‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 188 sur 228 · CUN · texte numérisé non relu

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1811, dans un état voisin de l'indigence. Ses principaux ouvrages sont : Preuves de la relif/ion chrétienne; le Calvaire ou la Mort du Christ, poi'ine envers blancs; l'Observateur; Arundel, rouKui, 2 vol. ; Jean de I.ancaster ; Henri, h vol. ; la Bataille d'Ilastings et la Carmélite, trag(''(iies ; les Frères, l'Américain et l'Amant à la mode, comédies ; Anecdotes stir les peintres célèbres d'Espagne. Ses meilleures pièces do thé:Urc ont été insérées dans la collection de Bell. Quelcjues-unes sont dans le genre noble. Il avait aussi composé des Mémoires sur sa vio, qui obtinrent beaucoup de vogue dans le temps.

CUNjEUS (Pierre), professeur de bellesletties, de politique et île droit h Leyde, naquit à Flessinguc dans la Zélande en 1586, et mourut à Leyde en 1638. Parmi ses divers ouvia..^es on distingue ceux-ci : un savant Traité de la république des Hébreux, en latin, dont la meilleure édition est de 1703, in-i% traduit en français, Amsterdam, 1703, 3 vol. in-8°. On prélèr ■ cependant les Mœurs des Israélites, par M. Fleury, qui y traite le môme sujet avec plus d'ordre, plus de jugement, et non luoins d'érudition. Sardi rénales, Leyde, 1612, in-2'i, et dans le recueil de Très satijrœ Menippeœ de G. Corte, Leip'ig, 1720, in-8°. H y tourne en ridicule les faux savants et les professeurs ignorants qui se jouent de la crédulité de leurs élèves. 11 y a joint une tr.nluction do la satire des Césars par Julien l'Apostat, qu'il a fait précéder d'une dédicace, où il montre la plus stupide prévention, en élev;int presque aux nues L s prétendues belles qualités (le ce prince. Un recueil de ses lettres, jmblié en 1725, in-8', par l'infatigahle compilateur Burnian. On y trouve tiuelques anecdotes sur l'histoire littéraire (le son temps. Cunœus était d'un tempérament sec et colère.

CUNÉGONDE (sainte), fdle de Sigefroi, premier comte do Luxembourg, femme de l'empereur Henri II, fut accusée d'adultère, quoiqu'elle eût fait vœu de chasteté. Elle prouva son innocence, si l'on en croit quelques historiens , en tenant dans ses mains une barre de fer ardente, et, selon d'autres, en marchant sur des socs de charrue rougis, sans se brûler. Les mêmes historiens rapportent que son maii dit d lUs ses derniers moments aux parents de sa femme : » Vous me l'avez donnée vierge, je vous la « rends vierge ; » discours où les critiques modernes ont cherché fort mal à propos une matière de censure. Henri étant mort l'an 102V, Cunégonde prit le voile dans un monastère qu'elle avait fondé. Elle y mourut en lOiO, dans les exercices de la pénitence. Le pai)e Innocent lil la ca; onisa solennellement eu 1200. Son corps est inhumé avec celui de Henri dans la cathédrale ue Bambcrg.

CUNÉGONDE ou KiNGE (sainte), iiUe de Bêla IV, roi de Hongrie, et de Marie, fille de Théodore Lascaris, empereur de Constantinoplc, épousa en 1239 Boleslas le Chaste, souverain de la Basse-Pologne, et s'engagea par vœu, ainsi que son mari, à vivre dans ,une continence perpétuelle. Elle s'occupait

presque uniquement de la prière et des exercices de la mortification, faisait d'abondantes aumônes, et allait elle-même servir les pauvres dans les hôpitaux. La Pologne souffrant beaucoup par le manquement de sel, elle obtint , dit-on, par ses prières, la découverte des fameuses mines de Wilisca. Boleslas étant mort en 1279, elle prit le voile dans le monastère de Sandec/, bAti depuis peu pour des religieuses de l'ordre de Sainte- Clai e, et mourut le 24 juillet 1292. On Ihonore avec une singulière vénération dans le diocèse de Cracovie, et dans plusieurs autres endroits. Son nom fut inscrit dans le Catalogue des saints par Alexandre VII, en 1690. Votj. sa Vie dans les Acta Sanctorum, tom. V, juil., i)age 661.

CUNIBEIIT (saint), né en Austrasie, d'une maison noble, fut évèque de Cologne en 023, Le roi Dagobcrt le mit à la tète de son con~ seil, et le fit gf)uverneur de Sigebert, roi d'Austrasie. Saint Cunibert fut encore cliargé du gouvernement de ce royaume sous Childéfic, tils de Clovis III. 11 mourut en 604, avec la réputation d'un sauit évèque et d'un ministre médiocre.

CUNILIATI fPuLGEXCE), dominicain, né k Venise en 1085 , d'une famille originaire de Lyon, professa ia philosophie et la théologie dans le couvent de Saint-Martin de Conégiiano, prêcha avec succès en Italie, et devint en 1737 vicaire-général de son ordre. II mourut le 9 octobi e 1739 avec une grande réputat on de piété. On a de lui : Méditations sur les Evangiles, 4 vol. in-12, 17.33; Méditations stir lés prérogatives de Marie, 1734; Vies des saints, d'après les écrivains contemporains ou les historiens les moins crédules, 6 vol., Venise, 1738 ; Vie de sainte Catherine de liicci, Venise, 1747 ; le Catéchiste en chaire, m-k°, ouvrage très-estimé en Italie; et d'autres ouvrages religieux.

CUNO (Adam-Christophe-Ciiables) , né l'an 1725 fi Laubingen en ïhuringe, fut recteur d s écoles de Grimma, et mourut en 1799, laissant plusieurs ouvra,j;es écrits en allemand : Marques d'applaudissmients que les chrétiens dans la primitive Eglise donnaient aux orateurs sacrés, l,eipzig, 1761, in-4"; Not'iccs biographiques et bibiiogr. sur les théologiens protestants, et autres personnes illustres de l'état ecclésiastique, morts dans le xvin' siècle (un Decennium), Leipzig, 1769, in-4°; elc.

CUNY (Loi'is-Antoine), jésuite de Langres, mort en 1755, parcouiut avec distinction la carrière de l'rloquence à Versaill -s, h Paris et à Lunéville. On a de lui tiois Oraisons funèbres : celle de l'infante d'Espagne, dauphine de France, 1746, 1n-4°; de la reine de Pologne, 1747, in-4° ; du cardinal de Rohan, 1750, in-4°. Il y a dans ces discours des expressions triviales, des plirases obscures, des constructions irrégulières , des tours communs, des i.iées répétées, et une abondance de style qui fatigue ; mais ces défauts sont eifacés par la chaleur avec laquelle ces oraisons sont écrites. L'auteur saisit bien la totalité d'un caractère, et sait le mettre dans

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