COO
mars 1768, k 80 ans. Son principal ouvrage estintitul(^ : Musœi Kircheriani œrra notis illustrata, Rome, 1763-65, 2 tomes in-folio, renfermant 45 nlanches de médailles et d antiquités, avec l'explication. On lui doit, en outre : une Vie de Vimpératrice PulchMe, en italien, Rome, 175i, pleine de recherches; diverses poésies latines , la plupart manuscrites; des Sermons, des Discours, et des matériaux pour la continuation de l'histoire des [lapes et des cardinaux, de ("-iaconius et d'Oldoini, le tout inédit. Le P. Mazzolari, son successeur au collège Romain, a écrit sa Vie. CONTZEN (Adam), jésuite, né à Montjoie, dans le duché de Julicrs, vers l'an 15T5, enseigna avec réputation l'Ecriture siinte à Mayence pendant plusieurs années. 11 possédait les langues savantes, jet excellait aussi dans la controverse. En 16-2i, Maximilien, duc de Ravière, l'ayant choisi pour son confesseur, il remplit cet emploi avec heaucoup de prudence, et mourut à iMunich le 19 juin 1635. Il a laissé : Commcntaria in quatuor Evangelia, Cologne, 1626, 2 vol. in-folio; — in Epistolam sancti Puuli ad Romanos, Cologne, 162!), iu-folio ; — in Epistolas ad Corinthios et ad Galatas, Cologne, 1731, in-folio; — Polilicorum libri decem, Mayence, 1620, in-folio. Nous avons encore du P. Contzen plusieurs ouvrages de controverse.
CONYBEARE (Jeat<), savant évêque anglican, naquit en 1692 à Pinlioe, près d'Exeter. Après avoir été ministre de Fetcham, dans le comté de Surrey, prédicateur du roi au palais de Witehall, et avoir rempli plusieurs autres fonctions, il fut nommé évoque do Bristol en 175D. 11 mourut à Bath le 13 juillet 1754. On a de lui : Défense de la religion révélée, Londres, 1732, in-8°. Cet ouvrage est dirigé contre le livre de Tyndal, intitulé Le christianisme aussi ancien que le monde. Il est remarquable par sa modération et li solidité des raisonnements ; et de tous les ouvrages publiés contre le déiste Tyndal, celui de Conybeare est regardé comme le meilleur. Il fut si bien accueilli, que l'année suivante on en publia une troisième édition. Des Sermons, imprimés a[)rès sa mort, en 1757, au nombre de 20, 2 vol. Ses enfants étaient demeurés sans fortune ; on jjroposa cette édition par souscription à leur j>rofit. On peut juger de l'intérêt que l'on prenait à la mémoire de ce digne et savant prélat ])ar le nombrt! des souscripteurs, qui s'éleva à 4,600.
CONZIÉ (Lotis -François- Ai Ane -HiL AIRE de), évéque d'Arras, naquit le 13 mars 1732 à Poncin en Bugey, et fut formé aux vertus sacerdotales dans la communauté des jtrôtres de Saint-André des Arcs, à Paris. Il fut d'abord grand vicaiie de Seiilis, sous lépisconat de M. de Roquelaure, fut nommé en 1766 à l'évèché de Saint-Omer, où il ne lit, pour ainsi dire, que passer, et entin, en 1769, il fut élevé sur le siège d'Arras. L'évèque d'Arras étant président-né du clergé aux états d'Artois, Conzié prit une part active aux afl'aires du temps. C'était lui qui, dans l'intervalle des sessions, était chargé de la direction des affaires, et qui se rendait à la cour pour les
intérêts do la province. Ses rapports avec le comte d'Artois lui concilièrent toute la confiance de ce prince , qu'il suivit en 1789 , lorsqu'il sortit du royaume. Ce fait explique comment le nom de l'évèque d'Arras ne se trouve point dans la liste dos évèques qui publièrent des mandements ou lettres pastorales sur la constitution civile du clergé. Il suivit plus tard le prince à Edimbourg et à Londres, et contribua aux diverses mesures qui se prenaient dans l'intérêt de la cause royale. Il mourut à Londres en 1805. Il avait refusé de donner sa démission lors du concordat de 1801, et avait signé les réclamations qui furent faites contre ce concordat.
CONZIÉ (François de), archevêque de Tours, frère cadet du précédent, naquit à Poncin le 18 mars 1736 , et remplaça son frère sur le siège de Saint-Omer. C'est en 1774 qu'il fut nommé à l'archevêché de Tours. Après avoir fait partie de l'assemblée du clergé de 1785, il fut député aux états généraux par le clergé de Tours, y signa les premières protestations du côté droit, et se retira à Aix-la-Chapelle, d'où il envoya son adhésion à l'Exposition des principes des évèques. Le 13 février 1791, il adressa une déclaration aux administrateurs du district de Tours; il publia ensuite une ordonnance du 28 avril , une instruction pastorale du ik juin , sur les brefs de Pie VI . et protesta contre les élections de Suzor à Tours et de Grégoire à Blois. Mgr Conzié mourut à Amsterdam au commencement de 1795.
COOPER (Samuel), ecclésiastique anglican, né en 1738, exerça les fonctions du ministère dans le comté de" Norfolk, et mourut en 1799, laissant des Sermons, et divers écrits de morale, de piété et de controverse, entre autres : Définitions et axiomes relatifs à la charité, aux institutions charitables et aux lois concernant les pauvres, 1764, in-8"; Lettre à Vévêque de Glocester, où la mission divine de Moïse est vengée contre les fausses interprétations des amis et des ennemis de l'auteur, et où l'on démontre clairement que ses mérites, comme écrivain, sont bien au-dessus des éloges de ses admirateurs les plus ardents, 1766, in-8"; Explications de différents textes de l'Ecriture, en quatre dissertations : 1° sur les châtiments éternels , 2° sur Jésus-Christ maudissant le figuier, 3° sur les traductions inexactes, 4° sur la tentation de Jésiis-Christ, 1 vol. in-8°; Les premiers principes du gouvernement civil et ecclésiastique , esquissés dans des lettres au docteur Priestley, à l'occasion de sa lettre à Edmond Burke, 1791, in-8°.
COOTE (Charles), littérateur et historien, était tlls d'un libraire estimé jiour sa science, et til preuve lui-même d'instruction et de talent. Né à Londres en 1759, mort à Islington en 1835, il se lit connaître par de nombreuses publications historiques et littéraires. Nous citerons : une Histoire d'Angleterre jusqu'à la paix de 1783, 1791-1798, 9 vol. in-8°; la continuation de cette histoire jus qu'au traité d'Amiens, en 1802, parut en 1803, in-8°; Histoire de l'union de l'Angleterre et de. l'Irlande, 1832, in-8° ; Recherches sur la
COQ
COQ
me des jurisconsultes (wç/lnis les plus célèbres, qu'on a attribuées à tort à StoiMart; une Histoire de l'ancienne Europe, 1813; Eléments de (jrammaire anglaise, 2° édition, 1806; Histoire ecclésiastique, traduite de l'alleuiand île Mosheini.et continuée jusqu'au xviii' siècle, 1811.G vol.in-8°.
COPPKNSTEIN (Jea>(-Axdré), savant dominicain allemand, né vers l'an 1570, prôc'ia avec distinction à Coblentz , travailla avec beaucoup de zèle à la conversion des hérétiques dans le Palatinat, par ordre de Masiniilien, duc de liavière, et devint cuié de Saint-Pierre , à HeideJberg. On croit qu'il niouriit dans cet emploi vers 1627. Ou a de lui plusieurs écrits de controverse contre (juelques ministres de son temps , insérés dans l'abrégé qu'il a donné du corps de controverses du cardinal Bcllarmiii, sous ce titre : Controversiarum intir cntholicos et hœreticosnostri tenvporis exR.Iiellarmino in epitomen redactorum, Mavence, 1626, 3 v. in-l°. COPPINGER (r.uiLLAiMK), évoque des douî sièges unis de Cloyne et Ross, naquit à Cork le 20 mai 1753, d'une ancienne famille catholique. Après avoir fait ses études en France, il fut d'abord nommé vicaire à Cork, puis curé, et devint successivement coadjuteur de Cloyne en 1788, et évoque en titre le 4 juin 1791. Défenseur énergique des intérêts des catholiques et de ceux de son pays, Coppinger travailla avec la plus grande ardeur à l'établissement de la renie catholi(|ue. Lors de la discussion élevée en Irlande sur le veto qu'il était question d'accorder au gouvernement pour l'élection des évèiues. le docteur Coppinger s'éleva fortement contre ce [>rojet de concession. 11 tint à Cloyne, en aortt 1817, une assemblée de son clergé, où lou prit des résolulions en faveur de la nomination des évèques par les chapitres. Dans ces résolutions, on se plaignait vivement des écoles établies par le gouvernement , des moyens qu'on y prenait pour pervertir les enfanls des catholiqurs, et du zèle des sociétés bibliques et autres pour répandre des versions suspeptes de la Rible. L'évoque de Cloyne écrivit vers le mémo tomps à ses collègues une circulaire dans lacpu'lle il deniatidait une réunion de tous le^ évèi[ues d'Irlande, et se plaignait de la manière dont celte Kgiise était traitée h Rome. L'excitalion des esprits, qui était grande alors eu Irlande, explique jusqu'à un certain point la conduile de r('vèque il<! Cloyne. V.u IS27, Mgr Coppinger désira il'avoir un coadjulcur; le docteur .Michel Colline fut élu en celte qualité jiar le clergé , ot sacré sous le titre d'évèque de Spiga. Le docteur Coppinger est mort le 10 août J8.'}l,dans sa maison près l-ovc, à l'âge lie 78 ans. Si^s connaissances étaient étendues ot variées, ses prédications persuasives, sa piété sincère, et 'a charité s'étendait ;i tous, sans distinction de croyance.
(;00 (PiKiiuK Lki, m'' dans b p.iroisse d'Ifs, près de Caen,le 2!) mars 1728, lit ses études dans l'université de cette ville avec la phis grande dislindion. N'étant encor(! que sousdiai re, il entra, l'an 1753, dans la conjsréga-
tion des eudistes. Il ne tarda pas h y être employé ; on lui donna la commission d'enseigner la théologie, avec la préfecture des orJinands. Il fut successivement su|iérieur du grand séminaire de Rennes et de celui der Rouen. Enfin les eudistes, dans une assemblée générale, l'élurent le 6 octobre 1775 su • périeur général delà congrégation. Il ne jouit pas longtemps de cette place, étant mort ^ Caen des suites d'une paralysie, le 1" sep tombre 1777 , ;lgé de près de 50 ans. C'était un ecclésiastique vertueux, humlile, aimant la retraite et faisant ses délices de l'étude. On a de lui quelques ouvrages de morale : Dissertation théolocjique sur l'usure du prêt de commerce et sur les trois contrats, Rouen, 1767, in-12; Lettres sur quelques points de la discipline ecclésiastique ,■ Caf'ïi , 1769, in-12; Traité de l'état des personnes, selon les principes du droit français et du droit coutumier de la province de Normandie, pour le for de la conscience, Rouen, 1777, 2 vol. in-12 j. Traité des différentes espèces de biens, 1778;. Traité des actions, 1778.
COQ (Lie Le), chanoine d'Orléans, mort le 20 février 17V2, à l'dge de 73 ans, a laissé : Oraison funèbre du cardinal de Coislin,évêqued'Orléans, Orléans, 1706, in-k" ; Abrégé de^ raisons qui condamnent la comédie, et réfutation des prétextes dont on se sert pour ta justi/icr, Oiléans, 1717, iii-12, livi'e i-are, que Des[)rez de Boissy ne paraît pas avoir connu; Recueil de cantiques spirituels sur les mystères de la reliqion. Orléans, in-16. •
COQ DE MLLERAY(PiERUE-FitANçois de), natif de Rouen, exerça ses talents sur différents sujets qui n'avaient guère de rapport entre eux, et réussit assez bien. Ses [iroductions sont ; Abréç/é de l'histoire ecclésiastique et civile de la ville de Rouen. 1739, in-12; Traité historique et polili<iue du droit public d'Allemagne, 17i8, in-i°; Réponse aux lettres philosophiques de Voltaire; Abrégé de l'histoire de Suède, 17't8, 2 vol. in-12; Ariane, ou la Patience récompensée,^ 1757, in-12. 11 mourut il Rouen en 1777.
COOUELIN (dom François), général des Feuillants d'italie, né à Salins, dans le xvii* sièrde, lui si édilié dans un voyage qu'il fit en Italie de la [iremièi'e ferveur d'une eongrégation de 1' uillanls réeemment élablie, (j lit embrass I cet inslitiil dins le monastère de Sainte-Piidenliane de Rome. Son savoir et ses g andes qualités lui méritèrent l'honneur d'iMre élu général de la congrégation. Sur la lin de sa ^ie, il se relira au ninnaslère de Péroiise pour consacrer ses dernicM'S jours il la retraite. Il y mourut en 1672. On lui doit ; la Vie de saint Claude, archevêque de Resanron, Rome, l(i,'i2, in-8", (pu fut la même année Irailinle en ilaliiiu De avilis dogmutibus cœli risque erroribus harelicorum omnium a (hristo ad nosfram unuuf œtatrin : la traduction d'un livre français intitulé : Le ctiréllrii du temps.
COQlliLIN (ilom J<^:nAME), dernier nbbé do Faverney, né ii H'^saiiçon d'une ancienne l'aniille de robe, le 21 juillet Ki'.Kl, cuira dans l'ordre de Saiiil-Uenuîl ii l'.lge du 18 ans.
-COQ
COR
Lorsqu'il eut été ordonné prAtre, il fut chargé de la direction des jeunes novices, et il composa pour leur usage uu Cours complet de philosophie et de Ihéoloeiie. Coquelin s'était particulièrement appliqué à Fétude de l'histoire et des anticjuités. Devenu abbé de Fa- A'erney, il enrichit la bibliothèque do son monastère d'une collection de livres rares et précieux, et forma un nombreux médailler. Il mourut à Faverney le 1" septembre 1771, âgé de plus de 80 ans. Il fut un des premiers membres de l'académie de Besançon, où son Eloge fut prononcé parDroz, secrétaire perpétuel de cette compagnie. Dom Coquelin a laissé quatre manuscrits relatifs a l'histoire de la Franche-Comté : Dissert, sur le port Abu'cin ; Dissert, sur l'antiquité' de rérjUse de Besançon; le Cartulaire de l'abbaye de Farerney; un Abrégé chronologique des comtes de Bourgogne.
COQUELIN oii COCQUELIN (Nicolas), docteur de Sorbonne, ch'incelicr de l'église de Paris, ancien curé de Saint-Merry et censeur ruya], mort en 169.3, a laissé : Interprétation des Psaumes de David et des cantiques qui se ■disent tous les jours de la semaine dans l'office de Véglise, avec le latin à côté, et un Abrégé des vérités et des mystères de la religion chrétienne, Paris, 1686, in-12; réirapr. à Limoges •el à Toulouse, 1812, in-î2; Manuel d'Epictètr, avec des réflexions tirées de la morale de l'Evangile, Paris, 1688, in-Vl; Traité de ce qui est dû aux puissances et de la manière de s'acquitter de ce devoir, ibid., 1692, in-î2, où il réfute Le vrai système de l'Eglise, de Jurieu.
COQUILLE (Gui), Conchylius Bomanus, né <^ Di'cize clins le Nivernais en 152.3, seigneur de Romenai, et avocat au parlement de Paris, mort en 1603, à 80 ans, conserva jusqu'au dernier moment la mémoire la plus fidèle et l'esprit le plus sain. Henri IV, pour l'engager k venir à Paris, lui olfrii une place de conseiller d'état; mais il la refusa. A des lumières très-étendues sur le droit coutuniier. Coquille joignait nncœurtrès-modesie et plein de probité. Son amour pour les pauvres était extrême; il les aidait de sa bourse et do sou crédit, et mettait à part, pour faire ses largesses, une portion de ce qu'il gagnait. La plus grande partie de ses ouvrages, qui intéressèrent dans leur lemjis l'Eglise et l'étal, ont été recueillis à Bordeaux en 1"03, en 2 vol. in-folio. Les principaux sont : Psaumes mis en vers latins, Nevers, 1592, in-S"; divers écrits sur les Coutumes du Nivernais; un sur celles de France; Discours des droits ecclésiastiques et libertés de l'Eglise gallicane, et les raisons et moyens d'abus contre les bulles décernées par le pape Grégoire XIV contre la France en 1591, imprimé dans les recueils do traités sur les mêmes libertés en 1609 et 1612, in-8", et 1639, in-fol.; Inslitulion au droit français, avec les règles de ce droit, i)ar Antoine Loisel, Paris, 1607, in-i"; Histoire du pays et duché du Nivernais, publiée par le inème Loisel, Paris, 1612 et 1622, in-i"; Mémoire sur la réformation de l'état ecclésiastique, fait en 1592, imprinuî à Paris en 1050, lu-V'; Traité des libertés de l'église de France,
des droits et autorités que la couronne de France a ès-affaires de l'église dudit royaume, par bonne et sainte union avec ladite église , fait en 159i, imprimé à Paris en 1650, in-i"; autre Traité sur les mêmes matières, qui avait été égaré, dont parle de Thou, liv. 129 de son liistoire, sous l'an 1603, et qui fut retrouvé h Toulouse en 1656; un écrit Du concile de Trente et de la réception d'icelui; un Des bénéfices de l'Eglise; un Dialogue sur les causes des misères de la France, entre un catholique ancien, un catholique zélé et un palatin; fait en 1590, imprimé à Paris en 1650, in-V'; un Mémoire pour proposer à sa Sainteté les inconvénients qui peuvent advenir, si elle se rend trop rigoureuse à la réconciliation du roi, et à composer les affaires de Fiance; Traité des pairs de France, leur origine, fonction, rang, dignité, et comme les anciennes pairies laies ont été réunies à la couronne, etc.; des Poésies latines, Nevers, 1590 et 1593. En outre, d'aulres ouvrages, au nombre de dix-neuf ou vingt, qui sont restés manuscrits, entre lesquels on cite : Annotations latines sur les psaumes, tirées de Santés -Pagiiin, de Valable, etc. ; Poemata sacra et moralia; Collectionesjuris canonici el civilis. Guy Coquille était un zélé gallican. Son éloge fit le sujet du discours prononcé par M. Dupin aîné, lors de la rentrée de la cour de cassation après les vacances de 1837.