‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 172 sur 228 · CH · texte numérisé non relu

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table aspect. Chateaubriand a noblement réparé son tort , et les magnifiques jugements qu'il a portés dans la suite sur le géant de la victoire , ont suffisamment expié quelijues expre>sions amères. 11 est bon, d'ailleurs, de ne pas oublier que Napoléon , non plus , ne ménagea pas toujours ses (laroles à l'égard de son adversdre. Chateaubriand fut nommé ministre plénipotentiaire près la cour de Suède , mais le retour de Napoléon de l'île d'Elbe prévint son départ. Pendant les Cent Jours, Chateaubriand suivit Louis XVII 1 à Gand. Il lit partie de son conseil en qualité de ministre d'Etat, et publia plusieurs brochures politiques, notamment un rapport au roi sur l'état de la France. De cette époque commence sa carrière politique comme pair de France et comme publiciste. Un portefeuille lui fut offert après la seconde Restauratiim, mais il refusa de s'asseoir à côté de Fouché. Pendant cette période d'agitation et de lutte politique qui suivit la rentrée des Bourbons en France, Chateaubriand se montra toujours au premier rang de la mêlée, soutenant d'une main le pouvoir royal, et de l'autre défendant les libertés constitutionnelles , à commencer par celle de la presse. Parmi les diverses brochures qu'il jinblia dans ce temps , il faut distinguer celle qui a pour titre : De la monarchie selon la Charte, Paris, 1816, in-8° de93 pages. Cette position, en quelque sorte intermé liaire, qu'il prenait entre les royalistes purs et les constitutionnels exclusiifs, lui a attiré des rejiroches de la part des divers partis , et l'a fait accuser par quelques-uns d'avoir contribué , par ses attaques vives et incessantes contre la marche du gouvernement , à hâter la déconsidération et la chute de la monarchie , comme elle l'a fait blâmer par d'autres de n'avoir pas suivi, dans sa politique, une ligne franche et netiement tracée. En 1818 , il fonda, avec quelques amis , le journal le Conservateur, dans lequel il fit une rude guerre au ministère Decazes , et , en 1820 , il lit paraître les Mémoires , lettres et pièces authentiques touchant la vie et la mort de Mgr le duc de Berry, dont un exemplaire fut placé dans la tombe du prince. On retrouve dans cette production toute li puissance de style de Chateaubriand, et l'on n'en peut lire certaines pages sans se sentir les yeux pleins de larmes. Le passage où il peint le prêtre traversant l;i foule lies masques pour venir apporter au prince mourant les secours de son saint ministère, et la famille royale plongée tout entière dans la douleur en des lieux où retentissait tout à l'heure encore le tumulte des fêtes mondaines, est de la plus émouvante éloquence. A ravénement du ministère Villèle , Chateaubriand fut nommé d'abord ambassadeur à Berlin, puis à Londres, et , en septembre 1822 , il fut chargé' de ref)résenter la France au congrès de Vérone. Il y plaida la cause des Hellènes , montra l'intérêt qu'avait la Franco à relever la cause royale en Espagne , puis revint succéder, comme ruinistre des affaires étrangères, à M. de Montmorency. Bientôt des divergences

d'opinion sur des projets de loi, tels que celui de la conversion des rentes et le renouvellement septennal , le font éloigner du ministère. On a prétendu que la gloire de Chateaubriand (offusquait ses collègues , qui saisirent un prétexte pour l'écarter; mais ce n'est là , évidemment , qu'une supjjosition imaginée par l'esprit de parti. Quoi qu'il en soit, l'opposition (jue fit le ministre évincé, contre ses anciens collègues , dans le Journal des Débats, fut rude, et ce n'a pas été un des moindres malheurs du gouvernement de la Restauration de l'avoir amené à passer dans le camp ennemi. Sans doute l'affection et le dévouement de Chateaubriand pour le sang de ses rois restaient les mômes; ses coups ne tombaient, dans sa pensée, que sur le ministère ; mais il ne s'apercevait pas qu'en réalité ils portaient plus haut. Et ce- ])endant ce cri que , dans un moment de subite i lumination , un ministre poussa du haut de la tribune : Messieurs , nous marchons à l'anarchie ! dut éclairer bien des esprits. 11 fut envoyé derechel à Rome, comme ambassadeur, i>ar h' ministère Martignac, et quand celui-ci tomba , Chateaubriand donna sa démission. 11 reprit sa guerre de polémique sous la bannière du fameux comité directeur Aide-toi, le ciel t'aidera, qui inondait de ses brochures la France électorale, et qui réussit à acculer la vieille royauté dans une impasse dont elle ne pouvait guère sortir que ])ar un coup d'Etat. En présence de l'opinion publique travaillée, sophistiquée, tourmentée par tant de pamjihlets et de journaux, de prose et de vers, enrégimentée sur toute la surface de la France par des écrivains, dont quelques-uns étaient de bonne foi , et les autres poursuivaient un but bien ditt'érent de celui qu'ils avouaient , Charles X lança les ordonnances de juillet, et quelc^ues jours après il suivait pour la troisième lois, avec sa famille, le chemin de l'exil. Depuis la révolution de 1830, Chateaubriand reparut dans l'arène, et il publia successivement plusieurs brochures politiques dont le succès fut immense, entre autres : De la Restauration et delà monarchie élective, ou Réponse à l'interpellation de quelques journaux sur mon refus de servir le nouveau gouvernement, Paris, 2ï mars 1831, in-8" dé hH pages; De la nouvelle proposition relative au bannissement de Charles X et de sa famille , ou Suite à l'écrit précédent , Paiis , octobre 1831 . in-8" de 155 pages ; Courtes explications sur les douze mille francs que la duche>se de Berry avait adressés à l'auteur pour ôtie distribués aux indigents de Pai'is dans le lem|»s de l'invasion du choléra. Sa conduite ferme et courageuse lui attira dos |)rocès et la jirison , et l'on vit l'auteur des Martyrs comparaître, ainsi que Berryer, Fitz-James et d'autres illustrations jiolitiques et littéraires , sur les bancs de la l)olice correctionnelle . entre deux gendarmes. Dejiuis lors , le fait le plus uianpiant de sa vie est un voyage (lu'il lit à Londres pour s'entretenir avec le pt'iil-fils de Charles X. 11 consacra ses loisirs ji la compcsition de ses Mémoires iVOutrc-Tombe, qui no

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dov.iient paraître qu'après sa mort , et qui forniPHt 11 vol. in-8". Chateaubriand a conservé-jusqu'à son dernier moment, sinon les s.vnipailiies politiques, du moins l'admiration et le respect des diveis partis qui se partagent la France , et il est peu d'iiommes qui aient jm jouir, comme lui , de toute leur gloire dès leur vivant. Cet illustre écrivain avait constamment pratiqué , dur.uit sa longue existence , ses devoirs religieux , et sa carrière s'est terminée d'une manière édifiante, à Paris, rue du Bac, le i juillet 1848, quelques mois après que Tavénement d'une république eut justifié une partie de ses perçantes prévisions. 11 avait longtemps habité une propriété de la rue d'Enter, n" Si , aujourd'hui 114 ,.où , de concert avec madame de Chateaubriand, il établit une communauté de Marie-Thérèse. Cette maison est aujourd'hui une infirmerie, et la partie qu'il habitait sert de maison de plaisance à l'archevôque de Paris. Outre ceux de ses écrits que BOUS avons mentionnés , nous citerons encore : Etudes ou Discours historiques sur la chute de l'empire romain , la naissance et les progrès du christianisme et l'invasion desharuares, 1831, 4 vol. in-8°; Essai sur la poésie anglaise et traduction littérale en prose du Paradis perdu de Milton; le Congrès de Vérone, Guerre d'Espagne , Négociations , Colonies agricoles, 2 vol. in-8°; Analyse de l'histoire de Frarice, i vol.in-S"; les Quatre Stuarts ; Mélanges politiques; Voyages en Amérique et en Italie; Vie de Rancé , 1844, 1 vol. in-8°. — Que l'on nous ])crmette de revenir un moment sur le livre qui donna à Chateaubriand une place si brillante parmi les apologistes de la révélation chrétienne. Nous ne pouvons taire que le Génie du Christianisme a été , de la part de plusieurs hommes judicieux , l'objet d'asse>c graves critiques. Sans rappeler le mot de Fontanes , qui reprochait à l'écrivain de paganiser le christianisme, des publicistes et des théologiens ont relevé, récemment encore, dans son œuvre, lies inexactituiles et même des erreurs, heureusement en petit nombre. Mais, comme l'ont remarqué les censeurs eux-mêmes, ces erreurs sont, poui' la plupart, d'autant moins dangereuses , que les notions élémentaires du ( atéchisme suffisent pour les faire apercevoir des lecteurs les moins instruits, et par conséquent, pour que la foi catliolique n'en reçoive aucune atteinte , surtout si les parents et les maîtres ont la facile attention do les signaler à leurs enfants et à leurs élèves, en en rectifiant la signification. Mais ces taches ne doivent pas atfaiblir la reconnaissance des hommes religieux envers uu écrivain évidemment suscité de D.eu pour aider h. la rééditication du culte. Pour bien juger le Génie du Christianisme, c'est moins comme une œuvre dogmatique qu'il faut l'examiner, que comme un admirable plaidoyer destiné à réhabiliter les croyances religieuses , si perfidement travesties par les sarcasmes répétés et les meurtrières calomnies des philosophes et des encyclopédistes du siècle qui Tenait de finir. Or, qui pourra nier qu'-à ce

point de vue , le livre de Chateaubriand a produit des résultats immenses? Il ne nous paraît pas aussi facile Ce justifier la Vie de Rancé , o\\. l'auteur s'est laissé trop souvent aller à des distractions pour le moins assez étranges. Lui-même a reconnu la justesse des représentations qui lui ont été faites à cet égard, et il a fait disparaître pour la seconde édition les passages répréhensibles qui dépa/aient la première. Plusieurs pages de ses écrits historiques et philosophiques ne sont pas non plus irréprochables, et, dans les Mémoires d'Outre-Tombe eutm , cet ouvrage de la vieillesse de l'illustre écrivain , on voudrait retrancher çà et là quelques lignes oii il protésse une morale trop facile , quand il lui arrive notamment d'avoir à s'exprimer sur certains écarts de la 'jeunesse, qui, jiour être communs , n'en sont pas moins condamnés avec une inllesible sévérité par la morale et par la religion.

CHATEL (Pierre du), Castellanus, natif d'Arc en Barrois, s'éleva par son seul mérite, et fut l'un des plus savants prélats du xvi° siècle. Api es avoir étudié et régenté à Dijon, il voyagea en Allemagne, en Italie et dans la Grèce. Dans ces courses utiles, il recueillit g! and nombre de connaissances et gagna

I estime des savants. De retour en France, il fut lecteur et bibliothécaire de François 1".

II était le seul homme de lettres que ce prince prétendait n'avoir pas épuisé en deux ans. Il vivait à la cour et y était goûté. Les envieux de son érudition et de sa faveur se réunirent pour élever sur ses ruines un nommé Bigot, dont ils vantaient avec atî'ectation l'esprit et le vaste savoir. Le roi, avant de le faire venir de Normandie, sa patrie, voulut connaître quel homme c'était. Du Châtel lui dit que c'était un piiilosophe qui suivait les opinions d'Aristote. Et quelles sont ces opinions? continua le prince. Sire, repartit l'adroit courtisan, Aristote préfère les républiques à l'état monarchique. Ce mot fit une impression si forte sur 1 esprit de 'François 1", qu'il ne voulut plus entendre parler dé Bigot. Ce prince, voulant élever du Châtel aux premières dignités de l'Eglise, fut curieux d'apprendre de lui s'il était genlilhomme. Sire, répondit le savant, ils étaient trois frères dans l'arche de Noé ; je ne sais pas bien duquel des trois je suis sorti. Peu de tem|is après il parvint à l'épiscopat. 11 fut évèque de Tulle en 1539, de Màcon eu 1544, grand aumônier de France en 1548, enfin évoque d'Orléans en 1551; il y mourut d'apojiiexie en prêchant, le 3 février 1552. Cet illustre jirélat administra les sacrements à François I"; il eut l'honneur de recevoir le dauphin, fils de Henri II, et Marie Stuarl, r. ine d'Ecosse. Il était très-versé dans les l.ingues orientales et fort éloquent en chaire. On a de lui quelques ouvrages. Pierre Galland a écrit la Vie de ce prélat, et Balu/e la fit imprimer à Paris en 1684, in-8°.

CHATELLAIN (Jean L&), religieux augustin du xvi' siècle, se fit une grande réputatidu dans la chaire, et fut ajipelé à prêcher daus les principales villes de France. Malheu-

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reusenient il en vint h manifester publiquement des erreurs luthériennes , et les ecclésiastiques de Lorraine qui l'entendirent le dénoncèrent à l'autorité. Arrêté en 1524, au moment où il s'éloj-jnait de Metz, il fut conduit en prison à Nomeny, petit Ijourg situé près de cette ville. Le pape Clément VII , qu'on avait instruit de cette affaire , nomma des juges pour examiner la cause. Convaincu d'ôtre hérétique et relaps , Châtcllain fut condamné à être brûlé i)ar l'autorité séculière, à laquelle on le livra, et sa sentence fut exécutée le 12 janvier 15:^6. Oneliuesuns disent qu'avant de mourir il rétracta ses erreurs. On lui attribue unn Chronique de la ville de Metz, imiirimée dans cette ville en 1G9S, in-12 : cotte édilion ne va que jusqu'à l'année 14-71. Dom Calmet a inséré dans le tome III de son Histoire de Lorraine cotte chronique continuée jusqu'en 1S50. On con- Dait des manuscrits qui vont jusqu'en 1020. CHATELLIER (Charles-Lolis de Salmon du), évêijue d'Evreux , né a'i ch.Ueau du Chûtellier, alors dans le diocèse du Hfans, le 24. août 17(jl, fit ses études théologi(|ues au séminaire de Saint-!^u!pice. En 1791, il passa dans lis Pays-B.is, puis en Angleter-e; et €\ sou retour en France, en ISl'i-, il devint aumô; ier du comte d'Artois, depuis Charles X. Il fut nommé évi^que de Laon en 1817; mais ce siège ayant été supprimé , il fut désigné pour celui de Mende, où il ne se rendit pas,

Farce qu'i^ fut nommé évèque d'Evreux avant arrivée des l)ù!les. Le roi le lit ai^ssi comte et pair de France. Lorsqu'on juin 1828 parurent les famé. .ses ordonnances sui' les petits séminaires, le ; rélat s'éleva avec force conti'e cette mesure. 11 ludntra en 1830 une noble fidélité pour son roi, à qui il alla présenter ses houunagcs à Yorncuil, au moment où il partait pour l'exil. Depuis ce temps, du Chàtellier ne quitta plus son diocèse, qu'il continua d'édiiier ] ar sa piété et sa charité. 11 mourut 11' 9 avril 184-1.

CHATiLi.ON (N ), chef de bureau au ministère des affaires ecclésiastiques, mort en 1832, rédigeait depuis 1820 VAlmanach du clergé, au({Uel on a reproché d'avoir manqué de l'exactitude qui constiiue cependant à peu près fout lein'Tite d'un ouvrage de ce genre. CHAUCHlîdER (Le Père François), religieux de l'or Ire de Saint-Dominique, docteur en théologie, né à Blois en 164.0, mort à Paris, le G janvier 1713, fut provincial de Paris. Il iirècha plusieurs fois devant le roi, et fut toujours a[iplauili. Outre un graïul nombre de Sermons qu'il laissa manuscrits, on a de lui : Sermons sur les mystères de In religion chrétienne, Pa: is, 1709, in-12 ; Traité de piété sur les avantages de la mort chrétienne, Paris, 17u7, 2 vol. in-12, réimprimé en 1714 et en 1721. Marie-AngéUque Gharlier, femme de Tiquet , conseiller au parlement de P.u'is, ayant été décapitée en 1G;I9, pour avou-.itti nl(' à la vie de son mari, François (jflsta;.d, avoiat au parlement d'Aix, se divertit à fair(; son Oraison funèbre. Ch.iucherncr, qui no put souffrir (pi'on plaisantât sur un suji t si grave, lit dans une courte

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Lettre la critique de cette pièce, et publia de plus un Discours moral et chrétien sur le même sujet. Gastaud répondit, et donna une critque parficulière du Discours moral et chrétien. On a un recueil de ces petits ouvrages. Paris, 1(599, in-8".

CHAUDON (Louis Mayeul) , né à Valensoles le 10 mai 1737, était bénédictin de la congrégation de Cluny, qui fut sécularisée en 1787. Il a composé plusieurs ouvrages en faveur di' la religion, qui lui ont mérité deux brefs honorables des papes Clément XIU et Pie VL 11 était de l'académie des Arcades de Rome, et mourut le 28 mai 1817. Ou a de lui : Lettre à M. h marquis '^^'^ sur un prédicateur du XV' siècle, 175.5, in-4'' ; Ode sur la calomnie, 1756, in-4° ; Ode à MM. les échevins de Marseille, 1757 ; Nouveau dictionnaire historique, 17(;3, 4 vol. in-8°; 7 édition, Caen, 178!), 9 vol . in-8°. C(!t te édilion dait ètreaccompagnée d un supplément en 4 vol.; 8° édit., 1804, 13 vol. in-8°, avec Delandine; 9' édition donnée à Paris par Prudlionuue, 1810 et ann. suivanies, 0 vol. in-8". Cet ouvrage, dontle fonds n'est pas sans mente, est malheureusement déiiguré par des fautes sans nombre, qu:, loin d'ôtre corrigées dans cette dernière édition, y ont été multipliées , faut; ur n'ayant pu y donner aucun soin. Ce dictionnairea été traduit en itaheu eu 22 vol. in-S*, avec (les additions importantes. Chronologiste manuel, Avignon, 1766, in-24 ; V Homme du monde éclairé, 1774, in-12. Avec l'abbé de La Porte, Bibliothèque d'un homme de goût, ou Avis sur le meilleur choix des livres écrits en notre langue, Avignon, 1772, 2 vol. in-!2. Cet ouvrage a été entièrement refondu par Ba hier, Paris, 1808,5 vol. in-8^ Dictionnaire interprèle manuel des noms latins de la géographie ancienne et moderne, Paris, 1777, in-S"; Leçons dliisloire et de chronologie, Caen, 17o'7, 2 vol. iii-12; Eléments de l'histoire ecclésiastique jusquau pontificat de Pie VJ, Caen, 1783,iu-8% et 1787, vol. in-12. 11 a eu part au Dictionnaire antiphilosophique, il&T, in-H"; 3° édition, 1776, 2 vol. in-8°.

CHAUL'.iEll (f;uAni.i.;s),littéraleurduxvii' siècle, né, à ce qu'on cro t, on Normandie, vint perfectionner ses éudes il Paiis, où il se lixa. En 1G38 , il ndt au jour une tragédie inlifulée : La mort de Pompée, iu-4°. Chargé }iar des libraires de revoir et de polir V Abrégé des Annales ecclésiastiques , de Sponde, il laissa bientôt cette tikhe pour s'oce,ui>er do la traduelion française d'un auti e Abrégé des mômes annale-, par le P. Aurèle de Péruuse. En 1665, il publia une édition latine de 1 .4brégé des annales ecclésiastiques |)ar le P. Aurèle avec un siq)pléu)ent, et, en 1673, il donna la traduction de cet ouvrage augmentée du sujplémeut et d nu dictiomiaire. Le privilégia qui accompagne ce livre nous apprend que Cliauliiicr était eonsoiller du roi et historiographe de France. Il mourut vers 1680, dans un âge avancé. Iiidt'iieiidainuu^ut de la tragédie dont nous avons parlé, (^haulmcr a compo.'-é : Abrégé de i'histcire de frauce, Rouen, 1636, in-8"; Paris 1665, 2 vol. in-12; Tableaux de l'Europe, Asie, Afrique, Améri-

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fie, avec l'histoire des missions, Paris, 1664-, VI il. in-12, dont ['haciin avait iHé déjà pu- .'J)lié si^paréuient ; Le nouveau monde, oul'Àtmrique chrétienne, avec le Supplément à l'Abrégé des Annales ecclésiastiques, de Baronius, Paris, 1GG3, in-l'H; Les Epitrcs familières de Cicéron, traduites en français , Paris, '1664-, 2 vol. in-12; réimprimées en 1669 et 167V ; L'.lbre'gé des Annales ecclésiastiques de Baronius, par le P. Aurèle, traduites rn français, Paris, 1601, 6 vol. in-12; 2°édition, 1673, 9 vol. in-12, dont le 8« contient le Supplément, et le 9' le Dictionnaire ecclé- ■^iastique ; etc.

CHAU-METTE (Pierue-Gaspaub), né à Ne- Vers le 2i mai 1763, était fils d'un cordonnier c^ui lui fil donner quelque instruction. Son inconduile le jeta dans uiu) autre voie, et s'étanl embarqué sur la Loire, il fut ensuite mousse et timonnicr sur un vaisseau, il quitta bientôt ce juétier, et en 1789 il était clerc Cûfiisle chez un procureur ii Paris. Ayant fait . copnajssauce avec Camille Desniouiins, il i.,iut lemjp'.oyé d'abord à haranguer les groupes ùo^plaires, puis admis dans la société des fordeliers, celui des clubs de la capitale où J'oi) professait les opiniois les jiUis violentes ^t les plus démagogiques. Il trayalILi ensous- . ordre au journal intitulé les liévolulions de : Pciris, ! ar Prudhomme, et vécut, du nstc, tout à fait ignoré ,|us |u"au 10 août 1792. Ce i\il cettejouruée.à laquelle il pritune grande part avec les clubistes cordeliers, qui le mit .^n évidence. Lors de sa noiiination au peste de procureur de la commune qu'il oecu|ia " après -Manuil, il éciiangea son nom patronymique de Picrre-daspaid, contre celui d Auas.agore, saint, disait-il, qui avait été pendu , pour son incrédulité. Cliaumette jiai lait avec facilité, et son org>me net et sonore plaisait , à la multitude', qui api)laudissait à ses exagé- ' rations. Il s luuiit constamment Ji soji impérieuse volunté,p a- la violence de ses réqoi.si- ^oires, le conseil. de la commune et tout le peuple de Paris, et se jiiontra e pi;rsi;cuteur acharné des illustres ririsonnieis du Temple, il pro- , yoqua l'élablissoinent du tribunal révolut on- Daire, laloi du maj;/m«y/f, la révolution du .il mai, la formatioi) de l'aimée révolutionnaire, et la loi des susjjects. Il souhaitait que tous les Parisiens ne portassent que des sahots, et voulait faire planter eu pommes de terre les jardjns des Tuileries et du Luxembourg : « C'est av( c des pommes de terre,. disait-il, que tous . )es Français doivent se nourrir. » Et cependant sa taldo se distinguait par l'abondance et la somptuosi :é des mets. II arrivait souvent au conseil de la counnune la tète exallée par les fuiuées du vin d'Ai quii buv;dt putre mesure, et c'est alors peut-être qu'il imrlail avec le plus d'entraînement. Lors de la révolution (Ju 31 mai, Chaumette et qucl-

S[ues municipaux entreprirent de former une action nouvelle, indépendante de celles des jacobins et des cordeliers , et dont le projet élajl, dit-0,-1, de détruire la Convention. 11 d(!vint un des [)rincipaux chefs de la faction des hébertistes, lune des plus monstrueuses yui désolèrent la France dans ces temps dé-

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sastreux,et qui ten^ a défaire del'athéisrae une institution |)ulitique. Ghauniette inventa les fêles delà Raison, à l'occasion desquelles b's clioses saintes furent profanées et une intinité de chefs-d'œuvre des arts, d;''truits. Une actrice de l'opéra (M"* Maillard), portée par quatre hommesdansuneespècedepalanquiu, y ligurait la déesse ; ce palanquin était orné .de guirlandes de chêne , et la déesse, avec un bonnet rouge sur le front et un manteau bleu sur les épaules, y paraissait appuyée sur une pique. Ou 1 introduisit ainsi, au milieu des applaudissements , dans la salle de la Convention , oii Chaumette demanda que la métropole de Paris fût consacrée à la Raison et à la Liberté. Chabot convertit cette proposition en motion spéciale, et ''assemblée la décréta. Mais Robespierre et Danton ne voulurent point s'associer à ces impiétés, et ce dernier trouva même moyen de les faire cesser. Chaumette se fit encore remarquer en demandant l'interdiction de l'exercice public des cultes et la destruction des monuments royaux et religieux. Robesp'ierreet sesagents, voyant qu"il était temps d'arrêter une faction qui voulait régner sue leur ruine, lirent arrêter Héheit, le prussien Clnot^, quiétaitle représentant des athées dans la Convention, et quelques autres, et les envoyèrent à l'échafaud. Chaumeltè,dont on redoutait la popularité, ne fut saisi que quelques jours ajirès, lorsqu'on l'eut isolé «le ceux qui le soutenaient, il lut enfermé dans la jirison du Luxembourg, où se tiouvaient un millier de prisonniers dont un grand nombre avaient été an êtes par ses ordres, et il n'en sortit,le 13 avril 179'i, que pour être exécuté.

CUAUMOND (saint), vulgairement ainsi appelé, son vrai nom étant £nnemond, né d'une illustre famille originaire des Gaules, vint à Paris sous le règne de Clovis II , et mérita par ses vertus d'être choisi i)ar ce prince pour être le parrain de son fils aîné, depuis roi sous le nom d^; Clotaire III. Son zèle et sa piété Tayaut élevé sur le siège de Lyon, il rem[ilit les devoirs de l'épiscopjt avec toute l'exactitude d'un fidèle pasteur. La ville de Lyon lui di^t l'établissement d'une communiiuté de vierges, particulièiement consacrées aux œuvres de charité, auquel dtux de ses saurs lui furent fort utiles. Ce saint évêque f ;t massacré fe 2ci SL'piembre 637, près de Cbùlons-sur-Saùne , par une troui.e de soldats, chai'g.i'S de cette sacrdi'ge exécution par Ebioùi, maire du palais, qui craignait que le prélat ne fit coonaitre les vexations dopt il accablait le peuple de Lyon. CHAUMoNT (Jean de), seigneur du Bois- Garnier, conseiller d'état onUnaire, et garde des livres du roi Henri lY, mourut le 2 août 1667, ùgc de 8\ ans. Ce magistrat s'occuiia de la théologie ; mais il ne l'ut point engagé dans les liens du mariage, comme l'a avancé un lexicographe qui lui donne aussi le nom de Jacques. Nous avons de lui la Chaîne de diamants sur ces paroles : Ceci est mon corps, Paris, 1684, in-8% et ^|atres ouvrages de controverse. CHAUMONT (Paul-Philippe de), frère

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puîné et non fils du précédent , lui succéda dans la place de garde des livres du cabinet, et fut reçu de l'académie française en 16oi. Louis XIV, dont il était lecteur, lui donna l'évôchéd'Acqs en 1671. L'amour de l'étude le lui fit remettre en 1684, pour se livrer entièrement à son penchant. Il mourut à Paris en 1697. On a de lui un livre contre l'incrédulité, qui a pour titre : Réflexions sur lechris^ tianisme, Paris, 1693, 2 vol. in-12. L'abbé d'Olivet et le P. Nicéron en parlent avec éloge.

CHEFFONTAINES (Christophe de), en lalin a Capite Fontium, en Bas-Breton Penfcnteniou, naquit dans l'évèché de Léon, en Basse-Bretagne, vers l'an 1532, et mourut à Rome en 1595. Sa science et sa piété rélevèrent successivement à l'emploi de professeur en théologie chez les cordeliers, oii il était entré de bonne heure ; à celui de général, dont'il fut le 55'; et à la dignité d'archevêque de Césarée. Il fit les fonctions épiscopales du diocèse de Sens, en l'absence du cardinal de Pellevé, qui en était titulaire. Quelques théologiens l'avaient attaqué lorsqu'il n'était que professeur. La nécessité qui le contraignit d'aller se défendre h Rome, fut l'occasion pour lui de son élévation: mais son mérite réel en fut la vraie cause. 11 vit cinq papes pendant son séjour dans cette ville, Sixte-Quinl, Urbain Vil , Grégoire XIV, Innocent XI, Clément Vlll. Les marques de bonté qu'il reçut de chacun de ces pontifes témoignèrent assez que les accusations formées contre lui n'étaient pas suffisamment fondées. Engagé par devoir h enseigner la scolastique, il eut assez de pénétration pour voir l'abus qu'on en faisait alors, et assez de hardiesse pour oser écrire ce qu'il en pensait. Son recueil intitulé Varii tractatus et disputationes de necessaria iheologiœ scolasticœ correclione, Paris, 1586, in- 8°, est recherché ; mais la trop grande vivacité de l'auteur, et une espèce d'extrême où il parait donner, l'ont fait mettre à Vindex du concile de Trente. Foy. Anselme, Molixa, Lombard (Pierre), etc. Ses autres traités, les uns moraux, les autres dogmatiques , sont moins estimés , quoique di;.iues de quelque attention. Ils marquent un homme qui avait secoué quelques |iréjugés et qui cherchait à en faire revenir son siècle. Il s'éleva contre le préjugé meurtrier du duel, qui, après avoir succombé au zèle des rois chrétiens, repaïut avec plus d'empire que jamais dans le siècle «le la prétendue philosophie. Son tiaité sur cette m.Ttière est en français, sous ce titre : Chrétienne confutution du point d'honneur, Paris, 1568, 1579, in-8''. On lui doit encore plusieurs ouvrages, dont les principaux sont : Défense de la foi que nos ancêtres ont eue en la présence réelle; Réponse familière à une épitrc contre le libre arbitre, in-8°, Paris, 1571 ; ouviage (pii a fourni matière à des critiques ; Défense de la foi contre les iinpies, les athées, etc., in-8°.

CHEFNELX (Mathias), né Ji Liège au commencement du xvii' siècle, entra dans l'ordre des ermites d' saint Augustin, où il se distingua par son ap[ilication ji l'étude et par son zèle h remplir les devoirs de son

état. Il mourut vers l'an 1670. On a de lui : une Explication despsaufnes, en la'in, Liège, in-8°, peu estimée ; une Chronique suivie de la vraie religion, depuis la cré.ition jusqu'au temps de l'auteur, Liège, 1670, 3 voj. in-fol., en latin, ouvrage superficiel.

CHEKE (Jean), né à Cambridge en 151'*, d'une famille originaire de l'île de Wight, fut professeur de grec dans l'université de Cambridge. Il essaya de changer la prononciation ordinaire de cette langue, surtout à l'égarddes voyelles et des diphthongues. Cette nouveauté déplut au chancelier, qui ordonna par un décret, en 15i2, de ne pas philosopher sur les snns, mais'de s'en tenir à l'usage. Henri VIII lui confia l'éducation du jeune Edouard son fils, et le récompensa de ses soins par les titres de chevalier et de secrétaire d'état. Enfermé à la tour de Londres après la mort d'Edouard VI, il abjura ses erreurs anglicanes et recouvra ainsi sa liberté, mais il paraît que la crainte entra pour beaucoup dans les motifs de sa conversion. Il mourut à Londres le 13 septembre 1557, figé de 43 ans. On a de lui : De superstitione, adregem Henrictun (Henri Vlll), placé par l'auteur k la tête de sa traduction latine du traité de Plutarque : De la superstition ; ce traité a été traduit en anglais par Elstob, et publié par Strype, à la tin de la Vie de Cheke, Londres, 1705, in-8° ; plusieurs traductions de grecenlatin, particulièrement des Homélies de saint Ciirysostome, Londres, 1543 et 1547 ; un traité De pronuntiatione grœcw potissimum lingnœ disputationes, BtWc, 1555, in-8°; des ouvrages de théologie, des tiad. de Josè|ihe, Aristote, Démosthènes, etc.

CHEMINAIS DE MONTAIGU ( Timoléon ), jésuite, né à Paris en 1652, d'un commis de M. de la Vrillière, secrétaire d'état, fit admirer son talent pour la chaire à la cour eth la ville. Lorsque ses infirmités lui eurent interdit le miniirtère de la prédication dans les églises de Paris et de Versailles, il allait j tous les dimanches instruire les pauvres de | la campagne. Sa réputation a longiemps a|i- ' jiroché de celle de Bourdaloue : elle a paru céder ensuite cette proximité h celle de Massillon ; il semble néanmoins que sesiliscours sont plus touchants , et font en général plus d'ell'et sur les cœurs , quoique peut-être moins éloquents que ceux de l'évèque de Clermont. Le P. Bretonneaua [lublié ses Discours en 5 vol. in-12. Le Père Cheminais mourut en 1689, Agé de 38 ans, en digne minisire de cette religion qui l'avait animé pendant sa vie. Sa carrière fut courte, mais elle fut bien remplie. On a encore île lui : Sentiments de piété, 1691, in-12, ouvrage qui se ressent un peu trop du style de la chaire, et pas assez du langage simple et alfectueux de la dévotion. LesOA'itrrrs complètes de Chemiiiciis avec celles de Le Bout, et les Sfrmons de Bretteville, forment un vol. in-4° dans les Orateurs sacrés de M. Migne.

CHEMNITZ (Mauti.n), Chemnitius, disciple de Mélanchthon, est fameux par son Examen concilii Tridentini, cours di- théologie protestante, un vol. in-fiil., ou 4 in-8'. 11 mourut

CHE

en 1586. 11 élait né en 1522 à Britzen dans le Brandebourg, d'un ouvrier en laine. Les princes de sa communion l'employèrent dans les affaires de l'Eglise et de l'état. Personne n'a mieux réfuté ses erreurs que le cardinal Beilarmin.

CHEMNITZ (Chrétien ), petit-neveu de Martin, naquit à Konigsfed en 1615. Après avoir été ministre à Weimar, il fut fait professeur en théologie à léna, où il mourut en 1666. On a de lui Brevis instructio futuri niinistri ecclesiœ ; Dissertationes de prœdestina-

ttOTlP fitC Gto

CHEMNITZ (Jea!s-Jérome), pasteur de l'église des militaires à Copenhague , né en 1730, mort le 12 octobre 1800, a publié plusieurs ouvrages importants sur l'iiistoire naturelle,, qui ont contribué aux progrès de cette science. Ils sont tous écrits en allemand. Les princi[iaux sont : Petit essai de testaeéothe'ologie pour parvenir à la connaissance de Dieu par les coquillages, Francfort, 11)60, ink°; Sur un genre de coquillages nommé chiton par Linné, Nuremberg, l'/84, m-k" ; Nouveau cabinet systématique de coquillages, 12 vol. grand in-4°. C'est undes plus beaux ouvrages que nous ayons en ce genre et un des plus complets. Il a été commencé par Martini, qui a publié seulement les trois premiers volumes.

CHENU (Jean), avocat, né à Bourges le 29 décembre 1559, exerça les fonctions de son état k Bourges d'abord, puis à Paris, et mourut le 16décembrel627,à68ans. On a de lui: Arehiepiscoporum et episcoporum Galliœ chronologica liistoria, Paris, 16il.in-4",assez exacte, mais superficielle, et etfac'e d'ailleurs par le Gallia christiana ; Recueil des antiquités et privilèges de la ville de Bourges et de plusieurs autres villes capitales du royaume, Paris, 1621, in-i° ; Chronologia historica patriarcharum, arehiepiscoporum Bit uricensium et Aquitaninrum primulum, Paris. 1021, in- 4" : cette 2' édition est la meilleure, Privilé-

f'es de la ville de Paris, 1621, in-4-% et quelques ivres de jurisprudence oubliés. Les auires ouvrages de cet homme très-laborieux sont savants, mais le style laisse ;i désirer.

CHÉUUBINl (Laerzioj, né dans le duché de Spolette, consacra sa vie à recueillir les Constitutions et les bulles des papes , et mourut vers 1626. Il est le premier qui ait entrepris cette immense tâche. En 1617 il commença la publication de la collection intitulée : Bullarium magnum romanum a Leone Magno ad Benedictum JT/F, réimprimé à Lyon en 1655 et 1673 ; à Luxembour^i en 1742 et ann.suiv.,et à Rome en 1739-1750, eu 19 vol.

CHERUBINI ( Angei.o - Maria ). un des fds de Laerzio , fut un de ses principaux collaborateurs. 11 était moine du Mont-Cassin, et publia en 1638 les Constitutions d'Urbain VIII.

CHERUBINI (Flavio), frère du précédent, donna un compendium duBullaire, compilé par son père, Lyon, 1624,3 tom.enl vol. in-4".

CHESEAUX(Ji:AN-pHiui>PE LoYS de), né à Lausanne en 1718, mort à Paris le ."iO novembre J751, était petit-llls du célèbre Crouzas. Les académies des sciences de Paris, de

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