiuis longtemps Boegert était atteint de la poitrine lorsque dans une tournée qu'il faisait, au nom de son évèque, pour examiner les jeunes prêtres du diocèse, l'aggravation de son mal lobligeade s'arrêter à .Mulhauscn, où il mourut au mois de se|)tembre 18.'J1. On a de lui : Héllejcions amicales sur une lettre adressée ù M. de Maccarthy, in-8" : c'est une réponse à une critique des sermons de Maccarthy, |)ar un protestant de Strasbourg; le Cri de la rérité.et de la justice, ou Considérations sur les rapports entre la religion catholique et la charte, entre' le clergé et ta société, Strasbourg. 1831, in-12 de 108 jiages ; et des Méditations jdtilosuphiqucs, qui contiennent . la matière des exercices (ju'il avait établis le j* dimanche ]>our les jilus avances des élèves. j'

BOEILM (Jacob), a donné son nom ;i la secte Acsboehmisles, espèce d'illuminés {\'\\lemagne. Il naquit en lo75, en Lusace, d'un jiaysan qui le lit cordonnier. Il mourut en 1024, qjrès avoir all'octé d'avuu' de frcqucu- ,

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