CORBEAU DE SAINT-ALBIN (P.-L.-Â
de), né vers 17i8 dans le Danphiné, entra en 1765 dans le coips-royal de l'Italie, et parvint au grade de colonel. Après avoir fait la guerre d'Amérique, il servit dans les armées françaises jusqu'en 1799, et il donna eu 1793 des fireuves de son talent par les travaux qu'il txécuta pour la défense de Mayence, de Neufbrisach et d'autr<s places fortes. Il reinjil.t avec succès pi ; sieurs missions dans le midi de la France, où il se faisait estimer par ses principes de justice et de modération. Ces principes même no pouvaient que lui nuire sous le régime delà terreur; aussi futil destitué : mais le 18 brumaire lui rendit son gra le. Corbeau mourut à Paris le 6 octobre 1813, laissant, outre quelques mémoires relatifs à l'art militaire : Correspondance familière concernant la religion et les »)(«>((/■*, Paris, 1813, in-18; Formation des étais de l'histoire moderne, précédée de l'histoire des Juifs tlipuis le commencement du monde, ibid., 1813, in-12, avec des tigures.
CORBEIL (Pierre de), docteur de Paris, et l'un des plus célèbres professeurs de théologie de son temps, fut successivement chanoine de cette capitale, évêque de Cambrai, et archevêque de Sens. 11 eut pour disciple le pai)e Innocent III, qui enqiloya ses talents dans plusieurs atfaires importantes. Sa science, sa vertu et ses ouvrages, qui ne sont point paiveiuis jusqu'à nous, lui tirent un nom distingué. 11 mourut ii Sens en 1222. On a quelques fragments de ses Ordonnances synodales, et elles peuvent servir à la connaissance (le la (iiscifiline de son siècle.
COKHIÈIÎK (PiKiiRE de), religieux del'ordre de Saint-François, fut élu antipape l'an 1328.
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sous le nom de Nicolas V, par l'aulnrité de Louis de Bavière, roi des Romains ; mais l'année suivante ce pontife intrus fut mené h Avignon, où il demanda pardon au pape Jean XXII, la corde au cou : il avait déjà fait son abjuration à Pise. Il mourut deux ou trois ans après.
CORBINIEN (saint), né k ChAtres sur la route d'Orléans, mena d'abord penriant IV ans la vie d'un reclus dans une cellule qu'il avait fait construire près d'une chapelle. Sa sainteté ne tarda pas aie rendre célèbre dans tout le pays. Des personnes pieuses ayant demandé à vivre sous sa conduite, le miient bientôt en état do former une communauté religieuse. Mais les distractions que lui occasionnait le commerce qu'il avait avec ceux qui s'adressaient h lui, le portèrent à chercher une solitude où il pût être inconnu au monde. Il se rendit à cet effet à Rome, et il y fixa sa demeure dans une cellule près de l'église du prince des apôtres. Le pape, qui reconnut en lui autant de lumières et de capacité que de vertus, lui ayant représenté qu'il ne devait pas vivre pour lui seul, tandis que plusieurs nations manquaient d'ouvriers ai)Ostoliques, le sacra évèque, et le cliargea du soin d'aller prêcher l'Evangile. Corbinien, forcé d'obéir, pour ne pas résister h la volonté du ciel, revint dans sa patrie, où ses prédications produisiient les plus grands fruits. Dans un secoi:d voyage qu'il lit à Rome, il passa par la Bavière, où il convertit un grand nomljrc d'idolâtres. Le pape Grégoire 11 lui ordonna de retourner dans ce pays, qui était abandonné, et d'en faire le principal théâtre de ses travaux. Comme les chrétiens s'y mullipliaient de jour en jour, il fixa ^OIl siège épiscopal à Freisingue, dans la Haute-Bavière. « Malgré l'activité de son « zèle et la continuité de ses fonctions, dit « un historien, il s'occupa assidûment de « tout ce qui pouvait contribuer à sa jiropre « sanctification. Il vaquait à ses exercices « avec ferveur, et avait tous les jours deux « heures réglées pour méditer la loi de Dieu, « pour réparer les forces de sou Ame, |iuur « examiner son cœur et ])0ur l'exciler à la « vigilancedans toutes ses actions. )) Le saint évoque ayant reproché courageusement àGrimoald, duc de Bavière, son mariaiie incestueux avec Bilirudi', veuve de son frère, l'un et l'autre jurèrent sa |)erte, et subornèrent 'des assassins i)0ur lui ôter la vie. .Mais le Stigneur éluda ce criminel dessein par la n]or t de ses ennemis cpii périrent miséiablemeiit quelque teni|is après. Coibinien, cpii avait été obligé de s'enfuir et de sf cacher, revint alors à Freisingue, et y cmilinua ses travaux jusqu'il l'an 730, où \\ mourut. .\iibon , troisième évèqui; de Freisingue, a donné sa Vie et la ichilion de plusirurs miracles opérés par sou intercessicui, l'une et l'aubc! écrites ."JO ans après sa mnrl.
C(JRD.\R.\ (Ji i.i;s-CÉsAn), connu | ar \uu< suite de Y Histoire dp In société ilrs jésuites, entreprise jiar Orlandini et cfuilinuée par t^acchini et Jouvcncy, moiuut \\ Ah'xaniirie de la Paille, le 0 mars 178'». H éiait né dans
cette ville le 16 décembre 1701, quoique originaire de Nice et descendant des comtes de Calamandrano. Entré chez les jésuites en 1719, il fit sa profession en 1734. Un an après la suppression de la société, il revint dans sa patrie, se relira dans le collège de Saint-Ignace, qui avait été destiné par le roi de Sardaigne aux jésuites qui voudraient vivre ensemble, et y demeura jusqu'à la fin de ses jours. Outre l'histoire dont nous avons parlé, écrite d'un style pur, élégant et plein de dignité, 1 vol. in-folio, Rome, chez Rossi, 1750, on a de lui : VOraison funèbre de Vertirpereur Charles VT, |)rononcée et inqirimée à Rome en 17il; la Vie de la B. Eustochie, religieuse de Padoue, Rome, 1769; une Vie du B. Simon de Boxas, de l'ordre de la Trinité de la Rédemption des captifs; plusieurs poésies, parmi lesquelles on distingue Carmen in nnmeroruni divinalores, ruUjo cabalistas.
CORDEMOY (Louis-GÉRAUD ue), fils de Géraud de Cordemoy (jui fut membre de l'Académie française, né à Paris en 1651, fut licencié de Sorbônne et abbé de Fenières. II aida'son père dans la composition de son Histoire de France, et la continua par ordre du roi. Cette suite, depuis Hugues-Capet jusqu'à la mort de Henri I" en 1060, est restée manuscrite. Zélé catholique et liabile controversiste, il rapporla [iresque toutes ses études à la conversion des hérétiques. Il mourut en 1722, à 71 ans. On a de lui : Traité de l'invocation des saints, in-12; Traité des reli(jues ; Traité des saintes images; la Conférence du diable avec Luther, en lalin, français et allemand, in-8"; Traité contre les sociniens, iii-12, dédié au grand Bossuct. L'auteur y dévelo|)pe la conduite iju'a tenue l'Eglise dans les trois premiers siècles, en parlant de la Trinité, et de l'incarnation du Vei'be, le vrai sens et l'usage des termes dont elle s'est servie. Il appuie ses preuves sur l'Ecriture et sur la tradition, méthode qu'il a suivie dans tous ses autres ouvrages. )'()(/. Dknys d'Alexandrie, Bull, et Petau.
CORDER (Baltmazah), jésuite, né en 1592, à Anvers, pi-ofessa lungtenqis la tliéologio à \ ienne en Autriche, avec bcaucouji de réputation. Il mourut à Rimu' en KiSO, à 58 ans. Le succès avec lequel il cultiva la langue giecque. le mit en l'iat de dunner une édition des Oiîurres île saint Dcni/s l'nrénpagite, eu 2 vol. in-folio, .\nvers, 163i, grec et latin, avec des notes; La chaîne des J'cres grecs sur les Psaumes, grec et latin, Anvers,
16'i.'}, 3 vol. in-fol.; Chaîne sur saint Luc,
1()28, in-fiil'. ;... sur saint Jean, 1631, infolio;... sur saint Matthieu : Job clucidatus, grec cl Intin, Ki'id, in fol.; Joannis Philopont dv mundi crratione, WcmM' eii .VulricliP, Ki.'M. gi-ec et latin, avec une dissertation s\n" la P.'ique ; Sancti Ci/riiti apologns morales; Sonet i Ci/rilli Ale.randrini in Jercmium Prophilaui, Anveis. Kl'iS.
(ORDKS h:\\ m), né en I."i70, chanoine (le Limoges sa patrie, mort en 16'»2, n laissé : une édition des ouvrages de Georges Cbssaiider, in-fol.; la traductiim de {'Histoire des différends entre le pape Paul Y et la repu-
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blique de Venise, par Fra-Paolo, in-S"; une autre traduction de l'Histoire des troubles du royaume de Naples sous Ferdinand 1", par Caniillo Porcio. On lui attribue aussi la version française du Discours sur les défauts du gouvernement des jésuites, que quelques auteurs ont cru être de Mariana, in-8". Le traducteur avait iié quelque temps dans cette socii'^té, mais il |)Ouvait y prendre quelques leçons pour le style : le sien est fort mauvais. Vitré imprima le Catalogue de sa bibliothèque, Paris, 16i2, in-4'. Ce livre est aujourd'hui rare et recherché, la bibliothèque de Cordes, qui était une des jikis belles de Paris, contenait des livres rares et bien choisis, et beaucoup tle manuscrits précieux. Le cardinal Mazarin acheta cette bibliothèque après la mort de Cordes; les manuscrits passèrent à la bibliothèque du roi.
CORDES (lu P. EuTYCHE de), savant bénédictin, né vers 1520 à Anvers, d'une famille d'origine française, fit ses études à l'académie de Padoue, puis il entra dans l'abbaye de Sainte-Justine, célèbre par la réforme que le B. Louis Barboy introduisit.il s'appliqua à l'étude des langues anciennes, notamment de l'hébreu, devint abbé de Sainl-Fortunat, près de Bassano, et fut député en cette qualité au concile de Trente, oiî il fut un des commissaires chargés de dresser un catalogue des livres à prohiber à cause des doctrines pernicieuses qu'ils renfermaient. L'évèque deBreslau, Martin Gestmann, l'appela ensuite en Silésie pour y réformer les monastères de l'ordre de Sauit-Benoit; il y professa quelque temps la théologie, et il prit surtout à tâche de combattre les nouvelles erreurs. De retour en Italie, il rentra dans l'abbaye de Sainte-Justine et y mourut en 1582. On y conservait de lui jjlusieurs ouvrages, restés manuscrits, savoir : Commentaria in omncs epislolas D. Pauli aposloli, trois tomes ; Commenlaria in symbolum apostolorum; Dictionarium biblicum ; Opuscula e Bibliis selecta, trois tomes; De Justitia originali et Justificatione contra Melanchthonem, trois tomes; Polijonima S. Scripturœ; Responsio confutatoria omnium ex scripturis locorum docloris Jacobi Herbrandi Tubingensis ; Conciones quadragesimalcs et dominicales ; Commenlaria in Harmoniam evangclicam D.
Hieronymi, 2 tomes. Tous les ouvrages qui précèdent sont cités par Mariano Armellini, dans sa Bibliotlieca Benedictino-Cassinensis. L'Histoire du monastère de Sainte-Justine, de Jacques Pavacci, indique en outre : Historiée e Yetere ac Novo Testamento. Les magnitiques sculptures qui décorent le chœur et les cloîtres de celte abbaye furent exécutées sur les plans du P. de Cordes.
CORDIER (François), sieur des Maulets, entra diuis la congrégation de l'Oratoire, qu'il quitta vers IGbO, et mourut eu 1693, laissant un Manuel chrétien, et la Vie d'Anne des Anges, carmélite, Paris, 1G91, in-8°.
CORDIEIl (Claude-Simon), chanoine d'Orléans, était né dans cette ville en 170i et ymouiut un 1772. 11 est auteur d'une Vie de ta mère de Chantai, fondatrice de l'or-
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dre de la Visitation, Orléans, 1752, in-12. CORDIER DE SAINT-FIRMIN (Edmond),
littérateur, né à Orléans vers 1730, embrassa l'état ecclésiastique, et mourut vers 1816. Il avait été secrétaire de la loge maçonique des Neuf-Sœurs à Paris, et fut un des fondateurs du musée de Paris en 1780. Nous citerons de lui : Zaruckma, tragédie, 1762 , in-12 : cette tragédie n'eutque trois représentations; Eloge de Louis XII, 1778, in-8°; Eloge de Massillon ; Essai sur l'éloge de Fénelon, 1791, in-8'; Discours sur lu constitution française, 1791, in-8'; l'Abeille française, de 1795 à 1799, 2 vol. in-S"; Recherches historiques sur les obstacles qu'on a eu à surmonter pour épurer la langue française, 1805, in-8°; Le Mémorial de Théodore, in-12; Trésor de l'amour filial, ou Répertoire de Gustave, 1815, in-12; Pensées sur Dieu, sur l'immortalité de l'âme et sur la religion, 1802, in-8" : c'est la moins faible de ses productions.
CORDIER-GENTIL (Reginald), Corderius Lepidus, né vers 1560, à Langres, mort vers 1620, à Chaumont, oii il était devenu principal du collège universitaire, après avoir quitté la carrière du barreau, est auteur de plusieurs ùciits •.Familiaris epigrammatum lusus, Langres, 1591, in-l6; Annona in très partes divisa : emblcmala, epigrammata et varia, Paris, 1595, in-16; Quatre discours dévots et nécessaires à l'instruction du chrétien, Chaumont, 1601 : les deux derniers traitent du feu de la Saint-Jean, et des superstitions de cette fête; Ramunculus palmœ, ibid., 1605, in-8" de 18 pages; Palmœ ramunculi, etc., ibid., 1606, in-8" : ce petit volume renferme, outre diverses poésies latines, un petit traité intitulé Economia scholastica, sur les écoles publiques et leur administration; Avertissement sur le fait des sorciers, iM-12.
CORÉ, (ils d'Isaar, un des principaux chefs de la révolte des Lévites contre Moïse et Aaron, auxquels ils voulaient disputer le pouvoir dont Dieu les avait revêtus, fut englouti tout vivant dans la terre avec Abiron et Dathan. Les lils de Coré ne furent, pas compris dans le châtiment de leur père, et David accorda de grands honneurs à leurs descendants. Ce roi leur donna Tolfice de portiers du temple et les chargea de chanter devant l'arche. Voy. Abiron.
CORELLA (Jacques de), capucin navarrois, devait prédicateur d-j la cour d'Espagne sous le roi Charles II; et quoiqu'il ne lût âgé que de -'i2 ans lorsqu'il mourut en 1699, il laissa un grand nombre de productions, écrites eu espagnol, qui eurent un très-grand succès, si l'on en juge par le nombre des éditioas. L'un de ses ouvrages. Les devoirs du confesseur, avec une explication des propositions condamnées par Alexandre VU et Innocent XI, était réimprimé pour la vingt-quatrième fois en 17i2; un autre, intitulé : Conférences morales, en 3 volumes in-folio, obtint pareillement beaucoup de vogue.
CORET (Pierre), né à Ath en Hainaut, fut chanoine de Tournay, où il mourut l'an 1602. On a de lui : Défense de la vérité, contre les assertions de M. de La Noue, en latin,
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Touniay, 1591. Cet ouvrage a été inséré dans un re-ueil publié par le Père Possevin, in'ituié : Judieinm de Saœ scriptis, L on, 1593; VAnlipolHujue, contre JeauBodiit, en lalin. Douai, 1599.
COUET (Jacqli£s\ jésuite, célèbre par ses vertus et son zèle, mort à Liège le 6 décem- JH-e 17-21, et dont la mémoire est encore en vénération dans cotte ville, est auteur de plusieurs ouvrages où il y a beaucoup de piété, mais en même temps quelque chose d'original et d'excessivement simple , qui empêche les esprits délicats de les goûter: tels sont le Journal des Anges, la Maison de l" Eternité, le Cinquième ange de V Apocalypse, etc. . . „ .
COllGNE (Pierre), chanoine de Soissons et docteur de Navarre, né dans le diocèse de Quimper, a composé plusieurs ouvra -es : Dissertations sur la dispute entre saint Etienne et saint Ciii)rien,\'7i^; sur le concile de Rimini, 1733 ; sur le pape Libère , 17.36 ; sur le monoihélisme et sur le sixième concile général, 17V1; un mémoire historique et dogmatique touchant 1rs jiiijcs de la foi, 1730, et un traité du droit des écéques, 17C3. L'assemblée du clergé de 1780 lui accorda une gratitication de 4-,000 francs pour sa Défense légitime du pouvoir des écéques, qui était encore manuscrite, et |iouvail former i vol. in-ful. — Il ne faut pas le conf mdre avec l'abbé LeCorgne, docteur de Sorbonne et archidiacre de l'église de Paris, député plusieurs fois aux assemblées du clergé, moit dans un âge avancé en 180V, auteur de la Réponse à la lettre d'un docteur de Sorbonne, 1759, et de Réflexions sur l'Examen de cette Réponse. Onlui attribue aussi la rédaction des Actes de l'assemblée du clerqé en 1765.
COKMEAUX (François-Georges) , né en 17i6 ilans les environs de la petite ville de Lambalie, était, à l'époque de la révolution, curé de Plaintel dans le diocèse de Saint- Brieuc. Il s'appliquait tout enti-r aux fonctions du saint ministère, lorsqu'il se vit arrêté sous le régime de la terreur. 11 fut condamné et exécuté .«iur la place de la Bastille. On a sa Y'ie, par .M. l'abhé Lasausse, prêtre de Saint- Sulpicc «lui y a ajouté plusieurs Sermons del'al)!)!'' Corrueaux.
COKNAKli;S ou HAGENBUT (Jean), médecin allemand de Z\vickau,où il était néen 1500, chercha avec grand soin les écrits des meilleurs médecins grecs, et em| lova et'.viron ([uinze ans h bs traduire en latin. Il t'allacha surtout h ceux d'Hip|iOcr.fte, d'Aéliii'., d'Exil l'été, et à une partie de ceux de 'Galion. Ces versions sont fort imparfaites. Gornarius connaissait médiocrement lalangue i!;reri|uo,ot il ignorait les tinossesdelabingue latine. Ses tiavaux littéraires ne l'empêclièrent point de ^iratiquer la m 'decine avec réputa ion à Zwiokau, à Franefoit, à M.irimrg, h Ni.rth^^usen. Il profe>;sail h l'universiii' dléiiji, cl éiail premier doyen d(' la faculté de uii^ilecine de celte ville, lorsqu'il mouiut irnpoplo\ie le 16 mars 1558. Son véritable lioMi ét.iil Har^nihut , ternie par lequel les Ailfiuaiids déstciueut la fruit de l'églantier ;
Pierre Mosellan, qu'il avait eu pour maître dans sa jeunesse, croyant que ce mot exprimait le fruit du cornouiller, le traduisit par celui de Cornarius. Parmi ses ouvrages, nous citerons : plusieurs traités de médecine; des éditions de qiielquQS poëmes des anciens sur la médecine et sur la botanii|ue; des poésies latines ; des traductions de quelques écrits des Pères de l'Eglise, entre autres du Sacer~ docc, de saint Chrysostome, des OEuvros do saiiit Basile , et d'une partie de celles de sai'.it Epiphane ; Theologiœ vitis riniferœ libri très, Heidelberg, 161V, in-S"; Prœceptiones de re rustica, B;Ue, 1538, in-8°.
CORNARO ou CORNER ou CORNELIO ( Flaminio ) , sénateur vénitien , prenait ce dernier nom, par suite de la prétention qu'il avait, ainsi que ses ancêtres , de descendre de l'ancienne famille romaine Cornelia. Né à Venise le V février 1693, il lit d'excellentes études chez les jésuites, et se distingua par ses lumières, ses vertus et son érudition. Il fut élu sénateur en 1730, et n'en continua pas moins activement ses savantes recherches sur les antiquités ecclésiastiques et ses travaux littéraires. 11 mourut dans sa patrie le 27 décembre 1778, âgé de plus de 85 ans. Ses ouvrages sont : Ecclesiœ Venetce antiquis nionumentis, nunc etiam primum editis, illustratœ ac in décades distribuée, Venise, 1749 etsuiv.,18 vol. in-4°, qui comprennent de plus l'histoire des églises de Torcello , le supplément et la grande table; Nolizie storiche délie chiese e de' monasterj di Venezia edi l'orcello, traite dalle chiese Venete Torcellane di FlaminioCorner, senalorVeneziano, Padoue, 1758, iii-'i-''; Cretu sacra, sire de episcopis utriusqne ritus grœci et latini in itisula Crctœ, \ cuise, 1755, 2 vol. iii-i"; Catharus Dalmalite civitas in ecclesiastico et civili statu documentis illuslrata : accedit episcoporum nwthonensium et coronentiuin séries cxpurgata, Padoue, 1759, in-V; Laurentii de Monacliis Veneti de rébus Yenctis ab urbe condila ad annum 135V, etc., omnia ex tnss. editisque codicibus eruit, recensuit, prafationibus illastravil Elaminius Cornélius, Venise, 1753, in-4"; De Clero et collegio novem congregalionum cleri reneti , \ euise , 175V, in-V"; Opuscula quatuor, quibus illustrantur acta lieati Francisri Foscari ducis Vcnctiarum, Andrrie Dunuli equilis : accedit opusculum quintam de cuitu sancti Simconis, etc., N'enise, 175V, in-V"; Hagiologium italicum, Bassano, 1773, 2 vol. in-V° : l'auteur ajouiail, par cet ouviage, plus do 700 vies au Calulngus sunctorum, du P. Philippe Ferrari, impriuK' depuis 1613. .Vvaiit cette publication, Goin;uo avait ilmim' um^ courte dissertation latine sur ce siijel -.Quornodo orditiandn sinl Veneliis nfjicia sanclorum Vetcris Testamenli ; Eserciziu ili pirfezionr r di crisliana virtù composta dal P. Alfniso Rodrigufz, etc., vuovamente accomodalo ad ogni statodi ^;rr- .sr»(ir, etc., Bassano, 1779,3 vol.; Rrlazurne dctle immagini miracohsr di Maria coiisirvale in Vcneiia, e .\ulizic slorichr dilla H V. Marin dtl miraculn vrnrrala in l>isi niauo, \ ^'iiise, Ij5S; Apparitiunumil ccUbriorum imu-
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ginum Deiparœ Virginis Maria- in civitate et dominio Veneliarum enarrationes liistoricœ , avec tig. ; lui-même traduisit cot ouvrage en italien. Les tomes Vlil, IK, X et XII île ];i Nuova Raccolta, du P. Calogera, renferment d'autres ouvrages de Cornaro , qui laissa, en outre, do nombreux nianuscrits. CORNARO-PISCOPIA (Lucretia-Heleisa), de la même famille que le |)récédent, natjuit à Venise eu 16'i-G. Son érudition variée, jointe à la connaissance des l.tngues latiiie, grecque, liébiaïque , espagnole et française, lui aurait procuré une place parmi les docteurs en théologie de l'université de Padoue, si le cardinal Harbarigo, évoque de ceite ville, n'eût cru devoir s'y opposer. Aiais elle reçut solennellement le doctorat en pliilosoptiie le :i5 juin 1C78 dans l'église cathédrale de Padoue, les stalles du collège n'aj ant pu suffire à l'alUuence des assistants. Plusieurs académies d'Italie se ti"ent un honneur de se l'associer. Pieuse autant que savante, elle avait fait, dèsl'âge de 11 ans, vœu de virginité. Quoique les partis les plus IjriUants se disputassent sa main, elle refusa d'user des dispenses fiui avaient été obtenues à son insu, et elle voulait se faire religieuse. Tout ce que la tendresse de son père put obtenir, fut qu'elle resl;U chez lui, mais avec l'habit de l'ordre de Saint-Benoit, dont elle observait la règle. Elle mourut le -26 juillet 168i, âgée de 38 ans. Ses ouvrages furent recueillis jjar le P. Bacchini , qui y ajouta sa Vie, Parme, 1683, 1 vol. in-8°. On y trouve un Panégyrique italien de la république de Venise; une traduction, de l'espagnol en italien, d'un ouvrage ascétique intitulé : Entretien de Jésus- Christ avec l'dme dévote, par le chartreux J.-J. Lansperg ; des éloges latins de quelques hommes illustres; des Lettres latines, etc. On lit aussi quelques-uns de ses vers dans le Recueil des poésies des femmes célèbres, par M°" Bergalli.
COKNAY (Jean-Charles), né le 12 mars 1809 à Loudun, dioièse de Poitiers, ht ses études dans les collèges de Saumur et de MontmoriUon, et entra, en 1827, au séminaire de Poitiers, où le sous-diaconat lui fut conféré en 1830. Il se rendit ensuite au séminaire des Missions-Etrangèies à Paris, et il s'embarqua pour les missions dès l'année suivante, n'étant encore que diacre. L'abbé Gornay, descendu sur les rivages de l'empire d'Aiiti'am, au mois de juillet 1832, attendit inutilement pendant 18 mois les courriers chinois qui devaient le conduire au Su- Tchuen. Il prolita de ce contre-tem[)S pour se rendre auprès de Mgr Havard, vicaire ppostolique, et recevoir de lui la prêlrise (1834.). Il se U\a dès lors au Tong-Kujg, où cependant un édit de persécution venait d'être lancé contre les chrotieus; mais le péril n'était pas ce qui pouvait refroidir le généreux dévouement du pieux missionnaire.
Arrêté le 2i» janvier 1837 dans un village appelé Banno, de la proviii<e occidentale de Tong-Tay, et renfermé dans une cage, il fut traduii devant un tribunal comme coupable de haute trahison. La fermeté qu'il montra
dans c^tte circonstance fit l'admiration de ses ennemis mêmes. Trois mois entiers il resta ainsi resserré dans une cage, en butte aux plus cruels tourments, par lesquels on se il;Utait de dompter sa constance. Sa foi f tt inébranlable comme son courage, et le prince ordonna enfin qu'on lui tranchât la tête : ce qui fut exécuté le 20 septembre 1837. Ses membres furent coupés en morceaux et jetés aux quatre vents. L'abbé Cornay n'avait que 29 ans lorsqu'il obtint !a glorieuse couronne du martyre. Kn 18'i.3, la cause pour sa béatification a été introduite à Rome par ordre du souverain pontife.
CORNEILLE (saint), capitaine romain d'une compagnie de cent hommes, reçut le baptême par les mains de saint Pierre, l'an 40 de J.-C. Cet afiôtre étant h Jopi)é eul une vision, dans laquelle une voix venue du ciel lui ordonna de manger toutes sortes de viandes indifféremment, sans distinction des animaux mondes et immondes (image symbolique qui anéantissait la distinction des juifs et des gentils), et de suivre sans hésiter trois hommes qui le cherchaient. C'était Corneille qui les envoyait. Pierre se rendit à Césarée, où denicnrait le centenier, qui se fit instruire avec toute sa famille. Le Saint-Esprit descendit sur eux, et cet apùlre les baptisa sur-le-champ.
CORNEILLE (saint) , successeur de .saint Fabien dans le siège de Rome , l'an 251 , après une vacance de plus de seize mois, fut troublé dans son élection par le schisme de Novatien, choisi par quelques séditieux à la sollicitation de Novat , prôlre de Carthage. Voyez Novatien. Une peste violente qui ravageait l'emfiire romain a.vant été l'occasion d'une nouvelle persécution contre les chrétiens, le saint pontife lut envoyé en exil à Cenîumcelles, aujourd'hui Civita-Vecchia, et y mourut en 252. Saint Jérôme dit dans la Vie de saint Gyfirien , que Corneille fut ramené à Rome, où il souffrit la mort. Quoi qu'il en soit, saint Cyprien, dans sa lettre 55° à Aiitoiiien, donne de grandes louanges au zèle et à la [liété de saint Corneille, ainsi qu'au courage qu'il faisait paraître dans les temps les plus critiques pour les pasteurs. « Ne doit-on pas, dit-il, compter parmi les « confesseurset les martyrs les plus illustres « celui qui se vit exposé si longtemps à la « fureur des ministres d'un tyran barbare ; « qui courait continuellement les risques de « ]iei\hv' la tète, d'être brûlé, d'être crucifié, «d'être mis en pièces par des tortures égale- «ment cruelles et inouïes; qui s'opposaità « des élits redoutables, et qui, par le pou- 0 voir puissant de la foi, me|)risait les sup- « plices dont on le menaçait? Quoique la « bonté de Dieu l'eût sauvé jusque-là , il « donna cependant des pieuves suffisantes « de son amour et de sa fidélité, étant dans « la disposition de soutl'rir tous les tourments « imaginables, et de triom|)lier du tyran par « son zèle. )' Il y a deux lettres de ce pape parmi celles de S. Cyprien, et dans \esEpist. roman. pontif. de dom Constant, in-folio.
CORNEILLE (Piekue). Voy. Racine.
CORNELIUS (Antonil-s), licencié en droit.
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de Billy en Auvergne, vivait au commencement du xvi° siècle. Il est auteur d'un livre rare, intitulé : Infaittium in limbo clausonim querela adversus aivinum judicium ; Apologia divini judicii ; Rcsponsio infanthun, et /Equi judicis sententia, Paris, Wechel, 1531, in-4". Cet ouvrage singulier renferme plusieurs propositions hasardées qui le firent supprimer, et fut, sinon la cause, du moins l'époque de la ruine de l'imprimeur.
CORNET (Nicolas), docteur en théologie de la faculté de Paris, natif d'Amiens, déiVra, l'an 1649, en qualité de syndic, sept propositions de Jansénius, dont les cinq premières étaient celles qui ont été condamnées depuis. Il laissa quantité de legs pieux, et mourut en 1663 , après avoir refusé l'archevêché de Bourges, que lui offrit le cardinal Mazarin. Ce ministre l'avait fait président de son conseil de conscience; le cardinal de Richelieu l'avait aussi admis à son conseil et s'était servi de lui, dit-on, pour la prélace de son livre de controverse. Ce ministre avait voulu l'avoir pour confesseur; mais Cornet refusa un emploi si délicat. Bossuet, qui avait été son élève et qui n'était point encore évoque, prononça son oraison funèbre.
CORNHERT ou KOORNHERT (Théodore), enthousiaste du xvi' siècle, gagna d'abord sa vie en exerçant son talent pour la gravure. S'étant dégoûté du burin, il apprit le latin. Ses progrès furent rai)ides,et il devint secrétaire de la ville d^- Harlem. Le prince d'Orange, gouverneur de Hollande, se servit de sa plume i)Our composer son premier manifeste, en 1566. La duchesse de Parme, ayant su qu'il en était l'auteur, le fit enlever de Harlem et conduire à La Haye. Sa femme, craignant qu'il ne sortit jamais de sa prison, voulut gagner la peste pour la lui connnuniquer et mourir avec lui. Cornhert n'eut pas besoin de cette singulière ressource. 11 s'évada furtivement et reprit son métier de graveur. Ce fut alors qu'il commença à dogmatiser. Quoique ennemi de la religion catholique, il ne laissa pas de s'élever contre Luther et Calvin, et contre les ministres du protestantisme. Il prétendait que, sans une mission extraordinaire, appuyée pardes miracles éclatants, personne n'avait droit de faire des jnno valions ou des réformes dans l'Eglise : ce qui, à le bien prendre, n'élail point absolument déraisonnable. « Il devait ajouter, dit « un théologien, (|ue des réformes et inno- « valions telles i[ue celles (jue Luther et Cul- « vin avaient introduites, ne ))nuvaienl être « appuyées ni de miracles ni d'aucune autre « marque de nnssion céleste, puisque elles « supjiosent l'Eglise tombée en erreur, con- « tre la jiromesse expresse do Jésus-Christ, « qui nous assure de sa persévérance dans « renseignement de la vérité jusqu'à la lin « des siècles. /> Les sectes chrétiennes devaient, sehjn lui, se réunir S(jus une forme d'intérim, en attendant que Dieu eiivd.v.U queliju'un pour arranger les choses. Son |ilan ot.iitciu'on lût au peu[)le le texte de la parole de DieU: sans proposer aucune explication, sans nen (iroiru-e aux auditeurs : projet
digne d'un enthousiaste. II mourut en 1590. Ses OEuvres furent imprimées en 1630 , 3 vol. in-fol.
CORRADINI DE SEZZA (PiEnRE-MAncEilin), cardinal, né en 1658, îi Sezza, devint dès sa jeunesse un des plus célèbres avocats de Rome. Son mérite lui procura la poui|)ro sous Clément XI en 1712, et en 1734 il fut pourvu de l'évèché de Frascati. Corr.idiiii mourut à Rome en 1743, laissant plusieurs ouvrages : De, jure prœlationis, Rome, 1688, in-folio ; De ciritate et ecclesia Setina, ibid., 1702, in-4°. C'est l'histoire ecclésiastique et profane de la patrie de l'auteur : elle est faite avec soin ; Vêtus Latium profanum et sacrum, ibid., 1704, 2 vol. in-4". D'autres occupations ayant détourné Corradini de ce travail, il remit ses matériaux au savant jésuite, le P. Volpi, qui en publia la continuation formant neuf tomes, dont le dernier est divisé en deux parties, de 1726 à 1745. Contrairement à ce qu'annonce le titre, la partie religieuse n'a point été traitée dans l'ouvrage ni dans la continuation. Les deux volumes qui sont tout entiers de Corradini, ont été réimpr. en 1748 sous ce titre : De primis anliqui Lutii populis, urbibus, regibus, etc. On cite encore de Corradini : De priniariis precibus imperialibus, Fribourg (Rome), 1706, in-4° : l'auteur y a pris le nom de Corradus Oliyenius ; Rc latio jurium Sanctœ Scdis ad civilatem Commachenscm, ibid., 1711, in-4°.
CORRADUS (Pyrrhus) ou Pirro Corrado, de Terra-Nuova, au diocèse de Rossano dans la Calabrc, protonotaire apostolique, chanoine de Naples , et grand inquisiteur à Rome, vivait dans le xvir siècle. Les canonistes estiment ses ouvrages : Praxis beneficiaria, Naples, 1656 , in-lolio ; Praxis dispcnsationum apostolicarum, Cologne, 1672, 1678, 171(); ^'enisc, 1735, in-folio. — Un autre CoRNARO (François), de Ferrarc, auditeur de rote, puis cardinal, donna un Recueil des décisions de la rute, et mourut en 1666, h 64 ans.
CORREA (Eiimanl'el), né en 1712 à Scalapa, bourg du Portugal d'une famille ancienne et noble, entra chez, les jésuites en 172s) et fut quek[ue temps ajirès envoyé en Améri- (pie, où, après avoir enseigné la philosophie à Ferna-nbuco, et la théologie à Rallia ^baie de Tous-les-Saint>), et s'être livré en même temps à tous les travaux du zèle évangélique, il fut arrêté avec les autres jésuites par ordre du ministre Carvalho, transporté h Lisbonne et de là à Itome, où il mourut en 1761. Sa Vie élégamment et judicieusement écrite en latin, 1789, in-12, est accompagnée de notes très-intéressantes et |)roi)res à expliquer divers évi'nemenls tlu \> mi' siècle, dont les vraies causes sont encore à l'oudire ilu mystère. Voi/. le Journ. hisl. et lilter., i" juni 1792, page 257.
CORRODl ,Hi>Ri). né en 1752, h Zurich, étudia à Lt'ipzig et à Halle >ous l'iatner et Sender, et fut, en I78ti, nounni- professeur d(; droit naturel et de morale au uvnniase do Zuricli. Il a oublié en allemand plusieurs ouvrages dont la plupart ont paru sans nom d'auleur. Nous cilerous : une Jlisloirc cri'
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tique du millénarisme, 1781, pleine d'érudition ; Histoire du canon des livres saints chez les juifs et chez les chrétiens; un Recueil de ses mémoires et discours philosophiques, 1786, où on trouve des morceaux intrressants sur les matières les plus (^'piueuses de la métaphysique ; un Journal théologique qu'il fit paraître depuis 1781 sous le titre de Fragments pour servir à l'examen impartial des doctrines religieuses, où il fit entrer quelques extraits de l'Histoire de la religion, et de celle du fanatisme dont il s'occupait, mais qu'il n'a point achevée. Meister a publié une Notice sur la vie de H. Corrodi, Zurich, 1793, in-8'', en allemand.
CORSIGNANI (Pierre-Antoine), né à Ce- Jano , dans l'Abruzze, en 1686, évéque de Venosa en 1738, puis de Sulmoiia, mort en 1751, a laissé un grand nombre d'ouvrages qui prouvent qu'il était très-versé dans l'histoire et les antiquités de son pays : De riris illustrihus Marsorum, etc. , Rome, 1712, ink° ; De Aniene ac riœ Valeriœ fonlibus enarratio cum inscriptionihus locorum adjacentium ; Acta SS. MM. Simplicii, Constanlini et Yictoriani vindicata, Rome, 1750, in-4°. Les bollandistes, regardant ces actes comme suspects, ne les ont point insérés dans leur collection. Cursignani eu prend ici la défense. Mémoires topographiques et historiques sur la province de Marsi et les environs, en italien, etc.
CORSINI (saint André), né à Florence en 1302, de l'illustre famille de Corsini, se fit religieux dans l'ordre des Carmes, dont il fut tiré pour être placé sur le siège de Fiesoli. Les exercices de la plus austère pénitence et sa vie vraiment pastorale lui attirèrent l'admiration et le respect des peuples. Il mourut en 1373. Urbain 'S'III le mit au nombre des saints en 1629. Clément XII, qui était de la même famille, et le marquis de Corsini son neveu, ont orné avec magnificence la chapelle où l'on garde le corps du saint. Cette chapelle est dans l'église des Carmes de Florence. Le même pape fit aussi b;\tir, dans l'église de Saint-Jean-de-Latran, une chapelle magnifique et digne de la première église du monde, qu'il dédia sous l'mvocation de saint André Corsini, et où il voulait être enterré.
CORTESE (Paul), naquit en U65, à San- Geminiano en Toscane. Dès sa première jeunesse il s'appliqua à former son style sur la lecture des meilleurs auteurs de l'antiquité et en particulier de Cicéron. 11 avait à peine 23 ans quand il mit au jour un Dialogue sur les savants de Vltalie. Cette production élégante, et utile pour l'histoire de la littérature de son temps, est demeurée dans l'obscurité jusqu'en 1734, qu'Alexandre Politi, l'a fait imprimer à Florence, in-4°, avec des notes et la vie de l'auteur. Ange Politien à qui il l'avait communiquée, lui écrivit « que cet « ouvrage, quoique supérieur à son Age, n'é- « tait point un fruit précoce. » On a encore de ce savant (jutlques Commentaires sur les livres des sentences , 1510, in-folio, écrit en bon latin, mais souvent avec des termes profanes qui dégradent la majesté de nos mys-
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tères : c'était la manie de son siècle, en particulier celle deBembo, etc. On lui doit aussi un Traité de la dignité des cardinaux, plein d'érudition, de variéti' et d'élégance, suivant quelques auteurs italiens, et dénué de toutes ces qualités, suivant du Pin. Cortese mourut évoque d'Urbin en 1510, dans la 15' année de son âge. Sa maison était l'asile des muses et de ceux qui les cultivaient.
CORTOIS DE PRESSIGNY (Gabriel), archevêque de Besançon et pair de France, né à Dijon le 11 décembre 1745, avait un frère aîné, Cortois de Balore, qui fut évêque de Nîmes. Après qu'ils eurent été élevés tous deux sous les yeux de leur oncle, Cortois de Quincey, évêque de Belley, l'abbé de Pressigny devint grand-vicairè de M. de La Luzerne, évêque de Langres. En 1780, il fut pourvu de l'abbaye de Saint-Jacques, diocèse de Béziers, et, en 1785, il lut nommé àl'évêché de Saint-Malo. Il siégea aux assemblées du clergé de 1780 et de 1788, et lors des discussions auxquelles la constitution civile du clergé donna lieu, il adhéra à VExposition des principes, souscrite par les évoques du côté droit de l'assemblée constituante. Le 24 avril 1791, il adressa à ses diocésains une première lettre i)astorale, datée de Quincey, pour leur recommander de ne point reconnaître les nouveaux pasteurs qui se présenteraient en vertu de l'élection populaire, et, le 6 avril 1792, il en publia une autre, datée de Chambéry, pour ordonner la publication du bref de Pie VI, du 1" mars, relat.f aux affaires de l'Eglise de France. Son frère l'ayant rejoint, ils passèrent en Suisse, et ils ne se quittèrent plus jusqu'à leur rentrée en France, qui eut lieu sur la fin de l'année 1800. Les deux évoques ava ent autorisé dans leurs diocèses le serment de fidélité à la constitution républicaine de l'an III. A(irès le Concordat de 1802, tous deux donnèrent leur démission, et ils vécurent ensuite dans la retraite. L'évêque de Nîmes mourut peu de temps après. Sous la restauration Cortois de Pressigny fut d'abord membre d'une commission d'évôques et d'ecclésiastiques nommée pour s'occuper du règlement desalfaires de l'Eglise de France, et il fut envo} é à Rome, au mois de juillet 1814, avec le titre d'ambassadeur; mais il revint en 1816, sans a \oir|iuobtenirdansdes circonstancesaussidifficiles un résultat définitif. La même année il fut fait pair de France, et, en 1817,il fut nommé à l'archevêché de Besançon, dont il ne prit possession que le 31 octobre 1819. Successeur de Lecoz, il dirigea son administration dans des principes bien ditf(''rents de ceux du prélat constitutionnel. A la chambre despairs il prit paît à l'opposition des évêques contre le système ministériel de 1819, et, le 10 mai, il signa avec ses collèguesnnfprotestation contre le rejet de l'amendement tendant à inti oduire dans la loi concernant les pénalités de la presse, la uientiijn expre^se de la réjinssinn des outrages faits à la religion. En 1821, il publia à Lyon un écrit intitulé : Le placement de l'argent à intérêt distingué de l'usure, in- 8° de 29 pages : c'est une réponse à une con-
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sul talion d'un membre de la chambre des députés. L'auteur se prononce pour la légitimité du prêt à intérêt, renfermé dans les limites légales. 11 suivait en cela les principes du cardinal de La Luzerne, dont un ouvrage sur le même sujet s'im-rimait vers cette époque. L'archevêque de Besançon en surveillait l'impression et il parut sous ce titre : Dissertation sur le prêt de commerce, Dijon, 1822-1823, '6 vol. in-8". Ce;iendant l'altération de sa santé lui faisait désirer qu'un coadjuteur lui filt donné, et M. de Villefrancnn lui fut adjoint. 11 mourut à Paris le 2 mai 1823.
COSIN (Jea\), né à Norwich, principal du coll(''ge de Saint-Pierre à Cambridge, ensuite évêque de Durham, mort en 1672, à 77 ans, jouit d'une grande faveur auprès de Ciiarles !"■ et de Charles II, et il la mérita. On a de lui plusieurs écrits, dont les principaux sont: un Traité de la transsubstantiation ; une Histoire du canon des livres de l'Ecriture sainte, en anglais, Londres, 1683, in-i" ; un iietit Traité latin des sentiments et de la discipline de l'Eglise anglicane, \nïb\i6 eu 1707, avec la Vie de l'auteur par Smith.
COSNAC (Daniel dei, d'une ancienne famille du Limou^in, tit paraître dès son enfance beaucoup de vivacité, de pénétration et de tilents pour les alfaires. 11 s'attacha à Armand, prince de Conti, et eut part h la négociation de son mariage avec la nièrc du cardinal Mazarin. Peu de temps après, il fut nommé évoque de Valence et di'. Die, diocèses qui étaient alors u ;is. Louis XIV le nomma à l'aichevêché d'Aix en 1687, lui donna l'abbaye de Saint-Ri(]uier, diocèse d'Amiens, en 1695, et le tit commandeur de l'ordre du Saint-Esprit en 1701. 11 eut d 'S démêlés avec les rel gieux ei lesreligieus s de son diocèse, pour la visite qu'il pré emlaii faire ilans leurs églises, et Rome ne lui lut pas favorable, non plus que le conseil du roi. 1: mourut à Aix eu 1708, dans sa 81" année, étant alors le plus ancien prélat du royaume. On lui lit cette é[)ilap!ie ironiiiuc : Requiescat ut ref/uievit. Le maréchal de Tessé a composé VHistoire de cet archevêque.
COSN.VC (Jean - Joseph - Marie - Victoibe de], archevêque de Sens, de la môme famille que le iiréci'dent, fut le 11' prélat que sa nuiisoii Iburnissail à l'Kglise. Né le 24 mars 176'», au chiUeau de Cosnac, il était, en 181'*, curé de Brives-la-(iaillarde, où il reçut la visite du cardinal Pacca, qui [larle de lui ave- éloge .ans ^es Mémoires. .Vprès le ('oiicordat de 1817, l'abbé <ie Cosnac fut nomiiiu évêque de .Noyon, puis évêque de Me.iux. Au mois de. déceinlire 182i), le sii'ge |irimatial de Sens vint ù vaqui-r par la mort du cardinal de La Fare, et .M ,r de L dande, désigné pour le renqilaccr, mourut avant d'avoir reçu son institution cauonicpie. M. de Cosnac, élu à ce siège le 13 av il 18 iO, prêta serment, le ])reinier des év(''ques de Frain (;, au nouveau loi des Français, et pi it possession de son nouveau siège le k novembre suivant. 11 continua d'y donner l'exemiilo du toutes les vertus, princi|ialcment d'une vigilante ch.irilé ; il fonda une institution do