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Gentous, oh il combat l'antiquité attribuée à ce code, et les systèmes qui donnent au monde une antiquité plus reculée que celle qu'établit la Bible. 11 a aussi inséré plusieurs articles dans les Transactions philosophiques, et publié une 2' édition de l'ouvrage du docteur Hyde, Historia reiigionis veterum t'ersarum.
COSTE (HiLARioN de), minime de Paris, disciple du Père Mersenne , et allié par sa mère de saint François de Paule , naqi it à Paris, en 1593, et mourut en 1661. C'était un homme d'une grande piété et d'une lecture immense; mais compilateur crédule, écrivain diffus et ennuyeux. On a de lui : Les Eloges et les vies des reines, des princesses et des dames illustres en piété, en courage et en doctrine, qui ont fleuri de notre temps et du temps de nos pères, en 2 vol. in-V" : la meilleure édition, est de 1647; Histoire catholique, où sont décrites les vies des hommes et des dames illustres des xvi" et xvii" siècles, in-fol., Paris, 16i5; les Eloges des rois et des enfants de France qui ont été dauphins, 16V3, in-i"; la Vie du P. Marin Mersenne, 1643, in-8°. Ce n'est proprement qa'un éloge de ce savant religieux, fait pour sei vir de méinoiie à ceux qui voudraient é( rire plus amplement sa vie Le Portrait en petit de saint François de Paule, in-V° ; la Vie de François Le Picart , ou le Parfait ecclésiastique, avec les éloges de 40 autres docteurs, Paris, 1658, in-S", ouM'age curieux et recherché. On trouve à la fin les preuves de cette histoire, tirées de différents auteurs. U suivait c tte méthode dans presque tous ses ouvrages; et c'est ce ijui le faii rechercher {lar quelques savants. La Vie de Jeanne de France, fondatrice des Annonciadcs.
COSTER (François), jésuite de Malines, se distingua par son zèle pour la foi, et publia divers ouvrages contre les hérétiques, entre autres VEnchiridion controversiarum , Cologne, 1590, in-8", fradu t en plusieurs la gués. On a encore de lui : Apologia tcrtiœ partis Enchiridii de Ecclesia, 1604, in-8°; Augmentum Enchiridii, 161)5, in-8°; Remarques sur le Nouveau Testament, en flamand, 1614, iii-fol., et d'autres ouvrages. 11 mourut à Bruxelles en 1619, à 88 ans, avec la réputation d'un savant ineux.
COSTER (Sigisbert-Etien'ne) , né à Nancy le 4 avril 1734, fit ses études théologiqu s à l'université de Strasbourg, diri.,ée alors par les jésuites; après avoir cmlirassé 1 état ecclésiastique, il fut pendant vingt ans curé de Kemiremont, et se fit une grande ré[)utatioa comme prélicateur. L'évéque de Verdun le nomma, en 1781, grand-vicaire, chanoine et dignitaire de -on chapitre. Député aux étatsgénéraux par le ba lliage de cette vibe , il siégea au coté droit, et, en 1790, 1 fut nommé secrétaire de l'assemblée. L'abbé Coster adhéra à VExposition des principes, des évèques, etsig la toutes les protestations du côté droit. A la même époque, il coopéra à la rédaclioa de y Ami du Roi, pu- Royou, et il rédigea des mémoires sur les travaux di' l'assemblée nationale; mais il parait que le manuscrit ^'çu est perdu. Il s'était retiré à Verdun, lorsque
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les Prussiens s'emparèrent de cette ville eu 1792 : il fnt un des commissaires pour adminis'rer le territoire occupé par eux dans les environs de Verdun, et, après leur retraite, il sortit de France. Quoiqu'il fût plus que st^xa^iénaire, il se rendit à pied à Rome, où il fut accueilli par l'abbé Maury, son ancien collègue, qui le nomma professeur de théologie au séminaire de Monlefiascone. De retour en France après le concordat de 1801, Coster obtint un canonicat à Nancy, et y fut nommé directeur de la maison des orphelines et aumônier de l'hôpital militaire. En 1813 et 181'!-, lorsqu'une épidémie se déclara dans les hôpitaux, ou le vit, malgré ses 80 ans passés, se dévouer avec le zèle le plus inftUigable au service des malades, auprès desquels il restait des journées entières , leur prodiguant toutes les consolations et tous les secours de la religion. Il mourut doyen du chapitre de Nancy le 23 octobre 1825. Indépendamment des travaux dont nous avons parlé, on a de lui des Serinons manuscrits; une Oraison funèbre de. Stanislas I", roi de Pologne, qu'il prononça le 15 mai 1766 devant le cardinal de Choiseul, archevêque de Besançon, et qui fut imprimée à Nancy, 1768, in-i"; une Oraison funèbre de la reine Marie Leczinska, prononcée à Versailles devant la cour, Paris, 1768, in-i". — Son frère aîné, Jean-Louis Coster , mort pendant la révolution, avait fait profession chez les jésuites. Après la suppression de son ordre il devint bibliothécaire de l'évèque de Liège. On a de lui une Oraison funèbre du dauphin. Il avait entrepris, en 1772, un journal intitulé : Esprit des journaux, qu'il continua jusqu'en 1775.
COTELIER (Jean-Baptiste) , bachelier de Sorbonne , professeur en grec au collège royal, né k Nîmes en 1627, répondit par son génie aux soins que son père se donna pour son éducation. Al'i^gede 12 ans, il expliquait, dil-on, la Bible en hébreu à l'ouverture du livre, et faisait avec la même ficiiité l'explication des détinitions d'Euclide. Quoiqu'il y ait toujours beaucoup h rabattre de ces sortes d'épreuves , on le regarda dès lors comme un petit prodige, et il soutint cette réputation en Sorbonne, où il |)rit le degré de bachelier. 11 ne V nlut point faire sa licence, pour ne pas s'cn:^agrr dans les ordres sacrés. En 1667, le grand Colbertlo choisit avec le célèbre du Gange, jMiur travailler avec lui à la révision, au catalogue et aux sommaires des manuscrits grecs de la bibliotlir(pie du roi. Ce tiavail lui j)rocura, en 1676, une chaire de professeur en langue grecque au collège royal, qu'il remplit avec autant d'assiduité que de succès. Il était d'une probité, d'une simidicité, d'une candeur , d'une modestie dignes des premiers temps, entièrement consacré à la retraite, se couimuniipianl |m'u, et à trèspeu de gens, paraissant mélancoliiiuc et réservé à ceux qui ne le connaissaient jias, mais du caractère le ])lus doux et le jilus aisé avec ses amis. Colelier mourut le 12 août 1686. L'Eglise doit à ses veilles : un recueil des Monuments des Pères gui ont vécu dans 1rs temps a/JOj7o/K/ucs,2 vol. in-lol-, Paris, 1072:
ouvrage recommandable par des notes recherchées, aussi courtes que savantes , tant sur les termes grecs , que sur diverses matières d'histoire, de dogme et de discipline. L'auteur ne s'attache qu'à ce qu'il y a de plus curieux et de plus singulier sur chaque sujet, ne mettant rien que ce qu'il croyait n'avoir pas été observé jiar les autres. Ce recueil a été réimprimé en Hollande en 2 vol. in-fol., 1698 et 172i, par les soins de Le Clerc, qui l'a enrichi des notes et des dissertations de plusieurs savants. Un recueil de plusieurs Monuments de règiise grecque, avec une version latine et des notes, in-i°, 3 vol., 1677,1681 et 1686 : aussi estimable que le précédent; une traduction latine des quatre homélies de saint Chrysostome sur les psaumes, et des Commentaires de ce Père sur Daniel, Paris, 1661, in-4°.
COTEREAU (Claude), chanoine de Notre- Dame de Paris, prieur de Moustiers, camerlingue du cardinal de Bellay son parent, né k Tours en 1499, fut chanoine et archiprôtre de Tours, avant de venir k Paris, où il se lia avec les hommes les plus doctes de son temps, et où il mourut le 3 décembre 1550. Il s'était fait avantageusement connaître par son traité : De jure et privilegiis mililum libri très, adhœc de officio imperatoris liber unus, Lugduni, Stepli. Dolet, 1539, in-t'ol. ; Venise, 1584; Trêves, 1610. Etienne Dolet, dans la préface de son édition, compare l'auteur, pour son savoir, k Budé , Alciat, Ferrarius, etc. On fit de ce traité une traduction française imprimée sous ce titre : Du devoir d'un capitaine et chef de guerre et de combat en champ clos ou duel, tiad. par Gabriel du Préau, 1549, in-V°. La traduction de Columelle, Z>e^e r«stica, par Cotereau, ne parut qu'après sa mort, Paris, 1552 et 1557, in-4'' : elle est loin d'être sans mérite. Cotereau, dans sa jeunesse , avait cultivé les muses latines avec succès. 11 avait écrit en latin une histoire des événements les plus mémoraides de son temps ; la bibliothèque royale en possède le manuscrit. Rigoley de Juvigny, dans ses notes sur Duverdier, le fait auteur d'une traduction en vers français de la Pandore, poème latia de Jean Olivier de Leuville, évêque d'Angers; mais Rigoley aura probablement confondu (-otereau avec Miihel de Tours qui publia celte tiailuct on, Paris, 1542, in-8\
COTOLENDI (Cuaui.es), avocat au parlement de Pans, natif d'Aix ou d'Avignon, mort au connueucemi'ut du xviii' siècle. 11 s'est fait connaître dans le m.uide littéraire par jibisieurs ouvrages. Les principaux sont : les Voyages de Pierre Tcxcira, ou l'Histoire des rois de Perse jusgu'cn 1609, traduit de l'espagnol en français, 2 vol. in-12; la Vie de saint François de Snlrs . in-4', écrite par le conseil d'Abelli ; la Vie de Christophe Colomb, traduite en franrais, 2 vol. in-12; la Vie de la duchesse de Montmorcnci, supérir>jre de la Yisilalion de Moulins , iii-8"; Arirquiniana, ou Les bons mots , 1rs histoires pluisanlrs rC agréables, recueillies des conversations (/'.Ir/f- </((/«, lecture de laipiais ; Le livre sans nom, di;.;ne d'avoir h-s mêmes lecteurs: mais cet ouvragi', attribué à Cololcndi, n'est point do
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lui; Dissertations sur les Œuvres de Saint- Evremond, in-12, sous le nom de Dumont. « Je trouve beaucoup de. choses dans cet « écrit, bien censurées, écrivait lauteur cri- « tiqué : je ne puis nier que l'auleur n'écrive « bien; mais son zèlepourla religion et pour « les bonnes mœurs, passe tout. Regagnerais « moins à changer mon style contre le sien, « que ma conscience contre la sienne... La « laveur passe la sévérité du jugement, et j'ai « plus de reconnaissance de la grâce, que de « ressenliment de la rigueur. » Ces jeux de mots cachent une modestie, qui, si elle était sincère, devait faire passer bien des fautes à Saint-Evremond. Cotolendi a encore donné une traduction des Nouvelles de Cervantes, 1768, 2 vol. in-12, et des Mémoires pour assister les malades.
COTTA (le Père Jea^j-Baptiste), religieux augustin, poëto latin et italien, né le 20 février 1668, à Tende, dans le comté de Nice, improvisait, dés l'âge de 15 ans, en vers latins et italiens, sur les matières les plus difficiles. Il fut envoyé en 1693 à Florence, pour y professeï- la log que, passa ensuite à Rome, où, de même qu'à Flor.nce, il se lia avec les hommes les plus dis ingués. En 1699, il fut reçu avec acclamation dans l'académie des Arcades. D'autres études plus sérieuses avaient pris une grande partie de son temps, et il se fit une grande réputation dans l'éloquence de la chaire. Dans ses poésies travaillées, il s'éleva au-dessus de tous ces objets profanes dont les poètes font trop souvent le sujet de leurs chants, et c'est la Divinité ellemême qu'il célébra dans ses vers. Cotta remplit successivement i lusieurs emplois élevt's de son ordre, retourna dans sa patrie en 1733, et y mourut d'un vomissement de sang le 31 mai 1738. Indépendamment de plusieurs ouvrages en prose relatifs h sa profession , il laissa un recueil de poésies divisé en deux parties : Dio , sonetli, ed inni, Gènes, 1709, 10-8°; et avec des noies de l'auteur, Venise, 1722, in-8°. Une autre édition plus complète en a été donnée sous ce titre : Sonetti ed inni, del P. Giambatlisla Cotta, agostiniano, con aggiunta di allre sue poésie, e di varie lettere d' uomini illustri , scrite allô stesso autore, Nice , 1783, avec un éloge historique et critique de l'auteur, par le P. Hyacnithe délia ïorre, du môme ordre.
COTTA (Jeam-Frédéric ), professeur de théologie et chancelier h l'université de.Tubingen, né en 1701, possédait les langues orientales et les enseigna à Goltingue. De cette ville il fut rappelé dans sa ville natale oii il mourut le 31 décembre 1779. Parmi ses nombreux écrits nous citerons : Histoire littéraire de la théologie, Tubingen, 1721, in-8"; Essai d'histoire ecelésiastique, Tubingen, 1768, 3 vol. in-8"; Journal littéraire, ibid., 1734-35, 2 vol. in-8°; OEuvres de Flavius Josèphc, et V Histoire de la destruction de Jérusalem par Hégésippe, trad. du grec, Tubingen, 1735, in-fol., avec cartes et figures, enrichi de notes. Tous ces ouvrages sont écrits en allemand. Themata miscellaneu ex jurisprudentia naturali, nolis illustratu, Tubingen,
1718, in-l"; De miraculoso lingunrum dono super apostolos efj^iiso, iliid., 1749, in-i".
COTTEREAU DUCOUDR.VY (Jean-Bap tiste-Armand) , curé de Donnemarie-en- Montois dans l'arrondissement de Provins, né à Tours en 1697, mort en 1770, laissa quelques écrits, entre autres : Sentiments d'un chrétien à l'heure de sa mort; une Lettre sur la mort de Jean-Joseph Languet , archevêque de Sens, 1753, in-4°; Aps poésies. Ses productions ne s'élèvent pas au-dessus de la médiocrité.
COTTON ou COTON (Pierre), jésuite, né en 156i, à Néronde près de la Loire, fut appelé à la cour de Henri IV, à la prière du fameux Lesdiguières. Il contribua beaucoup au rétablissement des jésuites en France . bannis par le fameux arrêt du 29 décembre 1594, sur lequel , suivant un historien, les calvinistes ont fait autant de faux commentaires que sur l'Evangile. Henri IV résolut de rappeler ces exilés, et de leur fonder un collège à La Flèche, comme les estimant plus propres et plus capables que les autres pour instruire la jeunesse (ce sont les termes d'une lettre qu'il écrivit de L.on le 20 janvier 1602 au cardinal d'Ossat), et les justilia sur tous les articles, et en parliculier sur celui qui regardait Barrière et le crime de Châtel. Ce monarque, satisfait de son esprit ainsi que de ses mœurs , lui confia sa conscience. Il voulut le nommer à l'archevêché d'Arles, et lui procurer un chapeau de cardinal; mais le jésuite s'y opposa toujours. Après la mort déplorable de ce prince, Cotton fut confesseur de Louis XIII son fils. La cour était pour lui une solitude , il demanda d'en sortir et l'obtint en 1617. Il mourut à Paris en 1626, après avoir passé p;ir les emplois les plus distingués de son ordre. On a de ce jésuite quelques écrits : un Traité du sacrifice de la messe; d'autres ouvrages de c. ntroverse ; des Sermons, in-8\ 1617, etc. En 1610, il fit paraître une Lettre déclaratoire de la doctrine des Pères jésuites, conforme à la doctrine du concile de Trente, in-8" : ce qui produisit l'Anti-Cotton, 1610, in-8°, et qu'on trouve à la fin de l'Histoire de don Inigo, 2 vol. in-12. On attribue assez généralement cette satire, plus maligne que spirituelle, h Pierre du Coignet. La Monnaye écrit qu'elle est plutôt d'un jurisconsulte. « Cotton, dit le président Gramond « [Hist. Galliw, p. 678), était l'orateur le plus « éloquent de son siècle, le religieux le plu.s « désintéressé, le plus modeste ; il conserva « toute sa vertu au milieu de la contagion de « la cour : c'était un lis entre les épines; « il était très - savant , et sa science ne le « cédait qu'à sa sainteté. » Les autres historiens du temps, au moins ceux dont l'impartialit(^ n'a point été altérée par l'esprit de secte, en ont parlé dans des termes également favorables. « Ceux qui l'ont connu familière- « ment, dit Dupleix dans son Histoire de « Henri le Grand, p. 349, peuvent porter té- « moignage que c'était un parfait religieux, « et autant passionné jiour le service du roi « et de l'Etat, qu'un bon et fidèle sujet lo « peut être, .\ussi sa majesté, qui était autant « habile qu'homme de son royaume pour ju-
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« per de l'humeur et du mérite des personnes, « le ch 'rissait grandement pour ses louables « qualités, et le fais 'it souvent appeler pour « s'entretenir avec lui. » Le Père Cotton a encore laissé quelques manuscrits sur des ma(ières de philosophie et de religion , qui ont donné lieu à un ouvrage solide et intéressant. Vny. Boutai LD. Il y a des réflexions on.,dnales et profondes, bien propres îi rendre lus diigfncs i-hréliens croyables et aimables. Le Père Dnrléans et 'e Père Uouvier ont écrit sa Vie, in-1-2. — Les Sermons do Co'.ton font partie do la collée ion des Orateurs sacrés de M. Migne. Le môme vol. in-V" comprend en outre les sermons choisis de Camus, de Godeau, de Caussin et de Molinier de Toulouse. COÏTRET (Pierre -Marie), évèqiie de Beauvais,né le 8 mai 1768, .'lArgenteuil, dans le diocèse de Versailles , d'une famille de cultivateurs , fut placé do bonne heure au collège de Navarre, puis à Sainte-Barbe, et fit sa philosophie et sa théologie au séminaire de Saint-Louis. A peine avait-il reça la pi'ôtrise avec dispense d';'ige , qu'il fut obligé de qu'fter la France. Pendant son séjour en Allemagne où il trouva Ihospitalité la plus généreuse, il se livra à des travaux littéraires et fut chargé de l'éducation des enfants du prince de Waldeck ; mais dès que les circonstances le lui permirent, il se bAtade reveinrdans sa patiie, et il fut attaché à la rédaction de la Gazette de France. Le culte ayant été rétabli par le Concordat, il renonça à tous les avantages de sa position pour re. 'rendre l'exerc ce des fonctions sacerdotales. Nommé desservant d'abord à Sannois dans la vallée de Montmorency, puis curé de première classeà Boissy-Saint-Lé,.;er,il trouva encore le temps d'écrire pour la Gazette des articles fortement pensés. Sa science et son absolu d^^vouement aux intérêts sacrés de la religion lui valurent un caiionicat dans l'église de Paris ; plus tard il fut chargé de la direction du jietit-s^minaire de Saint-Nicolas dans cette ville. Après la mort de Pie Vil, le cardinal de Ch rmont-ïounerre le choisit pour son conclavisie ; l'abbé Cottret assista en cette ijualité h l'élection d- Léon XII, et le nouveau pa[)e le nonmia, sur la i)roposition de Louis X\'III, évèr|ue in partibus de Caryste. Enlin, en 1838, il fut élevé sur le siège dcBeauvais. Malgré son grand Age, le i)réiat moutra autant d'activ.té (pie de zèle dans le gouvernement de son diocè>e ; il en parcourut les diverses parties, prêchant la parole de Dieu jusque dans les moin 1res hameau \, et ne négligeant rien pour ranimer la loi dans tous les cœurs. Durant le carême de 18311, il fit toutes les instructions dais sa calliédi'ale, et il prêcha lui-même dans l'église de Saint- Jacimes de Compiégno la station de l'Avent de l'année suivante. C'est dans ces pieux travaux, et iiendant qu'il s'occu[mit de tout le bien (ju'il pounait faire, qu'il succomba à une courte maladie le 13 novendire I8'il. Ouiio les nombreux articles religieux et littéiaires qu'il fournit h la Gazette dr France, Sous le consulat, l'empire i-t la restauration, 11 en avait [lublié un grand nombre dans les
Tablettes du clergé, de 1822 à 1827 ; on formerait un ouvrage utile et attrayant, en les rassemb'ant en volume. Deiiuis 1830, il avait fait paraître des Lettres d'un ancien curé à ■un jeune curé de campagne, sur les detwirs et les attributions de son ministère, dans VUnion ecclésiastique , recueil mensuel.
COUCHOT (N.), avocat au parlement de Paris, a donné au ]mblic : un Dictionnaire civil et canonique de droit et de pratique , 1 vol. in-4.° ; Le praticien tmiversel , ou le Droit français et ta Pratique de toutes les juridictions duroyaume, 1698, 5 vol. in-12; revu et augmenti' par du Rousseau de La Cond^e, avocat, Paris, 1737, 2 vol. in-4^°, ou 6 vol. in- 12 ; un Traité des minorités, tutelles et curatelles, 1715, 1 vol. in-12; Traité du Commerce de terre et de mer, Paris, 1710, 2 vol. in-12; Ces divers ouvrages étaient estimés et souvent consultés ; mais on comprend que les changements politiques et sociaux qui se sont accomplis en ont singulièrement diminué l'importance et futilité.
COUCY(Jean-Charles, comte de), archevêque de Reims, pair de France, né le 23 seiitembte 17:5, au ch.Ueaud'Fscordal, dans le Rhetélois, fut nommé, tiès-jeune encore, vicaire général du diocèse de Reims. 11 était évèque de La Rochelle lorsque la révolution l'oblige'a de s'expatrier. Il se relira en Espagne, et de ce pays il adressa à ses diocésains plusieurs écrits pour les p émunir contre le schisme, et soutenir leur courage et leur foi. En 1802 il fut du nombre des prélats qui refusèrent leur démission, et il ht même imprimer une protestation adressée au pape Pie VIL II ne rentra en France qu'i n 18H, et il signa Illettré du 8 novemlu'e au souverain pontife. Nommé, en 1817, archevêque de Reims, il ne put prendre possession de son siège qu'en 1821. Il mourut le 10 mars 1824-, et av c lui s'éteignit le nom de Coucy.
COUDRETTE (Christophe', i.rêtre de Paris, né en 1701, mort dans cette ville le 4 août 177V, fut lié de très-bonne heure avec les partisans des solitaires de Port-Royal, et surtout avec l'abbé Boursier. Ses sentiments au sujet de la bi lie Unigenitus lui attirèrent une prison de cinfj semaines;', \iiicennes en 1733, cl un se onr de plus d'un an à la Bastille en 1738. On a de lui (h s Mémoires sur le formulaire , en 2 vol. in-12; V Histoire et analyse du livre De l'action de Dieu . et diverses autres brochures pulémiipie.^. Mais son principal ouviage est VlUslcire générale des jésuites ipi'il juiblia en 17GI, eiiVvol.iu- 12, H laquelle il ajouta un Supplément de 2voliuiiis en 17CV. Les tiavau\ que lui occasionna la coiiiiiosilion de ce gros ouvrage, aujourd'hui ouldié, hii all'aiblii-eiil la vue, et il itait prescpie aveugle loisqu'd mourut.
COLEL (.Ie4:n), lliéologien anglais , né en lf>38 ilans le comté de Sulfolk. demeura à Conslaiitiiiople depuis 1070 jusqu'en 1079, eu quai ti'' Ile cliaiie'ain de i'.uiibassadiiur dAii,L;leterre A son retour il fui l'ail mnitro de l'église de Christ h Cambridge ; il mourut en 1722. l'endant son séjour li Conslanlinople, il s'occupa à faire dos Henuirques sur li-
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tat de l'Eglise grecque, qui ont été imprimées à Cambridb'e, iT22, in-fol.
COUGHEN (Jean), ministre anglais, avait une grande éruililion, mais une têt' peu saino. Comme il était hors du sein de la véritable religion, il la cherclia vainement là où elle nétait pas : après bien des per|)lexités et des aventures plaisantes, il se lit quaker; puis il quitta cette secte pour reprendre son inceititude. Elle aboutit entin à le iaire auteur de la religion nouvelle des pacilkatcurs, qui substste encore en Angleterre. Leur hut est de concilier entre elles toutes les religions, et de montre que les sectes ne dill'èreiit qu • sur des articles peu impoilants : ce qui est en quelque sorte vrai dans la doctrine des sectes ret. ancbées de 1 Eglise, aucune d'elles n'ayant droit de faire valoir ses sentiments au-dessus de l'autre. La peste, qui ravagea Londres en 1665, enleva Loughen au monde et à ses variations, foi/, àie-
LANr.HTHO\,LE\TULUS, SeRVET.
COULON (Clai de-Antoine), ancien vicaire général du diocèse de Nevers, et prédicateur ordinaire du roi, né à Salins en 1746, émigra au commencement de la révolution, et passa en Ansilel rre, où il prôclia avec succès dans les églises catholiques de Londres. 11 ne rentra en France qu'en 181i. et mourut subitement à Paris, le 10 mars 1820. 11 a publié un abrégé de l'ouvrage de Bossuet intitulé: />efense de la déclaration de rassemblée du cierge ■de France de 1682. Londres, 1813, in-8°. Plusieurs exemplaires porte;. t la date de Paris, 1814-, avec le nom d'un libiaire français, mais le titre seul est changé. On a encore de l'abbé Couinn : Exhortation à la persévérance dans la foi pendant les temps de persécution, Paris, 1792, in-8% réimpr. plusieurs fois en Suisse et m k\\Qm»\;w-, Paraphrasedu psaume Exaudiat te Dominus, Londres, 1799, 111-8°; Lettres de Cambridge, Md., 1802, in-a" : elles sont dirigées contre les évéques qui s'étaient soumis au Concordat : Discours sur le couronnement de Bonaparte , BreiitiieLi, 1805, in-8" de Ikk pages. L'auteur soutient que la conduite du pape dans cette circoiistance doit être attribuée à la violence, et il s'élève en termes très-vifs contre l'usurpation de Bonaparte; Discours adressé aux élèves desdiux académies de M. l'abbé Carron, prononcé le 8 avril 1808, à la bénédiction solennelle d'une nouvelle chapelle à leur usage, ibid., 1808. in-S"; Discours prononcé le 15 octobre 1816 pour l'inauguration du bu-te du roi , Salins, in-S" de 20 pages. L'abbé Coulon préparait une édition de ses Sermons, lorsqu'il mourut, et l'on doit regretter qu'il n'ait pu exécuter son projet, car ses sermons avaient fait de nombreux admirateurs.
COUPLET (Philippe), jésuite né à Malines vers ICa^, alla à la Chine eu qualité de missionnaire l'an 1659, et revint en 1680. «'étant rembarqué pour v faire uii second voyage, il mourut dans la route en 1692. 11 a composé quelques ouvrages en langue chinoise, et plusieurs en latin: il travailla, avec les Pères Prosper Intorcetta, Christian Herdhch
et François Rougemont, à l'ouvrage intitulé Confuci'us Sinarum philosophus, sive scientia sinica lutine cxposita, im[irirat'' par oidre de Louis XIV, Paris, 1687, in-fol.; il est rare. On y tr ite de la morale et de la politique des Chinois, et dans la préface on y expose la th'o'iOgie et les mœurs de ce peuple, vhi sent bien que tout cela est moi tié du cùlèle plus beau. Après cela vient la Vie de Confie^ dus, puis les annal s que l'on fait remonter fort mal à propos 2952 ans a aiit J.-C. Catalogus Pi', societatis Jesu qui imperio Sinarum fidem Christi propagarunt, Paris, 1686. 11 l'avait d'abord composé en chinois. C'est une histoire des jésuites qui ont travaillé à étendre la foi dans la Chine; Historia nobilis feminœ Candide Hiu, christianœ Sinensis. C-tte histoire parut en français à Paris en 1688 : e le a été traduite en espagnol et en flama d ; Rclalio de statu et qualitate Missionis Sinicœ. Elle se trouve presque tout entière dans le Propijlœum Mail des Acta sanctorum.
CdUU ^DmiER DE La), l'un des réformateurs de l'ordre de Saint-Benoit, et fondateur des deux célèbres congrégations de Saint- Vanne et de. Saiut-Maur, naquit à Monzeviile, à3 lieues de Verdin, en 1550, et se consacra à Dieu dans l'ordre de Saint-Benoît. Devenu prieur de l'abbaye de Saint-Vanne à Verdun, il entreprit d'y introduire la réforme, et y réussit par sa conduite autant que par son zèle. Dieu bénit son travail, et bientôt les religieux de l'abbaye de Mo.en-Moustier dans les ^'osges , dédiée à saint Hidulphe, suivirent son exemple. Ce fut l'origine de la nouvelle congrégition , connue sous le nom de Saint-Vanne et de Saint-Hidulplte, apjirouvée par Clément VIU en 160i. La rétorme de ces monastères fui suivie de plusieurs autres dans les P.<ys-Bas, dans la Lorraine, dans la Champ igne, dans la Normandie, dans le Poitou, etc. Le grand nombre de maisons qui s'olfraieiit tous les jours obligea dom Didier de LaCour,de pr0|)0ser l'érection d'unenouvellecongrégation en France, sousle nom lie Saint-Maur. On jugea qu'il y aurait trop de dillicullés et d'inconvénients, surtout en temps de guerre, d'entretenir le commerce et la coriespondance nécessaires entre le» monastères de Lorraine et de France, réunis dans une seule et même congrégation. Ces deux congrégations de Sanit-N'anne et de Siint-Maui' se sont illustrées par de savants ouviMges et leur /èle pour la religion ; mais l'iniquité des temps a entraîné da^.s les nouvelles erreurs un grand nombre a'individus, au grand reg et de la généralité de l'ordre. Celle de Saint-.\!aur aessusé d étranges dégâts, et a vu sortir de son sein une muliiluile d'écrivains fanatiques et emportés qui, n'ayant rien de 1 érudition de leurs prédécesseurs, mais profitant de l'ignorance et de la légèreté du siècle, ont essayé de porter des coups funestes aux dogmes et à la hiérarchie de l'Eglise catholique. Le pieux instituteur, lo:n de prévoir les f.uits amers qui devaient croître un jour dans son plus cher ouvrage , mourut en odeur de sainteté en 1623, dans sa 72* année, simple religieux de l'abbaye do Saint-
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Vanne. On a publié sa Vie en 1T72, in-12. COURAYER (Pierre-François Le), naquit à Rouen en 1681. Etant entré dans l'ordre des chanoines réguliers de Saint-Augustin, il fut nommé bibliothécairedeSainte-Geneviève à Paris, et y chercha à se faire un nom par son opposition à la bulle Unigenilus ; rar c'était dans ce temps-1.^ un moyen de célébrité pour bien des gens. Cependant le jansénisme ne paraissant pas l'illustrer assez tôt, il voulut paraître an licfin et publia sa Dissertation sur la validité des ordinations anglicanes, Bruxelles, 1723, 2 vol. in-1-2. Dès que cet ouvrage parut , i)lusieurs savants indignés prirent la plume pour le combaltrc. Les journalistes de Trévoux, domGervaise, le jésuite Hardouin, le jacobin Le Ouien attaquèrent avec force le nouveau système. Le bibliothécaire de Sainte-Geneviève , bien éloigné de reconnaître ses torts, les augmenta considéral)lement par une Défense de sa Dissertation, qu'il publia l'an 1725, en 4 vol. in-12. Cette réponse, écrite avec beaucoup de hauteur et peu de raison, fut flétrie, ainsi que la dissertation,
Ear l'archevêque de Paris, par un grand nomred'évèques, et supprimée par un arrôt du conseil du 7 sept. 1727. Le P. Le Courayer, à l'imitation de tous les sectaires, d'abord intrigants et dissimulés, puis morguant et bra- Yant tout, leva le masque et passa en Angleterre, où deux seigneurs lui accordèrent une place à leur table, l'un en été et l'autre en hiver. Cet a[)0stat mourut le 16 octobre 1776. Outre les ouvrages dont nous avons parlé, on a de lui: Une Relation historique et apologétique des sentiments du Père Le Courayer, avec les preuves justificatives des faits avancés dans l ouvrage , Amsterdam, 172!), 2 tomes in-12. Ce livre ne lit que soulever davantage conire lui les catholiques : il y prétend que la décision des conciles généraux ne dispense pas d'examiner. L'Histoire du concile de Trente, de Fra-Paolo, traduite de nouveau de l' italien en français arec des notes critiques, historiques et théologiques, Londres, 1736, 2 vol. in-fol.; Amsterdam, 1736, 2 vol. in-V' ; Trévoux (sous le titre d'Amsterdam), 3 vol. in-4-°, avec la défense de cette version par l'auteur. Le style est clair, mais les remarques sont infectées de l'esprit de secte et dos erreurs de l'auteur: il y établit une cs[)èce d'inditrérentisme qui ne ])eut que conduire à une irréligion absolue. \.' Histoire delà réformation par Sleidan, traduite du latin en français, 1 i67, 3 vol. in-'»°. Cet ouvrage est accompagné de notes abondantes, oii l'auteur discute des faits qu'il a soin d'ajuster à ses vues.
COURHKVILLE (François de), jé.suite français, s'est fait connaître par plusieurs traductions d'excellents ouvrages de piété et de rnorali' : I.e Directeur dans les mies du salut, de l'ilalien du jivsuitc Puiaru(;iili. Paris, 1728, \\i-l2; Lectures chrétiennes sur les obstacles du salut, traduit du même, 1737, in-12; Ifc la critique du théâtre anglais, comparée avec l'opiniiin des auieurs, tant jinifanes que sacrés, toiirhant te siiiclaclr, IraOïiit de l'anglais de Collier, 1715; Le Héros, traduit do
l'espagnol, du jésuite Gracian, Paris, 1725, in-12 ; L'Homme universel, traduit du môme, Paris, 1723, in-12 ; Les maximes de Balthasar Gracian avec les réponses aux critiques de l'Homme universel et du Héros, Paris, 1730, in-12. Amelot de La Hnussaye l'avait déjà traduit sous le titre de V Homme de cour; Politique de Ferdinand le Catholique, traduit du même, Paris, 1732, in-12 ; La conversion d'un pécheur réduite en principes, traduit de l'espagnol du jésuite François de Salazar, Paris, 1730 ; La vie de D. Camille, princesse des Ursins-Borghèse, Paris, 1737, in-12.
COURBON , docteur en théologie et curé deSaint-Cyr,a laissé des E7itretiens spirituels sur les principaux devoirs des personnes consacrées à Dieu, et autres qui tendent à la perfection, Paris, 1712, 2 parties in-12, ouvrage estimé, où l'auteur a réuni tout ce qui peut entretenir et réveiller l'esprit de religion.
COURCELLES(TnoMASDE),néàAyencourt, près de Montdidier, en Picardie , en 1W2, brilla beaucoup par son savoir et son éloquence dans l'université rfe Paris , dont il fut recteur en IWO, et le député en plusieurs occasions d'éclat. 11 assista, en l'i-38, au concile de Bâle en qualité de docteur en théologie, et à celui de Mayence en liil, comme orateur de l'université. Charles VU l'employa aussi en plusieurs négociations importantes concernant les alfaires ecclésiastiques. Elu doyen de l'Eglise de Paris, il prononça ea cette qualité VOraison funibre de ce prince à Saint-Denis en 1 '1^6 1 . Il était en même tenips chanoine d'Amiens et curé de la |ia misse de Saint- André-des-Arcs. 11 mourut en li69, avec la réputation de théologien profond, d'orateur éloquent et d'habile négociateur : talents auxquels une grande modestie ajoutait encore un nouveau lustre.
COURCELLES ^ETIEN^•E de), né à Genève en 1586, exerça le ministère en France pendant plusieuis années. Ayant été déposé, il passa eu Hollande, et se lit un grand nom parmi les jjrotestants arminiens. 11 prof'ssa la tbé(diigie dans leurs écoles , après le fameux Simon Episcopius qu'il n'a fait souvent qu'abréger dans ses ouvrages , mais d'une manière fort nette. Il mourut en 1658. Outre ses productions théologi(pies , qui furent imprimées in-l'ol. chez Daniel Elzevir en 1675, on a de lui une nouvelle édition du Nouveau Testament grec , avec diverses leçons tirées de |)lusieurs manuscrits.
COURCIER (Pierre), jésuite , né à Troyes en 160'», mort à .Vuxerre en 1002, fut successivement prcd'esseur de mathématiques et de tlK'dlogic, r('( leur de plusieurs collèges et du noviciat de Nancy, provincial de Champagne. Il a laissé : Astrunomia practica , Nancy, 1653, in-8" ; Supjilrmrntum sphœromctriœ, Piiiit-;i-Mousson, 1(17.'), in-'*'; Acgolium .<«•culitrnm Maria, sire rrrum ad Malrem Dci sprctantium , clironologica cpitome ah anno mundi primo ad annum Chrisli 16(10, Dijon, 1002, in-l'oî. L'auteur a rassendilf dans cet ouvinge tout ce ipu se rapporli' au cidte de la sainte \iiigc, les Iclcs, les nuracles, les églises qui lui sont consacrées, cl il y faille
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d^'nombrement des personnes de toute condition qui se sont distinguées par leur dévotion envers Marie.
COURSON (Louis de), supérieur général de la société de Saint-Sulpice, né à Nantes en 1799 , d'une famille très-honorable de Bretagne, fit ses études au petit séminaire de Nantes, puis il suivit les cours de philosophie et de théologie h Saint-Sulpicc. Lorsqu'il eut reçu la prêtrise, M. de Guérines, évoque de Nantes, le rappela auprès de lui et l'investit des fonctions de grand-vicaire titulaire. L'abbé de Courson, s'étant fait agréger à la société de Saint-Sulpice, donna peu de temps après sa démission de grand- vicaire, et resta attaché pendant plusieurs années aux. maisons ecclésiastiques du diocèse de Nantes. Les travaux auxquels il se livra altérèrent sa santé. On lui recommanda de voyager, et n se rendit à Rome, oiî Grégoire XV'I lui fit un accueil plein de bienveillance. Il dirigeait ensuite le séminaire d'Issy, lorsqu'à la mort de l'abbé Garnier il fut élu supérieur général de la société de, Saint-Sul[)ice en 18i5. Dans ses nouvelles fonctions, il apporta tout le soin et toute l'activité qu'on avait attendus de son zèle, et il donnait le premier l'exemple des vertus et des pratiques qu'il enseignait ou qu'il conseillait aux autres. Déjà souffrant lorsqu'au mois de février 1830 il se mit en route pour la visite des séminaires de France quf> dirigeaient les pr'ôtres de Saint-Sulpice , il se vit bientôt forcé, par suite de l'aggravation de son état, de revenir à Paris. Les prog es de la maladie furent assez prompts pour Terapècher d'aller déposer son vote dans l'urne électorale lors des élections de représentants qui eurent lieu à Paris le 10 mars suivant. Il fallut pour l'arrêter tlans l'iiccomplisseiLient de ce devoir social l'autorité du médecin, car l'abbé de Courson était persuadé qu'il est des devoirs civils dont le christianisme ne dispense pas plus que d'S devoirs religieux eux-mêmes. Quelques jours après, il rendit son âme à Dieu. Son cœur a été transporté à Nantes, dans une des maisons ecclésiastiques auxquelles il avait consacré une partie de sa vie, et son corps, conformément au vœu qu'il avait exprimé, a été (lé|>osé dans le cimetière de Lorette à Issy , aux pieds de celui de M. Duclaux, ancien supérieur général, qui l'avait reçu à son entrée au séminaire.
COURTE-CUISSE (Jean de), Joannes Bret'is Coxœ ou de Brevi Coxa, docteur de Sorbonne, député en 1393 par l'université de Paris à Benoît Xlli et à Boniface IX, qui se disputaient la tiare, pour les engager l'un et l'autre à y renoncer, signala son savoir et son éloquence. Il en fut récompensé par une charge d'aumônier du roi et ensuite par l'évêch'é de Paris en li20. Le roi d'Angleterre était pour lors maître de cette ville. Ce prélat citoyen aima mieux se retirer à Genève, dont il fut évêque en 1422, que de lui obéir. Il mourut quelques années après. Son ouvrage le plus considérable e?t un Traité de ta foi, de l'Eglise, du souverain Pontife et
du Concile, publié par du Pin à la suite des OEuvrcs de Gerson.
COURVOISIER (Jean -Joseph - Antoine) , garde des sceaux sous Charles X, procureur général près la cour royale de Lyon, naquit à Besançon le 30 novembre 177o. Son père, professeur de droit à l'université de cette ville, ayant émigré en 1790, le jeune Courvoisier le suivit dans l'exil, et combattit dans les rangs des émigrés. Une action d'éclat lui valut la croix de Saint-Louis. Rentré en France en 1803, il étudia le droit à l'école du département du Doubs, et, dès l'année suivante, il publia un opuscule sous ce titre : Dissertation sur le droit naturel, l'e'tat de nature, le droit civil'et le droit des gens, in-8°. Cet ouvrage n'a point été terminé. L'éclat de ses débuts au barreau de Besançon attiia sur lui l'attention du gouvernement , qui le nomma juge-auditeur à la cour d'appel de Besançon le 13 juin 1808. 11 fut nommé, en 1811, substitut du procureur impérial, et, en 1813, avocat général à la cour royale de cette ville. Désigné en 1816 par le préfet du Doubs, en vertu de l'ordonnance du 5 septembre, 1)0 ur présider le collège électoral de l'arrondissement de Baume, il fut élu député, et pendant huit années consécutives il conserva son mandat. C'est en 1817 que son mérite et ses services le tirent appeler au poste important de procureur général près la cour royale de Lyon. A l'ouverture de la session de la chambre des députés, en 1819, il fut le second candidat présenté pour la présidence qui fut donnée par le roi à M. Ravez, et il fut alors nommé vice-président. A l'ouverture de la session de 1821, la chambre lui témoigna de nouveau son estime en le replaçant au nombre des candidats pour la présidence. Après la dissolution de la chambre, en 182i, Courvoisier renonça à la carrière parlementaire pour se consacrer exclusive ment aux devoirs que ses hautes fonctions judiciaires lui imposaient. Les services qu'il rendit à Lyon furent récompensés par le titre de conseiller d'Etat en service exlraordinaire, qu'il reçut au mois de novembre 1827. Il s'était rendu aux eaux de Luxeuil, en 1829, lorsqu'une dépêche télégraphique lui annonça sa nomination au ministère de la justice. Courvoisier connaissait toute la gravité des circonstances, et le sentiment seul du devoir lui fit accepter cette dignité, qui pour être élevée n'en était pas moins périlleuse, surtout dans les conjonctures où se trouvait la France. Ses débuts dans le ministère furent difficiles ; la division se mit dans le cabinet dès la première délibération qui avait pour objet la nomination d'un président du conseil, et M. de La Bourdonnaie se retira. Courvoisier, persuadé qu'un ministère sans majorité et sans point d'appui dans le parlement ne pouvait se maintenir au pouvoir, remit aussi les sceaux entre les mains du roi, le 19 mai 1830; le même jour il fut nommé ministre d'Etat et membre du conseil privé. Sous son ministère, de nombreux incenaies, dont les auteurs demeurèrent inconnus, désolèrent la Normandie; ii
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mit tout on œuvre pour découvrir l'origine de ces odieux complots. La révolution de 1830 le rendit à la retraite et à l'étude, et il vint chercher au sein de sa famille un adoucissement aux regrets que lui ins[iirait la chute d'un monarque, objet de son atrection et de son dévouement. Depuis lors, les seuls titres qu'il accepta furent ceux de conseiller municipal h Baume et de membre du conseil général, qui le choisit pour son président. Il reprit a l'acalémie de Besançon la place que cette compagnie lui avait depuis longtemps ddunée, et, en 1833, il y prononça deux discours qui ont été imprimés : dans le premier il considère la religion dans ses rapports avec la société, et montre qu'elle en est le plus solide fi.ndement ; dans le second il défend la cause du clergé français, et établit que dans tous les temps il a été le défenseur des libertés puliliques. En 1835, il se rendit aux Eaux-Bonnes, d.uis les Pyiénées, dans l'espoir de rétaldir sa santé, qui s'altérait rapid 'ment ; mais elle fut loin de s'améliorer, et il reprit la route de son pays nat il. 11 arriva à Lyon dans un état déses- |)éré, et c'est dans celte ville qu'il expira, le 10 septeaibre 1835. après avoir reçu avec ferveur tous les secours de la religion. Courvoisier joignait aux dmis les plus brillants de l'esprit les plus aimables et les plus nobles qualités du cœur; simple, affectueux, obligeant, charitable et sincèrement pieux, il sut se faire généralement aimer. Comme homme politique, il eut quchiues ennemis, surtout dans son pays. La ligne mitoyeinie qu'il suivait devait naturellement l'exposer aux attaques des deux partis ojjposés. Peut-ôlre, à fijrce de vouloir concilier des |irincipes et des intérêts contraires, manqua-t-il d'unité et de fermeté dans sa conduite poliiiquo, et mérita-t-il jusqu'à un certain point lere,)roche de faihlesse et de versatilité (|ui lui a été adressé par quelipies-unsde ses adversaires. Outre les écrits dont nous avons parlé, on a cncoi'O de Courvoisier : Traité sur les obligaliuns divisibles et indivisibles selon Vancienne et la nouvelle loi, Besançon, 1807, in-12: il devait y avoir une seconde partie qui n'a point été publiée; Discours, Lyon, 1827, in-8"; plus des discours insérés dans le Recueil de l'académie de Besançon, et dont plusieurs roulent sur des matières religieuses et philoso[ihiques, notamment les deux dont nous avons indiqué plus liant les sujets. En 183(>, il a |)aru à Besançon une notice sur (lourvoisier-, par M. Ariu. Marquiset, sous-prélct de Dùlc.
COUSIN (.IeanJ, chanoine de Tourn.iy, sa patrie, mort vers le commencement du xvir siècle, a |iublié De fundominlls reli</iovis, Douai, lo'.»7; Histoire de Toiinuii), 1(111), in-V", en français, |)Uin(! de reidieiilies et de particularités intéressantes; on voit que le but de l'auteur était d'instruire aulanl que d'amuser, et ce but il l'a rem[)li ; Histoire des suints (\m sont honorés d'un culte spécial, Tournay, 1021, in-8'.
COUSIN (Louis), d'jdiord bachelier de Sorhonue, ensuite avocat et présideul h la cour
des monnaies, l'un des quarante de l'académie française, naquit h Paris en 1627, et y mourut en 1707. La républi((ue des lettres lui dut la continuation du Journal des savants, depuis 1687 jusqu'en 1702. Il s'était déjà fait connaître par des traductions excellentes, écrites en maître qui possède son original, et non en esclave qui suit servilement son auteur. Les principales sont : celles d& VHistoire ecclésiastique d'Eusèbe, de Socrate, de Sozomène, de Théodoret, eu k vol. in-4-°, ou 6 vol. in-12; la Version des ailleurs de riiislbire byzantine, en 8 vol. in-4-°, réim|)rimée en Hollande en 11 vol. in-12. Cette dernière édition est la plus recherchée ; la traduction de VHistoire romaine de Xiphilin, 1 vol. in-4°, ou 2 vol. in-12; Histoire de l'empire d'Occident, contenant la Vie de Cliarlemagne , par Eginhard , les Annales du môme, etc., 2 vol. in-12. Ce ne sont point là les seuls services qu'il rendit aux gens de lettres. 11 laissa en mourant sa bibliothèque à Saint-Victor, avec un fonds de -20,000 livres, dont le revenu devait être employé tous les ans h l'augmentaiion de la bibliothèque. Il fonda aussi six bourses au collège de Beauvais ; mais cette fondation n'ayant pas été acceptée par les directeurs de ce collège, elle fut transportée à celui de Laon. Le prés. dent Cousin était un homme d'un commerce doux et aisé, fidèle aux devoirs de sa charge, sans négliger les travaux de la littératiu-e.
COUSIN-DESPKÉAUX (Louis), né à Dieppe le 7 août 1743, mort dans cette ville au commencement de 1818, avait été correspondant de l'académie des inscriplioiis et billes-lettres. Il a publié : \ino Histoire générale et particulière de la Grèce, l'780, 16 vol. in-12. L'abbé Sabatier ajiprécie cet ouvrage en ces teimes: « Ditnineiises recherches, un dé- « pouillement très-exact des écrivanis ori- « ginaux, feront toujours regarder cette his- « toire comme i;n monument d'érudition « très-utile et très-honoral)le pour notre lil- « téralure; » les Leçons de la nature, ou l'Histoire naturelle, la Physique et la Chimie présentées ou rceur et à l'esprit, 1801, 4 vol. in-12, excellent ouvrage, dont le fonds est emprunté aux Considérations sur les œuvres de Dieu, de Sturm. Cet écrivain, ron moins reconnuaiidable | ar ses qualili's que par ses connaissances, était prot'ondémenl reli,.;ienx.
COUSTANT (Pikuhe), né h Coinpiègiie en KioV , bénédictin de Saint-Maur en 1672, m irt ;i Paris en 1721, s'appli(pia comme sfs autres confrères h tr-ivailler sur les Pères do l'I'.glise. Saint Hilaire lui tiuidia en partage, et il en donna une nouvelle édition in-folio h Paris, en 1693, avec des notes également courtes, savantes cl judicieuses, lia eu beaucoup de part îi l'é iilion do saint Auyustin, On a encore de lui : le premier volume des Lettres des papes, tjui parut en 1721, «voc iiiK! préface et des notes, in-folin, In mort no lui ayant paspernii^de poussi-rnlus loin sou travail. Dans sa lUssertatiim jtréliminnire sur l'autorité du pape, il [jrouvc snlidciiient, par des passages de saint Cyprieii, u'Optat, d(! saint Jérôme, etc., ce que saiul Bonifacc al-
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firmr-, savoir : que l'Eglise a toujours reconnu que la primatie du siège de Rome vient de Jésus-Christ, qui la donna à saint Pierre, et non des empereurs, comme le prétendait Photius, pour établir son scliisme. Il montre qu'on honore d'un culte public tous les papes qui ont sii-gn jusqu'au commencement du VI' siècle, à l'exce] tion de Libère. Encore ce dernier se releva-t-il de sa chute avec tant de zèle et de piété, que saint Ambroise ne parle de sa vertu qu'avec admiration. Défense des irgles (le (lipJoniatif/ue du savant Mahillon, contre le jésuite Gcrmond, OÙ il n'est pas toujours impartial et équitnlile.
COUTURIER (Pierre), natif du Maine, nommé ordinairement Petrtis Sitior, docteur de la maison et société de Sorl>onne, enseigna longtemps avec distinction. Le- dangers du monde et les attraits de la solitude le portèrent, dans un Age mîir, à se faire chartreux. Il mourut le 18 juin 1537, après avoir rempli les premiers emplois de son ordre. On a de lui un traité De rôtis monnsticis, in-8°, contre Luther : c'est un de ses meilleurs ouvrages ; un autre, De potestate Ecclesi(p in ocniliis, in-8° ; un autre contre Le Fèi^-e d'Ftaples , jiour prouver que sainte Anne avait été mariée trois fois, dispute pour Je moins inutile, mais dans laquelle Couturier mit beaucoup de chaleur ; De vita carthusiann libri duo, in-8°. Le chartreux n'oublie pas l'aventure du chanoine ressuscité, pour annoncer qu'il était en enfer (Ko/y. Diocre); De translatione Bibiiorum, 1525, in-folio.
COUTURIER (Nicolas-Jérôme Le^ prédicateur du roi Louis XV, chanoine de Saint- Quentin, né dans le diocèse de Rouen le 2 juin 1712, fut momentanément interdit pour la hardiesse avec laquelle il avait blinié les croisades dans un Panéijijrique de saint Louis, qu'il prononça devant l'acaiiémie française en 1769. Il mourut à Paris en 1778, à 66 ans. On a de lui : deux Panégyriques de saint Louis, Paris, 17i6 et 17i9, in-4°; des Discours prononcés en diverses solennités de piété; des Elor/es du dauphin, de madame de Ligny, abbesse de Fcrvaciues, de Marie-Thi'^rèse ; une Vie d'Elisabeth de France , sœur de saint Louis; Discours sur la révélation, 1773, in-12; un recueil de Discours, ll'k, in-12; Panéfj. de Ste Elisabeth, 175i,in-l2. Son nom figure parmi les Orateurs sacrés, de M. Migne.
COUTURIER (Jean), jésuite, né en 1730, à Minot, en Bourgogne, professa la rhétorique au collège de Langres, àl'jlge de 20 ans, et ensuite l'éloquence à Verdun, à Pont-à- Mousson et à Nancy. Lorsqu'on supprima son ordre, il se fit missionnaire; puis il accepta la cure de Léry, dans le diocèse de Dijon. 11 fut incarcéré dans cette ville, -i l'époque de la révolution, pour n'avoir i>as voulu prêter le serment demandé aux prêtres; il eut à peine recouvré la liberté, en 1794, qu'il retoui na dans sa jiaroisse, où il resta, malgré la persécution, jusqu'au vendredi saint, 2 mars 179i), jour de sa mort 11 est connu par deux ouvrages excellents : Catéchisme dof/matrque et moral, ouvrage utile au peuple, aux tnfants et à ceux qui sont chargés de les
instruire, Dijon, 1821, 3 vol. in-12; ce livre est l'explication du catéchisme de M. d'Apchon ; mais il peut être l'explication de tous les autres catéchismes : il a été réimprimé en 1823 et 1827. Abrégé de la doctrine chrétienne, imprimé récemment à Dijon. On lui attribue encore avec quelque raison: la Famille sainte, ou l'Histoire de Tohie, et la Bonne Journée, ou Manière de sanctifier la journée pour les gens de campagne, ouvrages utiles que d'autres attribuent à Latasse.
COUTURIER (Jacob), Irère du précédent, né comme lui à Minot, était curé de Solives, dans le diocèse de Dijon, lorsqu'il fut député aux états-généraux de 1789. Il s'opposa de tous ses etl'orts aux innovations révolutionnaires, et on l'entendit s'écrier, le 8 mai 1791, lorsque le département de Paris demanda que les évoques fussent consacrés dans leurs oratoires particuliers : Eh bien ! moi, je fais la motion que ce soit dans les mosquées et dans les synagogues ! Cette ré[)artie faillit le faire envoyer h l'Abbaye. Couturier refusa le serment et fut déporté. Après le 18 brumaire, il revint reprendre ses fonctions de curé dans sa paroisse, et il y mourut en 1805.
GOVARRUVIAS ou COVARRUBIAS Y LEYVA (Diego), surnommé le Barthole espagnol, fils d'un architecte de la cathédrale de Tolède, a|)pelé Covarruvias, du nom de sa ville natale, naquit à Tolède en 1512. Après avoir étudié les langues et la jurisprudence sous d'habiles maîtres , Diego enseigna le droit canon à Salamanque, et fut reçu, à l'âge de 26 ans, parmi les professeurs du collège d'Oviedo. Il s'y livra tellement à l'étude, et fit de si nombreuses rec'ierches, qu'il n'y avait pas un seul volume dans la bibliothèque d'Oviedo, la plus considérable de l'Espagne, qui ne fût chargé de notes de sa main. Il était au nombre des premiers magistrats de Grenade, lorsque Charles-Quint lenomma, en 1549, évêque de Saint-Domingue. Philippe Il le transféra, en 1560, au siège de Ciudad-Rodrigo. Il fut chargé de dresser, pour l'université de Salamanque, d^s statuts qu'on a suivis longtera[)s après lui. Ei.voyé au concile de Ti ente, il y fut chargé, conjointement avec Hugues Buoncompagno (depuis Grégoiri' Xlll), de diesser le décret de réform.ition. Diego s'acquitta seul de ce travail. Il fut nommé, à son retour du concile, à l'évôché de Ségovie, élu firésident du conseil de Castille en 1572, et revêtu de la même dignité deux ans après dans lé conseil d'Etat. Ce savant mourut à Madrid le 27 sept. 1577, âgé de 65 ans. Le prési lent Favre, Grotius, Menochius, Jean-Victor Rossi, Conring, Bocealini et plusieurs autres s'accordent à louer son habileté et son intégrité dans les dift'érentes affaires dont il avait été chargé. Ses ouvrages, écrits en latin, nous otfrent une connaissance profonde du droit, de la théologie, des langues et le goût des belles-lettres. On en a donné plusieurs éditions à Lyon, h Anvers; mais la plus complète est celle qui a paru à Genève, avec des additions d'Ybannez de Faria, 1762. 5 vol. in-f". On y trouve deux traités : de