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rt'imprimé in-folio en 1738 , par les soîns de Gilbert, qui y a ajouté des sommaires et des notes qui ne s'accordent pas toujours avec les principes de l'auteur, dont l'ouvrage ne gagne rien à ce commentaire. Notitia ecclesiastica conciliorum , canonum , veterumque ecclesiœ litiium, Lyon, ltî8o, in-fol. : ouvrage d'un moindre usage que le précédent, quoiqu'il y ait des dissertations uliles. On y trouve une notice des conciles, l'exi^lication des canons , une introduction à la connaiss.ince des rites anciens et nouveaux de l'Eglise et des principales parties de l'histo le ecclésiastique : on en a donné un bon Abrégé à Louvain , 1776 , iu-S" ; Traité de FusHre. Cahassut était un homme d'un esprit droit, d'un caractère doux , d'un jugement solide , d'une prudence consommée , d'une vertu sans tache. Il écrit avec élégance et avec dignité ; sou latin est pur , coulant , harmonieux ; ses décisions sont sages et sévèrement orthodoxes ; les novateurs y trouvent partout leur condamnation.
CABIAC (Claide de Bane, seigneur de), né à Nîmes en 1378, dune famille ancienne, fut d'abord élevé dans les principes du calvinisme que ses parents professaien! ; mais les jésuites de Tournon chez qui il étudi.i , firent de lui un fervent catholique. Pourvu d'un oftice de conseiller au présidial de Nîmes en 1620 , il mourut dans cette ville au commencement de l'année 1038. On a de Cabiac : L'Ecriture abandonné'; par les ministres de la religion réformée , qui parut quelques mois après la mort de l'auteur , et qui opéra, dit-on, un grand nombre de conversions. On trouve dans cet écrit un grand nombre de passages des livres saints , des conciles, des Pères, pour prouver que, loin que l'Evangile justifie nulle part la doctrine des réformés , il la condamne au contraire presque partout.
CABILLAUD ( Baidoox 1 , jésuite, né à Ypres, s'appliqua particulièrement à la poésie, et le lit avec succès , comme on peut le voir par les ouvrages qu'on a de lui : Epigrainmata , Anvers , 163't , in-16 ; Lemmata flM/oriVa , Louvain , 161i; Epistolœ heroum et heroidam , en vers élégiaqiies , Anvers , 16-36, in-8° ; Eloge de saint Jean-Baptiste, en vers, Louvain, 16i2, in-8°. L'auteur mourut à Anvers le 13 novembre 1642. Il se servait quelquefois d'allégories forcées.
CACHET (Jean] , jésuite, mourut à Ponth-Mousson , le 22 décembre 1633, h l'âge de trente-six ans. On a de lui : Histoire de la rie de saint Isidore, Pont-à-Mousson, in-12; Vie de Jean lierchmans , jésuite , traduite de l'italien du P. Virgile Cépari , Paris, 16.30, in-8°; Conférences spirituelles , traduites de l'espagnol du R. P. Nicolas Arnava, Paris, 1630, in-4°; Abrégé de la vie de saint François deBorgia, Pont-k-Mousson, in-12; Fie de s'tint Joseph, chanoine régulier de l'ordre de Prémontré, ibid., 1632, in-12; l'Horreur du, péché, ibid., 1634 , in-i% et Rouen, 1681 , in-12.
CADALOUS (Pierre), évéque de Parme, concubinaire et simoniaque, fut élu pape en lOGl, par la faction de l'empereur Henri l'V^
contre Alexandre II, et prit le nom d'Honorius II. Ayant voulu soutenir son élection par les armes , et n'ayant pu réussir, il fut conlamné par tous les évoques d'Allemagne et d'Italie en 1062 , et déposé par le concile de Mantoue en 1064.
CADART François-Joachim), né à Reims en 1757, était curé de Yorsenay lorsque la révolution éclata. L'esprit vraiment évangélique qui l'animait, l'énergie avec laquelle
^ il se déclara contre les mesures anarchiques qui attaqu.iient l'autorité religieuse , fixèrent sur lui l'attention des tyrans de l'époque qui le condamnèrent à la di''[iortation. L'un (les deux gendarmes qui le conduisaient à la frontière voulut le précipiter dans le Rh'n , au moment qu'ils traversaient ce fleuve sur un pont près de Mayence ; l'autre, moins inlmmain, changea la détermination de son compagnon, et l'abbé Ca iait put s'éloigner après avoir subi de mauvais traitements . Il se réfugia à Ratisbunne , et en 1798, il revint secrètement d.'ns sa paroisse, où il distribuait les secours de la religion en afironfant mille périls. Ses paroissiens obligèrent bientôt le prêtre intrus qui avait remplacé leur ancien curé de se retirer, pour faire place kleur seul vrai pasteur. L'évèque de Me;mx lui confia plus tari la paroisse de Mesnil-sur-Oger, et en 1823, il fut nommé par M. deCouci, archevêque de Reims, à la cure et au doyenné des Vertus. Nommé en 18.30, chanoine à Châlons, pai M. de Prilly, l'abbé Cadart s'occupa de revoir et de publier divers ouvrages écrits pour la cause de la religion ; on regrette que l'auteur n ait pas soigné davantage le style , sans lequel les meilleurs ouvrages se font lire difficilement. Il est mort à Châlons en 1838.
CADONICI (Jean), chanoine de Crémone, né à Venise en 1705 , s'est fait connaître par plusieurs écrits peu orthodoxes , et où il parle assez mal des Pères et des théologiens. Celui qui fit le plus de bruit est intitulé : Défense de saint Augustin sur l'imputation de millénarisme. Il est écrit en latin , et sous prétexte de justifier ce saint docteur sur le reproche de millénarisme, il veut qu'on croie que le sentiment de ce Père a été que les saints de l'Ancien Testament avaient joui
, de la vision intuitive de Dieu avant la descente de Jésus -Christ aux enfers, opinion contraire à toute la tradition. Cet ouvrage fut réfuté victorieusement par le P. .Maraachi dans un livre intitulé : De animabus justorum in sinu Abraluc ante Christi mortem, expertibus visionis Dei , libri duo. Rouie , 1766, 2 vol. m-4°. Ou a encore deCadonici : Explication de ce passage de saint Augustin : « L'Eglise de Jésus-Christ sera dans la ser- « vitude sous les princes séculiers, » Pavie. 1784, in-8°, ouvrage continuellement en contradiction avec l'esprit et la lettre du p;issage qui tend atout donner aux prince^ et à leur asservir véritablement l'Eglise. Gadonici mourut le 27 février 1786.
CADRY (Jean-Baptiste), dont le vrai nom était Darcy, ancien chanoine théologal de l'église de Laon , fut l'homme de confiance,