‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 215 sur 228 · DOU · texte numérisé non relu

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mé Théophile, qui lui cnfendnit dire qu'elle allait trouver son diviu Epoux, lui demanda, en raillant, des fruits et des tleurs du jardin de son époux. La sainte, par un eli'et de la toule-puissaiice divine, lui en envu^a réellement. Le prodige frappa tellement Tliéophile qu'il se convertit. On croit que le martyre de cette samto arriva sous Dioclétien. Son corps est dans la célèbre église qui porte son nom à Rome, et qui est au delà du Tibre. Eile est nonmiée dans l'ancien mirtjrologe attribué à saint Jérôme. — 11 ne faut pas la confondre avec une autre sainle du même nom, et d'une des plus illustes maisons d'Alexa;di'ie, qui, ayant constamment refusé de satisfaire la passion brutale de Maximin, fuldé])0uillée par cet ompereurde tous ses biens, et condamnée à l'exil en 308.

DOROTHÉE, disciple du moine Jean, surnommé le Prophète, et maître du juif Dosithée, fut à la tête d'un monastère en Palestine vers l'an 5G0. On a de lui des sermons ou instructions ]iour les moines, traduits en français par l'abbé de Rancé, 1G86, in-8", et des lettres en grec et en latin. Ces ouvrages se trouvent dnns VAuctuarium de la Bibliothèque des Pères, de l'an 1623, tome I", ]iage 743. Le style en est assez simple, mais plein d'onction. D'autres attribuent avec assez de vraisemblance ces sennoiis et ces lettres à un Dorothée, natif du Pont, surnommé le Jeime, archimandrited'un monastère célèbre, qui, à cause du grand nombre des moines, était ai)pelé Chiliocomus. Il vivait vers l'an 1020. Jean Mauropus, son disciple, a écrit sa Vie.

DOilSANNE (Antoine ), natif d'Issoudun en Berry, docteur de Sorbonne, chantre de l'église de Paris, fut grand vicaire et ollicial du même diocèse sous le cardinal de Noailles. Il eut part à sa confiance, et fut un des jiiincipaux instigateurs des. mesures que prit ce cardinal, et de son opposition à la bulle. Dorsanne mourut en 1728. Nous avons de lui un Journal, contenant l'histoire et les anecdotes de ce qui s'est passé de plus intéressant à Rome et en France, dans l'allaire de la constitution Unigenitus , 2 vol. in-V°, ou 6 vol. in-12, on y comprenanllc supplément. Villefore, auteur des Anecdotes de la constitution Unigenitus , s'était heaucou|) servi de ces Mémoires, dans la composition de son ouvrage : aussi retrouve-t-on dansle/oi/nirt/ une bonne partie des faits faux ou vrais rapportés dans les Anecdotes. L'auteur des Anecdoti'S ne conduit son histoire que jusiju'en 1718; l« journaliste l'a conlinuée jusqu'en 172s. La narration du premier est vive et coulante ; celle du second est simple et fort négligée. Toutes les deux décôlentrcsprit de paru.

DOSCHES (François), disciple insensé de l'insensé Simon Morin. Les écrits où il a consigné ses rêves extravagants sont di' la plus eit:6me rareté, et ne niérilpul d'é're recherchés que par dos [ihilosophes péiunieux, gui vcu'ent savoir dans (juels égarements res|irit (le l'homme peut donner. Ils trouveront d.nis un écrit très-rare do Dos-

ches, imprimé en 4. pages in-l° seulement, sous ce titre, Abrégé de l'arsenal de la foi, nisqu'où ce sectaire avait porté ses délires.

DOSITHÉE, regardé comme le premierhérésiarque, se donna comme étant le Messie, et fut l'auteur de la secte des dosithéens, dont l'existence se prolongea, en Egypte, jusqu'au vr siècle. Il vivait au temps même de Jésus- Christ, et il essaya de s'approprier les prophéties qui regardaient le divin Rédempteur. Trente disci|)les se réiniirent autour de lui, et il n'en voulait pas davanlage. L'un deux éiant mort fut remplacé par un autre qui surpassa bientôt son maître : c'était Simonie Magicien. La connaissance que Dositïiée avait de la ma.;ie l'aidait à séduire les imaginations par des prestiges, par des emhantements et des tours d'adresse. Une femme qu'il appelait la Lune se trouvait au nombre de ses disciples. Il observait la circoncision, estimait lieaucoupla chasteté, et j"ûnait rigoureusement. A'oulant faire croire qu'il était monté au ciel, il s'enferma dans une caverne et s'y laissa mourir de faim; mais son corps fut trouvé rongé de vers, et son imposture fut ainsi découverte. Les notions que l'on a sur ce personnage sont du reste assez incertaines ; suivant Origène et plusieurs autres écrivains despremiers siècles de l'E^.lise, Dosithée avait son parti formé dans Samarie, avant que Jésus commençât ses prédications. ( Entre autres pratiques singulières, les dosithéens observaient celle de conserver exactement pendant vingt-quatre heures, et dans une complète immobilité, la posture oii ils se trouvaient lorsque commençait le sabbat.

L'orgueil était un de leurs pruicipaux traits disliiictifs, et ils mé)irisaienl les hommes les plus éclairés et les plus vertueux qui ne suivaient pas leurs doctrines.

DOSMA ou plutôt DE OSMA DELGADO (RoDEiiic), chanoine de Badajoz, en Espagne, où il na(iuit le 21 juillet 1533, était savant dans les langues oiientales. Il fut historiographe de Philippe II, et mourut vers 1()07. On a de Dosma : De auctoritate S. Script urœ, Valladolid, l'àdï, in-fol. ; Ad sanctorum quatuor KvnngeUorum cognitionemspectantia opéra, Madrid, IGOl, 2 vol. in-fol. ; Expositio scuparaphrasis in sacras CL psalmos, et in Cantica canticorum , cum annolationibus et scholiis, Madrid, KjOI, m-V". Les précédents ouvrages sont en langue latine, les suivants sont en espagnol : Traité du sacrement de pénitence, Madrid, 1(101, in-'i-" ; Dialogues moraux, KiOl, in-V" ; Dialogues sur la ville de Badajoz, ICOI, in-V": ou ,v trouve le catalogue des évèques de cette ville.

DOUCET fFiiKoÉHic-ArcisTi:), vicaire de la paroisse uo Saint-Thomas d'A(pnn , né à Pans le 13 novembre 180G, de parents pauvres, lit ses éludi'S gratuitement, fut ordonné prêtre en I83I, et moi. lia dans l'exercico du saint ministcre un zèle iidaligable. Il niomut saintement h- 17 mai 18.18, laissant pliisimirs écrits ipii ont ('■d' recui il is sous le l)U-(' d'Oi'iuvres choisies de l'abbé DoucrI , l'aris, 183.1, 3 vol. in-18. Le premier volume l re.ilèrme dix Sermons pour l'A veut, el les

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