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communion, 16G7, S' édition, 1723, in-12; — sur la vérité du saint sacrement, 1667, 1601, iii-12 ; -" sur la religion, in-12; Instruction chrétienne des jeunes filles, 1682, 1709, iij-12; — sur la manùrc d'étudier, 1689, 1690, in- 12, etc. Tous ces ouvrages font liunneur à ia religion et au jugement de l'auteur; le style en est quelquefois suranné. Il mourut à Paris en 16il0, k 77 ans.
COBO (Jean), dominicain et missionnaire (is|3agnol, né à Alcaçar de Consuegra près de Tolède , enseigna d'abord dans quelques établisseuients de son ordre, et s'embarqua en 1386 pour les îles Philippines. S'étant arrêté à Mexico par suite d'une maladie grave du chef de la mission, le P. Cobo y prêcha avec tant de zèle contre les désordres publics et contre la négligence que le vice-roi mettait à les réprimir, que celui-ci le condamna à être déporté aux Philippines, où l'on exilait tous les malfaiteurs. Cet arrêt comblait justement les vœux du missionnaire. Arrivé à Manille au mois de juin 1588, et placé par ses supérie<irs à Parjan pour instruire une colonie de Chinois i(ul y était établie, il fut promptement assez habile dans leur langue pour [lijuvoir leur prêcher l'Evangile et les catéchiser. Son ardcute charité q ui se manilesta notamment par la création d uu hôpital pour les j^auvres chinois, ajoutait à l'autorité de sa parole. Eu 1592, le vice-roi espagnol l'envoya vers rem|)ereur du Japon qui prétendait so.imetlro les îles Philippines à un tribut, comme terres de sa dépendance, et il s'acquitta de sa mission avec un tel succès que non-seulement il obtint l'exemption de tout tribut et uu traité de paix et d'amitié, mais encore le librr' exercice de la prédication de l'Evangile, et, pour les jés,uites, la permission de relever leurs églises détruites. Le navin; q li portait le zélé missionnaire ayant fait naufrage, au retour, sur la côte orientale de l'de Formose , le P. Cobo, ainsi que plusieurs de ses compagnons, fut massacré par les sauvages. Oa a de lui quelques ouvrages écrits pour les missionnaires et pour les néophytes, savoir: Lingua sinica ad certam revocata mcthodum, quatuor distinctis charactcrum ordinibus , gencralissimis, generalibus, specificis et individualibus, seu vocabularium sinense : c'est un dictionnaire chinois, qui forme plusieurs volumes, et qui a été imprimé, comme les ouvrages suivants, par les Chinois des Philippines ; Catéchisme chinois, adopté par plusieurs missionnaires; Sentences choisies de Sénèqueet d'autres auteurs païens, traduites en chinois; un Traité d'astronomie.
COBO (Barnabe), jésuite, né àLopera, dans le petit royaume espagnol de Jaen, en 1582, fut missionnau'e pendant cinquante années tant au Mexique qu'au Pérou, et composa, en es[iagnol, une histoire des Indes, restée manuscrite. Il s'occupa aussi beaucoup de riiistoirc nalur-'lle de ces contiées, et il écrivit sur cette science 10 volumes iu-folio, qui n'ont pas été non plus imprimés. Malgré ces utiles travaux, son nom était resté a peu près inconnu jusqu'à ce que ses ma-
nuscrits eussent été trouvés dans la bibliothèqu" de Sé'ville, sur la fm du .siècle dernier. Le P. Barnabe Cobo mourut à Lima le 9 septembre 1657. Cavanilles a appelé de son nom, Cobœa, un nouveau genre de plantes du Mexique , qui fait partie de la famille des bignonées.
COCCÉiUS ou COCCÉJUS (Jean), né à Brème en 1603, professeur de théologie à Leyde, a encore aujourd"liui un grand nombre de sectateurs appelés coccéiens. Voët et Desmarets combattirent avec beaucoup de zèle ses sentiments, et tirent passer leur auteur pour hérétique. Coccéius croyait qu'il devait y avoir dans le monde un règne visible de Jésus-Christ, qui abolirait le règne de l'antechrist; et que ce règne étant établi avant la (in des siècles, après la conversion des Juifs et de toutes les nations, l'Eglise catholique serait dans sa gloire. Il s'était fait un système particulier de théologie , disposant l'économie du Vieux et du Nouveau Testament d'une manière nouvelle, et trouvant pre-ïque partout la venue de Jésus- Christ et celle de l'anlechiist. Ses coimnentaircs sur la Bible, outre qu'ils sont trop diffus, sont rem[)Iis des singularités dont il était entêté. Ce savant bizarre mourut à Leyde en 1669, à 66 ans. On a recueilli ses ouvrages en 10 tom. in-folio, dont les 8 premiers parurent à Francfort-sur-le-Mein en 168*), et les 2 derniers à Amsterdam en 1706. On a donné de lui en 1708 : Opéra anecdota, theologica et philologica, 2 vol. in-fol. Celte énorme collection ne peut être lue en entier q le i>ar un coccéien. Juriou le peint comme un homme de bien, doux et modeste, cai)able d'un grand travail; mais né plutôt pour compiler les rêveries des autres et y ajouter les siennes, que pour penser solidement.
COCCIUS ( JoDOcus ou JossE )i jésuite , né à Trêves eu 1581, mort à Routfacli en Alsace le 25 octobre 1622, professa pendant plusieurs années la [ihilosophie au collège de Molsheim , et fut confesseur de l'ai'chiduc Léopold , qui le chargea deux fuis do missions secrètes à la cour de Vienne. On a de lui plusieurs ouvrages sur la théologie et sur l'histoire. Parmi les premiers, on recherche encore la thèse où il examine les signes auxquels on pourrait reconnaître l'Antéchrist , Molsheim , 1621 , in-i°. C'est sur riiistoire d'Alsace que ce jésuite s'est surtout exercé. Son principal ouvrage a pour titre : Dagobertus rex , argentinensis cpiscopatus fundalor prœi'ius , notis illustratus , Mosheim, 1623, in-4-", rare. L'auteur soutient, contre le sentiment d'Henschenius et d'Obrecht,que l'érection de l'évêché de Strasbourg doit être attribuée au roi Dagobert.
COCCIUS ( Josse) , savant controversiste , natif de Bili'eld, d'at>ord luthérien, embrassa la religion catholique à Cologne , et fut chanoine à Julicrs. On a de lui un long ouvrage de controverse en latin, intitulé : Thésaurus eatholicus , 1599, 1600 , et Cologne , 1619 , 2 vol. in-fol.: moins lu que Bellarmin , et
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moins digne de l'être. Il mourut le 31 décembre 1618.
COCHELET (Anastase), religieux de l'ordre des Carmes de l'étroite observance, docteur de Sorbonne , naquit à Mézières en 1551. Il devint prieur du couvent de Saint- Jacques à Paris et provincial de France , et fut un des prédicateurs les plus véhéments de la Ligue. Après la reddition de Paris , le P. Cochelet se retira à Anvers, où il composa plusieurs de ses ouvrages de controverse. Il vint habiter Reims en 1617, et mourut dans cette ville en 162V, laissant les ouvrages suivants : Repentions du saint sacrifice de la messe en forme d'homélies, Anvers, 1602 , in-8" ; Réponse à Vahjuration de la vraije foy que font les calvinistes, ihid. , 160'i- , in-S" ; Palestrita honoris diviv Yirginis Hallensis, ibid. , 1607 , in-8° ; Cnivini i'nfernus , 1608 , in-S" ; Cœmeterium Caivini, 1612, in-12 ; Commentaire catholique en forme de discours sur deux lettres missives , l'une de Frédéric , électeurcomte-palatin, l'autre du prince Loys de Bourbon , duc de Montpensier , sur la fuite de sa fille, ubbesse du monastire de Jouarre, Anvers, 1616 , in-8° : la fuite de cette princesse eut lieu en 1572, et elle épousa deux ans plus tard Guillaume de Nassau , fondateur de la républi([ue des Provinces-Unies.
(COCHET ( Jean ) , ecclésiastique , professeur de iihilosophie au collège Mazarin , principal du collège du cardinal Lemoine , enfin recteur de l'université , était né à Faverges en Savoie , et mourut à Paris le 8 juillet 1771. On a de lui : Eléments de Mathématiques, de M. Variç/non, Paris, 1731, h\-'*°, avec ligures ; La Logique , ou l'Art de raisonner juste , Paris, 17i4, in-12; La clef des sciences et des beaux arts, Paris, 1750, in-8", et 1757, iH-12; ce n'est qu'un développement de l'ouvrage précédent. Ce livre est moins profond que ta Logique de Port-Royal, mais il est i)lus a la ()ortée des commençants. La Métaphysique, Paris, 1753, in-8° ; ï.a Morale, 1753, in-8" ; Physique expérimentale et raisonnée , 1736 , in-8" ; Preuves sommaires de la possibilité de la présence de Jésus-Christ dans l'Eucharistie , contre les protestants , Paris, 176V, in-12.
COCHIN (Jacqces-Dems), docteur de Sorbonne, né à Paris le 1" janvier 1726, trouva dans Claude- Denys Cochin un père tendre et vertueux , ipii ne négligea rien pour lui procurer une éducation [)ro|)re ii dévelo|)per ses heureuses dispositions, en même ti'mps qu'elle était contornu' au goût ([u'il avait témoigné dès son enfance, de se livrer aux honorables fonctions du sacerdoce. Dèjii il avait acquis une rè|)utation aussi brillante 'que bien méritée, lorstju'à l'ilge de 30 ans il fut nommé à la cure de St.-Jaci|iies du Haul- Pas C'est là qu(î son zèle parut dans tout son éclat , surtout sa charité pour les pauvres. « On serait vérit.ihleinenl étonné , dit « un auteur, (ju'un seul honuiic eiU pu faire « tout ce qu'il a fait, former tant d'établissc- « menls, procincr tant de.^('(■ouls à l(julrs • les classes d'nuligents , si l'on uc savait
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« que l'on est capable de tout, lorsqu'à l'es- « prit, au bon sens et aux lumières acquises, « telles que les réunissait M. Cocbin , se « joint le désir de faire le bien , qui devient « une espèce de besoin pour certains hom- « mes, et surtout pour ceux qu'anime la « religion, le plus pur et le plus puissant des « motifs. » De tous ses établissements , celui qui lui fait le plus d'hoimeur est l'hospice "qu'il fonda pour les pauvres malades de sa [jaroisse , et qu'il eut la satisfaction de voir achevé avant sa mort , arrivée le 3 juin 1783. On a de ce charitable et zélé pasteur : des Prônes , 4 vol. in-12 , souvent réimprimés. Les dernières éditions sont en 5 vol. in-12. Exercices de retraite, in-12; OEuvres spirituelles , que le frère de l'auteur publia après sa mort, et en tête desquelles on a mis un abrégé de sa vie. M. Cochin avait un talent très-distingué pour faire des prônes et des instructions. On allait l'entendre avec empressement, et on était autant édifié du ton de sentiment et de conviction avec lequel il débitait ses discours, que charmé du naturel et de la facilité de son élocution. On retrouve ces qualités dans les instructions qui composent ses Œuvres spirituelles.
COCHLÉE, en latin Cochlœtts (Jean) , né en 14-79 à Wendelstein, près de Nuremberg, doyen de Francfort-sur-le-Mein , fut chassé de cette ville par les luthériens ; il devint ensuite chanoine de Breslau. 11 disputa vivement contre Luther , Osiander , Bucer , Mélanchlhon, Calvin , etc. Ses invectives contre les hérésiarques sont un peu fortes ; mais ses intentions étaient droites. 11 ne fut pourtant pas aussi estimé ([ue Eckius par les catholiques, ni tant craint jiar les protestants. 11 se tenait ordinairement aux princi[)es généraux , sans approfondir les questions particulières, et s'attachait plutôt à réfuter les erreurs , qu'h établir solidement les vérités contestées. Son style est assez facile, mais négligé. Ses princi|«iux ouvrages sont: Jlistoria Hussitarum , Maycnce , 15iS), infolio, livre rare et curieux, l'un des meilleurs de cet auteur ; De aclis et scriptis Lutheri , in-fol., 13V9. Cochlée avait beaucoup lu les écrits de ce patriarche de la réforme, et ceux des autres prolestants; il s'en servait utilement pour les convaincre de variations et de contradictions. Spéculum circa missam, iu-H"; De vita J'heodorici , régis Ostrogothorum, Ingulslad, ISVV. in-V, Slocklinlm, 1699, in-V". Ona joint dans cette dernière étlition ce qui se trouve dans plusieurs auteurs anciens surce iirinee, et c'est ce (pu la fait rechercher. Cuncilium curdinalium , anno lo.'}8. ui-8"; De emrndunda ecclesia, 1539, iu-S', rare. Pour fniro voir (|ue les luthériens, nereeuiinaissanl point l'autorité de l'Eglise, pouvaient abuserde l'Ecriture sainte, il lit paraître en 1527 un livre e\|)rè.s, tissu de iiassages sacré>. pmu jirouver ([ue Jésus-Cnrist n'est pas Dieu ; et un autre , en 1528, pour prouver que l'on doit obéir au diable , et que la sainte Vierge avait peidu sa virginité. I''ll"e(tivement , des que rexpliealiun de l'I'Jritnre deNienl arbitraire , on la fera servir à toutes sortes d'or-
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