DEU
membres de sa famille qui les a fait paraître sous ce titre : Sermons , panégyrù/nes , oraisons funèbres, instructions chrétiennes , par le R. P. A. Dessnuret, son petit neveu, avocat à Saint-Flour. Le premier volume a paru en 1829; le 2" et le 3' en 1830, in-12.
DESVAULX ( Jacques - Nicolas ) , baron d'Oinviile , maréchai-de-camp , né à Pondiehéryen 1713, fit les dernières campagnes de l'Inde en qualité de capit line d'artillerie, et se distingua au siège de Pondichéry, ce qui lui valut la croix de Saint -Louis. Devenu major, il sauva l'armée française d'une surprise à la bataille de Gondelou. En 1792 il émigra , lit les campagnes des années des princes, rentra en Fiance en 1800, et y vécut ignoré jusqu'au moment de sa mort arrivée à Paris le 18 juillet 1817. On a de Uii : Discours prononcé à New-York à l'occasion du rétablissement de la maison de Bourbon , traduit de l'anglais, 181i, in-8"; Vie du général Monk, duc d'Albemarle, 1815, in-8° ; Nouvelle conspiration contre les jésuites, dévoilée et brièvement expliquée, trad. de l'anglais de Dallas , 1817 , in-8°. Le traducteur y a joint quelques notes et plusieurs pièces , enire autres l'avis de 45 évèques de France sur les jésuites en 17()1. 11 est remarquable que cette apologie des jésuites ait été faite par un protestant , et traduite par un officier ; mais le premier était un homme équitable , le second était aussi boa chrétien que brave militairi^
DKSVIGNOLES (Alphonse). Voyez Yi-
GNOLES.
DÉTRÉ (le Père), jésuite français , né en 1668, se consacra aux missions étrangères , et fut envoyé en 1706 dans l'Amérique espagnole. S(jn zèle aussi bien que son savoir le tirent nommer, en 1713, supérieur général et visiteui' de toutes les missions du Maragnon , sur une élendue de plus de mille lieues. Il se rendit familière la langue delinga ou quichoa , la ]ilus usitée dans ces pays, et il put traduire le catéchisme en 18 langues des diverses peuplades qui étaient sous sa juridiction. On a de lui une relation intéres>aute datée du 1'' juin 1731, sur les peuples sauvages qui hahitent les rives du neuve des Amazones, insérée dans le tome XXlll des Lettres édifiantes. C'est lui qui envoya en Europe la carte du Maragnon levée par le Père Fritz.
DÉTREZ (l'abbé], mort au mois d'août 1832 k Lille, où il était aumônier de la maison centrale de détention de Los, se montra constamment pénétré de l'esprit de son état. 11 aimait surtout à contribuer aux bonnes œuvres qui se faisaient dans cette ville, et il fut un de ceux cpii concoururent avec le ])lus de zèle à y établir la cmninuiiauté des sœurs de rKnfaut-.lésus , dont le but est de recueillir les orphebns <t de donner l'instruction gratuite aux enfants des pauvres. Il composa plusieurs livres de piété , notamment : La dévotion à Notre - Dame de Grârr, honorée à Los, Lille, 1832, in-18 de 72 |i(i,-:es. Ce petit livre est partagé en trois chaïutres, dont lepi'emier est sur ranli([uité
du culte de la sainte V^ierge, le second sur le pèlerinage de Los , et le troisième sur les moyens d'être un véritable enfant de Marie. DEI'SINC, ou DEUSINGIUS (Antoine), né à Meurs, le 15 octobre 1612, fut professeur de mathématiques dans sa ville natale, professeur de physique et de mathématiques à Harderwick , puis professeur en médecine , et enfin en 1647, il eut la première chaire de médecine à Groningue. 11 y mourut le 30 janvier l(i66. C'était un médecin vraiment savant ; il ne possédait pas seulement loutes les parties de cette science, mais il avait encore étudié toutes celles qii y ont rapport. Outre le latin , il avait appris les langues arabe , turque et persane. On lui reproche d'avoir été trop caustique et de s'être attiré par là beaucoup d'adversaires. Il a fait un très-grand nombre d'ouvrages ; les principaux sont : De vero systemate mundi, dissertatio mathematica , ({ua Copernici systema mundi reformatur, stiblatis intérim infinitif pêne ortilhus, i/nihusin systemate Ptolemaico mens httmana distrahebatur, etc., Amsterdam, 16'i.3,in-4-°.Il établit unsystèmeparticuliersur les débris de ceux de Copernic et de Ptolomée; De mundi opificio , Groningue , 16ï7 , in-i°; Excrcitntioncs analomicœ, Groningue, 1651, in-4" ; Fasciculus dissertniionum, Groningue, 1660. Elles sont au nombre de quinze et ont f)Our objet d^'S sujets tirés de l'Ecriture sainte, qui ont rapport h l'idstoire naturelle. OEconomia corporis animalis , etc., Groningue, 1060-1661, 5 vol. in-12. Il publia aussi différents traités sur le Décalogue, l'Evangile, la Trinité , etc. On peut voir la liste de ses ouvrages dans la Bibliothèque des écrivains médecins par Manget , et dans le Père Nicéron, tiime XXII. Deusingius , quoique protestant, joignait de vastes connaissances à un attachement décidé aux principes de religion et de morale. Nous citerons encore les ouvrages suivants : Oratio de recta philosophiw naturalis conquirendœ methodo, Harderwick , 1640, in-V"; Oratio qua nicdicinœ dignitates perstringuntur, ib., 1042; Oratio. qua idea medici adu)Hbratur ; svu quod opti-^ mus medicus sit idem philosophas , Groiun^ gue, 1647, in-4"; Oratio de boni medici officio, il)., 1648, in-l" : ce sont des discours de prise de possession et d'installation ; Synopsis philosophiœ nnirersalis, naturalis et moralis, il)., 1648, in-16 de 510 pages : c'est un Compendium de métaphysique , de physique et de morale , ouvrage scolastir[ue ; OEconomus corporis animalis , ac speciatim de ortu animce humanw dissertatio, in qua demonstra— tur non esse homini simpliciter impossibile pcr naturale intellcctus lumen seipsum nosse, opposita conceptibus Guatteri Charlrlonis , ib., 16(11, in-12; OEconomus corporis animw lis restitutus, in quo ycnuinus animw Intmanœ ortus , ilemque possib'ilis cognitio sui ipsius asseruntur ac muniuntur, ib. , 1662, in-12 , etc. , etc. Les Mémoires de Paquot contiennent la liste des ouvrages do Deusingius sur la philosophie , l'astronomie et les mathématiques.
DEUSING ou DEUSINGIUS ^Herman), ûIs