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un ijeau jour ; il ranprocUe avec art ce qui pamit étranger à son sujet.
CUPEU (Guillaume), savant jésuite, né à Anvers en 1686, fut mis au nombre des célèbres hogiograplies de cette ville, et a beaucou]) travaillé à la rédaction des Acla sanctorum des mois de juillet et d'août. On a encore de lui : Tracttitnshistorico-chronologicus de patriarchis constantinopolitanis, Anvers, 1733, in-folio, ouvrage savant, plein de rechrn'clies et d'une bonne critique. 11 mourut le 2 février 17V1.
CURIEL (Jeax-Alfo\se), chanoine de Burgos, puis de Salamanque, où il professa la théologie avec réputation durant plus de 30 ans, était de Palenciola, au diocèse de Burgos. 11 s'associa aux bénédictins, leur légua sa belle bibliothèque, et mourut en 1609. Il a laissé : Controvcrsiœ in diversa loca sanctœ Scripturœ, 1611, in-fol., et d'autres ouvrages estimés autrefois en Espagne, et peu connus ailleurs.
CURION (CoELius Seccxdcs), piémontais, né a San-Chirico en 1503, fut d'abord principal du collège de Lausanne, et ensuite professeur d'élO(iuence à B:11e. 11 abandonna la religion catholique, pour suivre les erreurs de Luther. On a de lui un ouvrage singulier, intitulé De nmplitudino beati rcgni Dei, Bâle, ISa'i-, in-8°. 11 étend tellement ce royaume, qu'il prétend, contre la parole expresse do l'Ecriture, que le nombre des élussurpasse infiniment celui des réprouvés.
C'est une suite naturelle du système protestant, qui, n'ayant pas la vérité pour lui, doit s'associer tous les errants. Voi/. Juuieu. Il mourut en 1389, à G" ans. On a encore de lui : Opusciila, Bile, i'ôïk, in-8', rares, et qui contiennent une Dissertation sur In Providence , une autre sur l'immortalité de rdine, etc. L'auteur y i)araît favorable aux .sociniens. Des lettres. Bile, 1333, iu-8". On lui attribue Pasf/uillorum tomi duo, 15VV, in-8". Ce qui l'a fait juger éditeur de ce recueil, c'est q l'il est kr-nième auteur des (li>ux Pasqnillus exstaticus, in-S", l'un sans dat -, l'autre de Genève, ISV'i-. Le second a été réimprimé avec Pasquillus tlieolof/aster, Genève, 166T, in-12, satires sanglantes que la mécliaiici-lé^ d un ■ paît, l'envie do les supprimer, de l'autre, oni fait rechercher; traduction eu latin de VfJisloire de ritalie, par Giiichardin, B,de, 13()(>. 3 vol. in-folio ; /'c hello Melilensi, aiino L'itio, liisloria, B;He, 1367, jn-8", cl dans la colleiiion de Miu'atoi'i.
CURSIUS iI'iehre;, et non Curtius, piètre, docteur on théologie, naquit à Carpiuelo sur Ja fin du XV' siècle. Il professa la rhétorique <à Home avec quelque réiiiitati(jii, et il pu- J>ii I ilans cetli! ville, eu 1333, in-'i", eu la dé- <liant au pa|)e Paul 111, uiu^ Drfcnsio pro Itali(i, ciuUre Erasme, qu'il considérait comme ayant olfensé ses com[)alrioles par quelques mots de ses Adai/rs, mais (|ui se justifia de ce reproche. Cur>uis comiiosa aussi di's poésies latines, (Mitre autres : Itoma, sire Carmen lieroicum larhrifmahile ad Itumani (jrneris serrainrem in urhis erriitio, Paris, Kob. Eslicunc, 1328 : ce uoéme est i'e|iroduil dans
les Deliciœ poetarum italorum, de Gruter, avec six autres pièces de Cursius; Lacnjmœ in cœdcNicol. Cursii, uniri germanici, Rome, lDl9:])etit poème calqué sur un opuscule de Vida, qui a le même sujet; Poemn phahpfium, de civitate Cn lellann Fnliscornm non Vcieiitium oppido, Rome, 1589, in-16 : reproduit dans le tome A'ÏII du Tliesaurus antiquitutum Itnlirp, de Grœvius et Burman.
CURTENBOSCH (Jean deI, né h Gand vers le commeueement du xvr siècle, se rendit habile dans les sciences ecclésiastiques et dans les langues savantes, assista aux premières sessions du concile de Trente, et mourut h Rome vers l'an 1339. On a de lui une relation de ce qui s'est passé aux premières sessions de ce concile, dans la Colhctio amplissimn, des PP. Martenne et Durand, tome MIL On voit aussi un abrégé de cette relation dans la Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques de Dupin, tome XV', édition d'Amsterdam, 1710.
CURTI (Piebre), jésuite, né à Rome en 1711, devint professeur d'hébreu dans le collège llouiain. Il ))assait ])our un des plus su.itils et des plus |jrofonds métaphysiciens de son temps, et il publia plusieurs dissertations savantes et curieuses sur divers passages difficiles de l'Ecriture ; les principales sont. : Cltristus snrerdos, Rome, 1751 ; 5o? stans, dissert, ad Josue, co;}. x, Rome, 175i-; Sol rétrogradas, diss. ad v. 8. cap. xxxviii Isaiœ, Rome, 1756. La conclusion de l'auteur est que le jour fut plus long qu'il ne devait être, mais seulement de trois heures environ, et que cette rétrogradation du soleil eut lieu à trois heures ajirès midi. Curti mourut à Rome le 'i. avril 1762.
CURTIS (Patiuce), archevêque d'.Xrmagh et primat d'Irlande, né en 17'j6 îi Stamulleli, paroisse du comté de .Méath, reçut sa première instruction à l'école deStamullen, où, sous l'empire des lois pénales alors en vigueur, un de ces maîtres répandus à cette époque en Irlande, préparait en secret des jeunes gens pour l'éiat ecclésiastique. Il alla ensuite en Espagne, et acheva ses études dans un collège irlandais où il reçut les ordres. Dans la guerre d'Amérique, il fut [ilacé connue aumiiuier sur tui b.'itiment do guerre espagnol en station dans les mers do l'Amérique méridionale. A son retour, il quitta la marine, et devint président du collège Irlandai-; et professeur de théologie à Salaïuaiiipie. Dans celte place, qu'il conserva près de VO années, d forma des jeuiu'S gens ipii sont devenus des memiires distingués du clergé catliolirpu' d'Irlande, et dont plusieurs ont été élevés à l'épiscopat. lùi 1819 les évê(pu'S d'Irlande le désignèrent unanimement jiour 01 cuper le siég- archiéinscujial d'Armagli, cl leur choix obtint l'a^prohalion du .sainl-siége. Le docteur Curlis était alors à Paris, . ù la nouvelle lui enfui donni'e par M. Murray, arclievè |iie de I)u- Jdin, qui eut ipieljui^ i)eine à lui taire accepter celle uignitc'. Il umurut en 1832. après avoir légué une somme pour bùlir une chapelle dans sa paroisse natale.