‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 141 sur 228 · BO'V C · texte numérisé non relu

BO'V C

plectendœ. L'auteur composa bet Ouvrage en 1623, à Madrid, dans la vue d'enga;j,er(^har- Irs Stuart, prince d^' Galles, qui s'y trouvait alors, à emhrasser la religion catholique.

BOVET (Français de), ancien archevêque de Toulouse, et chanoine de Saint-D 'uis, naquit à Grenoble le 21 mars 17i5. Nommé grand-vicaire par M^r de Conzié, évêque de Saint-Omer, puis d'Arras , il devint ensuite prévôt du chapitre de la cathédrale d'An as, et, en 1781, il obtint l'abbaye deBonlieu, de l'ordre de Cîteaux , au diocèse de Bordeaux. 11 sié ^ea dans l'assemblée du clergé de 1785 à 1786, comme député de la province de Tours, et prit part à tous les travaux de cette assemblée. Il réd'gea notamment, sur le concours po'.T les cures, un Mémoire de 42 pa^es, qui se trouve dans le procès-verbal de l'assemblée. Le zèle avec lequel l'abbé Bovet secondait révè;|ue d'Arras dans Tadmnistration de son diocèse ne l'empêchait jias de cultiver toutes les sciences ecclésiastiques, en même temps qu'il s'occupait de rec'ieiches d'érudition et de critique. Nommé évêque do Sisleron en 1789, il vit bientôt après son siège supprimé j ar la constitution civile du clergé; il protesta et consigna ses réclamations dans une lettre du 24 novembre 1790 au chapitre de sa c;itiiédrale ; dans une autre du 12 décembre à ses curés et vicaires ; dans celle du ik mars 1791 aux électeurs d s Bassos-Alpes, dans ses lettres aux évoques élus des Basses-Alpes et de là Drôme, enlir\ dans sa lettre pastorale du 18 juillet 1791 k son diocèse. Le prélat avait adhéré ii l'Exposition des pri7uipes des ('vêques de l'assimbl'e constituante. Obligé de quitter la Fr.uice, M.^r de Bovet passa en Suisse, puis en Italc, et résida quelque temps à Ferrare. Il publia a'ors quelques écrits relatifs aux atlaires de l'Ej^lise de France. Nous citeions les Réflexions sur le nouveau serment prescrit en France et sur les motifs par lesquels on croit pouvoir le justifier, Ferrare, 1793, in-S" de 51 pages; Réflexions sur un titnnrlement de J.-B. Villeneuve, évêque, aux fidi'lrs des Basses-Alpes, 20 décembre 1795, de 55 p. ; et Réflexions sur un prétendu bref du 5 juillet 1796, 4 janvier 1797. de 33 p. Le iiremier de ces écrits était dirigé contre le serment de liberté et d'égalité prescrit en Franco, le second cmitre un mandement de l'évi^que constitutionnel des Ba^s >s-Alpes. le troisième sur un bref de Pie VI, que l'auteur semblait croire avoir été rédigé réellement à Rome, mais non pas destiné à viur le jour, se déclarant ainsi en oppo.M ion avec les Amiales catholiques de M. d- Boulogne, qui avaient soutenu l'opinion contraire. Un ouvrage plus important de Mgr de Bovet est celui qui a pour titre : Consolations de la foi sur les malheurs de l' Eglise, 1797, in-12, et 2* édit., 1798. Ces d ux é litions furent faites à l'étranger, mais le livre fut imprimé ue nouveau h Toulouse en 1819. Le prélat pas>a en Allcm,igne,etc"csllàqu'il signa, comme tous les évoques fançais exilés, Vlnslruction sUr les atteintes portées â la reliçjion, du 15 ao .1 1798. Après le Concordat, il tut du nom-

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bre des évoques qui, sans refuser d'une manière positive, la démission que le pape leur avait dcQiandée, lui envoyèrent revendant une rénonse dilatoire. Il signa aussi les Réclamations (anoniqur's adressées au pape, le 6 avril 1803. Ne voulant pas d'ailleurs mettre obstade à l'exécution du Concordat, il déclara, dans une instruction h son clergé, du b décembre ISni, et dans une lettre du 21 avril 1802, qu'il ne s'op osait pas à l'exercice des nouveaux jtouvoirs, et qu'il laissait son triupeau entre les mains du souverain pontife, qui se chargerait de pourvoir seul à ses beso'ns. En ISO'i-, il se retira en Angleterre, et en 1812, a|)iès avoir longtemps hésité, il envoya sadémissionau papeet à Louis XVDI. Mgr de Bovet fut déterminé à cette démarche par la crainte de paraître favoriser l'opiiosition fâcheuse qui s'était formée dans une fraction du clergé français éniig é contre le Concordat, et dont les conséquences eussent amené un schisme. Rentré en France à l'époque lie la restauration, et nommé en 1817 archevêque de Toulouse, il ne prit possession de son siège par procureur qu'en Î8I0, à cause des obstacles qui entravèrent l'exécution du Concordat. Le prélat voulait se rendre dans son diocèse, mais l'état de sa santé le retint à Paris ; l'année suivante, il donna sa démission, motivée sur sa santé et sur son grand ;1ge, et il fut nommé chanoine de Saint-Denis. Mgr de Bovet put alors satisfaire son go it l'Oui- l'étuije. Il s'occunait de travaux d'érudition, et on 18-29 il p iblia son Yiy re des Dynasties éç/ypticnncs, in-8% ouvrage sérieux, dans le(|uel il réduite leur juste valeurles calculs de quelques savants sur l'antiquité des dynasties égyptiennes. Le [irélat, tout en applaudissant aux travaux de ChampoUiOii, était lo n de crOire qu'ils pussent dissiper tous les nuages qui ob curcissent l'histoire d'I'lgvple. En 18)3, .M. de Bovet fit i ar itre son lïisloire des derniers Pharaons et des premiers rois de Perse, selon lie-, rodotr, tirées des livres prophétie/ttes et du livre d'Esther, 2 vol. in-8". « L'auteur, dit un bioAraphe, counneiice où <iuérin du Rocher avait Uni. il prétend prouver que le troisième livre d'Héodote est tiré presque entièrement du livie d'h^tiier. II croyait ce travail ulile à la nligion, et p(n|ire à rélutor les (iil'iicuUés qu'on forme contre le livre d'Esther. iMais ce >ystèuie ne donne-t-il pas lieu à bien iTaulres niflicultés? N'est-ce pas inlroii ir-e le pyriiionisme dans l'Iiislo re , que i!'ima.;in(' tous ces travestissements, dont quel lues-uns sont s()écieux, mais qui, au fond, ne sont guère concluants ? Ce sont là de ces s ipf)Ositions que l'on peut rendre |)his ou moins vraiseiiibiables avec de W^spiil et ilu savoii', mais qui auraient les l'ésullais les plus grave-;, en lournissant le prétexte de mer tous 1 s témoignages historiques. An^si tous les savants s ai:cord ni à rejeter ce ssslôme. .\u reste, il faut avouer que M. de Bovet rap|)uie sui b aucouii d'aperçus in,.;éni ux, et (pi'il fait preuve dans ce Irava,] do connaissances liisiori(pios IrèsétenJuus. » Mgr do Bovet mourut le ti avril

1838, à 93 ans, ses restes furent transportés dans les caveaux de l'église des Carmélites de la rue de Vaugirard, près de ceux de La Luzerne et de Bausset.

BOWER (Archibald), jésuite apostat, né en 1G86 à Dundee en Ecosse. Il se fit jésuite à Rome en 1706, et fut employé àrenseignement des belles-lettres dans différentes villes d'ilalie. En 1726, il qu'ttason ordre, quoiqu'il fût lié par des vœux solennels , et se rendit en Angleterre, où il abjura la religion catholique pour suivre le rite anglican. Cette apostasie donna lieu à plusieurs conjectures : on en a trouvé la cause naturelle dans l'irrégularité de ses moeurs, preuve terrible que la corruption du cœur entraîne à sa suite l'obscurcissement de l'esprit. Bower, également mé- ]irisé de tous les partis, mourut en 1766, ;lgé de 80 ans. Il a laissé les ouvrages suivants dont le style est plus que médiocre : Historia lilteraria, espèce de revue littéraire publiée au commencement de chaque mois; une Histoire des Papes, 7 vol. in-i% qui mériterait plutôt le nom de diatribe que le titre d'histoire, tant les papes y sont maltraités. 11 a au-si trava lié à la grande histoire universede, dont il composa l'histoire ronaaine.

BOYER DE SAINTE-MARTHE (Louis-Ax- SELME ), dominicain du xviir siècle, écrivit une Histoire de l'église cathédrale de Saint- Paul-Trois-Chûteaux, Avignon, 1710, in-V"; et nn- Histoire de l'église cathédrale de Vaison, Avignon, 17;H, in-i°.

BOYEll ( PiERHE), prêtre de l'Oratoire, né h Ariane le 12 octobre 1677, mort le 19 janvier 1733, s'est dislingué par son fanatisme ]iour les saltimbanques de Saint-Médard, ce qui lui procura d'abord un iiUerdit en l'729, puis d'être relégué au mont Saint-Michel, enfin une détention k Vincennes pendant V* ans. Les fruits de son fanatisme sont consignés dans le Quatrième gémissement sur la destruction de Port-Royal, 171'i., in-12 ; le Parallèle de la doctrine des païens et de celle des jésuites, in-8' ; la Vie de M. Paris, in-12, et dans d'autres ouvrages de parti.

BOYER (Jean-François ), ancien évêque de A.irepoix, avait été d'abord théatin. Lo succès de ses sermons le lit choisir pour précepteur de M.;r le Dau[)hiu. L'académie des inscripti .ns ayant penin le cardinal de Polignac, le rimnlara en 17Ï1 par la nomination de l'évêquc de .Mirepoix. Il avait éti' reçu à l'acadénne française dès 1736, et deux ans après, il le fut a l'académie des scii'uccs. II mourut en 1733. Ses vertus, son amour pour la retraite, son aversion pijur les louanges, la simplicité de ses mœurs, méritèrent (]u'on lui conli;U l'unique es|)érance du royaume, et ensuite le délail des .Ufaires qui "concernent la nomination aux bénéfices. Il se montra sévère sur le choix des sujets. Rigide observateur des lois de l'Eglise, .M. Boyer avait remis son évèclié dès ijuil fut altaèliô à l'é Ineation du dauphin. Le roi lui donna alors l'abbaye de Saint-.Mansu\ et ne i)ut lui faire acceptei- celle de ("orliie. Les philosopnes et les jansénistes l'ont peint comme audessous de sa place, parce qu'il leur était

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