‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 169 sur 228 · CF.N · texte numérisé non relu

CF.N

«M, Paris, 1631 et 16V1, in-S" ; Opéra poetica, Paris, 1630, in-8°.

CELSE, philosoplie épicurien du n' siècle, publia, sous Adrien, un libelle plein de mensonges et d'injures contre li\iudaisme et le christianisme, et osa lui. donni'r le titre de Discours de vdrité. II reprochait aux juifs convertis d'avoir abandonné leur loi ; et aux autres chrétiens d'être divisés en plusieurs sectes qui n'avaient rien de commun que le nom. Il ne voyait pas qu'il confondait les sectes séparées de l'Eglise, avec l'Eglise môme. Origène réfuta l'épicurien, et dévoila toutes ses calomnies , dans une apologie pleine de preuves fortes et convaincantes, rendues dans un style aussi élégant qu'animé. C'est, de toutes les apologies de la religion chrétienne, la plus achevée et la mieux écrite que l'antiquité nous ait laissée. Nous en avons une bonne traduction française par Bouchereau, imprimée à Amsterdam, en 1700, in-4°. Un savant critique a porté de Celse le jugement suivant : « Il n'est pas aisé de dé- « mêler quels étaient ses sentiments sur la « Divinité. Sa pliilosoplne est un chaos iuin- « telligible, et son ouvrage un tissu de con- « tradictions. Quelquefois il semble admet- « tre la Providence, d'autres fois il la nie ; il « joint à l'épicuréisme le dogme de la fata- « lité ; il croit que les animaux sont d'une « nature supérieure à celle de l'homme. Il « n'exige point que l'on rende un culte à « Dieu, créateur et gouverneur du monde, « mais seulement aux génies, et aux dieux « des païens ; il vante les oracles, la divina- « tion, les prélendus prodiges du i)ai:;anisme. « Tantôt il semble approuver, et tantôt il « bhime le culte des simulacres et des ido- « les. A proprement parler, il ne savait pas « lui-même ce qu'il croyait ou ne croyait « pas. C'est assez la philosophie de la i lu- « part des incrédules ; ils se ressemblent « dans tous les siècles. » Aussi , les incrédules modernes ne font-ils que copier et réjK'terles raisonnements et les injures dr cet épicurien. C'est à lui que le Pseudomantès de Lucien est dédié.

CELSIUS (Olais), botaniste, théologien et orientaliste suédois, né en 1070, mort en 17à6, membre de l'académie de Stockholm, avait fait, par ordre deCiiarles XI, plusieurs voyages dans les [jrincinaux Etats de 1 Europe, atin de reconnaître et de déterminer les diverses plaïUes dont il est parlé dans la liibb'. 11 publia successivement le résultat de ses recherches en d x-se,it Dissertations qu'il réunit ensuite sous ce litre -.Uierobotanicon, seu de plant is Sarictœ Scriptural disserldtioncs brctcs, Upsal, 17V5 et 17'i-7 ; Amsterdam, J7.V8, in-8'. Il donna aussi le Catalogue des plantes qui naissent spontanément dans lesenvirons d U[)sal, inséré dans les Acta litt. et scient. Suec, 1732 et 1740. On doit enfin à Celsius plusieurs Dissertations sur 1.1 théologie, l'histoire et les antiquités, entre autres : de Linijua Novi TrsUuncnti orif/i'na//, U|)sal, 1707, in-8°; de Sculplunt I/œl/rcor., ibiu., 1726, in-8", etc. Ce savant suédois, regardé comme le fondateur de l'iiis-

toire naturelle dans sa patrie, fut le premier maître et le prolecteur du célèbre Linnée, qui donna à un nouveau genre de plantes le nom de Celsia orievtalis. Il avait deux fois refusé la dignité d'archevêque d'Upsal. Son éloge a été i)ublié par Abraham Baeck, premier médecin du roi de Suède , Stockholm, 1738, in-8°, et sa Vie, en latin, a été imprimée dans le tome II des Mémoires de la société des sciences d'Upsal.

CENALIS, en français Céneau (Robert), docteur de Sorbonne, évêque d Avranches, ci-devant évêque de Venceet de Rie', mourut à Paris sa patrie en 1560. On a de lui des ouvrages d'histoire et de controverse : une Histoire de France, dédiée au roi Himri II, en latin, 1557, in-fol. C'est moins une histoire qu'un énorme recueil de dissertations sur le nom, sur l'origine et sur les aventures des Gaulois, des Français et des Bourguignons. Il se plaint dès la première page de ce qu'on a disputé aux Français la gloire de df'scendre des Troïens. On peut juger, par ce trait, de la critique du dissertateur. Tmctatiis de utriusque glndii facullate usuque legitimo, Paris, 1556, in-12; Leyde, 1558; Pro tuendo sacro cœlibatu, Paris, 15i5, in-8°. Lnrva si/cophantica in Calvinum. Le goùt de son sièi le était de mettre aux livres des titres extraordinaires.

CÈNE (Charles Le), théologien calviniste, néà Caenen 164-7, d'abordministreenFrance, ensuite en Angleterre, ajirès la révocation de l'édit de Nantes, mourut à Londres en 1703. Son occupation principale, surtout depuis sa retraite, avait été de travailler à une version nouvelle de la B blo en français. Il en tit imprimer le projet en 1696. Ce projet, plein de romarcpies judicieuses, anniinçait un bon ouvrage ; mais lorsque la version parut en 17V1, Amsterdam, in-fol., par les soins du (ils de l'auteur, libraire en cette ville, on rétracta ce jugement précipité. Sous prétexte qu'il ne faut pas traduire mot pour mot, e( qu'un traducteur doit rendre le sens ])lutôt que les lerm s. Le Cône se permit des libertés et des singularités qui déll^urent les livres sacrés. On a encore de cet auteur quelques ouvrages théolo,-;iqu"S, moins connus que son piojet et sa Bdjle. Li s principaux sont : J)e l'état de l'homme après le péché, et de la prédestination au snlut, Amslerdan], 1684, in-12; Entretiens où l'on examine particulièrement les questions de la gr.ice innnédiatc, du tranc-arlulre, du péché originel, de l'incertiuide de la métaphysique, et de la prédestination. Il y a une seconde partie, mais qui est de M. Le Clerc. Amsterdam, 1685, in-S". Conrcrsations, où l'on fait voir la tolérance que les eli étions de dill'éi'culs sentiments doivent avoir les uns pour les autres, etc., avec un Traité de la liberté de conscicnct , Philadclpliie (Amsterdam , 1687, in-12. On voit dans col ouvrage (pie l'auteiu' no tenait pas fortement à la stcti', et(pi'il reconnaissait ili' bonne foi (ju'clle n'avail pas le didil d'exclure les erreurs, droit ipn ne convient (pi'ii la vérité

CENNI (Gaétan) , orô'r<\ bénélicier de l'é

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