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esclavage (le la Mère de Dieu, in-12 ; le Chrétien inconnu, ou Idée delà grandeur du Chrétien, in-12 ; La Vie cachée avec Jésus en Dieu, in-12; Dieu seul, ou rAssociation pour l'intérêt de Dira seul, in-2'i- ; La conduite de la divine Providence , etc. ; Les grands secoiirs de la divine Providence; Vie de Marie-Elisabeth de la Croix, fondatrice des religieuses de Notre-Dame-du-Refuge; Vie ie Marie - Angélique de la Providince ; Vie de saint Taurin, évéqued'Evreux. M Collet a publié sa Vie eu l'5i. et en i" i2, in-12. Cet auleur lu fait fairt' des miracles ; mais sans examiner l'authenticité de ceux qu'l rapi orte, on peut dire que Boudon eut une vertu qui ne se démentit jamais; et c'est assurément une espèce de miracle. On lui reproche quelques propositions qui sentent le quiétisme. Il avait écrit avant la condamnaiion de Molinos; et l'on sait d'ailleurs que dans les ouvrages mystiques, il est en général ditllcile de saisir toujours le vrai sens d'un auteur, parce que son olijet éiant purement S; irituel, échappe aisément à ceux qui n'ont pas exactement les mêmes principes ou la même cx[ié,ience.
Yoy. Tal'lère, Rcsbrock, etc. On a une Vie nouvelle de H.-M. Boudon, Besançon, Chalondre, 1 vol. in-8°, sans nom d'auteur. Elle est de .Mgr Mathii u, archevêque de cette ville.
BOUDOT (PailJ , évèque d'Arras, né vers 1571 à Morteau, dans le comti' de Bourgogne, fut reçu docteur de Sorbonne en 1604. 11 prêcha dans les principales chaires de Paris avec assez de succès pour que Jean Richardot, évêque d'Arras, cherchât à l'attirer dans sondioièse. 11 tit B ;u<lot oftic al, pénitencier, et lui donna un canonicat. Richardot, ayant été transféré au siège de Cambrai en 1009, le nomma son grand-vicaire. 1! en fit même son sufîragant, ayant demandé pour lui au pape le ti re d'évêque de Chalcédoine in partibus. L'archiduc Albert et la princesse Isalielle le choisirent pour leur prédicateur, et le nommèrent en 1618 à l'évéché de Saint-Omer. En 162ii,il fut transtéré à celui d'Arras. 11 gouverna ces deux d ocèses avec sagesse et édification. Ce savant [irélat a laissé : Summa theologica divi Thomw Aquinatis recensita , Arras, un vol. ii^-fol. ; Pythagorica Marci Antonii de Dominis...nora melempsgchosis, Anvers, in-4°; Traité du sacrement de Pénitence, Paris, 1601, un vol. in-8°; Formula visitationis per totam suam diœcesim laciendw. Douai, 1027, in-8° ; Catechismus, sire Forma doctrinœ christianœpro dicrcesi Atrrbatensi ; le même Ca/^chisme, en iianç .is, Don.ii, 1028; Arras, 16'i3. Bciudol monriit h Arrns le 11 novembre 1635.
BOL ELLES, BOUILLK ou BOUVELLES (Charles de), en lal'm Bovillus né vers 1170 h Sancourt, village de Picardie étudia les mathématiques sous Jacques Lefèvre d'EtapJes, et parcourut l'Allemagne dans le but d'agrandir le cercle de ses connaissances. Après avoir aussi parcouru l'Italie, l'Espagne, et visiié 1 s princi[)ah s villes de France, il embrassa l'état ecclésiastique, et fut pourvu d'un canonicat à Saint-Qutmtin, puis à Noyon, où ii professa la théologie. 11 mourut vers 1553, laissant divers ouvrages, dont voici les
principaux; Liber de intellectu ; De Sensu; deNihilo; Ars oppositorum ; deGeneratione; de Sapiente ; de Duodecim numeris ; Epistolœ complures super mailirmaticum opus quadri partitum ; de A'umeris per [relis; de Mathematicis rosis; de Geometricis corporihus; de Geometricis supplementis , Paris, H. Estienne, 1510, in-fol., recueil rare et curieux. Dans S' n traité De sensu, l'auteur établit que le mon Je est un animal, opiiion qui a été imaginée avant lui, et qui a été renouvelée de^ puis, car il est peu d'idées extravagantes qui aient du moins le méiile de la nouveauté; Commentariusin primordiale EvangeliumJnnnnis : Mta Banuiidi creinilœ (Raymond LuUe) ; Philosophiciv et historicw aliquot epistolœ, Paris , Radius, 1511; 2' édition, 1514, in-4° ; Prorerbiorum vulgarium libri très, Paris, 1531, iii-8°. Dans cette édition, les pioverbes sont en français et le commenfcdre est en latin; mais il en existe une traduction, sous ce litre : Proverbes et dits sententieux, avec l'interprétation d'iceux, Paris, 1557, in-8°, rare; Liber de differentia vulgarium linguarum et gallici sermonisvarictale, Paviîi,\\o\). E>tienne, 1333, in-4°, ouvrage cuiieux; Dialogi très de animœ immortalitatc , de rcsurreclione , de mundi excidio et illius instauratione, Lyon, Seb. Gryphe, 1552, in-8% raie.
BOUEÏTE DE BLÉMUR (la Mère). Voy.
Blêmi B.
BOUCEANT (Guillaume-Hyacinthe), né h Quimper eu 1690, jésuite en 17C6, mourut ?i Paris en 1743. Après avoir professé les humanités à Caen et à Nevers, il vint au collège de Louis-le-Grand à Paris, et n'en sortit que dans son court exil à Lt Flèche , occasionné par son Amusement philosophique sur le langage des bêles. Ce livre, adressé à une dame, est plein de grAces et de saillies. Ce que le jésuite n'a présenté que comme un badinage ( que les démons animent les brutes ), a été adopté comme un s stème vrai parRamsay dans ses Philosophical principes, imprimés à Glascow en 1749 ; un savant professeur allemand lui donne la préférence sur celui di^ Descartes {Philos, eccl. a rcl. monast. divi Ettonis, procurante P. Gallo Cartier, Aug. Vindel. 1756). Le P. Bougeant connaissait aussi le langage du pays de Romande, dont il publia le voyage sous le nom de Fanférédin. 11 connaissait mieux encore ce- ' lui de la société et de l'amitié, et il fut autant recherché pour l'enjouement de son caractère que pour ses lumières. Les travaux et ■ les chagrins qu'il e>suya hâtèrent sa mort. On a de lui plusieurs ouvrages qui ont rendu sa mémoire illustre : Histoire des guert-es et des négociations qui précédèrent le traité de Weslphalie, sous 1rs ministères de Richelieu et de Mazorin, 2 vol; in-12 : cet ouvrage, rem- )i]i de faits curieux, est écrit avec élégance et avic noblesse. 11 paraît que l'auteur était né avec des talents pour la politicjue, dudiscirnemeiit, de la pénétration et du goût. Histoire du traité de Westphalie , 2 vol. in-i' ou 4 vol. in-12 , 1744 ; la sagesse des réflexions, les recherches cuiieuses et intéressantes , ie développement des caractères et
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(les ruses des négociateurs, l'élégante précision du style , pur sans affectation et agréable sans antithèses , lui ont foit donner un rang distingué ]iarmi les meilleures histoires. Le prince Eugène ne pouvait comprendre qu'un rehgieux, qui n'avait jamais été employé dans aucune affaire publique, et qui devait i-norer ce que c'était que la guerre , eût pu parler si bien de cet art et de la politique. Cet ouvrage ei le précédent ont été réunis et réimiirimés en 6 vo!. in-12 , 1751. Exposition de la doctrine chrétienne par demandes et par réponses divisée en 3 catéchismes, l historique, le dogmatique et le pratique, in-i" et en 4 vol. in-12 : un des meilleurs catéchismes raisonnes que nous ayons en français, et peut-être h' meilleur en ce genre, si on excepte celui de Bourges et celui de Montpellier. Il y a cti endant des endroits né gligés , l'auteur n'ayant pu y mettre la dernière main. Les .Mk'ui.mds en ont donné une bunne traduction en 1"Ï80. Amusement philosophique sur le langage des bétes , 1 vol. in-i2, dont nous avons parlé ci-dessus. C'est une él)auclie d'imagination qui lui causa bien des chagrins. L'auteur se rétracta dans une lettre à l'abb'^ Sav-îlette , conseiller au grand-conseil : elle se trouve dans l'édition de Paris de 1783, avec une critique des Amuments, où il y a de bonnes réllexions el un peu trop de satire personnelle, iîfcwef'/ d'observations physiques tirées des meilleurs écrivains, h vol. in-i2; le 2' et le 3' sont du P. Groz( Hier, prêtre de l'Oratoii'e ; le k', d'une autre main , n'a paru qu'en 1771. Trois comédies en prose : la Femme docteur, ou la Théologie en quenouille ; le Saint déniché, les Quakers Français, ou les Nouveaux l'remlleurs : il y a du sel dans piisieurs scènes, mais oné|)rouve quilque ennui dai s d'autres. Traité sur la forme de l Eucharistie , 2 vol. in-12. Anacréon et Sapho, dialogue en vers grecs, Caen, 1712, in-S", etc.
BOL'tiES i Thomas ) , augustin de la province de Toulouse, ne en 1()(57, mort à Paris, en 1741, professa longtemps la théologie, et laissa les ouvrages suivants : uuc Philosophie augustinienne, c'est-à-dire rédigée d'après les trincipes établis dans les ouvragrs de ce ?ère j une Chronologie sacrée et profane; nue Dissertation sur les soixante-dix semaines de Daniel, 1702, in-12; l'Histoire du saint suaire de J.-C., (|u'on gaidait dans l'église des AugusinsdeCarcassonne, Toulouse. 1714, in-12; une Histoire ecclésiastique el civile de la ville et diocèse de Carcassonne,i\\in: les pièces justificatives, Paris, 1741, in-4°; elle est suivie d'une Notice ancienne et moderne de ce diocèse. Cette histoire. ()ui va jusqu'il ItitiO, fst estimée pour ■-on l'xaititude.
BOl'tiiS (dum t-iMoNl, né à Séez en Ki.'iO , se lit bénédictin dans l'abbaye de Vendùmi! en ICol, fut s(jns-prieur de Marmoutii r en KKiO, el sccri'taii-e du gi'néral d- l'ordre en 1<)<i2. Il dcMnl euMUti- prii'iir de v*^,unl-Denis , s'enfuit en IGO'l pnur ol)li,-,('r s-cs conliêrus (lui vi)idai( ni l'élire , h nommer un autre général, mais fut obligé (l'accepter culte charge en lG7o. Sou savoir , sa piété ,
sa sagesse lui attiraient une grande considération. Parvenu h l'âge de 82 ans , il se fit di''charger de ses fonctions ; il mourut deux ans après, le 1" juillet 1714, et fut inhumé jirès clu P. Mahillon. On a de dom Rougis : Méditations pour les novices , 1714, in-4" ; Méditations pour tous les. jours de Vannée , 2 vol. in-4° ; Méditations sur les principaux devoirs de la vie religieuse, 2 vol. in-4°.
BOUHÉREAU (Élie), ministre protestant et médecin du xvn" >iècle, résidait en 1679 à La Rochelle. La révocation de l'édit de Nantes l'oldigea sans doute de (juitter la France. Milord tjrahowa se l'attacha en>u'te comme secrétaire, et Bouhéreaului dédia sa Iruduction 1Vai:(;aise du Traité d'Origène contre Celse, Amsterdam, 1700, !n-4°. Cette traduction avait élé revue et corrigée par (^onrard, de l'académie française, ami de l'auteur. Elle est suivie de notes et de corrections faites sur le texte grec d'Origène de l'édition de Cambridge , 1677 , in-4'' , et de remarques gramma icales et critiijues sur cette même traduction. C'est à Elie Bouhéreau que Lefèvre de Saumur a écrit tant de lettres.
BOUHOUUS (DoMiMyL'E), né à Paris en 162S , jésuite h l'Age de 16 ans , fut chargé , après avoir iirofessé les humanités, de veiller à l'éducation des deux jeunes princes do Longneville, et ensuite à celle du marquis de Scigiielay, (ils du grand Colbert. 11 mourut en l';02, après avoir été toute sa vie sujet h de violents m mx de tôle. C'était un homme pi)li , dit l'abbé de Longuerue , ne condanniaiit personne», et cherchant à excuser tout le monde. On a de lui : Les Entretiens d'Ariste et d'Eugène, in-12, 1671. Cet ouvrage eut beaucoup de cours dans sa naissance, malgré le style all'ecté qui >'y montre à chaque pa,.;e. Ony voit nn bel es 'rii, nuds (jui veut trop le paraître. La nation allemande fut fort choiiuée de ce ijuil avait osé mettre en (juc-tion dans ce livre Si un Allemand peut être un bel esprit ? Il est sûr que cette (pieslion ilut jiaraiire au |)remier coup d'œil une iiijuie. Mais si l'on fait attrution queles Allemands ne s'occi. paient guère alors que d'ouvrages laborieux et pénililes, (jui ne permetlaietit pas (ju'on y sem;\t les lleins du bel esiirit , on ne doit j>as trouver mauvais ipie l'écrivain jésuite ait lait entendre, d'après le cartijial du Perron, que les Alleman<ls ne prtiendaieni pas Ji l'esprit. Barbier d'Aucour en iniiilia dans le temps uni- ciiliifue, dans la(iuelle il ri'i audit égMlenn'iil les iilai^anlerics et les réllexions. La vérité de la religion chrétienne, trad. de l'ilahen du mai'cpds de Pianèse , in-12; liemarques et doutes sur la langue française. :i \(t\. in-12. Il y en a (piel- (jucs-nurs de juslrs, < t d aulre> puiMiles. On a pl.icé r.iuleiu', dans le Temple du goût, deriièie les grands honmies , marquant sur des tahletles ioulis les négligenct^s (|Ui éclin|)jienl au giiiie; /.« manière de bien penser, dans lr.souvra;;es d'. spril. in-12. On publia contre ce livre les Sentiments ite Clénrque, f rt inférii'urs h ceux de (Uéanihr, par Ikubier d'Aucour. Cette ciiliqiie n'etitpêciia point (pic l'ouvrage ue fût estimé, uomme un des meil-
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leurs guides pour conduire les jeunes gens dans la litténitiire. Il pèse ordinairement avec équité les écrivains anciens et modernes. Les Concetti du Tasse, et quelijues auteurs Italiens, sont jugés sévèrement à ce tribunal. Le style en est aussi élégant que celui des Entreliens d'Ariste , mais moins recherché et plus pur. Pensées ingénieuses des anciens et des modernes , in-i2 ; ce sont les débris des matériaux qu'il avait amassés pour l'ouvrage précédeid ; Pensées ingénieuses des Pères de l'Eglise, in-12. L'auteur rcntrei)rit pour faire tomber ce que disaient ses adversaires. Ils l'accusaient de ne lire que A'oiture, Sarasin, Molière, etc., et de rechercher les dames , pour recueillir les pointes qui leur échappaient , et en orner ses livres. Le peu de succès qu'eurent les Pensées des Pères de VEglise contribua h confirmer ces idées, au lieu de les détruire. On pensa que l'auteur ne devait pas les avoir beaucoup lus , puisqu'il avait trouvé chez eux si peu de pensées ingénieuses. U Histoire du grand-maître d'Aubusson ,in-k° , 1776, écrite purement; Les Vies de saint Ignace, in-12 , et de saint François-Xavier, in-'+° , et 2 vol. in-12, écrites d'une manière intéressante, pro|iri' à nourrir les sentiments de piété et le zèle pour la reWgion. Relation de la mort de Henri H, duc de Longuerille, Paris, 1603, in-i°; ce fut son premier onvr ige. Une traduction française du Nouveau Testament , qui a le mérite de la fidélité et d'un langage pur, 2 vol. in-12, 1697-1703. Le Père Lallemant a adopté cette version dans ses Réflexions sur le Nouveau Testament.
BOUILLART (dom Jacques), bénédictin de Saint-.Maur, né en 166 » à .Meulan au diocèse de Chartres, mort à Saint-tJermain-iles-Prés en 1726, était aussi connu par la solidité de son esprit, que par la purelé de ses mœurs. On a de lui une savante édition du Martyrologe d'Usuard, copiée sur l'original môme de l'auteur, Paris, 1718, m-k". On a encorejle lui VHistoire de l'abbaye de Saint-Gemunndes-Prés, Paris , 172'î-, in-fol., ouvrage plein de recherches. Bouillart s'occupait d'une ftjV toire de la congrégation de Saint-Maur, lorsque la mort l'interrompit dans son travail.
BOUILLAUD ou plutôt BOULLIAU(Ismael), naquit ;i Loudun en 1605, de parents protestants. Il quitta cette religion à l'âge de 23 ans, et entra aussitôt dans l'éiat ecclésiastique. Les belles-lettres , l'histoire , les mathématiques , le droit el la théologie l'occupèrent tour à tour. Il se retira dans ses derniers jours à l'abbaye de Saint-Victor à Paris , et y mourut en i69i, à l'âge de 89 ans, emportant les regrets de tous les savants. Il était en commeice de lettres avec ceux d'Italie, d'Allemagne, de Pologne et du Levant, qu'il avait connus dans les voyages iju'il avait faits en ces différents pays. On a de lui : Opus novum ad arithmeticam infinitorum , en 6 livres, 1682, un vol. in-fol.; Astronomia philolaica , où. le mouvement des planètes est bien expliqué; Discours sur la réformation des quatre ordres religieux mendiants ., et /a réduction de kws couvents û un nombre dé-
terminé, ouvrage composé par ordre de M. de Lionne ; une édition de Vnistoire de Ducas, en grec, avec une version latine, notes, etc. BOUILLE (Pierre), jésuite, professeur de grec et d'humanités, recteur îles collèges de Liège et de Dinaut, né à Binanl-snr-Meuse, vers 1572. mourut h Valenciennes en 16il. On a de lui : une Ode en vers giecs, insérée dans le traité de Lessius, De justitia et jure, Louvain, 1603, in-fol.; Histoire de l'origine de la dévotion de N.-D. de Foy, Douai, 1620, in-12 ; Histoire de N.-D. de Bonne-Espérance, jirès de Valenciennes, 1630, in-12; Histoire de N.-D. de Miséricorde , honorée chez les carmélites de Marchiennes-au-Pont, liiil, in-12.
BOUILLON (le cardinal de). Voy. Tour.
BOULANGERou BOL'LENGER,plus connu sous le nom de Petit-Père André , augustia réformé, né àParis, et mort dans cette ville en lt)57, à 80 ans, se lit un nom par sa manière de prêcher. U mêlait ordinairement la plaisanterie à la morale, et les comparaisons les plus basses aux plus grandes vérités du christianisme. Il compara, dit-on, dans un de ses sermons, les quatre docteurs de l'E^jlise latine, aux quatre rois du jeu de cartes. Saint Augustin était, selon lui, le roi de cœur, par sa grande chaiité ; saint Ambroise, le roi de tièfle, par les fleurs de son éloquence, etc. Mais il ne faut pas adopter légèrement tous les contes populaires qu'on a débités sur cet orateur. C'est une espèce de caricature plus propre à nourrir la conversation des oisifs , qu'à donner une idée juste des discours du Petit-Père André.
BOULAY ( N. DU ) , savant canoniste du xvui" si(;c]o,esiauteaii\\me Histoire du droit public ecclésiastique français , Londres (Paris), 17'i.0, 1751, in-i° ; ibid., 2 vol. in-12.
BOULi; (Jean-Charles), prédicateurdu roi, né vers 1720 à Cannes dans la Basse-Provence, professa d'abord la rhétorique à Villefranche. On trouve de lui unoEpître sur les charmes de l'union et de l'amitié, dans le Journal de Verilun du mois d'avril 17i2, qui est agréablement versifiée. Etant entré dans l'ordre des cordeliers , il fut reçu docteur de Sorbonne a Paris , et , en 1759 , il prononça devant l'académie française un Panégyrique de saint Louis , qui fut fort goûté , mais ijui n'a point été imprimé. Boule, api es avoir prêché l'Avent à Versailles devant le roi, fut désigné en 1763 pour y prêcher le Carême. Peu de temps après , il obtint d'être relevé de ses vœux, et il s'établit à Paris , où il est mort, postérieurement à l'année 1763. Boule s'était fait une véritable répu(alion dans la chaire. On a de lui : Histoire abrégée de la vie, des vertus et duculte de saint Bonaventure, Lyon , 17i7, in-8°, avec figures , imprimée avec luxe et très-estimée.
BOULENGER (Jiles-César), Bulengerus, néàLouuun,en 1558, se fit jésuite et quitta la société pour jirendre soin de ses neveux. Il y ; renti-a ensuite, et mourut à Cahors en 1628, ! après avoir donné eu latin une Histoire de ' son temps, Lyon, 1619, in-fol.: elle com^uience à l'an 1559, el liuit eu 1680; et un
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grand nombre de savants ouvrages , entre Autres : De Imperatore et Im.perio Romano , Lyon, 1G18, in-fo . Onze volumes li'opusfules contenant des Disserla'ions : De Oranilis et vatibus ; de templis Ethnicorum ; de festis Gnrcorum ; de triumphis, spoliis bellicis, tropfiœis; arcuhiis triumphnlibus et pompa triumphi ; de soi-tibus, de auguriis et auspiciis, de ominibus, de prodigiis. de terrœ motu et fuiminibus ; de tributis et vectigalibus populi Bomapi ; de circo romano, Indisque circrnsibus; de theatro, Indisque scenieis; de conviviis ; de hidis priratis ne domesticis vêterum. Tous ces ouvra;5os se trouvent aussi, les uns dans les Antiquités grecques, les autres dans les Antiquités romaines. On a encore de lui des traités De Pietura, plastice rtntiinriri: libri duo, Lyon, 1G27, in-S"; une Dissertation contre Casaubon en fave r du cardinal Baronius, sous ce titre : Diatnbœ in Casauboni Exereitationes de rébus sacris , Lyon, 1617, in-fol.; Eelogœ ad Arnobium , Toulnuse, 1G12, in-S" ; Deinsignibus gentilitiis ducum Lothciritgorum,V\so, 1617, in-i°.
BOULIER ( Philibert ) , c'.anoine de la Sainte-Chapelle de Dijon , dans le xvii' siècle, bachelier en théologie, a laissé les ouvrages suivants : Sauvegarde du ciel pour la ville de Dijon , lGi3.. C'est 1 histoire de la sainte hostie si vénérée dans ce pays, et jtour laquelle Bossuet et le président Bi)uhier avaient une vivo dévotion; Examen de cette proposition, qu'on était autrefois plus gens de bien qu'on ne l'est aujourd'hui, et que néanmoins on ne se confessait ni communiait si souvent que maintenant. C'est une réf.:talion indirecte du livre d Arnauld contre la fréquente cnmniunion; /{ecufi/ de pièces pour servira Vhistoire sacrée de Dijon, lOîtO, 1655, in-8°. etc.
BOULIJER (David-Renaud), ministre h Amsterdam , ensuite h Londres , ori^^inairo d'Auvergne , né k Uti echt le 24 mars 1699 , mort le 24 décembre 1739 , signala son zèle et ses talents pour la cau-e de la religion , trop souvent attaquée p.r les nnuveaux philosophes. 11 la défendit avec autant d'arueur que de force et de logique. C'est dommage que son style, presque toujours exaci, souvent éliiquent, 'e ressente queli[uefois du pays qu'il habitait. Ce défiut n'empèi liepas que ses ouvrages ne soient un recueil d'excellents préservatifs contre le poison de l'impiété. Li'S piincipaux sont : Dissertatto de existentia Dei, 171G ; Ess'n philosophique sur l'âme des bHes, 1728, in-12, et 17;n, 2 vol. in-8°; Exposition de la doctrine orthodoxe de ta Trinité, i~'Vi, in-12; Lettres sur les vrais principes delà religion, u(i l'on examine hï livre de la Jt'liqion essoilielle (I l'homme, 17 il, 2 vol. in-12; Jlcrhrrches sur les vertus del'eau de goudron, liadui es de Berkeley, 17'(o, in-i:i; Sermons, 1748, in-8'; Dissirtatiunuin sacrarum Sglloge, 1750. in-8 ; Court examen de la Th se dr l'abbé de l'railes cl Observations snr son Apolagie, 17;j.'{ ; Lettres critiques sur les Lettres jihilosophiqucs de Voltaire, 1754, )n-12; te l'iirrhanismi- de l'Eglise romaine, ou Lettres du P. Uayer, avec les Jléponses, 1757,
in-8 ; Observationes miseellancœ in librum Jobi, 1738, in-8°; Pièces et pensées philosophiques et littéraires, 1759, 2 vol. in-12. Bonllier était iroiestant, et dans ses éi rits contre l'Eglise romaine, il a tous les préju-és de sa secte. Feller omet de mentionner une autre production de Bnullier, inùtuhe : Traité des fondements de la certitude morale. Dans cet ouvra,.;e , BnuUier pose cette question : « Si un athée est assuré qu'il y ait des corps ? L'athée, répond -il, ne peut s'assurer de rien sans abjurer son athéisme Sil raisonne consiquemment , il ne d'it admettre autre chose que des probahili^és : dans son système lout est soumis à la nécessité , ou dirigé par le hasard. Nul pouvoir su\ érieur po.ir ré,j,ler l'iruivers avec bo: t ■ et sagesse: ([ue sait-il ? to;it ce qu'il voit peut n'être qu'illusions; le hasard et la nécessité, principes également aveu,.;les, peuvent amener ce qu'il y a de plus bizarre , de plus iirégulier, de plus o|)posé à toute idée d'ordre. Quand on refuse de reconnaître un ouvrier sage pour l'au eur des merveilles de l'univers , quel droit a-t-on de ne les point regarder connue un beau songe ? quelles bornes osera-t-on mettie à l'ex'ravagance de l'esprit? En supposant avec l'athée qu'il y a des corps , on lui prouve bien par là qu'il y a un Di'^u : cela n'empêche pas que l'existence de Dieu ne soit léellement plus éviderte que celle des corps. L'athé(! croit qu'il y a des corps, parce qu'une vive imp, ession île ses sens le pousse sans cesse à le croire. Je veux qu'il n'en puisse pas même douter : sa certi'ude l.Vilessus su|\i ose à son insu un prnripc qu'il rejette, savoir, l'existence d'un êlre lout bon et t ut sage. Il ne songe pas que lorsqu'il nie ce principe , et (ju'il croit à des corps, il se contredit lui-même. Qu'il approfondisse les motifs de ce dernier jugruient, ils le porteront à se cond>inmer le premier , el l'invincible certitude de la véiité qu'.l admet le conduira par degrés vers ce qu'il ide. L'athée ne peut s'empêcher de cioire hnn monde c rporel; cette persuasion subsiste en lui indépendamment de la croyance d stinde d'une Diviidté : mais sans l'idée de ci'tte dernière, il ne saurait se démontrer qu'd y ait des corps. Sa croyance , <\ cet égard . qui , tant qu'elle découvre un sentiment contus. renf rmeimpliciement celle d'un Dieu, supposera formellement qu il existe , uès qu'elle prendra la forme d'une connaissance démontré •. En un mot, obligé h rend, e raison lie ce qu'd croit le plus invuii ihlenieni, cet athée cesseia do l'être, ouplul.'itilse couva incratpi'i! n'a jamais ]iu l'èlre 1 n ell'el, quelque d.sir qu'il en ertt.u BOl'Ll.llvB (lsii)oiiEi,cur(''delaparoisse(iela Sauile-'l'rii.ite a I aval, né à Ernée (Mayenne), le 6 s((piembr(^ 1791, mort dans soiijuesliylèrele "^1 mars IS'i'i , s'était d'abo d a>loniié il la.|uriN|iru ,cnce et devint juge d'inslruclion au tribunal de Laval. S'élaui < élcrminé Ji embrasser l'état ccc ésias:iq;x', il lit ses ('In des Ile ologiques à Saint-Sulpice , et fut fait prêtre en Ih.JO. Il s'a|)pliipi!i depins avcf" Ic! /èle le |)lus dévoué aux foi (lions du saint ministère, et composa un uuvrai^u iulituié :
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^{(moires ecclésiastiques concernant la ville de Laval et ses environs pendant la révolution, 1 vol. in-8°, très-osiim(>.
BOULLIETTE (l'abbô), grnmnnirien , né en Bo rgognc vers 1720 , était chanoine à Auxerre. En 1760, il adress.i un travail sur les mo.eus de fixer la prononciation du langage, laquelle est si diiTérente d'une province, ou même souvent d'une ville à une autre, à l'académie française, qui chargea l'abbé d'Olivet de lui témoigner sa salistacîion. En 1788, il en donna un- seconde éditiiin, qu'il dédia à l'académie. Sou travail <'-t intitulé : Traité des sons de la lançjue française et des caractères qui les représentent , et est suivi d'un Traité de la manière d'enseigner à lire, avec le Syllabaire alors en usage dans les écoles des frères de la doctrine chrétienne du faubourg Saint-Antoine. Les nouveaux grammairiens ont beaucoup profité du Ivre de l'abbé Boullietle, bien qu'ds aient omis de parler de lui. Barbier lui attribue encore un Eclaircissement pacifique sur l'essence du sacrifice de Jésus-Christ, Paris, 1779, in-12 de Si pa.;es.
BOULLIOT (l'abb'' Jew-Butiste-Joseph), né le 3 mars 1750 à Philippeville, tit pro'ession, en 1779 , dans l'ordre dos Prémontrés, à l'abbaye de V.ddieu , près de Charleville , et, ajirès avoir été ordonné prêtre à Paris , enseigna la théologie dans diverses maisons de sou ordre. Plus lard, Gobel, évèque constitutionnel de Paris, le nomma vicaire épisco|ial, et il fut du nombre des grands-vicaires qui accomr'agnaient ce prélat lorsqu'd vint di'iclarcr à la Convention qu'il rciKinçait aux fonct ons ecclésiastiques, le 7 novembre 179.3. Boulliot regretta sans doute amèrement sa conduite en cette déplorable circonstance ; car en 1811, Charrier de La Roche , évêque de Versailles , le nomma curé des Muraux, village près de Meulan. Il devint , en 1822, aumônier de la maison des Orphelines de la Légion-d'Honneur , située aux Loges , dans la forêt de Saint-iiermain, puis il se retira à Saint-Germain, d'où il desservait la petite paroisse du .MesniJ , voisine de cette ville. C'est là qu'il mourut le 30 aoQt 1833. Il avait fourni à Barbier d'utiles renseignements pour son Dictionnaire des anonymes , et lui-même est auteur d'une Biographie ardennaise, Par. s, 1830, 2 vol. in-8°. BOULOllNE (Etienne-Antoine de), évêque de Troyes et pair de France , naquit à Avignon, le 26 décembre 171-7, d'une famille honnête, mais peu riche. Sa première enfance fut négligée ; on no l'envoya q l'assei tard aux écoles des frères dits des écoles chrétiennes. Ceux-ci, frappés de ses heureuses dispositions et de son penchant [lour l'état ec(lé<iastique , favorisèrent sa vocation. Il entra , ii quinze ans, dans une pension pour apprendre le latin , et sou ardeur fut telle , qu 1 acheva ses études de latinité dans l'espace d'un an. Il fit sa rhétorique seu et avec le secou.s de quelques liv es; ensuite il entra au séminaire de Saint-Charles . dirigé par MM. de Sainl-Sidpice ; son goût le portait dès lors vers la prédication ,
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et il s'amusait à composer des discours qu'il d-'bitait devant ses camarades. Af)rès avoir terunné sa philosophie et si théologie, il reçut le sous-diaconat, puis le diaconat, et fut 0 donné prêtre , par dispense, en 1771 , dit mois avant l'Age requis. Le 1°' avril suivant, il prononça devant la congrégation des hom mes d'Avignon im sermon sur la religion chrétienne. Une circonstance vint encore favoriser son i)enchant pour l'art oratoi e. L'acaiémie de ^lontauban proposa, en 1772, un prix sur cette question : « Il n'y a point de « meilleur ga'ant de la probité que la re!i- « gion , » confoi'ui ment à ces paroles de l'Ecclésiastique : Qui timet Dcum faciet bona. L'abbé de Boulogne composa un discours sur ce sujet , et renr orta le prix. Il prêcha ensuite à Avignon, àTarascon, à Villeneuve, et se rendit, en 177/|., h Paris pour y entendre les pré(IicUeurs qui étaient les | lus suivis ; mais son peu de fjitune ne lui permettant pas de consacrer tous ses momef\ts à l'étude , il s'attacha d'abord au clergé de Sainte-Marguerite , puis <i celui de Saint- Germain-l'Auxerrois. En 1777, il prêclia dans ré,;iiso des Récoliets de Versailles devant Mesdames, tantes du roi. L'année suivante , M. de Beaumont, archevêque do Paris , qui vrai>emblablement avait été trompé sur son compte, lança contre lui un interdit, et cette disgr.:ce fut très-sensible à l'abbé de Boulogne. Il profita néainnoins de cette circonstance pour élu lier l'Ecriture et les Pères, et se perfectionner dans l'éloquence sacrée. A la même époque , une société d'am/s de la religion et des lettres pro[)Osa un prix pour l'éloge .du dauphin, mort en 1763 , et l'abbé de Boulogne mérita d'être couronné ; mais l'archevêque, que la société avait nommé son président, ne voulait pas qu'on décei nât le prix à un prêtre qui avait encouru sa disgrâce. Toutefois, il se laissa lléchir aux instances réitérées (jui lui furent faites, et il leva l'interdit, à condition que le jeune orateur irait faire une retraite dans une communauté de Saint-Lazare , ci- à quoi celui-ci se soumit. Son Eloge du dauphin fut imprimé, et lit honneur à ses talents. En 1782, il prononça devant les deux académies des sciences et belles-lettres le Panégijrique de saint Louis, et ce discours, qui fut aussi imprimé, accrut sa réputilion. La même année, M. de Clermunt-Tonnerre , qui avait été élevé à l'évêché de Châl ms-sur-Marne , le choisit pour son grand - vicaire ; mais M. de Boulogne , qui voulait suivre la carrière qu'il avait commencée , resta peu de temps auprès de lui, et revint dans la capitale. Il prêcha pour la première fois à la cour en 1783, et r. çut une pension de 2,000 francs sur l'archevêché d'Auch. Kn 1781, l'évêque de Chûlims le nomma archidiacre et chanoine de sa cathédrale. En 1786 , il remplit la station du caiême aux Quinze- Vingts; enfin, en 1787, il prêcha le carême à ^'ersailles. Dans son sermon |iour le dimanche des Rameaux , il s'atlacha à montrer combien la i eligion est nécessaire aux Etats, et combien l'irréligion leur est fatale. Il si-
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giiala avec force les mallieurs dont la société était menacée par les pro-rès de l'esprit ptiilosophique. L'oraleur fut taxé d"exa aération, et Ton continua de marcher à grands i)as vers une révolution que tout favorisait. Il prononça . en 178S , le discours d'ouverture de l'assembli'e provinrialc de la Champa,;no, et M. de Tallevrand , qui nr/'sidait l'assemblée, le félicita de son zèle , et écrivit en sa faveur h l'évéque d'Aulun, qui le nomma à l'abbaye de Tonnay-rharente. En 1789 , il fut élu d'pnté ecclésiastique de la paroisse de Sainl-Sulpice à l'assemblée bailliagère de Paris, et commissaire pour travailler h la rédaction des cahiers. Lors de la constitution civile du clergé , il refusa le serment , et se vit déiiouillé de ses titres et de ses bén'ûces. 11 ne quitta point la France pendant la terreur, et cliercha vainement à se faire oublier en menant une vie fort retirée. On l'arrêta trois fois ; la première fois , on le mit au séminaire de Saint-Sulpice, transformé en maison d'arrêt ; mais il parv nt à se soustraire à ses gardiens. Arrêté ie nouveau et conduit h la section , il subit un interrogatoire , et obtint sa liberté au bout de ti ois jours. Repris le 26 juillet 179i, dans une visite domiciliaire de nuit, il fut enfermé dnns la |irison des Carmes , si fameuse par d'horribles massacres , et y resla jusiju'aii 7 novembre suivant. Lorsque la Convention païut revenir <^ d"S idées de modération et iie tolérance, il atta(iua, avec les armes de la log q le il du ri licule, les constitutionnels qui chrrcliaient à n lever leur Eglise. Le succès qu'il obtint en ce nouveau genre le tit juger propre h la rédaction d'un journal ecclésiasliqie que les abbés Sieard et Jautfret venaient d'entreprendre , sous le titre d'AnniiIrs religieuses; et , h partir du n° 19, il devint seul rédacteur du journal qu'il intitula Annales catholiques, | our le distinguer des Annales de In religion , qui étaient rédigées pac Tes constitutionnels. Ce recueil obtint un grand .succès; mais il fut plusieurs fois interrompu. Ayant osé combatire La lléveiUère-Lépeaux, qui, dans un discours i)ronoiicédevan! l'Institut, avait attaq'.é le christianisme , ce tbi''opliilanthrope lii supprimer les Annales, et l'auleur fut cnndanuK', au 18 fructidor, à la di'por'ation, h laq clli' il n'éclia|ipa qu'en .'e tenant cacli!''. M. tle Boulogne rcfiril son journal au commenceiii.'nt de janvier 1800, et le continua jn-qu'à li lin de 1801 , sniis la di-iiominalion d'Annales ■philosoiiliiques et littéraires , et quilipicfois sous 11' titre de Fragments de littérature et de morale. Il le recommença en 180.'1, et l'intitula Annales littéraires et morales, ]iuis Annales critiques dr littérature et de morale, et enlin Mélanges de pliiliiso/iliie , d'hist ire, de morale et de littérature; mais il travailla peu à cette dcinière partie, et en abandonna intièrement la rédaction dès l'année 1807. Ces dillérenls recueils, qui forment plus dr 10 ;;ros volumes m 8" , sans y eiimprendre les Mélanges de pliildsojtliie , se font remarijuer par un altachemeni constant aux saines docliincs eu religion et en lillé-