‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 191 sur 228 · DAG · texte numérisé non relu

DAG

lus

huit fois do son église et rétabli autant de fois, il finit sa carrière par ôtre étranglé en 16.38, par ordre du ;^rand-sei,L;nciir, sur la route d'un nouvel exil où on le conduisait. C'était, comme tous les hérétiques, un brouillon présomptueux, le plus inlrijiant des hommes, et par coùséquent le plus inquiet.—Cyrille CoNTARi de Bérée, son successeur, anatliématisa sa confession de foi dans un concile de Constantinonle, et n'épargna i)oint son auteur. CeCyrille ayant été exilé à Tunis, et Parthénius, évêque d'Andrinople, mis à sa place, ci-lui-ci assembla en 164-2 un nouveau concile, où la confession de Lucar fut encore condamnée ; mais on ménagea sa mémoire. Le décret de ce sjnode fut confirmé dans celui de Jassi, et

les mêmes erreurs furent anathémntisées dans le célèbre concile de Jérusalem en 1072. J. Aymon en a donné une édition, avec quelques Lettres de Cyiille-Lucar, Amsterdam, 1718, in-V°, |POuc l'oppuser à ce qu'en ont rapporté messieurs de Port-Uoyal dans la grande Perpétuité de la foi : labbé Renandot a répondu à cet ouvrage dans les deux volumes (ju'il a ajoutés h !a Pn-pétuité, etc.

CYUUS, évécpie de Pliaside, puis patriarche d'Alexandrie, donna dans les erreurs des moiiolhélites et approuva l'Ecthèse. Ses écrits furent condamnés au concile de Latran en 6'; 9; cette condamnât ion fui coidirméeauG* concile générall'an 080. Cy rus luouiii t eu Gil.

CYZ (Mabie-Madeleine deJ. Yoij. Combé.

CZERNIEWICZ. Yoij. Stanislas (le P.).

DABILLON (André) fut pendant quelque temps le compagnon du fauat que Jean Labadie, avant que cet enthousiaste eût (|uilté la religinn catholicjue ; mais il ne iiartagea ni ses erreurs ni ses désordres. Il avait été auparavant jésuite. M. de Caumartin , évéque d'Amiens , sut faire la dillerence de l'un et de l'autre. Il chassa Labadie et retint Dabillon pour son grand-vicaire. Il mourut vers l'an 166i, curé dans l'ile de Magné, en Saintonge. On a de lui qmdques ouvrages de théologie, entre antres : Concile de la ç/rdce, ou lié/lexioiis SU7- le second concile d'Orange de l'an 529, Paris, IGYo, in-4°.

DAELMAN (Ciiarles-Guislin), né à Mons, en liainaut , en 1070, docteur et professeur en théologie à Louvain, président du collège Adrien, et chanoine de Sainte-Gertrude, à Nivelles, mort le 21 décendjre 1731, a laissé une théoloejie scolastico-morale , qui a été imprimée plusieurs fois en un vol. in-8". On y voit plusieurs oraisons latines qui montrent qu'il était peu versé dans les belleslettres : celle qui e->t la mieux écrite n'est pas de lui; elles sont toutes fort comtes et sans dévelop|)emenl; ce sont plutôt des lieux oratoires (loci orutorii).

DAGOBEKT II (saint) le Jeune , roi d'Auslrasie, lils de saint Sigebert II, devait nu nter sur le trùno de son père; mais (Irimoald, maire du [ialais, le lit renfermer dans un monastère, et donna le sceptre à son propre (ils Childebert. Clovis II , roi de France , ayai.t fait nmurir Grimoald, détrôna Childebert, et, sur un l'aux biuit de la mort de l)agoi)ert, donna l'Austrasie à C.lotaire 111, puis à C ildérir II. Dagoberi épousa iMathildecn Ecosse, où il avait été conduit, et en eut j)lusicurs enfants. Ajjrès la mort de Childéric, il rejirit la couronne d'Austrasie en G7'i, gouverna sagement son peu|)le, finda divers monastères, et fut assassine en 079 par ordre d'Eliroin, maire du palais, comme il marchait cmilre 'l'hicrii, roi (le France, au(jnel il avait di(lar('' la gueiTi'. Sa mort aurait dil rendre Thieri'i seul maître d" la monarrhi'; mais l'.Vustiasie, craignanl de tundi r sous la dominatimi U'Ebroiu , maue du i>aluis , ne voulut plus

reconnaître de rois. Pépin et Martin s'en firent déclarer ducs ou gouverneurs. Dagobert, d"une vertu éprouvée et p'U commune, est honoré comme martyr k Stenay , lieu de sa séiiulture , selon lusoge du temps (]ui donnait ce titre à ceux qui périssiiieni injustement après avoir bien vécu. Le P Wilthclm, jésuite, a publié les .4r«ps de cp prince, Mols'icim, 1623, in-'i°; augment^'S ppr Floncel, Luxembourg, 1053, in-^i-"; mais onneies croit pas assez authentiques pour mériter la confiance générale.

DAGOFMEH (Guillaume! . né ?i Pont-Audenier, vers le milieu du xvir siècle, mort Ji Courbevoie en 1745, avait été professeur de |)liilosophieau collège d'HarcourI, h Paris, principal de ce collège et reeleur de l'université. Ou a de lui un Cours d" philosophie en latin, où il y a beaucoup de subtilités; un ])( tit ouviage en français contre les Ai-erlissements de M. Languet , arvlievéque de Sens. Bagoumer était engagé dans le parti de Janséiiius, et le soutenait avec ar leur. C'est lui que le Sage a voulu dési-.ner sons le n m le Ginjnmar d uis son roman de Gil-Blas. Vo//. le chnp. 6 du liv. iv de ce roman.

DAGUEKUE (Jean) , luèire , né en 1703, ?i Lari essore, au jùed îles Pyrénées, de jiarents l)auvres, mais laborieux, ([ui s'imposèrent des privations pour cultiver ses dispositions naissantes, étudia la thiVilog'e, à Bordeaux, sous la direction <lu P. Chiuiriu , jésuite , et fut nommé vicaire du Imurg d'Anglet , près d(^ Bayonne. Afllig^' de la nusère et de l'i giioraiii-e des habitants di- ces campagnes, il voulut il la fois éclairer b'ur intelligence et former leur cieur , et il réunit auprès de lui qucl(juos jeunes gens , (pi'il se donna la (Aclie lie foiiuer aux vertus et aux connuissiuces (b- leur élal. .\i(li'' d'ecclé>ia-li(pies zélés, il donna des niis>ions, qui produisirent des fruits abondants. L'évèque de B.iMmne l'aiipcia il prècliiT dans sa caihi'iliaji'; la foiile accourut pourreiiteiidre , el il opéra des conversions nombreuses. Le diocèse do Ba.onne n'avait point de jieiil séminaire: l'abbé Daguerre enlre[)rit d'rii fonder un, où l'on enseigna la théologie , la iihilusophie et

lliO

DAH

Page 1