‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 186 sur 228 · CRI · texte numérisé non relu

CRI

les libertés de VEqlise gallicane, la pragmatique-sanction et les concordats de 1506 1801 et 1817, Dijon, 1819, in-S°. Nous citerons encore de lui : Recherches historiques sur la ville de Gray, Besançon, j787, m-H' de jirès de 500 pages, en y cômpienant les preuves : ce livre est mal écrit, mais il renferme des détails curieux ; Projet de constitution du gouvernement représentatif ,{\r&y , 18li, in-S" ; La vérité rétablie, ou Mémoire sur la séance de l'Assemblée législative du 10 août 1792, Besançon, 181 '1., in-8"' de 47 pages, où il s'etforce de prouver qu'il est toujours resié fidèle à la cause royale ; Les héroïdes d'Ovide, traduites en vers, suivies de la Consolation à Livie, etc., Dôle, 1826, in-8", chef-d'œuvre de [.datitude ; Réfutation du Résumé de l'histoire de la Franche-Comté, par M. Lefebure, Gray, 1827, in-8'. Les nombreuses erreurs (pie l'auteur signale regardent i xclusivement rarronilisscment qu'il habita t.

CIIESSY iSeken'us), savant et pieux bénédictin anglais, a donné la Vie de saint Julien, i'évéque du Mans. Il est encore auteur d'une Histoire ecclésiastique d'Angleterre, et de quelques ouvrages de piélé ( t de controverse.

CREUTZNACH (Nicolas), professa la théo- Ittgie à 'Vienne en Autriche vers la lin du xv" siècle. On a de lui quatre livres de Questions sur les sentences, un recueil de Conférences, et un r/où«' sur la conception de la sainte Vierge. CHILLON (Louis-Athanase Balbe-Beb- TON ue), ancien agent général du clergé de France, conseiller d'Etat, abbé commandatairedeGranselve, mort à Avignon sa patrie, le26janv. 1789, à l'Age de 03 ans, se distingua par son zèle contre les erreurs modernes, et la manière aussi solide qu'ingénieuse dont il les a coinbaltues. On a (Je lui : De l'homme moral, 1771, 1 vol. in-8'. Les maximes de vertu y sont appuyées par des exemples qui en ontrenuu la lectureaussiagiéable qu'utile. Il y a cependant quelques propositions qui s mbleiit avoir échappé à l'attention de l'auteur , comme la suivante : « Le besoin « rassemola les premiers habitants de la terre, » erreur philosophique que le sage auteur a répétée parina(jveriance ; Mémoires philosiiphiques du baron de ***, chambellan de S. M. l'impératrice-reine, 1777 et 1779, 2 vol. in-8", ouvrage de génie où la critique est mise en action de 1 1 manière la plus piquante et la plus capable de faire impression sur les esprits même (irévenus. C'est le fruit d'une raison lumineuse qui sait se revêtir de toutes les richesses de l'imagination, et em|iloyei', quanil il le faut, les armes delà plaisanterie et du ridicule. Il seiait difficile de présenter sous un jour |)lus frappant le charlatanisme, les intrigues, les manèges et tous les travers de la philosophie moderne, qu'ils ne le sont dans ces mémoires. Energie et vérité dans les tableaux, justesse et nouveauté dans les cadres, agrément et vivacité dans les entretiens des personnages que l'auteur met en scène, style correct, harmonieux, semé de traits hardis *et heureux ; cet ouvrage réunit, en un mot, tout ce qui peut attacher le lecteur, et lui inspiier du mépris pour la secte dont on y

1127 CftI

dévoile les menées. Vie de CrUlon, suivie de notes liistor. et crit., publiée à Paris, 1825, 2 vol. in-8", par les soins de M. de Fortiad'Urbaii, qui l'a enrichie de not-'s très-curieuses. Les vertus de l'abbé Grillon égalaient ses lumières. L'amour de la vérité et de la justice était le grand mobile de ses actions comme celui de ses écrits. Sabatier de Cavaillon a fait ainsi son éinlaphc :

Lorsque les siens cueillaient les lauriers de la guerre, 11 consacrait sa plume à soulpciir l'juti'l. Pour en bannir le vice il iiislruisait la terre, Et conlie l'atbéisme il défeiiJait le ciel.

Les Mémoires philosophiriuvs font partie du tome XI de la collection dos Démonstrations éccnujéliques, publiée par M. Migne , 18V3- 1850, 18 vol. in-4-°.

CHINESIUS (Christophe), né en Bohême l'an 158V, professa la théologie à Altdorf, et y mourut en 1629. On a de ce professeur protestant plusieurs ouvrages, qui prouvent son érudition: Gymnasium Syriacum, hoc est, linguœ Jesu Christo vcrnucula' pcrfecfa institulio, ex N. T. Syro et aliis rcrum si/riacarum scriptoribus collecta, vovis et geniiinis^ characteribus adornata, Witlenberg, 1611, in-'i-° : ouvrage utile à ceux qui veulent étudier l'Ecriture sainte dans les sources; Epislola S. Pauli ad Itomanos, linyua syriaca, JesH Messiœ et sospitatori nostro vernaciila, ex Tcst.Syr. Yiennensidcsampta, Wittenberg, 1612, in-i° ; Lexicon syriacum, etc., Wittenberg, 1612, in-i° ; Epistola S. Pauli ad Titum, linyua syriaca, cum inlerpretatione latina cl versione interlineari, Wittenberg, 1613 ; Ëxcrcitationeshcbraicœ, Altdorf, 1625, in-l" ; Lingua samaritica ex Scriplurœ sacrœ libris imprcssis et mss.fidelilcr cruta, cumaiiis oricntalibus quatuor , typo œneo collata, Altdorf, sans date, in-'i-" ; Gymnasium clialdaicum exhibens chaldaismi haqiographici grammat'tcam et lexicon, Nuremberg, 1627 et 1628, iu-V ; De confusione linguarum tuin orientalium scilicct hcbraicœ, cUaldaicœ, syriacce, scriplurœ samaritanœ, arubicœ , persicœ, œthiopicœ : tum occidental ium,nempe grœcœ, latinu', itaUca',galHcœ, hispanicœ, statuens hebraicam onuiium esse primain et ipsissimam malricim, .Nuremberg, 1629, in-k".

ClUSlMNi.u ClUiSPlN (Jean), d'Arras, avocat au itarlement de Paris, fut onlraîné dans l'erreur par Théodore de Bèze son ami. 11 alla le joindre à Genève, s'applitiua à la tyi)0graphio et s'actjuit beaiiroiq) de réputation parplusieurs ouvrages ([u'il donna au public. Vignon, son gendre, dirigea son imiirimcric après sa mort , arrivée, en 1572, de la pcsic. On cite de lui un Lexicon grec, Cieiiève, 157V, 1 vol. in-V, et une Histoire (les[)rélendiis martyrs de sa religion, C.cnève, 1570, iii-fol., léiniurimée plusieurs fuis [lour l'étlilicatii-n (les l;uiatii(ues de sa secte.

<;KISI'() (Jkan-Bai'tiste) , théologien et poète, de Galli|)oli,dans leroynumc deNnples, mourut en 1595, dans le teiiips ipie Clément Vlll pensait sérieusement à l'élever A l'épisconat. Ses principaux ouvrages sont : ])c elhnicis philosophis caute Irgcndis, ouvrage estimable, sur le discernement cl les piéi;uu-

chô

tiens qu'il faut apporter dans la lecture des sages cfu paganisme, et utile pour découvrir d'un côté les erreurs des i)hiloso,ihes, de l'autre la vérité qu'on cherche dans la philosophie. Ce livre, publié en 159V, in-folio, Ji Rome, est devenu rare ; La Vita di Sannazaro, Rome, 1583, et Naples, 1633, in-8°, ouvrage curieux, quoique le style en soit négligé. Il a été inséré dans plusieurs bonnes éditions des œuvres deSannazar, notamment dans la belle édition de Padoue, Comino, 1723, in-V°, avec des notes d'un auteur moderne, des corrections , et des additions , et dans celle de Venise, 17V1, 2 vol. in-12 ; Il Piano délia città di Gallipoli, dédié à Flaminio Caracciolo, le 1" janvier 1591.

CROCE (le Père Irénée della), historien, natif de Trieste, Uorissait sur la tin du xvii" siècle. 11 entra dans l'ordre des Carmes, et sans négliger les devoirs de la profession religieuse, il suivit son goi^tpour les recherches historiques. Il s'occupa surtout de l'histoire de sa ville natale, et il publia : Istoria antica emoderna, sacra c profana, della città di Trieste, célèbre colonia de' cittadini romani, Venise, 1698, in-f". Ce livre est encore le meilleur qui ait été publié sur la ville de Trieste. CROESE (Gérard), ministre i)rotestant, né h Amsterdam en 16V2 , est auteur de l'Histoire des quakers, 1695, in-8", en latin, d'un style entortillé, mais assez exacte pour les faits , traduite en anglais ; et d'un autre ouvrage bizarre, intitulé : Homerus ltebrœus,sive Historia Hebrœorum ab Homero conscripta, 170V, in-8". Il y i^-étend que VOdyssée et Vllia de ne sont qu'un récit de l'histoire sacrée. L'Of/(/.«sep, qu'il dit avoir précédé l'Iliade contre la remarque de Longin, comprend, selon lui, ce qui s'est passé avant Moïse, et V Iliade est l'histoire de la prise de Jéricho et de la conquête de la Terre-Promise. Il mourut en 1710 à 68 ans, dans un bourg voisin de Dordrecht. La justesse d'esprit n'était pas sa qualité distinctive ; mais ses ouvrages peuvent [ilaire à ceux qui aiment la critique littéraire et les recherches d'érudition.

CROI (Gt stave-.Maximilien-Jlste, priace DE),cardinal-arclievèquedeKoueii,néau chAteau de l'Herimlage , près le Vieux-Condé (Nord), lel2se|)tembre 1773, était, avant la révolution, chanoine du gi and liiapitreue Strasbourg. Dans le> premièics années de la restauration il fut nommé évè(pi(: de ce diocèse, et après la mort du cardinal de Périgord, il fut nommé grand aunu'iiiier de France, titre qu'il conserva jusqu'en 1830. Eu 182V il fut nommé pour lempl.K it .Mgr de Beniis sur le siège airhiépKsrojial de Uuiien. Léon \il le lit cardiiial-|irèlredu litre de Sainte-Sabine; il était de plus m-imicier du chapitre royal de Saint-Denis, décoré de tous les ordres'du mi, \>ii\v de Fiance, ^;raiid d'Iispagtie, etc. Depuis la léviiluliun de juillet il s'aitpliiiua exclusivement à 1 admin.stratinn uu son diocèse; il lit surtout cliérii' sim esjirit do charité, et les paiivies raii|ielaieiit leur bon jière. On le vit as.si>terau Itaplèuie du coiiito de Paris; mais la ci'réiiioiiie lermiiiée, il reprit le clicmin du sou diocèse. Lo curdina)

Page 1