‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 137 sur 228 · DOS · texte numérisé non relu

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physique, d'histoire naturelle et de législation. 11 avait été destiné dès son enfance à l'état pccli'siaslique, et devint l'un des cardinaux de Saint-Ambroise de la métropolitaine et défenseur de la chancellerie épiscopale. C'est alors qu'il lit imprimer des ouvrages sur le droit ecclésiastique, sur laliturf^ie de l'église ambroisienne, de celle de Hollande, ainsi qu une Dissertation sur l'état des sciences et des lettres en Lombardie. Plusieurs académies s'empressèrent de l'appeler dans leur sein. Les pierres gravées anciennes, les habits des anciens Romains, diverses matières d'histoire naturelle, lurent successivement l'objet d'autres dissertations qu'il publia. L'invasion des Français en Italie fournit au comte de Bossi l'occasion de s'appliquer aussi à la politique, et il fit paraître à Venise de nouvelles dissertations sur l'administration de l'Etat et sur l'impôt. Il donna en outre une traduction des Progrès de l'csprit humain, de Condorcet. En 1801, il fut sécularisé par le souverain pontife, et il fut nonunéaucorpslégislatif ou comicesdeLyon, puis envoyé à Turin en qualité d'ambassadeur du royaume d'Italie. Plus lard il devint conseiller d'Etat. Les événements de 1814 et de 1815 le rendirent aux sciences et à la littérature, ciui devinrent son occu[)ation exclusive, et il publia, les années suivantes, une Histoire générale d'Italie , 19 vol. iii-8"; la Vie de Léon X , celle du Manuzio et de Colombo, et il dirigea la publication du Dictionnaire sur l'oiigino des inventions et des découvertes. Les langues italienne, latine et française lui étaient également familières. Le grand nombre d'ouvrages qu'il a laissés forment un total d'environ deux cents volumes.

BOSSU (Jacques Le), en latin Bossulus, thi'ologien, naquit à Paris en 1346. 11 entra dans 1 ordre de Saint-Benoit, se lit recevoir docteur de Soibonne, et acquit une grande ré|)utation de savoir et de talent qui le tit nommer |irieur de l'abbaye de Saint-Denis. Il embrassa avec chaleur la cause de la ligue, et contribua beaucoup, en 1585, à faire révolter Nantes contre l'autorité royale, | ar ses l)rédications et ses écrits. Mais celle-ci ayant triomphé. Bossu se rendit à Home où il fut bien accueilli. Le pape Paul V lui montra une estime toute particulière, et le consola, par des honneurs, du chagrin que lui causait son exil. Bossu mourut à Rome le 7 juin 162G. On a de lui : Les devis d'un catholique et d'un politique, Nantes, 1581), iii-8°. Ces devis consislenl en 3 pièces imprimées séparément; mais les bibliographes n'ont pu retrouver la première. La seconde a trait l\ l'exhortation que l'auteur venait de faire au |teui)le de Nantes pour l'engager h jurer Vunion, et dans la troisième il est question de la mort de Henri III ; Sermon funèbre pour la mémoire de dévote et religieuse personne Fr. Edm. Bourgoin , martyrisé à l'ours , Nantes, 1590 ; Sermon funèbre pour l'anniversaire des princes Henri et Louis de Lorraine, ibid., 1590, in-S" : ces deux pièces sont extrêmement rares; enfin un traité sur la

grâce, publié par le P. Serry, sous ce titre : Anirfiadversiones in xxvproposiliones P. Lud. Molinœ, Rome, 160G, in-li.

BOSSU (PiEKRE-Louis), chanoine de Paris, avait été, avant la révolution, vicaire, puis curé de Saint-Paul ; en 1783 il prêcha la cène à la cour. Ayant refusé le serineiil à la constitution civile du clergé, il dut quitter la Fr.iMce, et il se rendit à Blankenbourg, puis à MittaujOùil remplit les fonctions d'aumônier auprès de Louis XVIII. L'abbé Bossu revint à Paris à l'époque du concordat, et fut nommé curé de Sauit-Eustache. Il avait donné sa démission et était devenu chanoine de Notre- Dame, lorsqu'il est mort à Chaillot en 1830, à l'âge de 83 ans. Il a publié : un Discours par lui prononcé à Saint-Roch dans un ser vice célébré pour tous les curés de Paris morts depuis la révolution ; l'Indigence brillante par la Charité, Vàvis, 1814, 1 vol. in-12.

BOSSUET (Jacques-Bénigne), né à Dijon le 27 septembre 1627, d'une famille de robe noble et ancienne, laissa voir dès son enfance tout ce qui devait lui attirer dans la suite l'admiration publique. Il fut, dit-on, d'abord destiné au barreau et au mariage. Ceux qui tirent vanilé de savoir les secrets des familles assurent qu'il y eut un contrat entre lui ei Mlle Desvieux, fille d'esprit et de mérite, et son amie dans tous les temi)s; mais ce contrat n'a jamais existé. Bossuet, après ses premières études, vint à Paris en 1642, à l'âge de 15 ans, et reçut le bonnet de docteur de Sorbonne en "1652. De retour à Metz, oii il était chanoine, il s'attacha à former son esprit et son cœur. Il s'appliqua à l'instruction des protestants, et en ramena plusieurs à la religion catholique. Ses succès eurent de l'éclat. On l'appela à Paris, pour remplir les chaires les plus brillantes. La reine-mère, Anne d'Autriche, son admiratrice, lui fit donner, à l'âge de 34 ans, l'Avent de la cour en 1661, et le Carême en 1662. Le roi fut si enchanté du jeune prédicateur, qu'il fit écrire en son nom à son père, intendant de Soissons, pour leféliciter d'avoir un filsqi,.irimmortaliserait. Son Carême de 1666, son Avent de 16i;8, prêches pour confirmer les nouveaux convertis, et particulièrement le maréchal de Turenne, lui valurent l'évêché de Condom. Ses sermons ne sont cependant pas ce qui l'aie plus illustré. Le roi lui confia bientôt l'éducation de Mgr le Dauphin ; il prêta le serment accoutumé le 23 septembre 1670. Un an ai)rès il se démit de l'évêché de Condom, ne croyantpoint pouvoir garder une épouse avec laquelle il ne vivait pas. Ce fut vers ce temps qu'il iirononça l'Oraison funèbre de madame Henriette d'Angleterre, morte subitement, au milieu d'une cour brillante, dont elle était les délices. C'est dnns ce genre d'éloquence que l'illustre orateur , profitant de l'autorité de son ministère, a fait servir les tristes trophées de la mort à l'utile instruction des vivants. Son éloquence étonne l'esprit, ravit l'admiration, arrache les larmes du sentiment; on le voit, on l'entend déployer toute la force, toute la hauteur de son àme et de son génie; sa parole captive, maîtrise tous les esprits} ellç

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confond "par des accents terribles la vanité des ^';randeurs humaines. Quel tableau de la mort dans l'éloge de la princesse dont nous venons de parler ! Après avoir rapporté le jiassage de l'Ecriture, Omnes morimur et (juasi aquœ dilabimiir in terrnm (II Reg. xiv), il continue : « En effet , nous ressemblons « tous à des eaux courantes. De quelque su- « perbe distinction que se flattent les liom- « mes, ils ont tous une môme origine, et « cette origine est petite. Leurs années se « poussent successivement comme des flots: « ils ne cessent de s'écouler, tant qu'enfin « après avoir fait un peu plus de bruit et « traversé un peu plus de ]iays les uns que « les autres, ils vont tous ensemble se con- « fondre dans un abime où l'on ne recon- « naît plus ni princes, ni rois, ni toutes ces « autres qualités superbes qui distinguent « les îiommes ; de môme que ces fleuves « tant vantés demeurent sans nom et sans « gloire, mêlés dans l'Océan avec les rivières « les plus inconnues. » Il ajoute ensuite : « La voilà, mal-^ré ce grand cœur, cette « ])rincesse si admirée et si chérie; la voilà « telle que la mort nous l'a faite ! encore ce « re^tetei quel va-t-il disiaraître, cette om- « bre de gloire va s'évanouir, et nous l'al- « Ions voir dépouillée môme de cette triste « décoration ; elle va descendre à ces som- « bres lieux, à ces demeures souterraines, « pour y dormir ilans la j)Oussière avec les « plus grands de la teire, comme parle Job, « avec ces rois et ces princes anéantis, parmi « lesquels à f.eine peut-on la placer, tant les « rangs y sont pressés, tant la mort est « prompte à remplir ces jilaces ! Mais ici, « notre imagination nous abuse encore : la « mort ne nous laisse pas assez de corps « pour occuper quelque place, et on ne voit '< là que des tombeaux qui fassent quelque « figure. Notre chair change bientôt de na- « ture; notre corps prend un au!re nom; « môme celui de cadavre , dit Tertuliien , « jiarce qu'il nous montre encore quelque « forme humaine, ne lui demeure pas long- « temps; il devient un je ne sais quoi qui « n'a plus de nom dans aucune langue, tant « il est vrai que tout meurt en lui, jusqu'à « ces termes funèbres par lesquels on cxjjri- « mait ses malheureux restes. C'est ainsi que « la puissance divine, justement irritée cou- « tre notre orgueil, le poussejusqu'au nc'ant, « et que, pour égaler àjamaisles conditions, « elle ne fait de nous tous (|u'une môme « cendre. Peut-on bitir sur ces ruines? l'cut- « on appuyer qnehjue grand dessein sur ces « (h'bris ini'Vitables des choses humaines? » Dans la dernière oraison ipi'il pioniuiça, qui fut celle du grand Coudé, comme il intéresse personnellement en j)ar]ant de son Age et de .ses devoirs sans petitesse cl sans égoisme 1 « La v('rital)le victoire, celle (lui met sous « nos pieds le monde entiei', ( <'sl notre foi. « JIwc csl Victoria (juir rincil mundum, fidcs « nostra. Jouissez, prince, de cette victoire, « jouisse/. - en éternellement jiar l'immor- « telle vertu de ce sacriticc. Agréez ces der- « niers eUor's d'une voix (iui vous fui uon-

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M nue : vous mettrez fin à tous ces discours. « Au lieu de déplorer la mort des autres, « grand prince, dorénavant je veux appren- « dre de vous à rendre la mienne sainte. « Heureux, si, averti par ces cheveux blancs « du compte que je dois rendre de mon ad- « ministration , je réserve au troupeau que « je dois nourrir de la parole de vie, les restes « d'une voixqui tombe et d'uneardeurquis'é- « teint. » Cette mille vigueur de ces Oraisons funèbres qui l'ont placé à la tète des orateurs français, il la transjiorta dans son Discours stir l'Histoire taiiverselle, composé pour son élève. On ne peut se lasser d'admirer la rapidité avec laquelle il décrit l'élévation et la chute des em| lires, les causes de leurs progrès et celles de leui' décadence, les desseins secrets de la Providence sur les hommes, les ressorts cachés qu'elle fait jouer dans le cours des choses humaines. C'est un spectacle des plus grands, des plus magnifiques et des plus variés, que l'éloquence ait donnés à la religion et à la philosophie. Cet ouvrage est composé de trois parties: la première, qui est chronologique , renferme le systènie d'Ussérius; la seconde contient des réflexions sur l'état et la vérité de !a reUgion ; la troisième, qui est historique, comprend des remarques très-solides sur les vicissitudes des monarchies anciennes et modernes. L'édition in-4", de 1681, à Paris, est la plus b( lie. On y a joint une continuation par de La Barre, qui n'a rien de ce qui a foit estimer l'ouvrage de Bossuet. Emmanuel de Part, enay, aumônier de la duchesse de Berry, en a donné une Traduction latine en 1718, in-12, sous ce titre : Commentarii ninversam coinplectentes Historimn ab orbe condito ad Carolum magnum; guibus accrduni séries Rcligionis et imperiorum vices. On troiive la même profondeur de vues dans la Politigue tirée des paroles de riJcriture sainte. Le but de l'auteur était de renfermer dans cet ouvrage les principes d'une politique qui eût toute la majesté et toute la grandenr que doit avoir la morale de ceux qui gouvernent le monde, sans avoir rien de sa corru|)lion ordinaire. Il cherche, sans sortir de l'Evangile, de (|Uoi formel' un grand prince ; et on peut , selon les firincipes de ce jirélat, être un excellent |ioliti(pie et un véritable chréli 'U. Les soins (lue Bossu(>t s'était donnés pour l'éducation du I)aU| bin fuient récon)|)ensés par la charge de [iremier aumônier de madame la I)aupliiue en 1G80, et par l'évêehé de .Meaux en Kitjl, il fut honoré, en 1097, d'une charge de conseiller d'Elat; et l'ainiée d'après, de ci'lle de premieraumônier de madame la du chesse de Bourgogne. Vwc affaire d'éclat, à laquelle il eut beaucouii de part, fixait alors les yi ux du publie sur lui. Fénelon, archevêque de Caud)iai, venait de ]iublier son li • vre d(^ l'J.'.rplication des ma.rimes des saints sur la rie intérieure. Bossui't, tpii crul voir dans cet ouvrage des restes du molinosisme, s'éleva contre lui dans des écrits réitérés. Ses ennemis altribuènnt ces productions h la jalimsie ([ue lui ins|iirail Fénelon ; et ses auiis, à sou zèle contre les nouveautés. Quel-

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ques niolifs qu'il eût, il fut vainqueur ; mais si sa victoire sur Taichevêque de Cambrai lui fut glorieusi', celle que Fénelon remporta sur lui-mihiie le fut davanla,^o. On peut juger de la vivacité avec laquelle Kossuet se montra dans cette querelle, par ce Irait. « Qu'auriez-vous fait, si j'avais protégé M. de « Cambrai ? lui demanda un jour Louis XIV. « — Sire, répondit Bossuet , j'aurais crié « vingt l'ois plus haut : quand on défend la « vérité, on est assuré de tiioniplier tôt ou « tard... » 11 répondit au môme prince, qui lui demandait son sentiment sur les spectacles. « 11 y a de grands exem.iles pour, et « des raisonnements invincibles contre... » I"! fut aussi zélé i)our l'exactitude de la morale que pour la pureté de la fui. Le docteur , Arnauld ayant fait l'apologie de la Satire sur t les feumies de Despréaux, son ami et son pan(''gvr.3le, l'évoque de Meaux décida, sans hésit'i-, que le docteur n'ava t jias ])Oussé la sévérité assez loin. 11 condamna la satire en général, comme incompatible avec la relig.on chrétienne, et celle des femmes en particulier. 11 .iéc ara nettement que celle-ci était contraire aux bonnes mœurs, et tindait à détourner uu maiiage, par les peintures qu'on y fait de la corruption de cet état... Ses mœurs étaient aussi sévères que sa morale. Tout son temps étad absori)é par l'étude, ou par les travaux de son ministère, jirèchaiit, catéchisant, confessant. Il ne se permettait que d' s d lassements fort cuurts. 11 ne se promenait que rar ment, même dans son jardin. Son jardinier lui ilit un jour : «Si je |ilantais des saint Augustin et des saint Chrysostome, vous les viendriez voir; mais pour vos arbres, vous ne vous en souciez guère... » Ou l'a accusé de n'avoir point eu assez d'art dans les conirovfrscs, pour cacher sa su,.ériorité aux autres. Il était impétueux dans la dispute, mais il n'é ait point blessé qu'on y mit la même chaleur (jue lui. Ce grand hommi' fut enlevé à son diocèse, à la l'rance et à l'Eglise, en 170i, à l'âge de 77 ans... On commença à donner en 1743 une Collection des ouvrages de Bossu t, en 12 vol. ii!-4-". Les bénédictins de Saint-Maur en ont donné une autre, dont 13 volumes avaient déjà paru en 1780, infectés de cet esprit de secte et de parti (jui dénatuie tout ce qu'il touche. Le cl rgé e France, dans son .issembl 'e delà même année, bl.'.ma et r.jeia ce;te édiiion {Voyez les A. tes (ie l'assemblée, éances 107 et lOJ; ou le Journal hislor. et litt., l"juin 1783, page 106). 'Voici ce qu'on trouva dans l'éditou de 1743. Les deux premiers volumes sont consacrés à ce que Bossu.t a écrit sur l'Ecriture sainte; on V trouve aussi le Catéchisme de son diocèse, des Prières, etc. Le tro sièmc; renferme l'Exposition de la Doctrine catholique, avec l'avi rtissement et les approbations données h ce livre, très-souvent réimprimé et qui opéra la c inversion de MM. de Turenne et de Dangeau; YHistoire des Variations des égltfrs protestante!^, un des écrits de cont overse, a:i([uel 1. s lutli'rii'iiS el les calvinistes ont eu le plus de peine à répo..dre, et Diction N. de Biograi'hie relig. I.

auquel il était impossible de rien opposer de satisfaisant. Le quatrième contient la Défense de l'Histoire des variations et six Avertissements aux protestants, la Conférence avec le ministre Clauile, i te. Le cinquième offre le Traité de la communion sous les deux espèces, la Réfutation du Catéchisme de Paul Ferri, les Statuts et ordonnances synodales, les Instructions pastorales, etc. Le sixième et le septième sont prescjue entièrement remplis par les Ecrits sur le Quiétisme; le huitième par le Discours sur l'Histoire universelle et les Oraisons funèbres. Le neuvième et le dix'ème présentent différents ouvrages de piélé. On trouve dans le on zième des écrits dans le môme genre, et le commencement de son Abrégé de l'histoire de France, dont la suite est renfermée dans le tome XII. On a donné une suite à cette édition, en 5 vnl.in-4°, renfermant \ai Défense de la déclaration du clerijé de France sur la puissance ecclésiastique, en latin, avec une traduction eufrança s, par labbéLe Roy, cidevant de l'Oratoire. Soardi prouve assez bien que cette Défense, telle que iious lavons, n'est pas de Bossuet, (|Uoiqu"il soit vrai qu'il a fait un ouvrage sur ce sujet, revu et beaucoup changé quelque tem s avant sa mort. Il y avait, comme l'assure M. d' Agnesseau, une péroraison où le livre était dédié à Louis XIV, et qui ne se tiouve pas dans ce que le neveu du célèbre prélat n ms a donné comme l'ouvrage de son oncle. Voy. Le Queux, Soardi. En général, on ne peut regarder comme étant réelle nent et totalement de Bossuet que les ouvrages imprimés de sou vivant, parce que les papiers de ce grand hoaime ont passé par les mains des béné lictins jansénistes de> Blancs-Manteaux, qui les tena'ent de l'évoque de Troyes, dévo.é à la secte. L'abbé Le Roy, ex-oratorien, a publié en 1753, 3 volumes d'OEu- VRES posTHLMEs. Le pnmier renferme le Projet de réunion des églises luthériennes de la confession d'Augsbourg avec l'Eglise catholique, projet traveisé par le philosophe Leibn tz, qui se mda de ce te controverse. Bossuet, inébranlable sur le dogme, promettait de la part de l'Eglise, que sur les articles de discipline, elle userait envers les protestants réunis de toutes les condescendances (jue des enTants infirmes, mais soumis, [>euvent espérer d'u e mère tendre. On trouve dans le deuxième les Traités contre Simon, Dupin et autres; et dans le tioisième, divers écr.ts de controverse, de morale et de théologie mystique. Plusieurs savants doutent que ces ouvrages soient sort s de la plume de Bossuel, absol ment tels qu'on les présente daus ce reçue. 1. On a rassemblé ditl'éients Opuscules de Bossuet, en 5 vul. in-12, 1561. On a aussi publié à Nîuies, en 17o5, une édiiion de ses OEuvres choisies en 8 vol. in-8°, mais on fait peu de cas de cette édition. On a réuni en 6 vol. in-12, sous le titre de Chefs-d'œuvre oratoires de Bossuet, ses Sermons, Panégyriques et Oraisons funèbres, et l'on a publié à Versailles une belle édition de ses OEuvres, en 43 vol.

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în-8% avec une table générale des matières, 1813 et années suiv. Ou a ajouté au volume qui renferme cette table quelques pièces intéressantes, le Discours de Bossuet d /'acodémie française, pour sa réception, V Eloge que fit de lui l'abbé de Polignac, son successeur dans le mi'-me corps, celui que fit également l'abbé de Clérambaull, directeur de l'académie, dans sa réponse b l'abbé de Polignac, et enlin l'Oraison funèbre prononcé' par le P: Larue, jésuite, dans le service qui eut lion à Meaux le 23 juillet 1706. Le style de Bossuet, suis être toujours chiUié et poli, est plein de force et dénergie. Il ne marche point sur des fleurs, mais il va rapidement au sublime dans les sujets qui l'exigent. Les ouvra:-;es latins de cet auteur sont écrits d'un style assez dur; mais les français ne le cèdent à aucun de nos meilleurs écrivains. L'académie française le compte parmi ses membres qui l'ont le ilus iUuslréu. Burign.-, de lacadémie des belleslettres, a publié en I7(jl la Vie de Bossuet, in-12; mais on ne peut guère la regar 1er que comme un croquis; elle ne fait point assez connaître la vie de l'évèque de Meaux. Le cardinal de Bausset, dgh connu par son élégante Histoire de Féndon, nous a donné celle de son illustre émule, 4- vol. in-8°, ouvrage rédigé avec aulaiit de goût quo de sagacité, rempli de détails ignorés et de faits du plus haut intt^'rêt, qui rendent son livre extrêmement précieux. Massillon, dans YEloge de Mgr le Dauphin, a fait d:' Bossuet le portrait suivant : « L'homme d'un génie vaste et heuieux, d'une candeur qui caractérise toujours les grandes âmes et les esprits du premier ordre, l'ornement de l'épiscopat, et dont le clergé de France se fera honneur dans tous les siècles; un évoque au milieu de la cour, l'homme de tous les talents et de toutes les sciences, le docteur de toutes les églises, la terreur de toutes les sectes, le Père du xvn' siècle, et à qui il n'a manqué que d'être né dans les premiers temps, pour avoir été la lumière des conciles, l'àme des Pères assemblés, dicté des canons et présidé à Nicée et à Epiièse. » L'auteur de la Vie de madame de Maintenon s'exprime à son sujet en ces termes : « Conduit jusque dans le sanctuaire jiar sa science et par sa vertu, il en fu! l'oinement et l'oracle. On le vil tout à la fois controversisle, orateur, historien, précepteur du grand dauphin, déployer toute la profondeur et l'élévation du génie dont l'homme le ])lus sublime est capable. Tantôt parcourant la terre entière, il en rassemble l'or et les lleurs dont il pare ses écrits, tantôt se ié|)andautjusiiue dans l'immensité des cieux, il parait s'associer aux suprêmes inli'Iligi'nces; trop grand pour avoir de l'ambitiun, il ne lecherclie que la vérité et le bonheur de servir les gens à lahjnts ; trop riche de sa propi'c gloire, il n'a besoin pour s'illustrer, ni des l.onneursdu nnnistèruni delà pourjire romaine. Il auéunt t les hétérodoxes qu'il combat, d rend 1 1 vie aux morts qu'd célèbre; et dunnant ontnre plus d'exleiisiou à sou génie lorsqu'il

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le ress'MTi:) que lorsqu'il l'étend, il renferme l'histoire de l'univers dans un discours de quek|Ui s pages, où la majesté du style répond à toute la grandeur du sujet. » On sent bien que la calomnie n'a pas jilus épargné cet illustre prélat que tant d'autres hommes distingués par leur religion, leurs vertus et surtout par leur zèle contre les vicr'S et les erreurs. Yoy. Saint-Hyacinthe, et Lm grands hommes vengés.— M. Migne a fait entrer dans sa grande Collection des Orateurs sacrés, les œuvres oratoires complètes de Bossuet; elles y forment 2 vol. in-4-".

BOSSUET { Jacques-Bénigne ), évêque de Troyes, neveu du précédent, né en 1664-, se trouvait à Borne avec l'abbé Phelipeaux qui l'avait ilirigé dans ses études , lor.-que l'évèque de Meaux les chargea de pouisuivre la condamnation du livre des Maximes des saints. On reproche à l'abbé Bossuet de n'avoir pas apporté dans cette atl'aire toute la modération que semblaient commander sa propre dignité et les grands noms de son oncle et de l'archevêque de Cambrai. Sa volumineuse correspondance qui ne justifie que trop celte accusation a été publiée par dom Déforis. C'est à son retour de Borne, i en 16G9, qu'il fut ordonné prêtre. L'évèque I de Meaux tit de lui son grand-vicaire et dé- * sira de l'avoir pour coadjuteur : mais le roi n'y consentit point. En 1710, sous la régence, il obtint l'évèclié de ïroyes, par le crédit du cardinal de Noailles, à qui son oncle l'avait recommandé. Signalé parmi ceux dont la doctrine était suspecte, il n'obtint ses bulles que deux ans après, sur une attestation d'orthodoxie que le cardinal de La Trémouille donna en sa faveur. L'évèque île Troyes adhéra à raccommodement de 1720, se déclara pour l'évoque de Montpellier eu 1725, et maintint son opposition à la bulle. 11 donna Un mandement, en 1720, iii-4°, contre l'ollice de Grégoire VU, et défendit contre l'abbé Fichant l'authenticité de iiuelques-uns des ouvrages posthumes de son oncle , tels que les Elévations sur les mystères, les Méditations sur les Evangiles, le Traité de l'amour de Dieu, celui du Libre arbitre et de la concupiscence, et celui de la Connaissance de Dieu et de soimême. Le ])arlement décida en sa faveur. Il eut de longues disputes avei' M. Languet, arc'ievêquedeSens,son métropolit^iin, surquelques innovations qu'il voulait introduire dans son diocèse, et il consentit enlin à revenir sur (juelques-unes de ses dispositions. Lévèijue de Troyes s.' diunil de suii siège le 30 mars 17i2 , et mourut îi Paris le 12jnilht 17W.

BOSSUS ou BOSSIO (Maiiti.n), chanoine régulier de Saint-Jean de Latiau, et abbé do Fié-.oli en Tuscani', né ;i Vér-ne, s'accjuit une piande réputation par sa ^cience et sa vert i. Le jiape Sixte IV et Laurent de Médicis le chargèrent de plusieurs commissions dont il s'acquitta avec i.unneur. Il luouriit à Padoue en 1302, à 75 ans. Il publia plusieur» ouviagc's qui roulent tons sur des puinls de morale. Hecuperutiones Eenulamc , Bologne, 1 W3, in-fol.; Epislolœ, Mantmie, 1V.)8, in-Toi.; Epistiilœ, dill'erenles des précédentes, avec six

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discours, Venise, 1502, in-i°; OEuvres diverses, Strasbourg, 1509, iu-4°; Bologne, ir<27, in-fol., etc.

BOSTIUS (Arnauld), religieux de l'ordre (les carmes, né à Gand, où il mourut le 31 mars 1499, o;i selon d'autres en 1501, était en même temps philosophe , orateur, historien, poète. Il avait pour amis Trithùme, Hermoîaûs-Barbarus et Gaguin. 11 a laissé i>lusieurs ouvrages, dont les princip lux sont : De illustribii^ l'iris carthusiensium; De iltus- Inlnis viris cannrlitariim; De patronat u beatœ Mariœ ; De inniiacalata conceptione Virginis Deiparœ. On trouve aussi parmi ses ouvrages quelques poésies.

BOUCHARD (Alexis-Damel), prêtre, docteur en théologie et en droit , et protonotaire aposlolique, naquit à Besançon, vers 1G80. Il comjiosa un grand nombi e d'ouvrages, restés presque tous m muscrits, entre autie- : Juris Cœsnrei, sett civilis, institutiones brèves, admodum faciles et accaratœ ; ad jus antirjuum ac novissiinitm, ipsasqite potissiinum Justiniancas institntionrs accommodatic, Paris, 1713, 2 vol. i.i-l2; Suinmula conciliorum generalium S. Romance cathol. Ecclesiœ, Paris, 1717, in-12. On trouve à la suite du premier ouvrage le catalogue de ceux que promettait l'auteur, parmi lesquels on remarque une Grammaire hébraïque. Ses manuscrits se sont probablement p;'rdus. Bouchard mourut à Besançon en 1758.

BOUCHE (Honoré), docteur en théologie, prévôt de Saint-Jacques -lès -Birème, puis prieur de Charvadon ai diocèse de Senez, naquit à Aix en 1398, et mourut en 1671. On a de lui La Choroç/raphir on Description de la Provence, et Y Histoire chronologiijue du même 2)'i!/s,2\o\. in-lbl., Itiiji. Celte histoire finit à l'an 1G61. Bouche était un homme de bon sens, et il était fort assidu au travail. 11 avait jiresque achevé son Histoire en latin, lors- (ju'on lui conseilla de la donner en français. Cet ouvrage a éti; imprimé aux dé|)ens de la Provence. La Chorographie est la partie la mieux soignée. Il n'avait épargné ni travail, ni dépense, |)our voir sur les lieux tous les restes d antiquités dont il donn,' la description. L'Histou'e est une compilation mal digérée de l'hisioire romaine et de celle des rois de France, surchargée d'érudition. En fait de chronologie, il lui est échappé des fautes, qu'il n'a pas eu la patience de corriger sur les avis que lui en avait donnés le Père Pagi. Cependant l'Histoire composée par BducIic est pleine de bonnes choses , et peut encore être utile môme après celle que nous a donnée l'abbé Paiion ; elle vaut inlinimeut mieux que ce qu'un autre Bouche, philosophiste moderne, a publié sur la Provence. On a encore de lui : La défense de la foi et de la piété de Provence, pour les SS. Lazare et Maximin, Marthe et Madeleine, contre Launoy, Aix, 1G63, in-4". C'est la tra iuction un peu amplifiée du livre latin du môme auteur intitulé Vindiciœ fidei et pietatis, etc., adv. Launoy, Aix, lG44,in-4°. BOUCHEK (Jean), parisien, naquit vers l'an 1350. Successivement recteur de l'université de Paris, prieur de Sorbonne docteur

et curé de Saint-Benoît, il fut un des plus ardents promoteurs de la ligue. Ce fut dans sa chambre que se tint la première assemblée de cette association en 15S5. Son traité De justa Hcnrici III abdicatione, 1589, in-S", est plein d'imputations atroces. Il va jusqu'à dire « que la haine de Henri III pour le cardinal « de Guise venait des refus qu'il en avait « essuyés dans sa jeunesse. » Il ne pouvait se persLiader que la conversion de Henri IV fût sincère. Ses sermons prêches contre ce prince dans l'église de Saint-Merr / sont intitulés : Sermons de la simulée conversion et nullité de la prétendue absolution de Henri de Bourbon, prince de Béarn, 1594, in 8° ; ils furent brûlés, quand Henri IV se fut rendu maître do Paris. Boucher s'évada le môme jour, se retira en Flandre, et mourut en 1G44, chanoine et doyen de Tournay, oîi il regretta, dit-on, sa patrie, et se repentit des excès qui l'avaient obligé de la quitter. Il devait d'ailleurs avoir reconnu alors qu'il s'é'.ait trompé à légarl de Henri IV, et que ce prince était bien sincèrement catholique. On a encore de lui, sous le nom de François de Vérone, r.4pologiede Jean Châtel, in-8°, en 1593 et 1620, et quelqu s .lUtres ouvra,-,es condamnabies. Une rétlexion cejendanl que la justice suggère à tout lecteur raisonnable, c'fst qu'il ne faut .pas sévèrement juger les personnes qui ont vécu dans les temps de fermentation, de querelles et de désordres, où l'on croyait en danger des intérêts chers et lespectables, pour lesquels ou se passionne aisément.

Dans des temps calmes où les idées et les sentiments n'éprouvent aucune commotion insolite, on conçoit quelquefois une indignation excessive cont;e des personnes placées dans des circonstances ditférentes , où peutêtre l'on ne se serait pas conduit avec plus de sagesse. 11 ne faut pas mettre au nombre de ses ouvrages répréiiensibles, la sage critique qu'il a faite de l'ouvrage De potestate ecclesiastica de Richer.

BOUCHER (Nicolas) , évoque de Verdun, né à Cernai en Dormois, dans le diucèse de Reims, lo 14 novembre 1528, était lils d un laboureur qui ne recula devant aucun sacrifice pour donner à son enfant une éducation soi,.^née. Il lit ses études à l'université de Paris, où il prit le grade de maître-ès-arts, et fut ensuite appelé parle cardinal de Loi raine à Reims , pour y enseigner la philosophie dans la nouv lie université. Après avoir été recteur de l'université , supérieur du séminaire, chanoine de la cathédrale, il se vit appelé à occuper le siège de Verdun, | ar le crédit du cardinal, son protecteur. L'abbé Jean de Rembervillers, l'un des membres du chapitre, avait été élu d'après la forme du concordat germanique ; Boucher imblia une ai lologie : Virdunensis epfscopatus N. Bocherii, Verdun, 15!)2, in-4°, pour démontrer que l'église de Verdun n'était point comprise dans le concordat germanique. Clément VIII lui donna raison. Le nouvel évoque, dont la piété et les vertus, ainsi que le savoir, commandaient l'estime et le respect , combattit les nouvelles erreurs par ses écrits et par ses

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sermons. Il mourut le 19 nvril 1593, laissant entre autres ouvr.'ges : une Apologie de la morale d'Aristote, contre OmerTalou, Reim^, 1502 ; et YOrnison funèbre du cardinal Charles de Lorraine, Varis, 1577, in-8", qu'il anipliti.i la uième année sous ce litre : Caroli Lotharingii cardinalis et Francisci ducis Guisii litterœ et arma, m-h". Jacques ïigeon la traduisit en fi ançais, et l'intitula : Conjonction des lettres et armes des deux frères, princes lorrains, etc , Reims, 1579, in-i°. B ucher serait encore auteur d'une Histoire de la (/lierre du duc Antoine de Lorraine contre les luthériens, selon le P. Abrani, dans son Histoire de l'université de Pont-à-Mousson.

BOUCHER (JEAN),C(irdelier de l'observance, né à Besançon dans le xvi' siècle, s'e-t fait connaître [lar un voyage dans la Palestine, dont il publia la relation, intitulée : Bouquet sacré, composé des roses du Calvaire, des lis de Bethléem, et des jacinthes d'Olivet, Paris, lÔlG, in-8% réimiir. à Caeii , on 1626; à Bouen, en 1679, 1698, 1738, in-12. On a reproché des fautes a.iSez grossières à cet auteur; mais quand son ouvrage serait moins défectueux, les relations qui se sont multipliées sur la terre sainte ont dû lui faire peidre presqu" tout son intérêt.

BOUCHER (Gilles), en latin Bucherius, jésuite, né à Arras, se dis ingua par ses connaissances dans la théologie et dans l'histoire. 11 mourut h Tournay en 1665, à 89 ans, après avoir été dix ans recteur du collège de Béthuno, et six ans de celui de Liège. On a de lui plusieurs ouvrages remplis d'érudition : De doctrina lemporum, sivc Commcntarius in Victoris Aquitani et aliorum Canones paschales, Anvers, 16.34 , in-fi il. Dans cet ouvrage, il y a uu Calendarium Bomanum, qu'ori croit être du iv" siècle : il avait été coniuuiniquè au Père Boucher par M. de Peiresc. Disputatio Historica de primis Tunqrorum seu Leodiensium Episcopis; una cum Ùhronologia Hisloriœ Leodiensis,lÀéfiC, 1612, in-i°; Belgium Bomanum , ecclesiasticum et civile, Liège, 1655, iii-fol. L'auleur savant et judilùeux commence au temjis de Jules-César, et Unit en 511. Tout ce qui regarde l'ancienne (laule Belgique y est am|)lrment discuté. Plusieurs ouvrages manuscrits , conservés autrefois au noviiat dis jésuites à Tournav.

BOUCHKR (Philipie), né à Paris eu 161)1, étudia au collège de Beauvais ; il se destina à l'ét.it ccclésiVslique, ma s il ne fut que diacre. Bouclier et lit un des auteurs des Nouvelles ecclésiaslii/ucs, ou Mémoires sur la constitution Unigenilus, 1727. Il est au si coimu pai- ses Lettres en faveur du diacre V;\vi<, 1731, par une Analyse de l'EpUre aux Hébreux , 1732; eiilin par plusieurs ouvra,;es sui- l'I'JMitui e sainte q.i sont restés en manusii'il. 11 iiioirut m 176S.

ROL'CKKR (JicAN-Rvi'TLsrE-ANTOiM:) , né h Paris le 7 oiiob.e 1717, éiail lil> li'un piUissicr. Il embrassa l'état ecci siasliipic, et fut dabord noiumé vicaire de la pai'oissu des Innocents. l'eni^ant la tericur- il é(liap|>a à toutes les poursuites, et il ne cessa dr so rendre utile dans l'exercice de son minislère. 11 resta ensuite longtemps sons occuper au-

cune place; enlin ses ouvrages et sa réputa lion de piété ayant attiré sur lui l'attention, i) fut nommé curé des Missious-Etran^èn s, et le 5 janvier 1813 à la cure de Saint-Jlerri, où sa mauvaise santé ne lui permit [i.is d'exercer tout son zèle. On lui doit : Bctraite d'après les exercices sjiirituels de saint Ignace, Paris, 1807, in-12 ; Vie de Marie de l'Incarnation, dite dans le monde mademoiselle Acarie, arec des notes et des pièces justificatives, Paris, 18 0, iii-8°; l'if de sainte Thérèse, avec des notes historiques, critiques et morales, Paris, 1810, 2 vol. in-S"; il a laissé en maïuscrit des Prônes, des Panégyriques et des Sermons, et il a été l'éditeur des Sermons de l'abbé Marolles, 1786, 2 vol. in 8°. 11 préparait une édition des Lettres de sainte Thérèse, mises dans un me Heur ordre, et augmeniécs de Lettres non encore ]iul)liées en Irançais, lorsque la mort l'enleva le 17 octobre 18:i7. 11 affectionnait l'ordre des carmélites, et il contribua beaucoup au rétablisSi ment de leur maison de la rue d'Enfer.

BOUDART (Jacques), né en 1622, à Bindie en H..ina'it, chanoine-théologal de St-Pierre à Lille, a donné une l'/ieo/ofy/c, Louvam, 1706, 6 vol. in-8% et Lille, 1710', 2 vol. m-k\ aujourd'hui peu estimée. 1! y a quelques propositions qui semblent ajiproclier des erreurs condamnées. 11 mour»-t à Lille le i novembre 1702.

BOUDET (Claude), chanoine de Saint-Antoine à Lyon, mort en 177i, est auteur des ouvrages suivants : Mémoire où l'on établit le droit des abbés de Saint-Antoine, de présider aux Etats du Dauphiné, in-4°, sans date; une traduction de la Sagesse du jésuite Ségneri, 1744-, in-18; Vie de M. de Bossillion de Berncx, évéque de Genève, 1751, 2 vol. in-12.

BOUDIEB (dom Pierre-Fhançois) , bénédictin de la congiégation de Sainl-Maur, enl'ut l'un des derniers supéricurs-gcni i aux. 11 éiait né à CoutancfS, et issu d'une lamille noble. (La Biografihie universelle île Michaud le fait naître à Valognes en 170V.) Ami zélé de la rèj,le, il jouissait d'une grande considération dans sa congrégation . et y avait passé jtar toutes les charges. 11 était abbé régi. lier de Saint-Martin de Séez , l'un des monastères (pii, jus:|u";i ini, n'avaient pas encore subi la comiiiaiide. Oiioicpic d'mi Boudier n'ait neii fa t imprimer, il doit èlii! cum; lé parmi les écrivains de la congrégation. Il est auteur d'une Histoire de l'abbaye de Saint-Vigur de Ilayeux, et de quelques autres ouvrages resti's manuscrits. Il avait fait rofession ;i l'abba. c de Jumièges en 1732, et ava t é'é è.u su| érieur-g'néral en 1770. On ne dil pas en quelle année il est mort.

BOUDON ,IIemu-M viueI, grand-ardiidiacre d'Evi-i'iix. doi liiir di' Bourges, né en lii2i à La l'ère, mourut à Kvreux en 1702. Il se lit un nom par ses ouvrages di-piélé. Les j rincqiaux sont : Dieu présent partout, 'n-2'i; De la profanation et du respect qu'on doit avoir aux éqlisis, in-2V ; l.u sainlité de l'étal rcrtcsiasiique, in-l2; La dévotion d la très-saitite Trinité, 'n\-'2\ ; La gloire de Dieu dan» les dmrs du Purgatoire, in-2V; Dieu seul, ou le Saint

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