‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 179 sur 228 · COI · texte numérisé non relu

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but ('■tait de rappeler les noyés à la vie, et dont il emprun'a l'idée à la Ho'!an.de, qui possédait une inslitutio;i de ce genre. Les rapports de cette société constatent que dans l'espace d'un drmi-sièele elle a rendu à l'existence 4,411 personn s qui , dnns les temps antérieurs , eussent et) ensevelies vivantes. Il mourut cliez son frère à High/Mii- Hill. près de Walt'iiamstowje 2févr er 1S18, laissant les ouvrages suivants : Disserlatio de pathemattmi animi vi et modo agendi, Lejde, 1707, in-4° ; Mémoires de la sociel' instituée à Amsterdam pour rendre à la vis les personnes qui semblent i?o)/e'M, pour les années 1767, 68, 6», 70 et 71, tr.-duits du hollandais, Londres, 1774, in-8° ; OEurres de C'jmper sur les liaisons entre t'unatomie et les beaux-arts, etc., trad. du hollandais, Lomlres, 1794, in-V", avec jilanchcs ; Belntion d'un voyage fait en grande partie le long du Rhin, d'Utrecht à Franefort. en 1791 et i'i92 , Londres, 17i)4, 2 vol. in-8° avec planches : cette relation est en forme de lettres ; Traité philosophique sur les passions, Londres, 1800, in-8° ; â' édit., 1802: ce sont principalement les ftuts pratiques qui fixent l'attention de l'auteur, quoique le titre semble annoncer des discussions spéculatives ; Traité moral sur les passions, Londres, lb07, 2 vol. in-8°, que l'on pet.t regard- r comme une suite du précédent ouvragt^ ; Recherches théologiques, ou Examen des principes religieux qui influent le plus sur la direction des passions et des affections intellectuelles, Londres, 1812, iii-8°; Dissertations théologiques sur la supériorité morale qui caractérise te christianisme , ou Rrcherches sur les secours prêtés par cette religion à la pratique de la vertu, au développement des plus nobles affections du cœur, aux Sources morales d'une félicité constante, Londres, 1S13, in-8" ; réinipr. [li s t:ird avec les Recherches théologiqurs, en 5 vol. in-8° ; Vie et opinions de John Buncle , Junior, publié sans nom d'auteur. Voy. Amory; Lettres à Wilherforce sur la doctrine de la dépravation héréditaire, 1S15, in-S"; Question d'éthique, ou Méditat'ions sur les principaux sujets de controverses de la philosophie morale, Londres, 1817, in-8% servant de supplément aux deux tniités sur les prissions ; ciiûn des No~ tices , des Rapports, (te.

COGGESHALLK (Ralp) , savant anglais, chanoine, puis religieux de l'ordre ùe Cîteaux, florissait sur la iin du \n' siècle et au commencement du xni°. On a do lui une Chronique de la Terre-Sainte, d'autant plus précieuse qu'il avait été témoin des faits qu'il raconte : il était à Jérusalem et il j .lut même blessé, lorsque Saladin en lit le siège en 1188. Elle a été publiée dans le 5* volume de VAinpIissiuia collectio de dom Martenne, ainsi que Chronicon anglicanum ab anao lOiiG ad annum iâOO, et Libellus de motibus anglicanis sub Joanne regc, qui sont du môme auteur. Pitséus en la:t mention dans ses Illustres écrivains d'Angieîe: re. Coggeshalle est moil, à ce qu'on croit, en 12^8.

COHON (ANTavME-DENïs), évéque de Nimes, né, eu 1594, à Craon dans l'Anjou, était

fils d'un fabficant de chandelles. Il fit ses études au Ma; s et à Paris, et du' autant à son propre talent qu'à la protection du cardin.il de Richelieu, le titre de [ rédirateur du roi. Louis Xlil le récompensa, en l'élevant, en 16")3,sur le siège de Nîmes, il fut député par la province de Narbonne aux assemblées du clergé de 16''6 et 1641, et il montra le zèle le plus soutenu à défendre le catholicisme contre les envahissements des erreurs de la prétendue réforme dans le midi du royaume ; c'est lui qui appela les jésuites à Nimes en leur faisant une dotation. Sa charité parut surtout pendant ur:e contagion qui désola C' tte ville en 1640. Les protestftnfs, irr tés de li fermeté qu'il opposait aux efforts de leur propagande, portèrent conire lui des plaintes qui le lireiit mander à Paris ; il se trouvait dans celte capitale lorsque Louis XIII mourut au roofs de mai 1643, et il fit l'oraison funèbre du mo: arjoe. Il permuta son tvèché u'abord contre celui de Del, puis contre celui de Saint-P. 1 de Léon, et fut eoiplo.yé dans diverses .-affaires par le cardinal j^lazarin, dont il partagea la bonne et la mauvaise fortune. Ajanf suivi LouisXIV dons son voyage de Bordeaux, il le harangua à son entrée dans la ville. Mazarin lui confia l'éducation de ses- neveux, et il fut chargé de prononcer le discours d'usage lors du sacre de Louis XIV à Reiras. Son successeur sur le sié^,e épiseopal do Nimes étant venu à mourir, Cohon obtin* de se reme'tre à la tête de son premier ilr cèse, et il y mourut le 7 nov. 1670, laissant un écrit intitulé : Sentiments d'un fdcle sujet du roi sur l'arrêt du parlement rfi<29 déc ri. , b7-e iCoi, contre le cardinal .Vazarin, iu-S". Cet évoque, qui s'est fait surtout connaître par son talent dans la pré.ication, passe pour avoir, l'un dos premiers, rappelé la chaire < irétiei ne à sa dignité naturelle, en pi is^t toutes ses preuves dans l'Ecriture et d.nis les Pères, et en supprimant toutes les citations profanes qui n'élaiertt que l'élalage d'une érudition hors de sa'scn.

COINTE (CnAKLES Le), né à Troyes en 1611, entra fort jeune dans la corgrégation de l'Oratoire, où il fut reçu par le cardinal de Bel ulle. Servien, plénipotentiaire h Munster, ayant demandé un Pèie de l'Oratoire pour aumônier. Le Cointe le suivit, travailla avec lui aux préliaiiuaires de la paix , et fournit les mémoires nécessaires pour Je traité. Colbert lui fit accorder une pension de 1200 livres en 1659, et trois ans après une autre de 500. Cefutaiois qu'il commença à publier à Paris son giaiid ouvrage iiiii'ulé : Annales ecclesiastici Franeorum, en 8 vol. in-foL, qui commencent à l'an 417, époque à laquelle le P. Le Cointe fixe le commencement du règne de Pharamond, et.

finissent à l'an 845. C'est une compilât ion' sans ornements, mais d'un travail immense, et ].ileine de recherches sing .iières, faites avec beaucoup dedi.-ceri;ementcti.esagaciié. ba chronologie est .--ouveni dilf. rente de celle des autres historiens ; niais quand il s'éloigne d'eux, il dit ordinairement sr-s raisons.

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