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reurs.IlmounitàBreslauen 1552, à 72 ans
COCKBURN ( Patrice ) , orientatiste du xvr siècle, né h Langton en Ecosse, fit ses études à l'université d'Aberdeen , et , après être entré dans l'état ecclésiastique , vint perfectionner ses études à Paris , où il enseigna longtemps avec éclat les langues orientales. 11 publia deux brochures intitulées , l'une : Orientia de excellentia et utilitate verbi Dei , Paris , 1551 , in-S" ; l'autre : De vulgari sacrœ Scripturœ phrasi , Paris , 1552, in-8% qui firent suspecter l'orthodoxie de ses croyances , et il fut obligé de s'éloigner. 11 retourna dans sa patrie , où il embrassa, en eft'i't, la rélorme, et devint premier fiasteur protestant d'Haddinglon. Il prol'es'sa es langues orientales à Saint-André, et mourut, en 1559, dans un âge avancé. Indépendamment d'un écrit intitulé : In orationem dominicain pia medilatio, Saint-André, 1555, in-8°, et d'unSermon sur le Symbole des apôtres, Londres , 1561 , in-4-° , on a de Cockburn des traités de théologie , des lettres et des sermons , le tout en manuscrit.
COGQ (Florent de), chanoine régulier de l'abbaye de Saint-Michel d'Anvers, ordre de Prémontré, fut professeur de théologie, et se fit une réputation par ses grandes connaissances dans les saintes lettres. Oq connaît de lui : Principia totius theologiœ tnoralis et speculativœ ex sacra Scriptura, sanctis Patribus, maximo sancto Augustino et aliis probatis aiictoribus compendiose deprompta, Cologne, 1682, 3 vol. petit in-8°. Cet ouvrage est dédié au cardinal Azzolini. Il a laissé aussi plusieurs autres traités de théologie. Il mourut en 1691.
COCQUAULT (Pierre), chanoine et officiai de l'église de Reims, sa patrie, docteur en droit et conseiller au présidial de la môme ville, mort en 16i5, fit le dépouillement du cartulaire de son église et recueillit une grande quantité d'extraits pour une histoire ecclésiastique et civile de Reiras. Ces manuscrits, conservés dans la bibliothèque de la ville, consistent en 5 vol. in-folio, et un vol. in-i°. On a publié, après la mort de l'auteur, la table chronologique de cette histoire, composée par lui-même, Reims, 1650, in-8°.
COCUS (Robert), théologien anglais, vicaire de Léeds, mort en 1604, s'est fait estimer par son ouvrage intitulé : Censura' quorumdam scriptorum, qui sub nominibus patrum antiquorum a pontificiis citari soient, Londres , 162.3, in-4°. 11 y discerne avec beaucoup de sagacité les vrais ouvrages des Pères de l'Eglise, d'avec ceux qu'on leur attribue faussement. C'est dommage que l'esprit et le langage de secte défigurent ses observations. ; CODDE ou GODDyEUS (Guillaume van der), protestant, né à Leyde en 1575, fut professeur de langue hébraïque dans sa ville natale. 11 en fut dégradé, parce qu'il avait pris le parti des arminiens, elîet assez singulier de la tolérance tant prôchée par les calvinistes. 11 mourut vers l'an 1625. Ou a de lui : des ISotes' sur le prophète Osée, Leyde, 1621, iu-i"; Sylloge vocum versuumque pro- Verbialiuin, 1623; Notœ ad grammaticam ke- PiCT. DE Biographie belig. I.
brœam Martini Navarri Morentini, Leyde, 1612, in-12, etc. Guillaume van der Codde avait trois frères, Jean, Adrien et Gisbert, qui, avec un nommé Antoine Cornélisoon, donnèrent naissance à la secte nommée des prophètes en Hollande. Ils commencèrent par décrier les pasteurs, comme gens qui s'arrogeaient le droit de parler seuls dans l'église, et qui menaient une vie oisive aux déj)ens d'aulrui. Ils introduisirent chez eux le baptême par immersion, et soutinrent qu'il n'était pas permis aux chrétiens d'être magistrats ni soldats. Ils rejetèrent généralement toutes les confessions de foi, et s'en tinrent au sentiment d'Arminius sur la prédostinalion. Le fanatique Jean van der Codde se vantait d'avoir reçu la même portion du Saint-Esprit que les apôtres, et quand il descendit sur lui, la maison trembla. Un nommé Oudaan, boulanger de profession, dirigea ces sectaires après la mort des frères van der Codde.
CODDE (Pierre), né en 1648 à Amsterdam, entra dans la c mgrégation de l'Oratoire, fut fait archevêque inpartibus de Sebaste et vicaire apostolique des Provinces-Unies. 11 succéda dans cette dernière dignité à Jean de Neercassel, et devint tristement célèbre parle refus qu'il lit designerlelormulaire,et parses liaisons avec des chefs du parti. Il remplit son église de troubles et de scandales. Appelé à Rome, il s'y justifia .*i mal qu'il fut déposé par un décret du 3 avril 1704. De retour en Hollande, il continua à y faire beaucoup de fracas, et mourut le 18 décembre 1710. La secte dont il avait été le promoteur le canonisa, et fit graver une estampe où saint Pierre était représenté le recevant dans le ciel. « Je « ne sais, dit l'auteur des Mémoires chrono- « logiques, si saint Pierre lui ouvrit le ciel; « mais le pape défendit d'e prier pour lui « comme étant mort dans son obstination et « dans ses erreurs. »
CODURE (Philippe), natif d'Annonay, mort en 1650, embrassa la religion catholique, après avoir été ministre à Nimes. On a d.'lui un bon Commentaire sur Job, Paris, 1651, in-4°, et inséré dans les Critici sacri de Londres et d'Amsterdam, et quelques autres ouvrages, tel que le Traité des mandragores, contre lequel Bochard a écrit. 11 était savant dans la langue liébraïque.
COEFFETEAU (Nicolas), né k Saint-Calais dans le Maine, en 1574, dominicain en 1588, s'éleva par son mérite aux premières charges de son ordre. 11 mourut en 1623 , nommé à l'évêché de Marseille par LouisXllI. Quoiqu'il n'eût alors que 49 ans, la goutte, à laquelle il était fort sujet, l'avait rendu très-infirme. Il avait été fait, quelque temps auparavant, évèque de Dardanie in partibus, avec la qualité d'administrateur et sutfragant du diocèse de Metz. Son éloquence parut avec éclat dans ses sermons et ses hvres, écrits très-purement pour le temps auquel il vivait. Les principaux sont : des réponses au roi de la Grande-Bretagne, à Duplessis-Mornay et à Marc-Antoine de Dominis. Henri IV. l'avait choisi pour écrire contre le premier, et Grégoire XV pour répondre au second.
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La controverse y est trait(5e avec dignité, noblesse, et non avec cet emportement de quelques théologiens de son tcnips. Histoire romaine depuis Auguste jusqu'à Constantin, in-folio, Paris, 16'i-7 : ouvrage qui, quoique inexact, était lu encore avec quelque plaisir, avant les derniers livres publiés sur cette matière ; une traduction de Florus qui eut beaucoup de succès, mais dont on ne fait plus aucun usage.
COELLN (Daniel-Georges-Conrad de), docteur et professeur de tliéologie, né à Arlinghausen, dans la princii)iuté de Lippe-Detmohl, le 21 décembre 178S, mort à Breslau le 17 février 1833, appartenait à l'école des protestants rationalistes, mais modérés, et fut un des plus ardents partisans de la n'union dos églises évangéliques. Son premier ouvrage, intitulé : de Joclis prophétie œlate, parut en 1811; puis il publia plusieurs écrits dogmatiques et de poli^miqu ■. En 1818, il fit imNriuicr sop. Spicilef/inm observationum in Zephaniœ vaticinia, Bieslau, in-4". Il donna ensuite divers Mémoires répandus dans les collections savantes. Nous citerons encore de lui : Confcssionum Melanchtonii et Ztcinçilii augustanarum capita (jraviora inter se confcruntur, Broslau, 1830; De la liberté de renseignement théolngique dans les universités allemandes, et dés reslriciions que doivent mettre à cette liberté les livres symboliques (avec le docteur Schulz), Breslau, 1830; Ce qu'il faut entendre pur piétisme, mysticisme et fanatisme, Halberstatit, 1830.
CttKTLOUON (Cuarles-Edouaud de), ecclésiastique .ur^lais, était fils d'un médecin français qui s'est fait connaître par une Histoire des arts et des sciences. Le jeune Charles, après avoir fait ses études à Cambridge, entra daus la carrière ecclés astique, et fut un des desservants de la cliapede de Lock-Hospital. Plus lard il devint recteur de Godstone et un des magistrats du coinlô de Surrey, et il mourut le 16 septembre 1820. Ses sermons avaient eu beaucoup de vogue. On a de lui : Mélanges tliéologiqiics, 6 vol. in-8°; Le temple de la vérité, 3 vol. in-8"; Esquisse de la vie et d^i caractère de Moïse, in-8°; Des avantages particuliers de la nation anglaise ; liéflcxions sur lu mort de Louis XVl ; un grand nombre de Discours, de Sermons, elles Oraisons funèbres de W. Jones, de W. Romaine, de lady Smith et de W. Cadogan.
CUFFIN (Chahlks), naquit à Bu/.ancydans le diocèse de Ueims , en 1G7G. C'est à Paris qu'il vint achever ses études commencées à Beauvais. Des productions en vers et en prose, oti l'on remarquait la latinité du siècle d'Auguste, des poèmes sur les événements publics, des discours sur des circonstaii<es qui lui étaient personnelles, un talent singulier pour former la jeunesse, le firent choisir pour être principal du collège de Beauvais en 1713. 11 sortit de celte écolo ui>e foule de sujets dignes du directeur de leuis éludes, par leur piété et leurs connaissances, lin lliS, l'université de Paris l'élut recteur, et son rectorat lut illustré par l'établisseiiKjnl d. l'instruction ijr«ti' 'te J événe-
ment auquel il eut beaucoup de part, et qu'il célébra par un très-beau mandement. Cet homme, également cher à la religio!i et à la littérature, fut enlevé à l'une et à laufre en 17't9. Il s'était occupé dans les dernières années de sa vie, de la révision de l'Anti- Lucrèce du cardinal de Polignac. C'est un des derniers services qu'il ait rendus aux lettres, en servant la religion. « Poète sans • « caprice, dit l'auteur de sou éloge, savant « sans ostentation, sérieux par réflexion, gai « par caractère, et d'une humeur douce; tou- « jours le môme au milieu des occupations les « plus variées, et dans les circonstances les « plus épineuses, il réalisait le sage desstoï- « ciens, ou phitôt c'était un sage formé par f( le christianisme, guidé par une piété d'au- « tant plus solide qu'elle était plus éclairée. » 11 est principalement connu par les hymnes qu'il composa pour le Bréviaire de Paris, adoptées depuis dans tous les bréviaires nouveaux. Une heureuse appli'cation des grandes images et des endroits les plus sublimes de l'Ecriture ; une sirapiieilé ( t une onction admirabl's; une latinité pure et délicate, leur donneront toujours un des premiers rangs parmi les ouvrages de ce genre. Si Santeuil s'est distingué par la verve et la poésie, Collin a eu cette simplicité majestueuse, qui doit être le caractère de ces sortes de productions. On a publié, en H 55, un recueil complet de ses OÈuvres, en 2 vol. in-12 : lo premier volume contient des harangues latines aussi bien écrites que bien pensées, parmi lesquelles on distingue son Discours sur les belles-lettres, dont il montre les dangers et les av.uita.es ; s;i Harangue sur l'utilité de l'histoire, et son Oraison funèbre du duc de Bourgogne, père de Louis XV. i.e 2' vol. renferme ses/)o<''.s(>.s-. On y remarque une ode sur le vin de Champagne, digne (JOvidc et de Catulle par la déhcatesseetla facilité, et bien préférable aux productions de ces auteurs sensuels et mous, par la sagesse cl la décence. COdAN (I'homâs), mi'decin anglais, né le 8 février 1736, au village de Rowell , dans le comté de Northampton, avait été llestiné par sa famille à l'ét.-il ecclésiastique. Mais les opinions qu'il manifesta de bonne heure sur diverses questions religieuses, telles que la gr;ice, la nécessité, le libre arbitre, la prédestination, etc., et (|ui dépluient à ses coreligionnsires, l'empèclièreut de se placer comme pr(''dicaleur dans son pays. H y avait h Amsfeidam uin^ église presbylerienne entretenue aux frais des deux gouvernements anglais et hollandais, et l'iuirvue de pasteurs écossais. L'un d'eux fil agréer Cogan comme son suppléant eu 17b!». l'n riche mariage qu'il fil le déleimina à quitter la cnrrièro de piédicant pour cède de médecin ; il se Ht recevoir docteur i\ l'iiiiiversité de Leyde, et exerça successivement la médecine à Leyde, à Amsterdam, à Uoterdam, puis, enfin, k Londres. Ayant ainsi cii'isidérabli'iiienf niigni'*nté sa oiluno, il s'oecii; a exelnsiviMicnl de voyages, dagronomio et d<! lilleralure. C'est lui qui, avec le docteur Uawes, Lellsoin rt Nicol, fonda la société d'humanité, dont Je
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