CRA
Mntntione monetarinn ; Collatio numtnorum vcterum cum modem is. Les ouvrages de Covarnivias comportent plus de 20 vol. in fui., qui traitent d(^ plusieurs matières relatives à Ja jurisprudence, aux immunités de l'Eglise, et où l'on distingue les trois livres, Variarum resolutionum ex pontijkio, rerjio et cwscirio pire; un traité (h Pœnis, et un recueil intitulé Cdtalogo, etc., ou Cataloquc des rois d'Espaijne, etc. ; Fondation de plusietirs villes de ce i-oyaume; Instructions potir l'intelligence des inscriptions.
COVARHUVIAS Y OROSCO (don Juan), neveu de Diego, évéque de Girgenti (Agrigente), mort en 1608. protégea les lettres, et établit une imprimerie dans son diocèse. On a de ce prélat : De la fausse et de la véritable prophétie, Ségovie , 1388, in-i"; Emlilcmes moraux, 1591, in-'i-°. Cet ouvrage fut traduit en latin par l'auteur lui-môme, avec ce titre, Sijmbola sacra, Girgenti, 1601, )n-8° ; Pensées chrétiennes contre les fausses opinions du monde, Ségovie, 1592; Origine et principe de la littérature, ibid., lo94, in-8°; Doctrine pour les princes, tirée de Job, Vailadolid, 1605, in-'r.
COVORDE (Fr\nçoise-Uusule de), née à Hesdin, en Artois, en 1732, mourut en odeur de sainteté dans la maison des Annonciades de Saint-Denis, en 1777, oii elle avait fait profession sous le nom de Marie- Josèphe- Albertine de l'Annonciade. On a sa Vie, imprimée d'abord après sa mort, 1 vol. in-12. Elle est écrite sans art et avec cette simplicité ingénue qui donne un nouvel intérêt au tableau des vertus chrétiennes.
COZ. Vog. Lecoz.
COZZA (Laurent), cardinal, né à Bolsena, dans le diocèse de Monteliascone, eu 1G5V, entra chez les frères mineurs observantins d'Orvièle à l'ilge de 15 ans. En 1676 il fut chargé d'enseigner la philosophie dans leur couvent de Na[>les, puis il professa la théologie dans ceux de Viterbe et de Rome. Après avoir passé par les postes les plus éminents de son ordre, il en fut enfin nommé ministre général. Eu 1713, il eut une grande part à la réunion du i)atriar(he grec d'Alexamirie avec l'Eglise romaine, et, on 1726, Benoit Xlli le fit cardinal. Lors(pjc Coz/.a mourut, le 18 janvier 1729, ce pape voulut assister à ses obsèques. On a (le lui : Vindiriœ Areopagiticœ, 2 vol. ; Commcntarin historico-dogmatica ad librutn De \\a'vv)>\\n\% sancti Augustini : Dubia selecld de confessario sollicitante ; Jlistoricopnlemica schismatis grœcorum, h v(il. ; De jrjunio traclatus dogmatico-moralis. Ces divers ouvrages furent iiii|irimés h Uduic.
CRAHRK , PiEHHi: ', religieux fram iscain, natif de Mahiies, mourut dans cette ville en liio't, à 83 ans, après avoir été élevé aux premières cliarges de son ordre. On a de lui une Collection des conciles, Cologne, 2 vol. in-f'ol. Il est le second édili-ur des conciles; le premier fui Jacipies .Merlin. Ces premières collections contiennent (piantilé lie faux actes, ([ue la sagacité des critiipn^s du \vn* siècle H su sé|iarer des véritables.
CKAIG ("Jean!, malhémaliçieu écossais,
s'est fait un nom célèbre par tin petit écrit de 36 pages, fort rare, imp:imé à Londres en 1699, sous le titre de Theologiœ christianœ principia mathematica. Jean Daniel Titius en a donné une nouvelle édition h Leipzig en 1755, in-4°. Elle est ornée d'une préface savante sur la vie et les ouvrages de Craig. Cet auteur y calcule la force et la diminution des choses probables. Il établit d'abord ce principe très-faux, que tout ce que nous croyons sur le témoignage des hommes, inspirés ou non, n'est que probable. II suppose ensuite que cette probabilité va toujours en diminuant, à mesure qu'on s'éloigne du temps auquel les témoins ont vécu, et par le moyen des calculs algébriques il trouve que la probabilité de la religion chrétienne peut durer encore H5i ans. Elle serait nulle après ce terme, si Jésus-Christ ne prévenait cette éclipse par son second avènement, comme il prévint celle de la religion judaïque par son jiremier. L'abbé Houteville a réfuté ces rêveries dans sa Religion chrétienne prouvée par les faits. « Pour- « quoi, dit un auteur moderne, l'histoire de « Jules-César, par exemple, serait-elle au- « jourd'hui moins croyable ou moins crue « que du temps de Henri IV ou de Louis XI? « Au contraire, la critique, devenue plus « éclairée et plus sûre, n'a-t-elle ]>as rendu « cette histoire plus incontestable? La reli- « gionchrétienueest mieux démontrée par sa «durée même, par sa persévérance, ses « triomphes étonnants et multipliés, qu'elle « ne l'était dans les premiers siècles. Si « ( comme nous n'en pouvons douter ) elle « sort encore glorieuse de la crise actuelle, « les faits qui l'ont établie recevront un « nouveau degré de certitude. »
CRAMER (Jean-Jacqi Es\ né à Elgg dans le canton de Zurich en 1673, se rendit trèshabile dans les langues orientales, et les professa à Zurich et à Herluirn. Il mourut dans la première ville en 1702. Ses principaux ouvrages sont : Jisercitationcs de ara exteriorc templi secundi , Leyde, 1697, in-V; Theologia Israelis, B;\le, 1699, in-V".
CRA.MEK (Jean-André', théologien allemand, (pie ses compatriotes estiment aussi beaucoup connue poëte, naquit en 1723. hJoseplisfadt en Saxe, sur les frontières de la Bohème. Après avoir exercé diverses fonctions dans l'église |irolestante de Saxe, il fut apjielé par Frédéric V à Copenhaij^ue, en 175i, pour y recevoir le titre de préilicalour de la cour, et, en 1765, il fut nonuué|)i()fesseur de théologien à runiversit('' de celte ville. La uKirl (lu nionanpie le priva pendant (juelque temps (le ces |iosit.ons; mais sous Fré(léric VI, il devint premier iirofesseur en théologie, el, en 178V,(hancelier<M'uiiiversilédo Kiel. Il mourut le 12 juin 178S, laissant divers ouvrages, écrits eu allemand, dont voici les principaux : une tradu.lKin de VHisloire uniirrscllc, de Bdssuet, avec ile> n(ite> et iiuo continuation depuis l'an 8ti0, llamlHnug el Leipzig, 17'»8-86, 7 vol. iu-8'; Huniélirs de saint Jean (hrgsostome, Irad. avec des notes, Leip/ig, 17'»8-51, 10 vol. iii-8 ; Sermons,
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1755-60, 10 vol. in-8°; Nouvelle collection de sermons, 1763-71, 12 vol. in-8°; Le spectateur du Nord, 1759-70, 3 vol. in-8% sur le niodè/e du Spectateur anglais; Psaumes de David, en vers, avec notes, 1762-6i, 4 vol. in-8°; Poésies, 1782-83, 3 vol. in-8°.
CRAMMER ou CR.VNMER (ïiioMis), né l'an 1489, à Aslacton dans le comté de Nottingham, d'une famille originaire de Normandie, professa pendant quelque temps avec succès dans l'université de Cambridge. Un mariage, qui le fit chasser de cette école, commença à le faire connaître; et le divorce de Henri VllI tlxa tous les yeux sur lui. 11 fut le premier qui écrivit, en 1530, pour l'appuyer. Son livre, assez mauvais, mais nécessaire à un prince dégoûté de sa femme, lui assura la laveur du roi. Henri l'envoya à Rome pour y disposer les esprits h approuver la dissolution de son mariage. 11 se masqua si habilement dans cette cour, que le pape Clément VII, quoique i)révenu contre lui par sa conduite et par ses ouvrages, le (it son pénitencier. Il passa ensuite en Allemagne, où il se maria secrètement avec la sœur d'Osiander, ministre aussi fameux par ses variations que par ses fureurs. Devenu archevêque de Cantorbéry, et depuis longtemps leministre despassionsd(;Henri,il fait déclarer nul, par le clergé d'Angleterre, le mariage de ce prince avec Catherine d'Aragon, approuve son mariage avec Anne de Boulen, et ne rougit point d'accompagner cette nouvelle reine à son entrée dans Londres. Son exemple fit jilus de schismatiques que tous ses raisonnements. Plusieurs citoyens furent condamnés à mort, pour n'avoir pas voulu reconnaître la suprématie de Henri. Crammer, l'instigateur de ces meurtres, ne prévoyait pas qu'il périrait aussi un jour sur un échafaud. Au commencement du règne de la reine Marie, il fut arrêté comme un traître et un hérétique sanguinaire. II abjura, dans l'espérance de sauver sa vie. Marie ne le condamna pas moins à mourir, en 1556. Alors il rétracta son abjuration, et iléclara sur le bûcher qu'il mourait luthérien. Les protestants ont dit autant de bien de ce prélat courtisan, quelles catholiques en ont dit de mal. « Mais quel homme, suivant Bossuet, qu'un évèque qui était en même temps lutlurien, marié en secret, sacré archevêijue suivant le pontifical romain, soumis au pape dont il détestait la puissance, disant la messe qu'il ne croyait pas, et donnant pouvoir de la dire! » C'est pourtant cet homme que Buriiet donne pour un Athanase et pour un Cyrille, tant l'esprit de parti fascine les yeux, et tant il est dangereux qu'un sectaire controversiste se môle d'être historien! La faiblesse de Crammer égalait ses fureurs et son incontinence. « Il se fit catholique, dit un écrivain judicieux, pour avoir la vie; et mourut protestant pour se venger du ceux qui la lui avaient refusée. » Il est faux qu'avant de s'élancer dans le bûcher il ait brûlé la main qui avait signé son abjuration. Il était enchaîné et lié au bûcher, et ne pouvait par
consé(^..ent attendre que sa main fût brûlée pour s y élancer : c'est un conte inventé par Burnet. On a de Crammer: la Tradition nécessaire du chre'tien; Défense de la vraie et catholique doctrine du sacrement du corps et du sang de Jésus-Christ, en latin, Embden, 1557, in-8°, et plusieurs ouvrages en anglais et en latin.
CRASSET (Jean), jésuite, né à Dieppe le 3 janvier 1618, mort en 1692, publia divers ouvrages de piété, parmi lesquels on distingue les Considérations chrétiennes pour tous les jo%irs de l'année, Paris, 1683, ouvrage solide et plein d'onclion, souvent réimprimé. 11 a donné aussi une Histoire du Japon, etc., en 2 vol. in-4°, Paris, 1716; Les actes des martyrs y sont rapportés dans un très-long détail ; et c'est une des raisons pour lesquelles on lui préfère l'ouvrage du Père Charlevoix. Il a encore donné une Dissertation sur les oracles des sibylles, Paris, 1678; elle fut attaquée par Jean de Marck, protestant. Le Père Crasset fit réimprimer sa Dissertation en 1684, in-8°, et y joignit une réponse à la critique de J. de Marck. Ses ouvrages de piété ont été beaucoup lus, et le seraient encore sans l'indifférence de ce siècle à l'égard de tout ce qui tient à la religion.
GRELLIUS (Jean), naquit en 1590, aans un village voisin de Nuremberg. Après avoir été élevé dans cette ville, oii il tomba dans les Sentiments de Socin, il alla en Pologne et s'établit h Cracovie, où les unitaires avaient une école. 11 en fut régent et ensuite ministre, et il y mourut à l'âge de 42 ans. Ses principaux ouvrages sont : Traité contre la Trinité, Gouda, 1678, in-16, solidement réfuté par le Père Petau, qui ïa\>pe]le ferreum os, et ses raisonnements vanam syllogismi larvam inanemquc pompam. Efl'ectivement Crelliiis pousse une chicane dialectique avec une contenance et une parade qui imposeraient à quiconque ne serait pas versé dans les subtilités de l'école. Il avait tout le génie des anciens ariens, dont Elusèbe disait que l'autorité de l'Elcriture les embarrassait peu, et que toute leur attention se tournait à l'aire des syllogismes de toutes les formes. « Non inquirentes quid sacrœ doccant paginœ, sed cujusmodi syllogismorum forma repcrialur... Quod si quis aliqucm Scripturœ locum illis objiciat, examinant ulrum connexum an disjunctumsyllogismi genus ex eo conlicipossit» (L. v, Hist. Eccl. c. 28). Prudence dans son Apothéose, fait la même observation :
Fidem minutis dissecsnt anibagibus,
L't quisqiie liogua est iiequior.
Sulvuiil ligaïUque quxsliouum viiicula,
Per sjllogismos plecliles.
Crellius a encore composé et publié des Commentaires sur une partie du Nouveau Testament, où il détourne du vrai sens tous les passages opposés à ses erreurs , sans égard aux sentiments des Pères, à l'autorité de l'Eglise et de la tradition; quelques écrits de morale, dans lesquels il exerce sur la "doctrine des mœurs, des lois évangéliques et ecclésiastiques, la même liberté quil
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s'était arro;^ée sur le dogme; une Réponse à Grotius qui avait écrit contre Fauste Socin, un livre de la Satislaclion de Jésus-riirist; réponse que Grotius désapprouva assez faiblement pour faire croire qu'il n'était jtas fort éloigné du socinianisme. Voy. Socin (Lélie et Fauste).
CRELLIUS, ministre luthérien, mort à Isleben, en 1679, a écrit contre les catholiques et les calvinistes. — Un autre Ckel- Lii s, chancelier de Christian , électeur de Saxe, eut la tète tranchée en 1392 pour avoir voulu introduire le calvinisme en ce pays-là.
CRÉMIEU (Mardochée), rabbin du culte Israélite, né à Carpeutras en 1749, est auteur de deux ouvrages intitulés : Maiiinar et Dibré Mourdckai (Discours e.t Paroles de Mardochée ) , imprimi'S à Livourne. Il a laissé en manuscrit quelques ouvrages, entre autres des notes sur le Talmud. Crémieu est mort à Aix le 22 mai 1823.
CRESCIMBENI(Ji;am-.Maiue}, naquit à Macerata, capitale de la Marche d'Aucune, en 1663. Ses talents pour la poésie et l'éloquence se développèrent de bonne heure.
Ses vers eurent d'abord un goût d'enflure et de pointe, mais le séjour de Rome et la lecture des meilleurs poêles italiens le ramenèrent à la nature. Non-seulement il changea lui-môme le style, mais il entreprit de combattre le mauvais goût, et de donner des règles du bon. Ce fut en partie par ce motif qu'il travailla à l'établissement d'une nouvelle académie, sous le nom d'Arcadie. Les membres de cette compagnie ne furent d'abord qu'au nombre de quatorze, mais il s'augmenta depuis. Ils s'appelèrent les bergers d'Arcadie , et prirent chacun le nom d'un berger, et celui de quelque lieu de l'ancien royaume d'Arcadie. Le fondateur de cette sficiété en fut nommé directeur en 1690. Pendant 38 ans qu'il conserva ce poste, il déclara la guerre sans ménagement à ces pompeuses exiravagances, à ces faux brillants , à ces clinquants que les Italiens avyiiMit pris si longtemps pour de l'or. Crescimbeni mourut eu 1728, à6i ans, chanoine de Saintc-Marie-in-Cosmedin. Durant sa dernière maladie , il lit les vœux simjiles des jésuites. Cresciinbeni était uu petit homme maigre, d'une voix cassée et rauque, et dont la ligure n'annonçait pas le génie. Mais des maïui^es engageantes, et une douceur extrême, malgré sou temi)érament liilieux, lui gagnaient tous les cœurs. Parmi le giand nombre d'ouvrages en vers cl en jifose dont il a enriciii sa patrie, on no citera que les principaux (pji sont tous en italien : Histoire de la poésie iudienne, fort e>timée, et imprimée en 1738 à Venise eu 6 vol. '\\\-\". (^ette histoire est accomjiaguéu d'un conmicnlaire semé d'anecdotes, iionseuleuM'ut sur la vie des anciens poêles italiens, mais encore sur celle des anciens jioeles provençaux, pères des italiens. Il y a quelques inexactitudes, connue dans huis 1(!S ouvrages de ce genre. La Vie du cardinal de Tournon, iii-V; V Histoire de l'académie des Arcades, ut la Vie dm plus ilhislres urca-
diens, 1708, 5 vol. in-t"; un Recueil de leurs poésies latines, en 9 vol. in-8"; Recueil des poésies à l'honneur de Clément XI , \n-k-° \ Abrégé de la vie de la sainte Vierge, Rome, 172i, in-16, en italien; plusieurs Vies particulières, etc.
CRESCINI (Rémi), cardinal, né k Plaisance le 5 mai 1757, entra de bonne heure dans la congrégation des Bénédictins du Mont- Cassin. Après avoir professé pendant quinze ans la philosophie et la théologie dans les maisons de son ordre, il fut chargé de la chaire du droit canonique à ^ârine, et il la remplit avec distinction pendant trente ans. Cresciid devint ensuite vice-recteur de l'université de Parme; il était, en même temps abbé du monastère de Saint-Jean l'Evangéliste et directeur du collège des nobles. Li'on XH le nomma évèque de Parme en 1826; Pie VIII le fit cardinal en 1829. Après avoir reçu la pour|.re romaine, il s'en 'etournait à petites journées , lorsqu'il fut obligé de s'arrêter à Monteliascoue, où il mourut le 21 juillet 1830.
CRESCONIÙS, évèque d'Afrique, sur la fin du vu' siècle, est auteur d'une Collection de canons. On la trouve dans la Bibliothèque du droit canon, donnée au public par Justel et Voèt en 1661, 2 vol. in-fol. Ce recueil est une preuve de l'érudition de l'auteur.
CRESOLLES (Loiis), jésuite, né à Tréguier, eu 1368, mort à Rome en 163i, était un des plus savants hommes de son siècle. Après avoir professé les humanités et la théologie dans plusieurs maisons tk> son ordre en France, il fut a|>pelé à professer dans la Cité-Modèle, h Rome, ofi sa chaire devint célèbre. 11 était en môme temps secrétaire du général. Cresolles lais'sa d'importants ouvrages intitulés : Theatrum veterum Rhetorum, Paris, 1620. in-8°; Mystagogus, qui a [)our obj t la discipline des hommes sacrés, 2 vol. in-'t% Paris, 1629 et 1638; Anthologia sacra, où il traite des vertus des honuues pieux, 2 vol. in-lol., 1632 et 1638; un traité de Perfecta oratoris actione, etc., 1620, in-V'; Traduetion des Institutions catholiques du Pèie Colton; Poésies latines.
CRESPET (PiEURK, religieux céleslin, né à Sens en 13i3, rem|ilit les premières charges de son ordre, el embrassa le parti de la ligue. LorS(ju'il se ren lit en Italie avec le cardinal Cajeian en 1390, le jiape Grégoire Xl\ lui oll'rit un évêelu'. Il mourut dans le ^■ival■a:s en 159'i., laissant plusieurs ouvrages : Siimma rntholicir jidei, Lyon, 1398, info).; Le Jardin de plaisir et récréation spirituelle, 1602 , in-8 ; Commentiiires de Hernonliii lie Mrndocc des guerres de Flandre et des Pags-Riis, depuis 1367 à 1377, traduits de l'espagniil, Paris, 1391, in-S"; Deux livres de la haine dr Satan et tnalins esprits contre l'homme, etc., Paris, 1590, iii-M' : c'est un traité contre la magie, dan- le(piel il y a des choses fort singulières (pu m.ircjueiit beaucoup de crédulité; mais il en esl aussi (jui ne doivent pas être rejclées aussi loin que le |iréleiukiil les esprits forts. Voy. Bodis»
Bbi;\ (Le), Brown, etc.; lo pomme de gre~ nade mystique, Paris, I08G , 15!)5, iii-S"; Rouen, iC05, in-12: c'est une inslnunion pour les vierges; Discours sur la vie et passion de sainte Catherine, en vers, Sens, 1577, iu-16.
CRESPIN et CRESPIMEN (siints). Ils étaient frères, dit-on, et vinrent de Uonie au milieu du m" siècle avec saint Quentin et d'autres hommes aposloliques , pour prêcher la foi dans les Gaules. Ils fixèrent leur demeure h Soissons. Le jour ils annonçaient Jésus-Christ, et la nuit ils travaillaient à se procurer de quoi subsister. On dit qu'ils choisirent par luunilité la profession de cordonnier , qiioicpi'ils fussent d'une famille distinguée. Leurs instructions, fortifiées [wr la sainteté de leur vie, convertirent un grand nombre d'idolAtres. L'empereur Maximilien- Hercule, étant venu dans la Gaule-Bd ,iqiie, les fit arrêter et conduire devant Uictius Varus, préfet du prétoire, l' plus implacable ennemi qu'eût alors le christianisme. Ils furent condamnés à perdre la tète l'an 2S7, après avoir soutTert de cruelles tortures avec une constance admirable. Ils sont nommés dans les plus anciens martyrologes, et honorés le 25 octobre. On b'itit à Soissons dans le vr siècle une grande église sous leur invocation; et saint Eloi enrichit leur chAsse de divers ornements. Elle fut transportée à l'église de Notre-Da'me de Paris, sous le règne de Louis XI, pendant l'horrible peste qui désola cette ville. Henri-Michel Bûche, coiumuuém> nt appelé le bon Henri, (pii 1 >s avait pris pour modèles, les choisit pour patrons de la pieuse association des frères cordonniers. Voy. Bûche.
CRESTIN ^ Jean-Fra>çois), écrivain médiocre, né en 17io, à Velïexon, sur les bords de la Saune , se fit recevoir avocat , puis acquit la charge de procureur du roi au bailliage de Gray. Sous la révolution, il fut nommé maire, puis président du lrib\inal de la ville de Gray, fut député par la Haute- Saône à l'assemblée lég sl.itive où il se signala par ses dénonciations contre les émigrés, les accapareurs et les agioteurs. Il ne fut point élu à la Convention , mais il devint membre du directoire du département de la Haute-Saône. On lui a reproché d'avoir signalé à la haine du peuple les nobles et les jjrôtres par des proclamations empreintes liu lauatisme révolutionnaire de l'époque. Il eut assez d'adresse pour conserver i.i coi fiance des divers gouvernements qui se succédèrent, et en 1801 il fut nommé sous-préfet à Gray ; mais des |ilaintes portées contre son administration le forcèrent de résigner cette place à son Ids en 1808. Sous la restaur.ttion il publia des brocliures dans le sens du gouvernement, nuis ilneput faire agréer ses services. Il est mort presque subitement le 26 août 1830, à 8a ans. 11 avait publié ii diverses époques (le nombreux pamphlets de circonstance qui sont tombés dans l'oubli qu'ils mérilaient ; lui-même les désavouait, et ce ne serait point ici le lieu de les rappeler. L'écrit qui lui a fait donner une jilace dans 06 IXicliomiaire, est intitulé : Dissertation sur