‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 195 sur 228 · DAS · texte numérisé non relu

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de rindulcjcnce de la Portioncule, Ulm, I70'i-. DANZER ( Joseph-Melchior) , théologien catholique, né en 1739, à Ober-Aybach, près de Lanilshut en Bavière, consacrait les moments de loisir que lui laissait le ministère ecclésiastique h l'étude do la physique et des mathématiques. Il enseigna ces deux scienws à Straubing et à Munich, fut nomme en 1/ /9 membre de la direction des études et conseiller ecclésiastique, et mourut le 10 mai 1800. C'est lui qui inventa les fournaux économiques qui portent sonnom en Allemagne. 11 laissait divers ouvrages, en allemand, dont les principaux sont : Essai sur lajhénlofiic morale et pratique, Aug^bourg, 1777, in-8°; Premiers principes du droit naturel, Augsbourg, 1778, in-8'; Application de ces principes aux circonstances particulières de la r/c, Munich, 1780; Traité élémentaire sur les mathématiques, à l'usage des lycées, Munich, 1780-1781.

D VON (RoGEu-FuAisçois), prêtre eudiste et professeur de théologie, né à BriqueviUe, diocèse de Baveux en 1679, fut successivement supérieur des séminaires d'Avianches, de Senlis et de Séez, et mourut à Séez le 16 août 1749. On a de ce prêtre plein de zèle plusieurs ouvrages élémentaires très-estimés : La conduite des confesseurs, Paris, 1738, in-12, qui a été traduit en itaUeii, et plusieurs fois réimprimé; La conduite des âmes dans la voie du salut, Paris, 1753, iii-12. Un i)rofesseur de théologie en a donné une nouvelle édition en 1829, en y ajoutant des Avertissements aux confesseurs, et une Exhortation aux ecclésiastiques de s appliquer à l'étude; un volume d'opuscules contenant un Catéchisme pour les ordinands, une Méthode pour la première communion, une autre pour faire des conférences, et des Méthodes pour les sermons, les prônes, et pour expliquer les cérémonies du baptême; Introduction à l'amour de Dieu, tirée des OEuvres de saint François de Sales; Instruction ou catéchisme pour'les enfants .

DARONATSI (Paul), célèbre théologien de l'église d'Arménie et l'un des plus prononcés contre lÉglise grecque et le concile de Chalcédoiiie, était né en 10.'t-3 dans la province de Daron, et mourut en 1123 dans un monastère dont il était abbé. 11 avait lU'Ofessé avec distinction la plnlosoplue et la théologie. Son principal ouvrage estune Lf<tre contre Tliéopisle, philosophe et théologien grec, Constanlinople, 1752, 1 vol. iii-iol. On a encore de Daronatsi un Traité contre rfiqlise grecque, un Commentaire sur Daniel, et d'autres écrits théologiques. La Itdjlioihèqiie de la rue Richelieu [lossèdc plusieurs de ses manuscrits.

DARTIS (Jean). Yoij. Autis (Jean d ).

DASSIER (LazarkJ, religieux doniinicani, prêcha dans plusieurs cal lédralrs et collégiales du royaume vers le milieu du wiii' siècle. On a dislui un grand nombre de sermons sous ce titre : L'Evangile de la grdce^ : i" Sermons pour l'avent, Paris, 1678, in-8'; 2' -^ Pour tous /(A- dimanches de l'année, Lyon, 1682,2 vol. iii-8"; 3-- Sk;- les mystères de

Notre-Seiqneiir, in-8°; V' Trois octaves pour le Saint-Sacrement, 1 vol. in-8"; — Sur les Mijstcres de la sainte Vierge , 1685, in-i". Ces serinons, tombés dans l'oubli, ne méritent guère d'en être tirés.

DATHE (Jean-Auguste), célèbre orientaliste allemand, né en 1731 à Weissenfels en Saxe, devint en 1762, professeur de langues orientales à Leipzig, et consacra tous les moments que lui laissait sa place à une nouvelle traduction latine des livres de l'Ancien Testament, que les protestants regardent comme la meilleure qui existe en cette langue. On doit reconnaître à la louange de Dathe qu il n'a pas obéi aussi complètement que beaucoup d'autres sectaires au besoin de plier le texte sacré aux erreurs protestantes. Les dif férentes parties de son ouvrage parurent séparément de 1779 à 1789. On a encore de lui une édition de la première partie de Salomonis Glassiiphilologia sacra his temporihus accommodata {tome I. Grammatica et Rhetonca «((•ro), qu'il enrichit de notes, Leipzig, 1776, grand in-8'. Les deux sections du second tome, formant 2 volumes, ne parurent qu'en 1795 et 1797 par les soins de G.-L. Bauer. Dathe donna aussi une nouv. édition des Proh'i/o)nèiies de la polyglotte de Wallon, Leipzig, 1797, grand in-8°. ïlosenmuller publia, après sa mort arrivée en 1791, un recueil de ses disseitalionsacadéiniques, intitulé: 0;;iMCw/a ad crisin et interpretutionem Yeteris Tcstamenti spectnntia, Leipzig, 1796, in-8°.

DAUBENTON (Guillaume), jésuite, né k Auxerre, le 21 octobre 16i8, suivit en Espagne le roi Philippe V, dont il était le confesseur. Il eut le plus grand crédit auprès de ce prince; mais les courtisans jaloux le tirent renvoyer en 1706. 11 fut rappelé en 1716^ pour reprendre sa [)lace, et mourut en 1723, a 75 ans. Le conte ridicule que Voltaire, d'ajjrès Bellando, a fait sur sa mort, ne mérite pas d'être rapporté. Ce jésuite avait prêché avec succès. On a de lui des Oraisons funèbres, entr'autres celle du duc Charles de Lorraine, Nancy, 170J, in-V; et une V(> de saint François Régis, in-12, Paris, 1716; Lyon, 1717, in-12.' Elle a été traduite en espagnol et en italien. L'auteur avait aimaravanl \mbVié -.Scripta varia in causa beatilicalionis J.-F. Régis, Rome, 1710 et 1712, 2 vol. in-ful. DAUBERMEML ( Fiiançois-Antoim; ;, né vers 17'i-'i-, à Salles, près de Perpignan, l'ut député à la convention nationale par le déparlemenl lUi Tarn; il ne vola pas d;ins le procès de Louis XVI, pour cause de maladie. Il fui ohligi'. sous le règne de la terreur, de donner sa démission, ainsi que Laréveillère- Lépaux, mais ils furent rappelés dans celle assemblée en 1795. Devenu ensuite ineinbre du conseil des Cinq-Cents, Danliermenil en sortit le 20 mai 17;i;', et y fut réélu lannée suivante. L'opposition qu'il lit aux événements du 18 brumaire le lit exclure du Cor|)S législatif. 11 fui même condauuié à être déleiiu dans le dépnlenienl de la Charente- Inférieure, mais rarrètéfut pnminlemenl mvporlé. Daubermenil se relira dans son deparlemenl, et mourul eu 1802. D'un carac-

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tère romanesqufi et enthousiaste, il se regardait coiuiue disciple des anciens mages, et il donna naissance à la société des théophilanthropes, par l'écrit suivant : Extraits d'un manuscrit intitulé : Le culte des adorateurs de Dieu, contenant des fragments de leurs différents livres sur l'instruction du culte, les observances religieuses, l'instruction , les préceptes et l'adoration, Paris, an iv ( 1796 ), in-8° de 175 pages. On peut consulter à ce sujet V Histoire des sectes religieuses, par Grégoire, tome II, page 90 et suiv.

DAUBUS (Charles) , ministre protestant , né à Auxerre au commencement du xvu' siècle, ayant vu les capucins former un établissement k Nérac, publia contre eux un li- Itelle : L'éhionisme des moines ; de la pauvreté et mendicité volontaire vouée et pratiquée contre l'Ecriture sainte , l'orthodoxe antiquité et la saine raison, in-12. On a encore de lui : L'échelle de Jacob, ou la Doctrine touchant le vrai et unique médiateur des hommes envers Dieu, à savoir Jésus-Christ , etc., Sainte-Foy (près Nérac), 1626, gms in-8°. Ce livre est dirigé contre l'invocation des anges et des saints ; les ministres Daillé, Claude et Jurieu en ont souvent profité dans leurs attaques contre le catholicisme.

DAUNOU (Pierre-Claude-Fra\çois), écrivain et publiciste, naquit en 1761, h Boulogne-sur-Mer, où son père était chirurgien. Après avoir fait ses études chez les oratoriens de cette ville, il entra dans leur congrégation, quoiqu'il eût [iréféré la carrière du barreau, dont il ne fut détourné, selon M. Taillandier, son biographe, que parce que la fortune modique de son père n'aurait pu suffire à faire les frais des études du droit. Il prononça ses vœux à Paris le 17 novembre 1777, et lit ses cours de théologie à la maison d'études de Montmorency. Il paraît que le relAchemont de doctrines qui se remarquait dans cette maison , contribua à rendre plus glissante la pente vers le scepticisme pour un jeune homme dont la foi n'était déjà c[ue trop tiède. En 1780 il passa au collège de ïroyes, où il fut successivement professeur des classes de sixième, de cinquième et de quatrième. Il enseigna la logique au collège de Soissons en 1783, la philosophie au collège de Boulogne en 1784 , et il revint en 1785 à la maison d'études de Montmorency, où il enseigna la philosophie et la théologie. A cette époque , l'académie de Nîmes avait mis cette question au concours : Quelle a été l'influence de Boileau sur la littérature française? Ce fut Daunou qui reçut le prix; son discours, imprimé en 1787, in-8% obtint le suffrage de Laharpe. Daunou envoya aussi à l'académie un Mémoire sur l'origine, l'étendue et les limites de la puissance paternelle , et concourut en 1792 pour le prix proiiosé par Raynal, sur cette question : Quelles vérités et quels sentiments importe-t-il d'inculquer aux hommes pour leur bonheur? Ce concours, ouvert devant l'académie de Lyon, fut remarquable en ce ([ue le jeune Bonaparte fut un des prétendants à la couronne , qui échut encore à Daunou. Cependant il avait

été fait prêtre en 1787 , et il était appelé à jouer un rôle plus important dans nos orages révolutionnaires. Dès 1789, il avait manifesté ses sympathies pour les idées nouvelles dans un Discours sur le patriotisme , qu'il prononça à l'occasion d'un service célébré dans l'église de l'Oratoire à Paris , en commémoration des citoyens morts le li juillet. Il prononça d'aulres discours dans des . cérémonies patriotiques h Montmorency en 1790, et, au mois de février de la même année, il tit insérer dans le JournaJ encyclopédique deux articles intitulés : De la religion publique , ou Réflexions sur un chapitre du Contrat social. Sa conclusion était , dit M. Taillandier, que le catholicisme , conformément au vœu de la plupart des cahiers, était la religion publique eh France , mais qu'il appartenait au corps législatif de la purger des abus qui la déshonoraient. Cette assertion est étrange sous la plume d'un professeur de théologie; car, en admettant qu'il y eût des abus dans la religion , le corps législatif était assurément très -incompétent pour les réformer. On comprend sans peine qu'avec de tels principes Daunou ait prêté serment à la constitution civile du clergé. En 1791, il publia l'^lccoj-t^ de la foi catholique avec les décrets de l'Assemblée nationale , Boulogne , in-i°, où il s'attachait à réfuter son propre évoque, M. Asseline. La congrégation de l'Oratoire ayant été supprimée , comme tous les ordres religieux , Daunou , rendu à la vie séculière, fut nommé en 1791 grand-vicaire du département du Pas-de-Calais ; mais ])resque aussitôt il accepta la place de vicaire métropolitain et de supérieur du séminaire de Paris. Député à la Convention par les électeurs du Pas-de-Calais , il vota constamment avec les Girondins. Lors du procès de Louis XVI , il ne craignit pas de dénier à la Convention le droit de juger le monarque ; puis il vota pour la déportation et la réclusion provisoire jusqu'à la paix , et enfin après le vote de mort , il se prononça jiour le sursis. Après les journées du 31 mai et du 2 juin, il fut du nombre des 73 députés qui protestèrent contre l'arrestation et la mise en jugement des 22 chefs de ce parti. Décrété d'arrestation avec eux le 3 octobre 1793, et mis en prison le même jour, il ne recouvra la liberté que le 24 octobre 1794. Il rentra dans la Convention le 8 décembre, et fut nommé l'un des secrétaires de l'assemblée. Il était, avant son arrestation , l'un des membres du comité d'instruction publique ; il y rentra , et ce fut lui qui fut chargé de présenter à l'assemblée le projet de répartition de la somme de 360,000 francs volée le 27 germinal an m (16 avril 1795) pour être distribuée aux savants et aux artistes qui honoraient le plus la patrie par leurs travaux. Quinze jours auparavant, il avait fait, au nom de ce comité, à la Convention, la proposition d'imprimer l'ouvrage inédit deCondorcet, intitulé : Esquisse d'un labl au historique des progrès de l'esprit humain, |iroposition qui tut conveitic en décret. Faite par un prêtre , elle équivalait à une apostasie ;

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car 011 suil que l'auteur de ce livre n'y garde aucun ménagement envers la religion. Le 4 floréal (24. avril), il fut élu membre de la commission des onze , nommée pour préparer et p ésenter une nouvelle constitution , celle de l'an m, et c'est lui qui fit le ra;ipiirt. La loi relative aux t'iections fut aussi son ouvrage, il concourut à l'organisation de l'institut natimal, dont il fit partie comme membre de la section des sci-nces morales et politiques, et il fut chargé de prononcer le discours d'inauguration dans la première séance qui eut lieu le 15 g-Tminal an iv (4 avril 1795). Le sort ayant soumis à la réélection un certain nombre des mem iros do la Convention parmi lesquels était Daunou , 27 départements lui rendirent son mandat législatif. 11 fut le premier président du conseil des Cinq-cents, et il y fit plusieurs rapports remarquables, notamment le 9 janvier 1797, au nom de la commission d'instruction publique, sur Forganisation des écoles spéciales. Il avait été élu professeur de grammaire générale aux écoles centrales de la Seine en Tan iv, et lorsqu'il sortit du conseil des Cinq-cents en l'an v, le directoire le nomma administrateur delà bibliolhè(iuedu Panthéon. Le 10 vendémia ro an vi (1" octobre 1797), il prononça au Champ-de-iLTrs l'éloge funèbre du général Hoche. En 1797, il rédigea pour la république batave une constitution qui, proraulj;;uée le 1" mai 1798 (12 tloréal an vi), demeura en vigueur jusqu'en 1801. Le 31 janvier 1798, le Directoire le chargea d'aller, avec Moiige et Florent , organiser la république romaine , et il était occupé de cetie mission, lorsque le Pas-de- Calais et le (iard l'éh.rent de nouveau ai conseil des Cinq-cents , oij il revint siéger. Quoiqu'il se fiU opposé aux événements du 18 brumaire, il fut nommé conseillei' d'Etat, mais il refusa et préféra entrer au tribunat , où il fut élu président, et où il continua son opposition au pouvoir de Bonaparte. Celuici essaya de le gagner à son parti , et plus d'une fois il lui fit sentir depuis son ressentiment de n'avoir nu y réussir. Eliminé duliihuiiat avec Chénier et Renjamin Constant , Daunou reprit ses fonction-; d'administraieur de la bibliothèque du Panthéon, et partagea son temps entre les devoirs de cette place et ses travaux pour linslitut. La classe des sciences morales et politiques fut supprimée dans la réoiganisat on qui fut f ite de ce corps littéraire le 3 pluvh')se an xi ; Daunou fit a'ors partie de la classe d'histoire et de littérature ancienne qui devint, on 181G, l'académie des inscri()tioni et belles-lettres. Il jiarait que l'opiiosition d" Daunou aux vues de iîona, arle s'é-tait enfin laissé 11 chir, car siirla (in de l'année 180'i l'empereur le nomma archiviste ; il conserva celte place jiisiiiren 18t(i. En 1807, il donna une é.lition der//!.-.toire dr l'olo'jtip, de Kulliièie, en '^ vol. in-8'', dans ln(pielle il substitua, par ordre di: la polic'", une >uite de .sa composition fi celle 4'"' Feriniid avait pri''i)irée. Lorsque l'empereur cul, avec Pie VII, ces démêlés qui co^t^ist^reiil tant les âmes religieuses et honnôtes, il

demanda à Daunou un nouveau travail , et celui-ci fit paraître son Essai historique sur la puissance temporelle des papes , Paris , 1810, in-8°, de l'imprimerie impériale , sans nom d'auteur ; k' édition , corrigée et augmentée, Paris, 1818, 2 vol. in-8°. « Il est dif- « ficile, dit un critique, de voir un ouvrage « plus rempli de fausset'''S, plus p;a-tial et plus « violent. D'abord h cette époque le pape était « proscrit, dépouill'- de ses états, pris.jnnier. « Un homme un peu délicat devait-il pren- « dre, ce moment pour l'attaquer et lefl'trir? « On nous dit que Daunou gémissait souvent « du despotisme et des violences (!■• Bona- « parte : pouvait-il avec honneur servir ses « f;u'eurs contre un pontife malheureux ? « Cet ouvrage, il faut le dire, est une grande « tache a la mémoire de son auteur Ce qui « y domine, c'est la malignité, le fiel, la dé- « rision et l'injure. Avec lui les papes ont «toujours tort; il leur reproche constam- « ment ou de l'ambition ou de la faiblesse. « Il s'exprime sans aucune mesure sur Gré- « goire Vil , sur Thomas de Cantorbéry et « sur d'autres personnages honorés dans l'E- « glise. 11 emploie les expressions les plus « oulrageantes... Dans le résumé qui termine « son [iremier volume , il s'écrie : Non, la « puissance papale ne saurait survivre à tant « d-e honte, son heure est venue. Ici le pro- « phète s'est quelque peu trompé ; la puis- « sance papale a surv'cu à celle du persécu- « teur, et le ponlife prisonnier e>t remonté « sur son trône, tandis que l'autre était prête cipité du sien. » Au mois de septembre ISIP), Daunou devi;;t rédicteur en chef du Journal des savants, et en 1819 il fut nom i.é pour occuper la chaire d'histoire et de morale du collège de France, laiss''e vacante par la mort de Clavier. C'est aussi en 1819 que les électeurs du Finistère l'envoyèrent à la chambre des dé mtés , où il prononça divers discours dont les principaux ont été imprimés il la suite de la troisième édition de son Essai siir les garanties individuelles que réclame re'tal actuel de la société, Paris, 1822, in-8°.Non réélu en 1823, il re; arut h la chambre en 182'i-, et y siégei jusqu'en 1828, éjioqne où il renonçi à la canilidalui-c pour la dé()utati m. La lévol ition de juill t lui rendit sa place de garde-général des archives du royaume. L'académie des sciences morales et |)olitiques ayant été rétablie en lS32,il alla ''gaiement y reprendre son fauteuil dans la se 'lion de législation et de dmit | ubiic , et en 18:i8 il succéda , c.'mnie seciéla re de raead('-mic îles inscriptions et belles-lettres , à S* Ivestre de Sacy. Sur la lin de 1839, il fut nonuué pair de France; mai- il ne jouit pas 1 nglemps de sa non elle dignité. Daunou mourut le 20 ju.n 18'»0. Suivant le désir qu'il avait exprimé, ses restes furent Iransporli'S dircileineiitel .sans cérémonies religicuspsnu cimi'tère : lin consé luente, m.usdi-ploiable, d'un I riMre qui s'('tail c onslammenl ell'ori-.é d'oublier, au milieu des tempêtes sociales, le carnetère sacré dont il avait été revOlu. Indépendamment des travaux dont nous avons oarlé dans le cours do cet article,

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nous citerons encore de lui : divers Mémoires, insérés dans le Recueil de l'iristitut; un grand nombre d'articles et un Tableau littéraire du xui' siècle , insérés dans l'Histoire littéraire de la France, commencée par les bénédictins, et dont il fut un des continuateurs les plus actifs ; environ une soixantaine d'articles dans la Biographie universelle, de Michaud , entre autres ceux de Pierre le Vénérable et de Tillemont : ces articles sont , entre les produciions de l'auîeur, celles qui se res':en- , teiit le moins de l'esprit de parti ; Cours 1 d'histoire et de littérature, ipuvre posthume, 1 Paris, 18'ti, 7 vol. in-8°. 11 donna aussi , en y ajoutant des notices , des éditions de Boileau, de Chéiner, de l'Histoire littéraire d'Italie, de Gingucné, du Cours de littérature, de Laharpe, en 1826, des Oeuvres posthumes de Tharot, etc. M. Taillanlicr a publié à Paris , en 18'(1 : Documents biographiques sur P.-C.-F. Daunou, brochi:re in-8°, qui a le tort d;' ressembler trop h un panégyrique.

DAUSQUE (Clalde) , né à Sainl-Omer en loilG , jésuite , puis chanoine de Tournay, mort le 17 janvier 16ii. Nous avons de lui : une traduction en latin des Harangues de Basile, éyèque de Séleucie avec des notes, Heidclberg , 1G04 , in-S"; un Commentaire sur Quiiitus Calaber, Francfort, 1614, in-8°; Anti'/ai novir/ue Lalii orthographia, Tournay, 16J2, 2 vol. in-fiil.; Terra et aqua, seu terrœ fluctuantes , Tournay, 1633 , in-'i-°. Les îles flottantes près de Saint-Omer ont donné occasion à cet ouvrag<^ , oii l'auteur parle de toutes les îles semblables dont il a pu avoir conjiaissance ; il y parle aussi dos autres merveilles naturel'es qui ont rapport h la mer, aux rivières. Cet ouvrage est plein d'érudition. Il a encore donné plusieurs autres ouvrages qui prouvent que Dausque était versé dans les lingues savantes, la tnéolcigie, l'histoire naturelle et l'antiquité profane; mais on voit a :ssi que son savoir avait plus d'étendue (juc son jugement de solidité. Ha'fectait de se ser' ir de termes peu usités qui rendent ses ouvrages presque inintelligibles.

DAVAUX (l'abbé Guillaume), instituteur des enfants de France, et chanoine honoiaire de Saint-Denis, né le 1" mars 1740 à la Côte- Saint-André en Dauphiné, fit ses études au séminaire de Saint-Irénée h Lyon, et obtint une chaire au collège de Grenoble. Il y présida au classement de la Libliothèque de l'évâque, M. de Caul t, laquelle devint bibliothèque de la ville après la mort de ce prélat. Un peu plus tard il vint à Paris, entra dans la maison de Rohan, et fut nonmiépar le crédit di" laprincess ■ do Guémém'e, leur gouvernante , institut.'ur des enfants de France. L'abbé Davaux eut bientôt gagné la confiance d' SCS élèves par la douce ir et l'aménité de son caractère. On trouve des détails sur cette éducation dans les Mémoires historiques sur Louis XVII, par i'xkard, Paris , 1818, in-8°, 3' édition. En 178'i il fui nommé à l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé, et il jouissait, en outre, depuis sa jeunesse , d'un prieuré siiri[il(' ; niais la révolution lui fit tout perdre. .Mors 1 abbé Davaux se retira auprès de sa

bienfaitrice, et il reprit plus tard ses fonctions ecclésiastiques. 11 devint supérieur d'une association du tiers-ordre du Mont - Carmel , présid'"nt d'une société établie pour le soulagement des prisonniers, et mourut à Paris le 9 novembre 1822.

DAVRNANT (Jean), de Londres, né vers 1570 , docteur et professeur de théologie k Cambridge, devint évoque de Salisbury. C'était un théologien assez modéré qui cherchait le moyen de réunir 'es chrétiens sur leurs divers sentiments. Son livre intitul '■ : Adhortatio ad communionem inter evangelicas ecclesias, est un monument de sa modération. Il se distingua par son érudition , par sa modestie et pr.r sa pénétration. L'église anglicane l'ayant député avec d'autres théologiens au synode de Dordrecht , il soutint avec le docteur Ward que Jésus-Christ est mort pour tous les hommes. Ce savant estimabl'^ mourut h. Cambridge le 20 avril IGil. Sps productions sont : Prœlectiones de jiilUce controversiarum, 1631, in-fol. ; Commentaria in epistolam ad Colossenses ; Liber de seniitutibus; Determinatio quœstionum theologicarum. On voit dans ses ouvrages des connaissances et des recherches, et toute la sagesse qu'on peut avoir hors de la véritable religion.

DAVENPORT (Christophe), né 5 Coventry dans le comté de >yar\vick en Angleterre, vers l'an ISO.'^, passa à Douai en 1615, et de Ih à Ypres. où il prit l'habit de Saint-François en 1617. 11 reçut le nom de François de Sainte-Claire, sous lequel il est connu dans son ordre. Après avoir professé avec beaucoup de réputation la philosophie et la théologie à Douai, il fut envoyé missionnaire en Angleterre. Obligé de se retirer, sous le gour vernem nt tyrannique de Cronnvell, il repa rut lorsque Charles II eut été rétabli sur le trù!:e. Catherine de Portugal, épouse de ce prince, le choisit pour son théologien et son chapelain : emplois qu'il était bien capable de remplir, p r ses connaissances d-ins la philosophie, dans la théologie, dans les Pères, dans l'histoire ecclésiastique, etc. Ce savant franciscain mourut à Londres en 16S0, à 82 ans. Tous ses ouvrages, excepté son Traité de la prédestination , et son Système de la Foi. ont été recueillis en 2 vol. in-ful., à Douai en 1665. L'auteur s'était acquis l'amitié des protestants et des catholiques, par ses, mœurs, sa framhise et sa droiture. 11 faut remarquer qu'il prenait aussi quelquefois le nom de François Coventry, du lieu de sa naissance. Voy. Nicéron, t. XXIII.

DAVID, fds d'isaï de la tribu de Juda, né à Bediléem, l'an 10S5 avant Jésus-Christ, fut sacré roi d'Israël par Samuel, pendant qu'il gardait les troupeaux de son père. Dieu l'avait choisi pour le substilner à Satd. David n'avait alots que 22 ans; mais il était déjà connu par des actions qui marquaient un grand courage. Sa valeur augmenta avec r.'ige. S'étant otfert à combattre le g 'ant Goliath, il le tua d'un coup de pierre, et en porta la tète à Saiil. Ce prince lui avait [iromis, pour récompense de sa victoire, sa iille Mérob en mariage; suais jaloux de sa gloire, autant

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