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sèment d'une congrégation k l'instir de celle des jésuites. Peu nombreuse d'abor I, elle s'accrut ensuite, se répandit môme dans les provinces, et fut très-utile à la r li^ion dans un temps de licence et d'unuiété. H y don^ nait des retraites soit pour les ecclésiastiques, soit pour les laïques, et il euileboniieur d'attirer à lui plusieurs jeunes gens élevés d;ns les écoles les mouis rel gieuses, qui ont donné, dans ces derniers temps, de beaux exenii)lesde pi ''té, de zèle et de charité. Les réunions de ''elle socié'é furent interdiiesen 1809; mais l'abbé Delpuits coniinua h voir séparément ses élèves, et il leur continua ses soins et ses exhortations tant que ses forces le lui permirent. 11 mourut le 15 décembre 1811, jour de l'octave de la Concrfition, fôte princii)ale de sa congrégation. Ses tidèles disciples l'accompagnèrent jusqu'au lieu de la sépulture. On lui doit un Abrégé des vies des saints, de (lodcscurd, en 4 vol. in-12.
DELRiO (Martin-Antoine), naquit à Anvers en 1351, se fit jésuiteàValladoiideii 1580, ajirès avoir exercé la chargede conseiller au conseil de Brabant et celle d'intendant d'arim'e. Ses supérieurs l'em; lovèrent à enseigner la phil isoi)hie à Douai en 1389, la théologie morale à Liège, les lang.es et les lettres sacrées à Louvain, puis à Grat', oîll il fut fait docteur en théologie. Il mourut à Louvain en 1G08, à .37 ar's. Ce jésuiie avait commencé di bonne heure la carrière d'écrivain. Dès i'.'ge de 20 ans, il mil au j mr Sotin, corrigé sur les manuscrits de Juste-Li|),-e, son ami. Los ouvrag-s qui ont lopins fait parler de lui sont : ses Disquisitions magiques, en latin, Louvain, 1599, Mayence, 1624, Cologne, 16.33 (édition Irès-ineorrecle). Duchesne en don^ia un Abr<'gé on français, Paris, 1611, in-8°. Comme l'esprit humain est curieux t\c.s histoires extraordinaires , cet ouvrage eut beaucoup de cours. L'autoury cite une f mie d'écrivains, et une multitude do faits dont plusieurs peuvent passer ] our le fruit do la crédulité, mais dont un bon nombre est assez circonstancié et appuyé pour donner de l'embarras aux oxplicatours bs plus philosophes. Deirio fit cet ouvrage pour réfuter les auteurs qui prétendent que le Nouveau Testament a mis fin ii l'art inagiiuc; il leur oppose l'Ecriture, les Pères, |iarticulièrement Orig'"-ne, saint Augustin, saint (Jrégoire de Nazianze, saint L'on, les conciles, le droit canon, la pratique des exorcisnies. aussi ancienne ([ue l'Eglise, l'aci' ird unainme des théologiens, le consenloni'iit de Ions les [)euples et rex[)érieiice de tous les siècles. Enfin, il établit qu'il faut premlro dans ce le alfairi! un milieu outre ceux (|ui croient tout et ceux qui m- i niicnl rien : milieu que l'auteur n'a |ias toujour- as>e/ exaclement gardé, Sun érudition l'oinportanl sur s n jugement et sji crili(pii'. l'sellus, 'l'héophile Kavi aud et (lisbert\o t on! aussi dsruié.'i fondla même matière. Vog. Mé»d,oIc. ('ne clio.'i- remarqua* ble, c'est que dans un ;.;rand noml> e tfouvrages très-modernes, tl est quesiionde magie, et cela non pour en rire, ce «pti a ('>ié lotiglemps di; mode; mais pour en rapporter dos
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