‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 183 sur 228 · COS · texte numérisé non relu

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missionnaires diocésains, un établissement de religieuses du Bon-Pasteur, et une maison de frères de la doctrine chrétienne, et il racheta les restes de l'antique et célèbre abbaye de Pontigny de l'ordre de Cileaux, pour les consacrer à de nouveaux établissements religieux. Le vertueux archevêque se trouvait au château de Cosnac en Pévigord, où il était allj respirer l'air natal avec l'espoir de rétablir sa santé, lorsqu'il y mourut le 24 octobre iH'*'^.

COSPÉAN (Philippe), né en 1568, à Moos. en Hainaut, docteur de Sorboune, successivement évêque d'Aire , de Nantes et de Lisii'ux, avait été disciple du célènre Juste- Lipse. Ce fut un des meilleurs prédicateursde son temps, et un des premiers qui retrancha dans les sermons les citations d'Homère, de Cicéron et d'Ovide, et substitua celles de. laBible, de saint Augustin. U mourut en 1646. On a([uel([ues ouvrages de ce prélat. 11 [lublia en 1622 une Lettre apologétique pour le cardinal de Bérulle contre les carmes, olfensés de ce que l'instituteurde l'Oratoires'était chargéde la direc'ion dos carmélites. C'est lui qui, dans la confén'iice tie Bourg-Fontaine, refusa de prendre parti avec les cinq autres consultants, disant, au rapport de Filleau, « que « c'étaient des sots de fair.' de telles [iropo- « sitions et de vouloir les autoriser dans uu « royaiim ■ qui ('tait si élo gué de telles nou- « veautés, et que, quant à lui, il ne voulait « p,is s'engager dans ce parti. « U est désigné le troisième par les letti es (P. C), immédiatement avant les môuies initiales qui signih ut Pierre Camus, comme celles-ci, Philippe Cospéan.

COSS.VKT (Gabriel), naquit à Pontoise en 1615. U entra ch 'z les jésuites et professa la rhétorique à Paris avec beaucoup de succès. Après lavoir enseignée sept ans, il se joignit ai Père Laboe, qui avait commencé une Collection des conciles, b aucoup plus ample que les précédentes. Son collègue étant mort iorsiju'on imprimait le onzième volume, il continuel seul ce grand ouvrage qui |)arut en 1672 en 18 vol. in-fol. Outre cette savante compilation, on a de lui des harangues et des poésies, puliliées en 1673, et réimprimées à Paris, en 1723, in-12. Le Père Cossart peut passer pour un des meflleuis |ioètes el orateurs que les collèges des jésuites aient i)roduits. Saiiteuil, dont il avait été le rége.it, pleura sa mort par une élégie jileine de sentiments el d'images, qui est une d 'S meilleures [lièces do ce poète. Le célèbre Huet lui tit celte épilaphe :

Qui blinrti sliidiis Cossarliis flnniiloli, Kl lui mu luiisiu puclort; c!aii->il uptfs,

llle |>er liuiiiuiias, iii(|uil, sai lusliiius arlw; Jdiii diviiia libel visere, U-rra talu.

Il mourut à Pans eu 1674. — Il ne faut pas le confondre avec un rim.iilhMir du même nom, dont amis avons le Urasur spirituel on vers, 1607, iii-12 : ouvrage ipie les curieux reclierclieiit à cause de ^a singularité.

COSSART J^AiiHKM-Jo'.iiPH , curé de Winiille dans le diocèsedi; Boulogne, né il Cauchv-îi-la-lourprèsdu LUicrs, le lOauùt 1753,

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fut d'abord maître des conférences de théoloo'ie au grand séminaire de Saint-Nicolas du ClTardonnet à Paris, puis fut clmrgé d'aller réiablir la discipline dans le séminaire de Saint-Marcel dont il fut nommé supérieur. Son mérite fixa l'attention de M. de Pressy, évêquede Boulogne, qui le rappela dans son diocèsect lui conlia l'importante cure de Wimille. L'abbé Cossart ouvrit dans son presbytère un pensionnat pour les jeunes gens du pays, qui accoururent en si grand nombre se mettre sous sa direction que l'évéque de Boulogne en voulut former un petit séminaire dont il laissa l'administration au curé. En 1789, l'abbé Cossart se vit obligé d'accepter le titre de maire dans sa paroisse, et il fut nommé vice-député du clergé aux états-généraux. Bientôt il dut se réfugier dnns les Pays-Bas où il retrouva son nouvel évéque Asseliue. Cossart fonda près de .Munster un nouveau pensionnat d'où sont sortis plusieurs sujets allemands distingués, et il y mourut en 1802. Il a laissé : Miroir du clergé, 2 vol. in-12, auquel il travailla de concert avecunami,surun inanuscritcommuniqué par ce dernier, et qui était intitulé : Examen de conscience pour les prêtres; Cours de prônes en forme d instruction familière sur In relir/ion, Paris, 1816, 2 vol., qu'il lit aussi avec l'aide d'uaecclésiaslique : cet'ouvrage a obtenu un légitime succès.

COSTA (Manuel da), jésuite, né à Lisbonne, fut envoyé aux Indes comme missionaaire, et à son retour il publia l'Histoire des missions de l Orient, qui fut traduite en latin parle P. Matfei, Uillingen, 1771 ; Paris, 1572, et Cologne, 157V, in-8'. Il en a paru aussi une traduction espagnole, Alcala, 1573, in-4°. Le P. da Costa mourut en 1604.

COSTADONI Jean-Domimqle), savant camaldule, né l'an 171V h Venise, mort en 1783 dans la même ville, coopéra pendant 18 ans au grand ouvrage de Mittarelli : Annales camaldulenscs, etc. Voy. Mittarelli. On a de lui plusieurs ouvrages qui annoncent qu'il était également hal>ile dans la théologie et les antiquités. L'abbé Mandelli, son confrère, publia des Mémoires sur sa vie, eu 1787.

COSTARD (Georges), savant miuisire anglican, orientaliste et astionome distingué, né vers 1710, fut d'abord ministre évangélique à Islip dans le comté d'Oxford, puis vicaire à Twickenham dans celui de Middlesex, où il mourut en 1782. On a de lui : Obscrrations tendant à éclaircir le livre de Job, 17'i.7, in-8''; deux Dissertations , l'une sur la signification du mot Kesitah , cité dans Jol) , ch. xiii, v. 2, et l'autre sur la signification du mot Hermès, 1750 ; Dissrrtationes duœ historico-sacrœ quarum prima explicatur Ezechiel XIII ; altéra vero II Regnm, v. 22, Oxford, 1752, in-8"; Usage de Castronoinie dans l'Histoire cl la chronoloaie, démontré par une recherche sur la chute de la pierre qu,i tomba près d' Mgos-Potamos , suivant la prédiction d'Anaxagore, 176V, in-i"; Histoire de l'astronomie appliquée à la géographie, à l'histoire et à la chronologie, 17o7, 1 vol. in-V"; Lettre à Na^hnniel Brassey Ilalhcad, contenant des remarques sur la préface du code des lois des

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