‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 192 sur 228 · DAI · texte numérisé non relu

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les humanités; et, grâce à son active charité, aux voyages qu'il lit, tant dans l'intérieur de la France qu'en Espagne , ses efl'orts obtinrent un succès comfilet. Le séminaire de Larressore fut termin'; en 1733, et le pieux foniateur le dirigea heureusement pendant 52 ans. A sa mort, la maison possédait 18,000 fr. de rentes. 11 fonda aussi à Hasparren un couvent de fdles , dont il nomma supérieure mademoiselle d'Etcheverry , femme d'une haute maison , que ses exhortations avaient déterminée à quitter tontes les prospérités du siècle, il y ht adopter les constitutions de saint François de Sales , en les modiliant un peu. La correspondance de mademoiselle d'Etcheverry a été imprimée; il est à regretter que les réponses de l'abbé Daguerre n'y aient pas été réunies. Il mourut le 23 février 1785. L'('tab1issement t|u'il avait créé périt, connue toutes les instituti ns de ce genre, pendant la révolution, et tous les directeurs et prêtres qui s'y trouvaient furent déportés; mais, sous la Restauration, il a été relevé de ses ruines. On a do l'abbé Daguerre un livre excellent et solide, m[\lu]é : Abrégé fies principes de momie et des règles de conduite qu'un prêtre doit suivre pour bien administrer les Sacrements, Poitiers, 1773, 1 vol. in-1-2, réimpri néavec des augmentations con>idérables C'O 1819 et en 1823, parles soins de M. Lambert, vicaire-général de Poitiers, et ndojité dans les séminaires de plusieurs diocèses. DAGUET ( Pierre-Axtoine-Alexandr'.; ),

i'ésuite, né à Baume-les-Dames le 1" décem- )re 1707, mourut en 1775 à Besançon, où il s'était retiré depuis la suppression de la société. On a de lui plusieurs ouvrages écrits avec onction : Considérations chrétiennes pour chaque jour du mois, Lyon, 175S,in-12; Extrcices du chrétien, Lyon, 175i), in-12; La consolation du chrétien dans les fers, ou Manuel deschiourmes, Lyon, 1759, in-12; Exercices chrétiens des gens de guerre, Lyon, 1759, in-12. Plusieurs écrivains ont confondu le P. Daguet avec d'Aguy, abi)é de Soi ù/e , qui mourut à Besançon, le 18 avril 1782, laissant plusieurs dissertations manuscrites, tant historiques que littéraires.

DAHLER (Jean-George), pasteur luthérien, né à Strasbourg, le 7 décembre 17G0, s'appliqua dans cette ville , ainsi que dans plusieurs universités allemandes , à l'étude de la théologie et des langues orientales. Il espérait obtenir une chaire à Gœttingue, lorsque l'explosion de la révolution française l'obligea de retourner à Strasbourg. Il passa tout le temps des orages révolutionnaires dans des postes subalternes, et ce ne fut qu'en 1807 qu'il fut noumié professeur supplémentaire ù la faculté de théologie de Strasbourg; comme à ce titre n'étaient joint attachés des émoluments , il ne le délivrait point d'une situation gênée et pénible. Enfin il fut nommé professeur titulaire et doyen de celle faculté. Il mourut le 28 juin 18;-i2, laissant divers écrils : Exercitationes in Appianuin , inséré dans le tome I" des Opuscula academica de Schweighœuser; Manuel de l'histoire, deVart et de la littérature , en so-

ciété avec Fritz, léna, 1788 : c'est un résumé des leçons de Griesbach , de Dnederlein et d'Eichhorn; Tabula orbis antiqui Oberiini emendata; Dclibrorum Paralipomenon auctoritate atque fuie historiea, Strasbourg, 1819; une trad. française des Prophéties de Jérémie, ibi-J., 1825 et i830, 2 vol. ; beaucoup d'articles dans plusieurs publications périodiques, etc.

DAILLÉ (JEAN).néàChHtellerault en 1594, fut chargé, en 1612, de l'éducation des deux petits-tils de Duplessis-Mornav. Il fit avec eux plusiouis voyages dans différentes parties de l'Europe. A Venise , il lia connaissance avec Fra-Paolo , qui voulut inutilement l'engager à s'établir dans cette ville. Revenu en France , il exerça le ministère à Saumur en 10^5, et à Charehton l'année d'après. Il mourut à Paris en 1670. Les protestants font beaucoup de cas de ses ouvrages, et les catholiques avouent qu'ils sont dignes de l'attention des controversistes. Les principaux sont : De usu Patruin , 1646 , in-4% estime par quelques-uns de sa communion. Il ne veut point qu'on termine les différends théologiques par l'autorité des Pères; mais c'est précisément cette autorité qui forme la chaîne de la tradition : en les récusant, Daillé convient asse< clairement qu'ils sont contraires aux opinions de sa secte. Il a été Victor. eusement réfuté par William Réeves, protesiant anglais, auteur d'une traduction an.daisp des Apologies du christianisme de saint Justin etdeTertullien.Foi/. Traité hist. et dogm. de la religion, par Bergier. t. II (Voy. Baubeyrac, Jean); De pœnis et satisfactionibus humanis, in-4°, Amsterdam, lG'+9; Dejejuniis et quadragesima , 1654, in-8''; De confirmatione et extremaunctione, iii-4°, lîenève, 1669 ; De cultibus religiosis latinornin , Genève, 1671 , in-4°; De fidei ex Scripturis demonstratione, etc. Des Sermons en plusieurs vol. in-8°, cpii sont écrits avec net clé, et remplis de passages de l'Ecriture et des Pères. Daillé était d'un caractère fianc et ouvert. Son entretien était aisé et instructif. Les |>lus fortes méditaticns ne lui ôtaient rien de sa gaité niturelle. En sort.mt de son ca!jin?t, il laissait toute son austérité parmi ses pa|)iers et ses livres. Il se mettait à la portée de tout le monde, et les personnes du commun se plaisaient avec lui, comme les savants. Il était si peu prévenu en faveur des voyages , qu'il regrettait les deux années qu'il avait passées à parcourir la Suisse, l'Allemagne, les Pays- Bas et la Hollande. Il croyait qu'il les aurait mieux employées dans son caisinet. Son fils (Adrien) a écrit sa Vie.

DAILLON (Benjamin de), écrivain protestant qui vivait sur la lin du xvu' siècle, était de la famille des comtes de Lude. Lors de la révocation de l'éd-it de Nantes, il se retira en Anglelerre, où il devint ministre de l'église française de Catterlough. Il faillit s'attirer des désagréments par une opinion singulière qu'il émii sur le démon. Bek^ er ayant écrit un ouvrage étendu pour annuler la jjuissance de ce prince des ténèbres , Daillon soutint de son côté, dans un sermon, l'existence du mauvais principe : mais , de môme que le

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