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fessions, jusqu'à ce que d'autres maux vinrent l'assaillir. Il mourut le li décembre 1824, à 47 ans. On cite de lui quatorze écrits italiens ou bitins. Les cinq premiers, en latin, sont : des Traités de la Religion; delaGi-dce; de l'Infaillibilité du pape; de la Règle de foi de Véron, et des Institutions de logique et de métaphysique. Ses ouvrages italiens sont : Réflexions sur le Gallia orthodoxa de Bossuet ; Mémoire sur le concile de 1811 : c'est une espèce de journal du concile de Paris , avec des pièces justificatives et des observations; Réflexions sur la Cité de Dieu de saint Augustin; Le triomphe de Dieu sur Vennemi de la société, de ta nature et de l'Eglise, Lugano, 1814; Courte réfutation des raisons de Joseph Antonini, curé dans le diocèse de Foligno, en faveur du serment condamné par Pie Y II; Instructions théologales récitées dans la cathédrale de Plaisance, de 1815 fi 1823; Réfutation de Locke; Solution du problème de Molineux, et Réfutation de l'idéalisme de Condillac.
BYNiEDS (AjiToiNE), né le 6 août 1654 à Utrecht , mort à Deventer en 1698 , ministre protestant , disciple de Grsevius , et versé comme lui dans 1rs langues, l'histoire et les antiquités, laissa des ouvrages très-savants. On consulte encore : son traité De calceis Hebrœorum, Dordrecht, 1695, in-4°; De morte Jesu Christi, Amsterdam, 1691 et 1698, in-4°, ouvrage d'une grande érudition ; De natali Jesu Christi, accedit Dissertatio de Jesu Christi Circumcisione , Amsierdam , 1689-1729; La Haye, 1737, in-4°. 11 s'attache particulièrement à détruire les calomnies dont les Juifs et les hérétiques se sont efforcés de noircir la naissance de Jésus-Christ. Dans la Disse7-tation sur la Circoncision, Bynaeus prouve, contre Marsham, que la circoncision a été établie chez les Juifs et chez les Egyptiens pour des raisons différentes, et qu'elle n'a point passé des seconds aux premiers.
BYZANCE (Loiis de), prêtre de l'Oratoire, né vers 1647 à Constantinople, d'un orfèvre juif, s'appelait Raphaël Lévi. La lecture du Nouveau Testament et ses entretiens avec les jésuites et les capucins lui donnèrent le désir de se faire chrétien. Il jiassa en France, et fut baptisé en 1674 à Saint-Germain en Lave ; il eut pour parrain et marraine le roi et la reine, représentés par le duc de Mazarin et par madame de Colbert. Il prit alors le nom de Louis de Byzance, et, étant entré dans la congrégation de l'Oratoire, fut préparé au sacerdoce. Son mérite ne se bornait pas à une connaissance parfaite de la plupart des langues anciennes et modernes ; il possédait à fond la théologie, et il lit des conférences ecclésiastiques avec le plus grand succès. Le P. Louis de Byzance s'appliquî surtout à la conversion de ceux de ses compatriotes que leurs affaires amenaient à Paris. Un fanatique musulman, irrité de s'être vu con-
fondu par lui dans une conférence, s'étant introduit dans sa chambre pour l'assassiner, il ne put se débarrasser de son assaillant qu'en se servant de son ancien sabre , suspendu à son Ht. Cette scène lit sur lui une impression si profonde, que son esprit se dérangea. Il fallut le mettre à Charenton, où sa maladie résista pendant vingt ans à tous les remèdes. Il y mourut le 23 mai 1722. Son seul ouvrage imprimé est intitulé : La goutte curable par le remède turc, Paris, 1703, in-12. Il laissa en outre en manuscrit une traduction française de la partie h storique du Coran, qui est la plus considérable, avec des notes; des ouvrages sur la religion des mahométans ; une traduction de la conférence qui eut lieu en 1215 entre trois docteurs de cette religion et un maronite, en présence du frère du sultan d'Alep; enfin quelques écrits sur les mathématiques. Ces manuscrits ont passé de la bibliothèque de rOratoire-Saint-Honoré dans la bibliothèque royale. Le P. de Byzance fut l'ami particulier des PP. Malebranche, Raynaud, I.elong; il était en relation avec le marquis de Lhôpitnl, Leibnitz, et plusieurs autres personnages illustres.
BZOVIUS (Abraham), dominicain polonais, né en 1567 à Prosczowic, professeur de philosophie à Milan et de théologie à Bologne, retourna dans sa patrie et s'y distingua par ses sermons, ses leçons de philosophie et de théologie, et son zèle pour l'agrandissement de son ordre. Revenu en Italie, il entreprit, à la prière de quehpies savants, de continuer les Aitnales du cardinal Baronius. 11 exécuta ce grand projit en 9 vol. in-fol., depuis 1198 jusqu'en 1572. La continuation est peu digne de l'ouvrage du premier auteur. On lui reproche de s'être trop arrêté aux affaires et aux personnages de son ordre : de s^irte que l'on croit quelquefois lire les annales des dominicains plutôt que celles de l'Eglise. Sa critique est souvent en défaut, et ne distingue pas les pièces vraies des fausses, les miracles dont la croyance est fondée sur des preuves irrécusables, et les [irodiges que la crédulité a adoptés sans examen. Cependant il ne mérite pas le mépris qu'en ont témoi,.;né certains auteurs, jiour empocher sans doute qu'on ne soupçonnU qu'ils l'eussent copié, comme ils ont fait dans beaucoup d'endroits. Les cordeliers furent mécontents de ce qu'il n'avait pas respecté Jean Scot, appelé le Docteur subtil, et lui en firent des reproches véhéments. Herwart, auteur bavarois, attaqua aussi B'ovius sur divers faits avancés contre l'empereur Louis de Bavière; mais sa critique ne parait pas fondée. Ce do inicain mourut en 1637, âgé de 70 ans. On a encore de lui : Pontifex romanus, Cologne, 1619, in-fol., et quelques autres ouvrages.
CAATH, fils de Lévi, père d'Amram et aïeul de Moïse. Sa famille fut chargée de porter l'ar-
che et les vases sacrés du tabernacle , dans les marches du désert.
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CABÂDES-MAGl ( Augustin ), théologien esiKignol . né vers le milieu du itTin' siècle , étant entré dans l'ordre do la Merci, devint supérieur de la maison de Valence et professeur (le théolo:^ie à l'université de cette ville. Il s'attira quelques |iersécutions par la j>ul)lieationdu premier volume d'un ouvrage ûu'il lit paraître sous ce titre : Instilutiones meologicœ in usum tyronum adornatœ, Valence, 1784, in-'i-°. Il fut dénoncé au saint oflice comme ontaché de jansénisme , vers 179.J, et il se vit arrêté et cm risonné. Mais ayant fait rai)jura ion qui lui était demandée, il recouvra sa liberté ; il en protita pour demander une révision de son jugem nt , qui fut nnullé par lo c mseil de la suprême inqui'^ilion, et il fit rétabli dans son emploi avec honneur. Il est mort dans les premières ann'''es de ce siècle.
CABALLERO (don Bernard Francès), évoque dUrgel , puis ach'vêque de Saragosse, naquit à Ma Irid le 14- octobre 1774-, et montra, dès ses premières années, la vocation la plus décidée pour l'état ecclésiastique. Après avoir fait ses cours de philosophie et de théologie chez le'* pères dominicains de Saint-Tiiomas, de Madrid, il reçut avec distinction ses grades en théologie dans l'université d'Almagro. Il ét.dt à peine diacre lorsqu'il débuta daiiS la chaire, et avant même d'avoir été fait prêtre , il avait déjà la réputat on d'un dos prédic tours les plus distingués de Madrid. En 1817 , Fenlinind Vu le nounna évoque d'I'rgel on Calalogne, et il prit pour son modèle saint François de Sales, dont il s'efforçait de reiiroduire en lui l'espiit de douceur, d'humilité et de pauvreté. Malgré le soin extrême qu'il apporta constamment à rester étranger aux allaires politiques, les évéi,ement> qui de son temps agitèrent l'Espagne en général , et la ville dUrgol en particulier, le liront passer par de pénibles é[)reuves. Le triomphe momentané dos constitutionnels l'obligea d'éuiigrer en Francis, et il se retira dans la ville d'Ax fAriège), d'où il revint parmi ses diocésains, lorsque rex[)édition française connuandée jiar le duc d'Angoiilême eut pénétré en Esjia^ne. Il avait été choisi pour faire partie du gouvernement provisoire q li allait être établi jusqu'à c; que Ferdinand VII eût recouvre la phuiitude do ses droits; mais toujours décidé à se renfermer dans les fonctions de S(jn ministèiu i)astoral, il refusa cet honneur. Nnmnié en 182V à l'archevêclié de Saragosse, il continua do donn.T sur ce nouveau siège l'exemple de toutes les vertus apostoliques, lui 1827, il reliisa encore do faire partie do la junte consultative d'Etal , établie par Ferdinand VII, ainsi que la Krand'croix de l'ordre de Charles III. « L'n Pvéque, dit-il h celle occasion, ne doit porter d'autre croix que sa croix pocluraie. S'il en veut une qui brilh', il n'en o-l pas de plus brillaiile; >'il en veut une pesante, il n'en esl pas do plus lourde. » Son nom lut néanluuiiis in>cril sur les listes oflicieljes de l'ordre ; mais il se félicita d'avoir jiu réserver pour ses pauvres les sommes qu'une réccj)-
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tion lui eût coûté. La mort do Ferdinand re[)longea la malheureuse Espagne dans de nouveaux troubles. Le clergé eut Ji traverser des circonstances bien douloureuses ; l'archevêque de Saragosse se vit en butte aux coups des assassins armés, et à la violence des émeutes, et il lui fallut encore quitter son diocèse en 1835, pour reprendre la route de France. La ville de Tours lui avait été désignée pour sa n'sidence, mais le délabromonl ;de sa santé l'obligea de s'arrêer à Bordeaux, 011 il reçut un accueil généreux de la part de Clieverus , et jikis tard de Mgr Bonnet. D'amers chagrins vinrent troubler la solitude dans laquelle il se renfermait : le cha[Mtre de Saragosse avait élu [our administrateur, don Manuel la Rica, qui voulut entrer en exercice , muni de la seule autoris dion du gouvernement civil, et sans s'inquiéter d'obtenir des pouvoirs de son arche- ,. vêque exilé. Une circulaire que l'administrateur publia au mois de janvier 1836 , mit le comble à la douleur du prélat, qui , pour rélablir la vérité dos fa Is et éclairer les esjirits, écrivit une iVoiicm cxavla, etc., ou Relation exacte de l'état de la juridiction de l'archevêque de Saragosse pendant son absence , qui fit publiée en 18i0, avec des documents of icieis. Dès le mois d'avril 1830 , il avait donné une Lettre pastorale qui fut promplement suivie de cinq autr s , et dans lesquelles il défendait le clergé et son |ieuple contre le schisme. Plusieurs brefs du pajie à qui il recourait lihalement dans ses perplexités et ses angoisses lui procurèrent de douces et alfectuouses consolations. Le vénérable prélat ne devait plus revoir son diocèse : il porta sa Cioix jusqu'à la fin avec la même digniti!- et la même résignation , et mourut saintement dans lo sém naire de Bordeaux le 13 décembre 18V3. Quant à l'intrus La Rica , repoussé avec énergie par les fidèles catholiques de Saragosse, il avait lini jiar ilouncr sa démission. A la mort du [iréiat, un vicaire capitulaire fut régulièrement élu pour prendre les rênes de l'administration jusqu'à l'arrivée du successeur de Mgr Caballeio.
CABANIS (l'abbé), supi'rieur du séminaire Saint-Cliarles à Avignon dans le milieu du xv!!!"^^ siècle , est auteur il'un ouvrage ijilitulé : Manutl des cérémonies romaines , tiré des auteurs aullirnlif/ucs et des écrivains les plus inlctligcnls, I7i3, 2 vol. in-:2.
CARASII.AS ^Nic(n.As;, savant archovûquc de 'J'hessaloniquo eu I3o0, soulint lo schisme des (irecs contre l'f^glisode Hume. Il publia des traités sur cette matière, cl laissa plusieuis ouviages, ilonl le meillear esl son Exposition de la liturgie grecque, imprimée en dillV'renls endrojts, engrci', et Iradiiile en latin |iar tiontien llervol , \eiiiso , 1348, et Paris, lo'iO. On estime aussi la l'iV de Jésus- (.'lirist , du mèiiit! aiileur, Ingolsladt, 1604, traduite en lalin par Poiitamis.
CAMASSri" (Ji:v>) , pnMre de l'Oratoire, professeur de droil canon à AvignoUj né en ItiO'i, miiurul à Aix sa pairie, i-fx Ititio. On a de lui : Juris canonici llieonu cl jtraxis,