DAL
DAM
principe de tout bien, c'est-à-dire Dieu, est un , de mùme , selon l'auteur, il n'y a qu'un diable; les démons dont il est parlé dans le Nouveau Testament ne seraient que des maladies ou inliruiités corporelles. Ce bizarre sermon a pour titre : Examen de.l'op.pression des réformés en France, etc. yXmsierdam^GSl, 1691, in-1-2, suivi d'une espèce d'apologie ou de justilication , où il s'efforce de détourner de lui les censures ecclésiastiques. Déjà un autre scrinon, mVil tâchait dejustifierleserreurs du proleslaiilisine, avait été imprimé; il était intitulé : Drfnisc de la religion de Jésus-Christ, injustement accusée de nouveauté, d'hérésie et de schisme, La Uochelle, 1075. — Il avait un frère Jacques Daili.ox, qui, après avoir obtenu un bénéfice dans le comté de Buckingliam, le perdit pour avoir prêché en faveur du roi Jacques. 11 mourut dans un âge très-ovancé, en 1726, à Londres, où il s'était uni h la foule des noii-jureurs. On cite de lui deux ouvrages éciits on anglais, qui sont : Démonologic ou Traité des esprits , où l'on explique plusieurs passages de l'Ecriture, avec un appendice, Londres, 1723. L'auteur y soutient l'opinion de son frère sur luiiité du diable; La cognée mise à la racine du papisme, etc., 1721.
DAIUE (Louis-Fka^çois), religieux et bibliothécaire (les célestins de Paris , né h Amiens le 6. juillet 1713, mort à Chartres le 18 mars 1792, a laissé divers ouvrages qui attestent son savoir : Relation d'un voyage de Paris à Rouen, imprimé à Rouen en 17/tO, in-12; Almannch de Picardie, j)endant plusieurs années; Histoire civile et ecclésiastique de la ville d'Amiens, jusqu'à l'année 1732, 2 vol. in-V, 1757. On y trouve quelques erreurs, du reste peu nombreuses, qui ont été relevées par le Journal des savants; Histoire civile , ecclésiastique et littéraire de la ville et du doyenné de Montdidier, 176o, in-12; Tableau historique des sciences , des lielleslettres et des arts dans la province de Picardie, depuis les proniers temps jusqu'aujourd'hui, 1109, in-12; Dictionnaire des épilhêtcs françaises, Lyon, 1758, in-12; Vie de Grcsset, 1779, ia-12; Histoire littéraire de la ville d'Amiens, 1782, in-V'; Histoire civile, ecclésiastique et littéraire île la ville et du doyenné de Douilens, 178V, in-12; des Histoires delà ville d'Encre, aujourd'hui Albert, et du bourg de Grainvilliers,\ovman\ chacune un pelitvol. in-12; Vie de Joseph Vallart, insérée d.ins le Magasin encyclopédique do juillet 1812; enlin des manuscrits, parmi lesquels on n-marquc des mémoires sur les hommes célèbres que la Picardie a produits.
DALILA, courtisane qui demeurait dans la vallée de Sorec, do la tribu de Dan , (irès du pays des Philistins. Samsoii en étant devenu amoureux , s'attacha à elle; et elle pai-ait être devenue son épouse légitime, (juoi- <pie [ilusicurs inliM-pièli'- cuntinuenlà la regarder cuniiiic une i-ouilisane.
DALLlLll ou DALliïR (Oiuii) , jésuile. se lit (luelque réinitation par srs itrédiialions dans II' xvrr siècle. On a d(! lui des.S'e/v/io/i.sliour les dimani.lnjs df l'amiée; il lus avait
proches à Grenoble , et ils furent imprimés a Lyon , en 1681 , 2 vol. in-8°, qui sont oubliés aujourd'hui.
DALMACE (saint), archimandrite des monastères de Constantinople, lit paraître beaucoup de zèle contre Nestorius. Les Pères du concile d'Ephèse, en V30 , le nommèrent pour agir en leur nom à Constantinople. Il mourut quelque temps après, à plus de 80 ans, égalemeid illustre par ses vertus et son esprit. DALMATIN (George), ministre protestant à Laybacli , dans la haute Carniole , né en Esclavonie, vivait au xvir siècle, et était habile dans les langues orientales. On lui doit une traduction luthérienne de la Bible en langue esclavone, Wittenberg, 1584, in-4°. DALKYMPLE (David), jurisconsulte écossais, né d'une famille noble à Edimbourg, en 172o, fut nommé, en 1760, l'un des juges de la cour de session , et , en 1767 , lôrd commissaire du justicier. Il prit alors le titre de lord Hailes, et se distingua, par son intégrité, son exactitude et sa douceur, jusqu'au moment de sa mort , arrivée en 1792. Ses principaux ouvrages sont : Remarques sur l'histoire d'Ecosse, 1773, in-12, où l'on trouve beaucoup de reclierches ; Annales d'Ecosse, 1776 et 1779, 2 vol. in-4% et 1797,3 vol. in-8% ouvrage estimé; Les œuvres du mémorable M. Jean Hailes d'Eton , recueillies pour la première fois ensemble, en 3 V(il.,Glascow, 1765; Histoire des martyrs de Smyrne et de Lyon dans le n' siècle, avec des notes explicatives, Edimbourg, 1776; Restes d'antiquités chrétiennes, Edimiiourg, 3 vol., 1778; /{cc/ifrchcs concernant les antiquités de l'église chrétienne , (jlascow , 1783. 11 réfute solidement, dans cet ouvrage et le suivant, plusieurs des 0|)inions de Gibbon , relativement à l'établissement du christianisme, lirelierches sur les causes secondaires auxquelles Cli. Gibbon a attribué les rapides progrès du christianis)ne, in-V", 1786.
DA.NLMîIS, femme d'Athènes, qu'on croit avoir éli' d'un rang distingué , se trouvait dans l'aréoiiage au moment que saint Paul piunonça devant ce iameux sénat le magnilique discours sur la divinité, dont il est jiarlé au il' chapiti-e des Actes des Apôtres. Elle en fut si pénétréi^ (pi'elle renonça sur-le-champ aux erreurs du jiaganisme , et s'allacha au saint apôtre, ainsi que saint Denys l'Aréopagife , et quelques autres , dont le Seigneur avait touché le cœur.
DA.MASC1':N|!:. V. Jean Damasc^ixe (saint). DAALVSCfiNE (Jean), récollel, se lit un nom parmi les prédicateurs du xvn' siècle, et puijba : Discours chrétiens sur les Erangilcs de tous les <limanches et sur les princijiales fêles de l'année, l'aris, 1098 cl 1099,8 vol. in-12. Les (piatre premieis volumes sont pour les dimanches, et les autres pour les 1lHc<. Le style en est assez pur, et les vérités de lareli,,ii)ii y sont traitées avec clart(! et précision. Cependant l'art s'y montre un peu Iroj), connue dans la division du sermon pour lo jugement derniei', qui est coneu en ces lerines : « Au jour du jugement, i" les éloilos « tombcroat du ciel : toutes ces justices pal-