‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 135 sur 228 · BOO · texte numérisé non relu

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C'est dans cette ville qu'il mourut le'l" mars 18'20. Plusieurs de ses écrits ont été insérés par l'abbé Hesmivy d'Auribcau dans ses Mémoires pour servir à riiistoire de la persécution.

BONNEVAL(Jean-Baptiste-Marie-Scipion RuFFO de), évèi]ue de Senez, frère du précédent, naquit à Aix le 22 janvier 1747, et lut élevé chez les jésuilps de cette ville. Ordonné prêtre au séminaire de Saint-Sulpice, il devint grand vicaire du diocèse de Senez, et lors de la démission de ce prélat, il fut fait grand vicaire et chanoine d'Aix. Castellane Adhémar, à qui l'évèché de Senez avait été donné sur le refus de Sixte de Bonn<'val ( Voy. l'art, précédent) étant mort, Jean-Baptiste fut appelé en 1788 à occuper le siège vacant. Ce siège fut supprimé en 1790; mais Bonneval, ne se tenant jias pour dépouillé de sajuridiction, publia plusieurs lettres et des protestations qui le tirent arrêter et condamner à l'exil. Il dut à cette circonstance de n'être [loint en butte aux persécutions révolutionnaires. Lors du Concordat i, remit, par obéissance et malgré sa répugnance, sa démission au pape ; néanmoins il demeu; a dans son exil et refusa la pension qui était faite aux évêques démissionnaires, se fondant sur ses principes de tidélitè pol tique à l'ancien gouvernement. On croit que le cardinal Consalvi la lui lit maintenir sans condition. Depuis 1803 il résidait à Viterbe, remplissant avec beaucoup de zèle les fonctions sacerdotales et épiscopak's, tant à Viterbe que dans les diocèses voisins, où l'appelait la confiance des prélats, lorsque Louis XVIII le nomma à l'archevêché d'Avignon, en 1817. Mais l'ancien évoque de Senez préféra rester fidèle à sa pieuse retraite de Viterbe, où il mourut le 13 mars 1837.

BONO ( l'abbé Jean-Baptiste-Adgustin ), profcsseurde droit canonique, naquit en 1738 a Verzuolo |)rès de Saluées. Sa première éducation avait été diiigée vers la méiecine, qui était exercée depuis longtemps dans sa famille de pèr^' en tils. Mais son inclination pour l'état ecclésiastique jirit le dessus, et le jeune Bono lit à l'univeriilé de Turin son cours de droit civil et canonique. Reçu docteur en 17o0, il .s'adunna à l'enseigueraenl; en 1767 il fut n'juuué pour occuper la chaire d'institutions canoniques, et en 1768, celle de droit canon. A cette é]Joque parut son ouvrage intitulé : De poteslatc Ecclesiœ tum priniii/is, seu de jurisdictione, que suivirent en 178S dus thèses De poteslate prinripis circu imUrimunia. L'année suivante on y lit une rc'ponse sdus ce titre : Pétri Deodati Nicopolilani epislola ad Anlecessurcm Taurinensem, qua illustranlur rjus proposilioncs de polestnle l'kclesiœ in iiidlriinuitiii. Mcgalopoli. A son traité De iriminihus icclesidsticis, Bono ajouta en 1791 se()t thèses De usuris, dans lesquelles il se propose d'expliquer la loi de 1 Kvaii,.;ile, raulorité des Pères de l'Eglise, le sens des (fanons, et la lettre encvcliiiue de Benoit XIV. Le vicaire du saitit oflice attaqua vivemei.t ces thèses dans une brochure. Les armées françaises ayant en-

vahi la Savoie et le comté de Nice en 1792, Bono et d'autres professeurs ne dissimulèrent point leurs sympathies pour la révolution, ce qui fit fermer l'université de Turin. C'est alors qu'il composa la savante préface des Œuvres de Leibnitz, qui furent publiées en 1797 à Genève. Au mois de décembre 1798, Bono fut du nombre des 15 membres du gouvernement provisoire établi par le général Joubert ^ Turin. Cette circonstance de la vie de Bono l'eiit exposé aux rigueurs des poursuites politiques lorsque les Austro- Russes occupèrent le Piémont en 1799; mais Bono mourut cette année même, dans le mois de mars.

BONOSE (saint ), capitaine romain, fut condamné à être décapité par ordre de l'empereur Julien, sous prétexte de rébellion, mais en etfet pour n'avoir pas voulu ôter du Labarum la croix que Constantin y avait fait jieindre. La politique cruelle de ce prince dissimulé lui faisait toujours substituer des raisons imaginaires dans les supplices ordonnés contre les chrétiens.

BONOSE, évoque de Sardique et non de Naisse en Mysie, atlaiiuait comme Jovinien la virginité perpi tuelle de la sainte Vierge. Il prétendait qu'elle avait eu d'autres enfants après Jésus-Christ, dont il niait même la divinité comme Photin; en sorte que les photiniens turent nomnn's depuis Bonosiaques. Il fui condamné dans le concile de Capoue, assemblé en 390 pour éteindre le schisme d'Antioche.

BONOSK. Voy. Benoît I", jiape.

BONUECUElL (Joseph Dcuaxti de), prêtre de rOratoire, tils d'un conseiller au parlement d'Aix, t)ii il était né le 8 juillet 1602, moit à Paris, au séminaire tie Saint-Magloire le 11) mai 175!j, a laissé : Les OEurres de saint Ainbroisr sur la rirqinité, traduites en français avec des iwtes et une Dissertation préliminaire sur les vierges, 1729, iii-12; Les panégyriques des martyrs, par saint Jean Chrysostonie, avec un Abrégé de la Vie de ces mêmes vtartyrs, 173'i-, in-8'; les Lettres de saint Ambroise, traduites en français sur l'édition des Bénédictins, avec des notes historiipies et critiques, 17'»l, 3 vol. in-12; les Psaumes de David, e.rjitiquéf. jiiir Théiidoret, suint Basile et saint Jcait Cliri/sosliinii'. 17V1, (j vol. iii-l'i; ri'impr. en 7 vol. in-8 ; Lettres de saint Jean Ckrysostome, 17.')2. 2 vol. iii-8'; Vl-'sprit de V Eglise dans la récitation de l'office de Compiles, 173V, in-12. Ses versions sont exactes et son sis le est assez, |)ur.

BOONAERTS. Voy. Bonahths.

BOOT ( AiiNOLD ), "calviniste né en Hollande vers 1600, s'aiiiiliqiia h l'étude des langues savantes et à la médecine, (lu'il exerra en Angleterre et en Irlande. En lOVV il se relira ù Paris, où il s'adonna enlièremenl aux Iravaux lilléraires et mourut m 1053. Il (il plusieuis ouvrages pour (jcfondrc riiilé.;ril(' du texte hébreu moderne, attaqué par le P. Morin et Jean (laj'pel; mais ils hii tirent peu de lorl. I.e P. L.' Long a relevé, dans sa Bibliotliè(|ue Sacrée |p.200), plusieurs i)évues échappées à Bool dans ses Animadvcr-

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siones ad textum hebraicum, Londres, I6i'i.. Nous avons encore de lui Observationcs mediciT, Helmstadt, 16G1, in-'r. Il a eu part à la Philosophie naturelle réformée , Dublin , 164-1, in-4°, publiée par son frère Gérard Boot, mort à Dublin l'an 1C50. C'est une critique de In philosophie d'Aristote.

BOOZ, tils de Saloiuon et de Rahab, épousa Ruth vers l'an 1175 avant Jésus-Christ. II en eut Obed, aïeul de David.

BOQUIN ou BOUQUIN (Pierre), théologien hétérodoxe, avait fait profession dans l'ordre des Carmes. Uquitta la Franceen I5il, pour aller à Wittenberg suivre les erreurs de la doctrine protestante, et Mélanchthon lui persuada d'occuper la chaire que le départ de Calvin laissait vacante h Strasbourg. Quelque temps après il revint à Bourges, et, espérant que la réforme se propagerait de [ilus en plus en France, il donna, en attendant , des leçons publiques d'hébreu. La recommandation de la reine de Navarre, à qui il avait présenté quelques-uns de ses ouvrages, le fit nommer bientôt prédicateur à la cathédrale; mais il fut obli.:é de donner sa démission. L'électeur palatin lui confia la chaire de théologie à Hcidelberg, qu'il occupa 20 ans. Des disputes s'étant élevées entre les partisans de Luther et Boquin, l'électeur voulut lui faire signer une profession de foi; sur son refus, sa place lui fut retirée. Il en obtint une autre à Lausanne, où il mourut en 1582. Les ouvrages de Boquin consistent en traités de théologie et en écrits de controverse, qui sont auj(iur(rhui oubliés, à l'exception du suivant, quelescuiieux recherchent encore : P. Boquiiù Apodeijcis nnti-ehristianismi qua christi'inisniuiit verdin reliqionrm, pharisaismutnchrislianismoconlrariiiin^papisniuinpharisaismo simillimum esse ostendilur, Genève, 1583, in-8°.

BORBETZY ( Narsès), religieux arménien, évèque de Bitlis, est auteur de quelques ouvrages qui se conservaient manuscrits à la Bibliothèque royale. Ce sont: une Logique: une Explication des litres de Moïse; cinquante Sermons ouhomélies. 11 mourut en 1317.

BORDE (Vivien La) prêtre de l'Oratoire, né à Toulouse en IGSO, supérieur de la maison de Saint-Magloire à Paris, mourut dans celte ville en 1748. Il avait été envoyé à Rome avec l'abijé Chevalier par le cardinal de Noadles, pour les atTaires de la Constitution. On a de lui plusieurs écrits fort estimés jiar les anti-constitutionnaires : Témoignage de la vérité dans l'Eglise, 171i, in-12. L'auteur fit, dit-on, en trois jours, cet ouvrage, où il y a beaucoup d'imagination. Il le désavoua tlepuis, en adhérant à l;i Constitution ; Principes sur la distinction des deux puissances, 1733, in-12. Cet ouvrage, condamné par le clergé de France, renferme des principes pfrnicieux et destructifs de la .juridiction eccléviastique; Retraite de dix jours, 1735, in-12; Conférence sur la pénitence, in-12, petit format, ouvrage d'une morale rigide et sévère; Mémoires sur l'assemblée jirocltaine de la congrégation de l'Oratoire, 1733, in-4".

BORDERIES ( Etiense-Jean-Fra>çois ) ,

évêque de Versailles, né àMontauban en 1761, d'une famille du Rouergue, fut envoyé de bonne heure à Paris et lit ses études au collège de Sainte-Barbe, où l'abbé Nicole fut son ami. Il obtint ensuite une chaire dans ce collège, reçut les ordres sacrés, et se relira, lors de la révolution, en Belgicjue, où il tut chargé d'une éducation particulière. Il résida aussi en Allemagne, et revint en France en 1793. De Lalande et lui desservirent la Sainte-Chapelle, à Paris, qui n'avait pas été enlevée au culte. Lorsque le premier eut été nommé curé de Saint-Thomas d'Aquin, le second l'y suivit comme vicaire. Ses catéchismes et ses sermons étaient extrêmement goûtés et produisirent beaucoup de bien. En 1819, l'abbé Borderies fut nommé grand vicaire de Paris, et, le 21 juillet 18i7, il fut sacré evêque de Versailles. Il composa pour son église un Catéchisme, un Missel et un Bréviaire où l'on trouve dès hymnes latines de sa composition. Ce prélat mourut à Versailles le 4 août 1832. Les OEuvres de M. Borderies ont été publiées en 1833, k vol. in-8° et in-12 : le premier volume renferme les sermons de l'avent, les conférences et les mandements ; les deux suivants forment le carême; et l'on trouve les prônes, exhortations, catéchismes et cantiques dans le quatrième. Un cinquième volume devait donner les Lettres, avec une notice, mais il n'a pas été imprimé.

BORDES (Charles), prêtre de l'Oratoire, natif d'Orléans, mort en 1706, à (pii l'on doit la publication d'un ouvrage du P. Thomassin, qu'il m t en ordre. Cet ouvrage a pour titre : Traité historique et dogmatique des édits et des autres moyens spirituels et temporels, dont on s'est servi dans tous les temps, pour établir et maintenir l'imité de l'Eglise catholique, Paris, 1703, 2 vol. in-4.°. Le P. Bordes y ajouta un volume supplémentaire, et composa une Vie du P. Thomassin, qui se trouve en tête du Glossarium hebraicum de ce dernier. Il fut de plus éditeur du recueil des Oraisons funèbres de Mascaron, en 1704.

BORDONiO (Joseph-Antoine), jésuite, né à Turin le 22 février 1682, professa d'abord les belles-lettres à Pignerol, puis à Gênes, et fut appelé pour enseigner la l'hétorique à Turin en 1703. Chargé, en 1708, de l'éducation du marquis de Suze , il suivit, en 1712, comme chapelain de l'ambassade, le marqiùs de Saint-Trivié , nommé ambassadeur en Angleterre. Après son retour à Turin, il y enseigna pendant plusieurs années la théologie. En 1719 il fut chargé de l'exercice de la bonne mort que l'on instituait, et il remplit cette fonction jusqu'en 1742, terme de sa vie. Le plus important de ses ouvrages est intitulé : Discours pour l'exercice de la bonne mort (en italien), Venise, 3 volumes in-4°, dont les deux premiers parurent en 1749, et le troisième en n."}!. Cet ouvrage a été plusieurs fois réimprimé.

BORET (Arnaud de), conseiller au parlement de Toulouse, né le 12 novemlire 1559, niurt le 10 mai 1623, était un magistrat intègre et voué aux. bonnes œuvres. 11 se fixa à

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