‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 201 sur 228 · DEG · texte numérisé non relu

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vas de sermons , les fragments de lettres et plusieurs morceaux qui auraient dû rester dans les cartons. Cen'est pas rendre service à un grand homme de publier indistinctement tout ce que l'on trouve dans ses pa|iieis, et ce qui n'était destiné qu'à son usage. Ces essais, informes le plus souvent, attendaient d'être mis en œuvre, ou n'étaient que des matériaux. On lui reproche encore la |)rolixité de ses analyses, de ses notes, et surtout de ses préfaces, dont il avait fait pour ainsi dire son champ de bataille contre tous les critiques du grand évèque de Meaux. On se })laint particulièrement de la partialité de ses jugements, de son manque d'égards et de ménagements pour ceux qui ne pensent pas comme lui, de ses efforts pour faire prévaloir certaines opinions auxquelles il était attaché, etc. L'assemblée du clergé de 1780 improuva d'une manière très-expresse cette édition, après un rapport qui lui fut fait par l'abbé Chevreuil, et en porta ses plaintes au chancelier. Deforis reçut, dit-on, de ses supérieurs la défense de continuer.

DEGOLA(EusTACHE),prêlreitalien, docteur en )ihilosophie à l'université de Pise, né à Gênes le 28 septembre 1761, fut disciple du Père Molinelli des écoles pies, mort en 1799, et se lia avec plusieurs théologiens italiens qui se faisaient gloire de suivre les opinions de Port-Royal. Lors de la révolution de Gênes, en 1797, il fut du nombre des ecclésiastiques qui furent envoyés dans les campagnes pour y prêcher au peuple les princil)es de la démocratie. Il publia, jiour justifier le nouvel ordre de choses, des vinjin/p.s ecclésiastico-politiques, 1797-1799, où il censurait les abus qu'il croyait voir dans le clergé et pro|iosait des réformes, comme par exemple de n'ordonner aucun prêtre qui ne sût un métier. Il fut aussi du nombre des trois prêtres génois qui adressèrent une longue lettre aux évêques constitutionnels de France, par laquelle ils adhéraient pleinement à leur cause, et déclamaient contre le pape el les évè(|uis légitimes. Non content de cette niaiiiie^laliun , il vint à Paris en 1801, pour assisier au concile national. Pendant son séjour dans cette ville, il se mit en relation avec Grégoire, ancien évêque de Blois ; il fit avec lui un voyage en Angleterre, en Hollande et en Allemagne, pour s informer de l'étal de la religion et établir des liaisons avec (pielques personnages. Degola, dans les derniers lemi)s de sa vie, se consacra à linslructioii des sourds-muets de l'institut de Gênes, (iii-igé |uir le vertueux .\ssarotti. 11 est mort il Gênes le 17 janvier 1826. Outre ses Annules, ou a de lui : îles Instructions familières sur la vérité de la religion chrétienne catholifiue. Gênes, 1790, in-12; un J'récis de la vie du /'. i ign<lli,dllminir..\S^)'l, in-S' ; L'ancien Cttrgé conslilulinnnel jugipar un éréque d'Italie, Lausanne. l8i)V, ni-S"; Jusiiftcatian de Vra-l'aolo Sarp,, ou Lettre d'un prêtre ilal. à un magistrat français Je pri'>id. .\gier),elc.. Pans. l81l,in-« ; un Catéchisme des jésuiten, Leip/ig, 1820, gros vol. in-8\ Tous ces écrits, qui sont en italien, ont été publiés sons nom

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d'auteur. II a laissé en ras. un Traité sur l'oraison dominic. L'abbé Cirégoire a publié une notice sur Degola, ou plutôt un panégyrique. DEGRANGES (Michel), prédicateur et théologien, plus connu sous le nom de Père Archange , naquit à Lyon le 2 mars 1736, et était, h l'époque oCi la révolution éclata, gardien des capucins du petit Foreys à Lyon. Il se retira au monastère des capucins de Sion en Suisse, mais il revint peu do temps après le 9 thermidor, à Lyon , où il fut accueilli dans la maison d'une parente pieuse. Il exerça secrètement les fonctions de son ministère jusqu'au rétablissement du culte, et devint plus tard curé de l'église des Chartreux. Sous le ministère Villèle, il conçut le jirqjet de fonder à Crest en Dauphiné une

j maison destinée k former des missionnaires pourle Levant; mais de nombreux- obstacles l'empêchèrent de réussir. Il mourut à l'hos- )iice de la Charité de Lyon le 13 octobre 1822, laissant plusieurs bons ouvrages : Discours adressé aux Juifs et utile aux chrétiens dans leur foi, Lyon , 1788, in-S" de 143 pages; Aperçu nouveau d'un plan d'éducation catholique, Lyon, 1814, in-8°; Réflexions intéressantes sur l'ouvrage qui a pour titre : Génie du christianisme, 181^, in-é^ de 12 pages : le P. Archange relève plusieurs méprises de ce dernier livre; Précis abrégé des vérités qui distinguent le catholique de toutes les sectes chrétiennes et avouées par l'Eglise de France, Lyon, 1817, in-8° de 46i)ages. Un ancien curé janséniste, l'abbé Jacquemont, entreprit de répondre à cet écrit et à celui de M. Bétemps : Réflexions sur le respect dû au pape et à ses décisions dogmatiques, par sa brochure : Les maximes de l'Eglise gallicane victorieuse des attaques des modernes ultramontains, ou Réponse à deux écrits, etc., Lyon, 1818, in-8' ; Explication de la Lettre encyclique du pape Benoit XIV sur les Usures, suivie de quelques réflexions, etc., Lyon, 1822, in-8° ; Dissertations philosopliiques , histor. et théol. sur la religion ealholii/ue, Lyon, 1836, 2 vol. in-8°. DEJOUX DE LA CHAPELLE (Pierre), né, en 1752 , Ji Genève , avait pour mère une Française de Nimes. Il fit ses études dans sa ville natale et à l'université d'Oxford, et fut reçu ministre du Saint-Evangile , à Bàle , en 1773. Court de Gebelin , ]>rotestant comme lui, l'appela à Paris, et Dejoux l'aida dans la composition de son ouvrage du Monde' primitif. Agrégé, en 1785, à la compagnie des Pasteurs , à Genève, il lit preuve d'un talent

, distingué dans la prédication. Après avoir entrepris de fonder un établissement où seraient enseignées diverses branches des sciences, des lettres et des arts, il revint en France en 1803 , et il fut nommé , la môme année, jjrésident du consistoire de la Loire- Inférieure et do la Vendée. Il conserva cette place jusqu'en 1816, époque où elle lui fut retirée par une ordonnance qu'il avait , diton, lui-même sollicitée , par suite de l'éloignement qu'il counucnçait à éprouver pour le protestantisme. Le gouvernement impérial l'avait nommé recteur do l'université de lîrêiue ; mais les événements qui amenèrent

la chute de Napoléon l'avaient empêché de se rendre à son poste. Dejoux , redevenu libre de tout lien, voulut revoir l'Italie, qu'il avait visitée en 1773 avec lord Allen, son condisciple à l'université d'Oxford. Cette fois, il se proposait d'étudier à fond la religion catholique , et il s'associa pour son voyage un jeune anglais de distinction qui inclinait aussi vers le catholicisme. Cependant des raisons de famille et de fortune retardaient l'abjuration de Dejoux qui occupa encore durant sept ans la chaire de langues anciennes à l'institut de Dollar, près de Stirling en Ecosse. Enfin sa résolution fut prise; il repartit pour Paris, et il abjura ses erreurs entre les mains de l'archevêque le II octobre 1823. Il tomi)a malade peu de jours après, et mourut le 29 du môme mois. Au moment de recevoir le saint viatri[ue , il s'écria : Je crois fermement à la présence réelle de Jésus- Christ dans l'Eucharistie. Sa fille se fit aussi catholique peu de temps- après. Elle apuljlié une Lettre à sa sœur sur les motifs de sa conversion, in-8°. On a de Dejoux : ie commerce, les sciences, la littérature et les beauxarts simultanément enseignés , ou Notice raisonnée d'un Institut réunissant une éducation littéraire et libérale , précédée d'un mémoire qui en démontre la nécessité , Genève, 1801 , in-4°. C'est le prospectus de l'établissement d'éducation dont nous avons parlé; Ce qu'est la franche-maçonnerie , Genève, 1802, in-8" ; Prédication du christianisme, 1803, 4 vol. in-8° ; La Providence et iVa/)o/eon , Nantes, 1806 , in-8° ; Discours sur la guerre dans ses rapports avec la civilisation , ibid. , 1810 , in-S°; Second Discours sur la guerre , ouïe Te Deuin d'Enzersdorf et de Wagram , ibid. , 1810, in-S"; Troisième Discours sur la guerre, considérée sous des rapports de légitimité et relativement aux triomphes récents de la grande armée , surtout à l'éclatante victoire de la Moskoiva, prononcé, sur l'invitation du gouvernement, dans l'église réformée consistoriale de Nantes, le 11 octobre 1812 , et suivi d'un Hymne religieux sur la délivrance de la Pologne , Nantis , 1813, in-8°; La vertu glorifiée , ou le triomphe après la mort, discours prononcé, le 21 janvier 1815, au service funèbre de Louis XVI, Nantes, 1813, in-8° ; Lettres sur l'Italie considérée sous le rapport de la religion, Paris, 1825, 2 vol. in-8'' ; ibid., 2° édition , 1836. Ces lettres , au nombre de quarante, portent , outre le nom de l'auteur, le nom supposé d'Eusèbe Adhémar , prieur d'une abbaye dans le Chablais, et sont adressées à milord Edouard Clinton , comte de Moreland, à Oxford . personnage également supposé. Elles sont censées écrites en 1817, excejUé la dernière, datée du 23 octobre 1825 , dans laquelle l'auteur donne des détails sur sa famille et sur les motifs qui retardèrent son abjuration. On avait annoncé des Soirées napolitaines , qui auraient fait suite aux Lettres sur l'Italie.

DELALANDE (Fhançois), curé de Grigny, diocèse de Paris , ancien professeur de philosophie dans l'université de Caen, est mort, en odeur de sainteté, le 25 janvier 1772. Sa

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Vie a été écrite par M. Ameline , prêtre licencii'' en dro t, Paris, 1773, in-8°.

DELAMAKE (Jean-François) , jésuite , né en Bretagne en 1700 , mort vers 1770 , est auteur des ouvrages suivants : La foi justifiée de tout reproche de contrndiclinn avec la 1 iisor\ , et VincréduUté convaincue d'être en contradiction avec la raison dans ses raisonnements contre la révélation, avec une Analyse de la foi, 1762, in-12. Ce livre, qui est estimé, a été reimprimé en 1817, et il fait partie de la grande collection d 's Démonstrations évûngélic/ues, publiée par .M. Migne, en 18 vol. in-V; Instructions dogmatiques sur les indulgences , 1751; un Abrégé des Vies de Mnrie Dias. Marie Picard et Armelle Nicolas.

DELAMET. Voy. Lamet.

DE'LAN (Fra-nçois-Hyacinthe), hé à Paris en 1672, fut docteur et prof s.-icur le Sorbonne, chanoine et théologal de l'église métropolitaine do Rouen , et fut exilé à Périgueux , en 17i'3, pour avoir s :411e le f uneux Cas de conscience. Il obtint son rappel par sa rétraf'tation, lut nommé, en 1717, coadjuteur de Durieux, pri cipal du collège de Piessis , puis occupa avpc distimtion une chaire de théologie à la Sorbonne, qu'il perdit bientôt à caus' de son attacliement au (larti de P rt- Royal. 11 mourui, le 30 août 17aV. dans l'enclos de la communauté de Sainte-Pélagie , dont il était le clianelain honoraire. D'lan avait été opposé aux convulsions, aux Nouvelles ecclésiastiques et ^ l'abbé Débonnaire , et il fut l'un d 'S signataires de la consultation des trente docteurs contre les convulsions, du 7 janvier 1733. On a de lui : Réflexions judicieuses sur les Nouvelles ecclésiastiques , eu vingt h'ttr.'S, 17o6 et 1737 ; une Dissertation théjlogique adressée à un laïque (l'avocat Leiiaige), C'Witi'C les convulsions, 1733, 2 parti s ; Défense de la Dissertation, en réjionsj à des Rrmarqaes de Lepaige, 173'i- ; deux Examens du figurisme moderne ; Examen de l'usure sur les principes du droit naturel, contre Formey ; L'autorité de l'Eglise et de la tradition défendue , 1739; des Lettres Ihéologiques contre certains écrivains censurés par M. de Scncz.

DEL.V^Y (Patrick.) , théologien anglican, contemporain et ami (le Swift et de Sliéridan , né vers l'an 1686, et nmrt en 1768, a publié : La révélation examinée avec candeur, 1732, 3 vol.; des Réflexions sur la polygamie, 1738; une Histoire de ta vie cl du règne de David, l7l'J, 3 vol. iu-8" , où il ûrfend ce prini'C conirc Rayle; un Essai sur la divine origine des dîmes; dm .Sermons sur les devoirs de la société , ilkk et 175'i- , 2 vol. in-12. ('/est ce (lu'il u fait de mieux. Il avait été marié deux lois. Sa seconde fcnnnc, nommée .VLu'ie, (illo de lordLandsdowne.ixîignait avec goût. 0\\ a d'elle une Flore eompo.sée de 980 plantes très-bien pi'int<'s.

DEL.MlUE (l'abbé (1.), chanoine h<pnorairo de Uayeux, correspoïKlant de l'inslilul, pr.jfesscur d'histoire à la faculté des lettres di' Caen, et do\ en de cette fa( ulté , naquit à Çaen en 1751. A l'épixjue de la révolution , il se relira en Angleterre , e| prolila de sou

séjour dans ce pays pour compulser les trésors historiques du musée britannique, principalement ceux qui concernaient le moyen âge. Il est mort à (^ambe , près Caon , le 24 septembre 1835. Indépendamment de nombreux manuscrits, on a de lui d s réflexions sur le cours de Chénier à l'Athénée, publiées dans un numéro du Mercure; des Recherches sur les ouvrages des bardes de la Bretagne, les Antiquités de Cacn , VUistoire des Trouvères, etc.

DiXAURO-DUBEZ ( Jean- JosKi-n ) , né h Rodez le 9 sept •mbrel7V8, d'une famille honorable , fut destiné de bonne heure à la ma:j;istrature, et devint conseiller de la cour royale de Montpe'lier. Pendant les centjours , il donna sa d mission ; il fut réintégré à la seconde restauration. Del mro-I)ubez était un ma,-;istrat intègre , qui remplissait les devoirs de sa charge avec distinction; mais s'il avait les vertus de son état , il n'avait pas celles du chrétien , et malgré une lionne éducation et les exemples de sa famille, il avait entièrement secoué le joug de la foi. Il vécut ainsi jusqu'à sa Gk' année. .\ cet lige, la grâce le guérit tout à coup de son aveugleme-at d'une manière ])resqne miraculeuse. Voici comment il raconte lui-même sa conversion : Je me plaisais, d t-il, h faire « fréquemment des iiromenades dans le^ ente viions de Montpellier. Pendan' une de ces « promenades, rae& idées se portèrent, je ne « sais comment, sur les jours de mon ea- « féuice et de ma première jeunesse. Je me « rappelai avec délices ces temps d'inno- « cence et de bonheur, les soin<, les coni- « plaisances et l'affectueuse sollicitude de la « plus tendre des mères pour éloigner de « moi les fumstes atteintes du mal... Mais « quand je lis un retour sur moi-même, « que! alriigeant contraste accabla mon flme I « Les remords abieuvèrenl mon cunir d'a- « mortume; ils me révélaient (|u'il y avait « une j istice souverain > hors de ce monde; « des p nsi'es désolantes bouleversèrent mon « esprit. Entièi'cmenl absorbé dans ces ré- « llcxions , j'étais fiarvenu à une distance « très-rapproché(; de l'église du si-minaire : « comme malgré moi, je tombe à genoux « devant la grille qui sépare le vest bule de « l'intérieur, et je m'écrie : O Dieu de ma « mère, s'il est vrai que vous soyez, si, « comme elle me l'assure, vous êtes la v6- « rite, la sagesse et la bonté suprême, que « vous m'avez fait pour vous, et ipie vous « entendez les désirs sincèi'es d'un cirur « m illieureux , mo.'ilrez-vous ù votre créa- « turc, soyez, sa luiuière et ,sa vie, tracez-lui «la j'oute pour arriver jus pi'.-i vous 1 .M(ui « .'igitation él lit extrême, mes larmes roii- « laii'ut avec abondance. Au bout de (jue'- « ques instants, je senti> le calme renaître « tians mon .'une, cl je me relevai avec In ré- « so ulion sincère de cherclier la véiilé de « Ijoine foi. » Delauro-Dubez crut ipi'il ne pouvail mieux témoigner à Mieu sa reconnaissance (pi'en travaillant à rann'ner h \é religion ceux que sa conduite précédente avait pu en éloigner. C'est daii'- ce but qu'il

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c'crivit un ouvrage intitulé : l'Athée redevenu chrétien, où se trouvent exposées avec force k'S principales preuves de la religion. Delauro-Dubez mourut en 1829, sans avoir eu le temps de le mett.e au jour; mais il fut impriin'' par les so'ns de son neveu.

DELBîîNE (Alphonse), savant év(''que d'All)y, n'' à Lyon d'une famille i lustre de Florence, qui avait été obligée de fuir pendant les troubles qui agitaient celte viiie. Il gouverna sagement sou église dans un tL-mps trcs-fàcheus. A la connaissance du droit , qu'il avait étudié sous Cujas, Delbène joignait une profonde étudie de riiistoire. Il avait aussi cultivé les belles-lettres , et Ronsard , alors le prince de 1i poésie, lui avait i:édié sou Art poétique, et Juste-Lipse son Auctuarium veterum inscriptionam. 11 était de l'académie llorimontanc ii'Annec;. Il mourut le 8 f'vrier IGOS , <^gé de TO ans. On a de lui : De principatu Sahaudiœ et vera ducum origine, a Saxoniœ principibus simiitque regum Galliœ e stirpe Hugonis CapHi drducta , liber /jn'mws , Hautc-Combo, 1381, \n-ï\ raie et cité par Lengl "t du Fresnoy, tum. III, page 316 de sa Métliode pour étu lier l'iiistoire ; De gente et famille Ihigons Capeti origine, jiistoque progressif ad dignitatem regiam , Lyon, 1595 et 1G03, cilé par le môme auteur, ibi.l. , toiu. IV, pag. 48 et 3i0; De regno Burgundiœ transjuranœ et Arelalis libritres, Lyon, l(i02 , in-i" ; Tractatus de gente et familia Marchionum Golhiœ , qui postea comités sancli /Egidii et Tolosates dicti snnt, Lyon, 1592, 1(;0?, in-8°. C'est la généalogie des comte> de Toulouse. De familice cistcrcianœ nec non Altœ-Combœ sancti Salpitii ac Stamedii cœnubiorum ori'jine; VAmédéide , poème histoc Ou trouve du même quelques vers imprimés av 'c le Toiibeau d'Adrien Tiirnèbe, 1503, ui-4°. On lui attribue des Leltres à d'Epernou ; mais elles ue s'iut pas de lui.

DELBENE ( Alphonse), neveu du précédent el son successeur sur le siège d'Aiby. accusé d'avoir eu part aux troubles de Lahgu (f.c eu 1032 , et d'être entré dans la révote du duc d.j Montmorency, fut obligé de sortir de France. Il revint après la moit du cardiual de Uichelieu, fut rétabli sur son siège en lGi3, et lait conseiller dEt.it. 11 mourut il Paris, le 9 janvier 1651, à 71 ans. — Un autre Alphonse Delbène, neveu de celui-ci, fut sacré évoque d'Orlé.uis ei. 16V7. C'était le 5" évécpie de sa famille qui avait produit , outre les deux piéc dents, un é^êuued';ÎNuues et un évèque u'Agen. En 1631, il assista h l'assemblée générale du cle gé. Dans uu de ses s^nod s , il défendit la lecture de VApologie des casuistes , et dans celui de loGi , il jHibba pour son diocèse dos Statuts sgnndau.v, qui sont regardés comme uu modèle. Il ache. a à ses frais la coustrut t. du palais éjiisc:jpal. et mourut le 20 mai 1663. J>i.LLUZE ;JosuiH-i'HJLirPE-FRANç,)is), i aturali>te el bibliulliécairi du Jardin des Plantes , né au mois de mars 1753, à Sisteron ^B.isses-Alpcsj, mort \\ Paiis au mois d'octo- Dre 1835 , dans sa 83' année , avait d';ibord emorassé l'état militaire ; mais le corj)s dans

lequel il servait ayant été réformé , il se livra aux études scientiliques. Eu 1795 , il fut nommé aide-naturaliste au Mu'^éum d'Iustoire naturelle, censeur roval en 1814, bibliotliécaire du lUiséum en 1828, et il obtint sa retraite avec le titre d'Iionoriire en 183't. Il avait publié d'abord une traduetion en prose des Amours des plantes , poëme anglais , en quatre chan's , de Darwin, une autre des Saisons , de Thompson , el un ouvrage intitulé : Eudoxe , ou Entretiens sur l'étude des sciences, des lettres et de la philosophie, 1810, in-8°. Zélé partisan du magnétismeanimal,Deleuze se livra a ec une sorte d'e thousiasme à l'étude et à la propagation de ce système, et il publia sur celle m.itière une Histoire critique du magnétisme , 1813 et 1819, 2 vol. in-8°, et une Instruction pratique sur le magnétisme animal , suivie d'une lettre écrite à ïauleur jiar un méd. cin étranger, 1823, in-12. Deleuze cherche sans cesse i-ans ses écrits à ramener à ses théories les faits de l'histoire ancienne et moderne qui lui présentent quelque analogie avec les phénomènes, objet de ses observations. Il n'e.^t pas jusqu'.ui zodiaque de Denderah oii il n'aperçût uans la figure d'Isis , tenant sur ses genoux Orus son lils , une tendre mère magnétisant son nouveau-Ui'. On doit encore à Deleuze : Ji'ponse aux objections contre le magnétisme, 1817, in-S° ; Lettre à l'auteur d'un ouvrage intitulé : Superstitions et prestiges des philosophes du win' siècle , etc., dans lequel on examine plusieurs opinions qui mettent obstacle à l'entier rétablissement de la religion eu France, 1818, in-S"; Défense du magnétisme animal contre les attaques dont il est l'objet dans le Dictionnaire des sciinces médicales, lcSi9, iu-8"; Histoire et description du Muséum d'histoire naturelle , ouvrage rédigé d'après les ordres de l'administration du Muséum, 18i9, 2 vol. in-8° , avec planches et vues ; les noies de quelques ch mis des Trois règnes de la nature, par DeJille ; Lettre à MM. les membres de l'académie de médecine, 1826, in-8° de 39 pages ; divers mémoires et notices biographiques dans les Annales du Muséum d'histoire naturelle, dans les Annales du magnétisme , dans V Hermès , journal du magnétisme ; enfin , des articles dans le Moniteur et dans d'autres journaux, sur des ouvrages d'histoire naturelle et de littérature. DELFAU (dom François), né à Montet en Auvergne en i637, ei.tia dans la congrégation de Saint-Maur en 1636, et se fit un nom dans son ordre. Arnauld ayant engagé les bénédictins de Saint-iMaur à entnprendre une nouvede édition de saint Augustin, dom Drlau fut chargé de cette cntrepiise. 11 en publia le prospectus en 1(^71, et il était déj<\ avancé dans son travail, lors jue le livre intitulé l'Abbé commendataire, in-t2, qu'on lui attribua, le lit reléguer à Sainl-Mabé en Basse-Bretagne, il iiérit sur mer à 39 ans, en li)7(j, comme il passait de Landevenec à Brest. On a encore do lui une édition de V Imitation de Jésus-Christ, en latin, i67.i., in-8°, avec une Dissertation, aussi en latin, où il soulmt, d'après quelques manuscrit!) de l'ab-

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baye saint-Germain-des-Près, à Paris, que ce livre est de JeanGerson. Cette dissertation, imprimée séparément, Paris, 1674 et 1712, in-8°, a été réfutée par Amort, Ghesquière et Desbillons. Voy. Kempis.

DELISLE (dom Joseph), né à Brainville, dans le Bassigny, vers 1690, renonça au métier des armes pour embrasser la vie religieuse dans l'ordre Saint-Benoit : il fut fait abbé de Sainl-Léopold de Nancy, et mourut à Saint-Mihie! le 2i janvier 1766, laissant plusieurs ouvrages, les uns purement ascétiques,lesautressurdesobjets d'érudition ecclésiastique : YicdeM.iHugy, calvinisleconvcr- (i, ci-devant capitaine dans lerégiment de Sparrc, Nancy, 1731, in-12; Traité historique et dogmatique touchant l'obligation de faire l'aumône, Neufcliâte.ui, 1736, in-S" ; Défense de la vérité du martyre de la légion Ihébaine, pour servir de réponse à la dissertation critique du ministre Dubourdieu, Nancy, 1737, in-8° : cet ouvrage a été composé en partie sur les mémoires de dom Clavet, abbé d'A- ^ainne ; Histoire du jeûne, Paris, 174.1, in-8° ; LaYiede saint Nicolas, l'histoiredesatranslation et de son culte, Nancy , 1745, in-8' ; Histoire de l'ancienne abbaye de Shint-MHiiel et de la ville qui en porte le nom, précédée de cinq dissertations préliminaires, Nancy, 1758, in-4°; Avis touchant les dispositions danslesqurUes on doit être selon le cœur pour étudier la théologie, Paris, 1760, in-8° ; Histoire de l'abbaye a'Agaunc (aujourd'hui Saint-Maurice dans le Valais). 11 en est fait mention dans le Recueil des bollaiidistes, au 22 se[)t. Dom Calmet cite encore de lui des Dissertations sur les écéques, sur les écoles des monastères, et sur les prieurés simples, restées manuscrites.

DELISLE DE SALES ( Jean-Baptiste- Claude-Isoakd), membre de l'institut , né en 1743 à Lyon , entra fort jeune dans la congrégation de l'Oratoire ; il en sortit au bout de quelques années pour s'appliquer exclusivement à la littérature, et com|)osa un trèsgrand nombre d'ouvrages de philosophie tombés presque tous dans un profond oubli. Les pi incipaus sont : La Bardinade ou les Noces delà stupidité, |)0('me en dix chants, Paris, 1765, iu-8°. Quoi{iue Delislcde Salosaitdésavouécepoëme,on('slc{'rlainqu'ilest delui ; cet ouvrage n'eut point de succès; Lu philosophiedelanaturc, ou Traitéde morale pour l'espèce humaine, tiré de la philosophie et fondé sur la nature. Cet ouviage qui était fort peu 6tendudanslopi'incipe,s'ac( I iitavecle tem|)s, et l'édition donnée à Paris, en 18t)V, formedix volumes in-8'. CeMe |)roduclion obtint quelque vogue, parce ((u'elle attira des persécutions sur son auteur. 11 y nlct la nature en opposition avec la révélation, cl traiti; avec une légéielé inexcusable les ipiestions les |ilus graves; Dictionnaire historique de chasse cl de pèche, Paris, 1769, 2 vol. in-12, où parmi un grand nombre d'articles inutiles, on ea découvre quelques-uns de curieux. Le style a cctlo emphase que l'on retrouve dans l'ius l(!s écrits de Delisle ; Histoire des d'iuzt Césars de Suétone, traduite en français p'ir H, Ophdloi de Lu Pause , iwhHC de

Mélanges philosophiques, 1771,4 vol. in-8°. De Sales a condamné lui-même ces mélanges philosophiques qu'îV courfraîf, ce sont ses termes, effacer de son sang, s'il ne prenait le parti plus sage de les effacer avec sa plume. Histoire philosophique du monde primitif, k° édition, Paris, 1793, 7 vol. in-8°, avec un atlas de trente planches : cet ouvrage qui servait d'introduction à l'Histoire des hommes en a été détaché par l'auteur, qui y ajouta plusieurs chapitres. C'est un système que l'auteur imagine sur la formation du globe; Ma République, auteur Platon, éditeur J. de Sales, ouvrage destiné à être publié en 1800, Paris, 1791 , 12 vol. in-18 ; réimpr. sous le titre d'Eponine, 1793, 6 vol. in-8"; Mémoire en faveur de Dieu, Paris, 1802, in-8°, dans lequel l'auteur se proposait de réfuter les funestes et mortelles doctrines de l'athéisme. Le titre parut singulier et téméraire, et Lecoz réfuta plusieurs de ses. propositions ; OEuvres dramatiques et littéraires , Paris, 1804-1809, 18 vol. in-8° : on y trouve un Essai sur la tragédie, di'ih publié séparément en 1772, in- 8"; les Eloges de Lafontaine, de Camus , de Bailly, etc.. Le Vieux de la Montagne, roman oriental, qu'il intitula ensuite Tige de myrte et Bouton de rose, etc. — Essai sur le journalisme, Paris, 1811, in-8% et Défense de cet Essai, 1813, in-8'' : le titre donneiait k croire qu'il s'agit de l'histoire et du rùledu journalisme dans la société; ruais ce n'est qu'une réponse aux attaques des journaux contre ses ouvrages. Il y prend à |)ar(ie Laharpe, Grimm, GeoB'roy et d'autres rédacteurs des feuilles littéraires, et là encore l'extrême amour-propre de l'auteur se donne ample carrière; VHistoire des hom)nes, 52 vol. in- 12, avec trois atlas 111-4°; 2'' édition, 53 vol. in-8", avec 111 gravures: les 41 premiers volumes, qui com|)rennpntrfl^(sfo)>Ynnc(mne, sont de Delislc, les autres sont dCiMayer et de L.-S. Mercier. Delisle de Sales continua les Eléments de l'histoire de Frajicc, de VHistoire de l'Angleterre cl di:' VHistoire générale, par l'abbé .Millot. Le Supi)lément à 1 histoire de France fut poursuivi en 1804, et l'on en brûla tous les exemplaires restant en magasin. Tout entier à ses spéculations pliilosiiiihi(jues et littéraires, Delisle se tint constamment h l'écart des, iifaires politiques. Un fait (ju'il est juste de citer à son éloge, c'est que seul, api-ès le 18 fructidor, il osa prendre la défense de quatre de ses collègues (Fontaiies, Pastoret, Carnot et Sicard], exclus de l'institut par une aécisiun du Du'ectoire, et il réclama dans plusieurs écrits, l'indépendance des cor|)S savants. Il mourut à Paris lei2se|)tembre 1816. « Delisle de Sales, dit « le savant M. Weiss, n'était dépourvu ni « d'es|)rit ni dnistruclion ; mais il fut égaré «par la manie des .systèmes et par une ima- « ginalion trop vive ; aucun desesnombieux «uuvragis no {)araît destiné à lui survivre.» DliLLK (CLAiiui:), savant dnminicain, né à Pai'is Dans la |>rennèrenu)ilii' du xviT siècle, enseigna l.i philnsoiihie h .\blievillc et mourut le l'i octobre I(i99. Il venait de publier un ouviMiie intitulé : Histoire ou Antiqux-

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tes de l'état monastique, Paris, 1699, k vol. in-12, où il y a beaucoup d'érudition, mais qui manque quelquefois d'ordre et de critique. 11 mérite encore d'tHre consulté, bien qu'il soit moins étendu que celui d'Hélyot.

DELMARE (Paul-Marcel), né dans la religion juive à Gênes en 1734, fut converti par un ecclésiastiqiie de cette ville , et reçut le baptôme en 17o3. Il prit alors les prénoms de Paul-Marcel, fit ses études au collège de Gênes, puis à Rome, et entra dans l'état ecclésiastique. Il s'attacha à une communauté de prêtres génois qui s'ap|iliqiiaient à l'instruction et aux missions, et, après ]ilusieurs années d'exercice dans les travaux du ministère, il fut appelé, en 1783, jiarle grandduc Léopoli, pour professer la tiiéologie à Sienne, et quatre ans après on lui contia la chaire d'Ecriture sainte à Pise. Il y prit une part assez active à la controverse sur les arméniens, et il défendit la censure de la faculté de théologie de Sienne attaquée par un ouvrage intitulé : Examen théologique de la censure, etc., auquel il répondit par un autre écrit sous ce titre : Principes tliéologiques pour servir de préservatif contre les erreurs de l'Examen, Sienne, 1786, in-8". Cet ouvrage méthodique et bien fait expose les erreurs des arméniens, et détruit les raisons de leurs apologistes. Il se mêla aussi dans d'autres controverses, et contribua en 1779, à l'édition du Catéchisme de Gourlin, fait à Gênes sous le titre d'Education chrétienne ou Catéchisme universel, ouvrage mis à l'index par décret du 20 janvier 1783, avec cette clause, qu'on ne pourrait le lire dans aucune langue, sous aucun titre, dans aucun temps, et dans aucun lieu, et il défendit , contre le décret, ce catéchisme par six Lettres ditns de Final. L'abbé Delmare a aussi publié en 1789, Prœlectioncs de locis theologicis Senis habitœ, qui furent encore mises à l'index par décret des 9 décembre 1793 et 5 mars 1795. On dit qu'il fut lié (quelque temps avec Clément et ses adhérents ; mais la révolution et les excès du parti turbulent le ramenèrent à des sentiments plus dignes de sa piété et de son savoir. Il en donna plusieurs marques, et adressa, en 1787, à l'archevêque de Pise une profession de foi très-détaillée pour être envoyée à Rome. ï)epuis, l'abbé Delmare ne laissa passer aucune occasion de manifester ses sentiments, et il a donné, à sa mort, arrivée le 17 février 182i, de grandes marques de |)iétéet de résignation. 11 était très-charitable, et [)ar son testament il a donné le peu qui lui restait, pour doter des jeunes gens pauvres qui voudraient entrer dans le monastère de Saint-Benoit à Pise.

DELMAS (le Père), né en 1733 dans un village du Rouergue, s'est distingué surtout par ses poésies latines. Il entra jeune dans la congrégation des Pères de la ductrine chrétienne, professa les humanités et la rhétoriquedansdiverscolléges, notamment dans celui de l'Esquille à Toulouse, et fut chargé, en 1772, par M. de Breteuil, évêque de Montouban, de la direction de la paroisse Sainf- Orem ou Ville-Rourbon. L'esprit de paix et

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de charité qui l'anima pendant les 18 années que dura son administration produisit les plus heureux fruits, et les orages même de la révolution ne purent troubler la b^nne harmonie qu'il établit entr'^ les protestants el les catholiques de Montauban. On a du Père Delmas : Ars artium, scu de pastorali officia, Montauban, 1786, in-8°. C'est un poëme en quatre chants oii l'auteur reproduit les principales maximes du Pastoral de saint Grégoire : une bonne traductAn française accompagne le texte ; une tra(Mction en vers de l'Imitation de Jésus-Christ, Montauban, 1791, in-12. Le P. Delmas mourut 'le 3 oct. 1790.

DELOLME fJiîAN-Louis), né à Genève en 17'i-0, exerça d'abord la profession d'avocat dans cette ville. Pendant les troubles qui agitèrent sa patrie, il se rendit à Londres, où il mena quelque temps une vie pénible et peu régulière. En 177S il revint à Genève, et fut élu membre du conseil des Deux-cents. Il mourut en 1800 , à Seven sur le Rutîiberg, canton de Sclnvitz, six semaines avant l'ébouleiuent qui détruisit ce village. On a de D.'Iolme : Constitution de l'Angleterre, ou Etat du gouvernement anglais comparé avec la forme républicaine et avec les autres monarchies de l'Europe, Amsterdam, 1771 ; Parallèle entre le gouvernement anglais et l'ancien gouvernement de Suède, Londres, 1772. L'auteur s'applique dans ces deux ouvrages, à faire ressortir les avantages de la constitution anglaise; aussi furent-ils très-favorablement accueillis par les hommes d'Etat les plus célèbres ; lui-même a traduit le premier en anglais en 1772; Histoire de la secte des Flagellants ou Mémoires sur les superstitions, 1782, in-4°; Essai et aperçus sur l'union de l'Eglise avec l'Angleterre, Londres, 1796, in-4°; etc.

DELORME (l'abbé), clianfiine de l'église paroissiale de Saint-André de Chartres, professeur au collège royal de celte ville, prononça à l'assemblée générile du clergé de France, le 28 août 1755, dans l'église des Grands-Auguslins do Paris, Iq Panégyrique de saint Augustin, Paris, in-12. Ce morceau ne manque pas d'éloquence ; mais l'auteur s'égare dans des digressions morales et philosophiques qui refroidissent l'intérêt.

DELORT (Pierre-Justin), né à Bordeaux au mois de décembre 1758, mort dans la même ville le 25 avril 1835, fit ses études avec distinction au collège de Guyenne, et obtint au concours, à 21 ans, la chaire de philosophie de ce collège ; mais il la perdit peu de temps après , lorsque l'on confii Li direction de l'établissement aux doct.iuaires. Le droit civil devint la matière de ses études, et dans un concours où il se présenta pour une chaire en cette science , il l'aurait obtenue, si les juges n'avaient vu dans son titre de jirêtre un motif d'exclusion. Pendant la révolution, il émigra en Angleterre , et enseigna la philosoplde au collège de Maynooth en Irlande, En 1802, Algrd Aviau le nomma chanoine et secrétaire do l'archevêché do Bordeaux; mais il parait que Ronaparte lui fit retuer le secrétariat. Lois de laiormatioa des facultés de Ihéolugie, on lui donna uno

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chaire di' disciiiline et d'iiistoire ecclésiastique. 11 publia, en 18i'), le premier vulume de ses Institations de discipline ecclésiastique, enlatin.Ona reproché à rauteur, tout en rendant justice à sonsavoiretà son talent, d'avoir trop étendu les droits d ■ l'autorité civile.

DELPHINUS ou DELFINO (Pierre), savant général dos Caaialdules, né à Venise en 1444., mourut en 1325. On a de lui des Lettres, écrites avec assez d'esprit. Elles furent imprimées à Venise en 1524, in-folio, divisées en douze livres. Ce volume est trèsrare et très-cher. On trouve de nouvelles Lettres de cet auteur dans la collection de dom Martenne, avec un Z>Jspours de Delphinus adressé à Léon X, et l'Oraison funèbre de Delphiniis. Ces lettres qui ont trait surtout aux alfaires de l'ordre des Camaldules, parient aussi quelquefois des événements de l'épo jue.

DELPON (Jacques-Antoine), né à Livernon le 22 octobre 1778, exerça la inofession d'avocat à Figeac, et devint procureur impérial près le tribunal do celte ville, place qu'il conserva jusqu'en 1823. Murât , son compatriote, étant devenu roi de Naples, l'avait appelé près de lui, et l'avait fait secrétairegénéral de son conseil d'Etat; maisDelpon n'en avait pas moins conservé le titre de procureur impérial de Figeac. Nommé député en 1830, puis en 1832, parle Lot, ild vint aussi maître des requêtes, post»; dont il ne tarda pas à se démett.e pour conserver son indépendance pailementaire. C'est lui qui, en 1831, fit adopter la loi d'ajjrès laquelle le ministre dut rendre publics les noms des auteurs qu'il encourageait par des souscriptions. En 1833 il fut nommé président du tribunal de première instance de Figeac, et il mourut le 24 novembre de la môme année. On a du Delpon : Essai sur l'histoire de l'ac!ir)n publique et du ministère public, suivi d'un Essai en faveur de lu liberté des cultes, couronné en 182(j par la société de la Morale chrétienne de Paris, Cahors, 1830, 2 vol. in-S" ; Statistique ancienne et moderne du département du Lot, Calujrs, 1831, 2 vol. iii-4°, ouvrage qui avait obtenu un des piix Montliyon en 1821; un Mémoire surla quc'^lion pniposée par l'Académio de Toulouse en 1824 : Feut-on se flatter, sans l'étude des langues anciennes, d être mis au rang des bons écrivains ? et, dans le cas où l'un soutiendrait la négative , l'étude de la langue latine peut-elle suppléer à celle deloute autre? DuIj)Om, ipii obtint le jirix, s'attache A déin'jiitror quf l'étule du latin sutlit. Del|)nn laiss.iiten man iscrit plusi urs ouvrages inaclievés , notamment une H.stoire de la uiirche et des progrès de l'esiirit humain d uis les dllfér. nts ilges connus et chez les ditlV-rents peuples.

DELPIJITS (Jean-M u'TisTE Bdurdier), chanoine du Saini-Sépulcr • à P.iris, né tn Auvergne ve,3 1736, entra chez les jésuites, et l'ut o.fiigé d'en sortir en 1763, 1 irs <Jo la lMOscri|)lioii de celle sociéti' (ui Franco, uvuit d'avoir fait ses premii rs vieux. Il s'est fait connaitro par son zèle pour ra uoner la jeunesse dans les voies de la piélé, el parlY'ialilis-

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