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également contraire ; mais il faut bien se garder de jug t ce prélat par ce qu'en ont dit et 00 qu'en disent encore les partisans des erreurs de Janséni'S. On sait que les sectaires ne jugent du mérite des honuiies que par l'esprit qui les anime eux-mêmes. Lo plus grand crime et le seul à leurs yeux est de n'être pas de leur avis.
BOYER ( l'abbé ), grand-vicaire du diocèse de Lorabez, prononça devant les Etats du Languedoc un discours qui fut publié sous ce titre : De l'influence de la religion sur la société civile et polilique, Toulousi', in-8". On a encore de lui im Discours sur les relii/ues des saints, et un Panégyrique de saint François de Paule. 11 mourut le 18 octobre 1785, dans un ;lge assez avancé.
BOYER ( Barihélemï-Jacques Cannât. ;, né à Marseille le 11 octobre 1775, fut d'abord directeur et maître des conférences au séminaire de Saint-Nicolas du Chardonnet; il fut ensuite placé par M. de Cambon, évêque de Miiepoix, près du célèbre de Brienne, alors archevêque de Toulouse, qui le mit peu de temps après au nombre de ses vicaires généraux. Doué de beaucoup d'esprit et d'instruction et familiarisé avec les usages du monde, l'abbé Bo. er tenait un rang distingué dans les salons de M. de Brienne ; mais il s'ennuya de cette vie dissipée, qui convenait si peu à ses goûts de retraite et d'éludé. M. de Fayet, parent de l'archevêque de Toulouse, ayant été nommé évoque d'Oleron, l'appela auprès de lui en qualité de grand-vicaire et en fit son homme de conliance. La révolution ayant éclaté, l'abbé Boyer se réfugia en Espagne, et pas-a la plus grande paitio du len)ps de son exil r.uprès del'évèque d.; Cordoue. Plus tard Fontnnes le nomma inspecteur de l'académi ■ de Paris. Dans sa jeunesse, il avait eu des relations avec plusieurs des écrivains distingués de l'époque, et il racontait des anecdotes intéressantes sur Laharpe, Geoflroi, Ddille, Luce de Lancival, etc. M. Loison, évoque de Bayonni', le nomma son giand-vicaire. L'abbé Boyer passa ses dernières années dans une retraite presque absolue. IL mourut à Bayonn ■ le 26 novembre 183i, laissant un Cours d'études à l'usage du collège d'Oleron. Toute sa vie il s'était appli |ué à combattre les funestes doctrines (|ui ont donné à l'Europe cette secousse terrible dont les ébranlements durent encore.
BOYER (Pieuiie-Denis ), directeur au séminaire de Saint-Sulpice, né à Caissac. diocèse de Rodez, au ruois d'octobre 1766, fit ses humanités au collég>' de ci tte ville, où il eut pour condisciple Frayssinous, depuis évêque d'Hermopolis. 11 se rendit ensuite à Paris pour y faire ses études ecclésiastiques; mais les lettres de recommandation qu'il devait présenter au supérieur des Robertins, s'étant égarées, cet ecclésiastique, privé de renseignements sur le jeune pii>tulant, hi'sitait à le recevoir. Boyer se décida à entrer dans la communauté de Laon, qu'il quitta jilus tard pour s'attacheràla congrégation de Saint-bulpice. Ordonné prêtre eQlTOO.l'abbé