‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 216 sur 228 · DOU · texte numérisé non relu

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deux autres contiennent des Instructions pour la prière du soir, des Instructions sur la sainte Vierge, précédées d'un Sermon sur le Rosaire, enlin des Prônes et instructions familières.

DOUCIN (Lotis), jésuite, né à Vernon, mort à Orléans en 1726, l'ut, selon quelquesuns, l'auteur du fameux Problème ecclcsiastique, où il censurait la conduite de Noailles à l'égard des Réflexions morales du père Qticsnel. Voy. Noailles Louis-Antoine, et Viaix- NES. Il fut envoyé à Rome, et se distingua par son zèle pour la constitution Uniç/enitus. On a de lui : Histoire dunestorianisme, in-i°, Paris, 1698, curieuse et assez estimée. Ce qui regarde cette fameuse hérésie y est exactement discuté. Histoire de Vorigénisme , pleine de recherches et d'une bonne critique; Mémorial abrégé touchant l'état et les progrès du jansénisme en Hollande, composé par l'auteur, lorsqu'il se rendit en 1697, h la suite du comte de Créci, au congrès de Ryswiclv ; plusieurs écrits sur les affaires du temps.

DOUGLAS (Jean), évéque anglais, né en 1721 à Pittenween dans le comté de Fife en Ecosse , étudia à l'université d'Oxford, fut attaché, en llkï, en qualité de chapelain au troisièmf' régiment des gardes à pied qui faisait partie de l'arméedes ailés en Flandre, et se trouva à la bataille de Fontenoy en 17i5. Il devint ensuite successivement ministre de Tilchurst [)rès de Reading, de Donstew dans le comté d'Oxford, chanoine de 'W'indsor, gardien du muséum britannique, évoque de Carlisle, titre au ju d le doyenné de Windsor fut ajouté en 1788, et eniin évoque de Salisbury. Il mourut dans cette ville en 1800. Douglas avait publié un grand nombre de pamphlets politiques oubliés aujourd'hui, mais qui furent probablement la cause de sa fortune. On cite encore de lui : MHton vengé de l'accusation de plagiai portée contre lui par M. Laudcr, qui fut obligé de se rétracter, et son Critérium des miracles , 1753, in-8% réimprimé on 1806, où il réfute d'une manière victorieuse l'Essai sur les miracles, de Hume.

DOUJAT (Jean), né à Toulouse d'une famille de distinction, mort à Paris en 1688, à 79 ans, était doyen des docteurs régents de la faculté lie droit de Paris, premier professeur royal en droit canon , historiographe de sa majesté, et memijre de l'acadéuiie française, il fut choisi |iar Périgny, premier pré- Ci'pteur du grand dauphin, pour donner à ce prince la première teinture de l'histoire et de la fable. Ses ouvrages et ses services lui acquirent les éloj; s des savants, et des pensions du trùne. Il fut encore plus estunable par sa modestie, sa probité et son désintércss ment, au milieu des écueils de la c mr.

Sue par ses livres. Les principaux sont : hrégéde l'histoire grecque et romaine traduite de Velleius Paterculus, in-1-2, Paris, 1672 et 1708. Cette version est très-faiblement écrite; le traducteur l'orna de suppléments, tirés des meilleurs auteurs de l'antiquité, et d'une chronologie. M. l'abbé Paul en a donné une

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meilleure en 1770, in-S" et in-12. Une bonne édition de Tite-Live , ouvrage composé , coramele précédent, pourl'usagedu dauphin, et enrichi de notes savantes , 6 vol. in-i"; Prœnotionum canonicarum libri V , Paris, 1687, in-4° : c'est son meilleur ouvrage ; l'Histoire du droit canonique, 1677, in-12; celle du droit civil, Paris, 1678, in-12. en latin; une édition latine des Institutions du droit canonique de Lancelot, Paris, 1683, 2 vol. in-12, avec beaucoup de notes; Synopsis conciliorum et chronologie! patrum pont ificum, imperatorum, etc., 167i ; Beeucharislia, pace spirituali, etc., 1665; des Eloges (en vers) des personnes illustres de rAncien Testament, 1688 ; Poésies latines et françaises, etc. Il possédait un grand nombre de langues, le grec, le latin, l'hébreu, le turc, l'anglais, l'italien et l'espagnol.

DOUVRE (Thomas de), trésorier de l'église de Baveux, né en cette ville, d'une ancienne famille, est le premier Normand que Guillaume le Conquérant plaça sur le siège d'York en Angleterre. Il en était digne par ses vertus et |iar si science. Il reb;\lit son église cathédrale, instruisit son peuple par ses disrours et par ses exemples, fit de grands biens à son clergé, et composa quelques livres sur le ch mt ecclésiastique. Il mourut l'année 1100, après avoir siégé 28 ans.

DOUM\E (Thomas de), neveu du précédent, clerc d'Henri I ', roi d'Angleterre, fut aussi archevêque d'York en 1108. Son père, Samson deDoLVRE, avant de devenir chanoine de Bayeux, et ensuite évèque de Worchester en Angleterre, avait été engagé dans le mariage, et eut encore au moins un autre fds (Richard II), qui fut évêque de Ba eux. Thomas eut de grands débats avec saint Anselme, archevêque de Cantorbéry, à l'occasion de la primauté de leurs églises. On rapporte que dans une grave maladie, les médecins lui ayant indiqué un remède opposé à la pureté, il déclara qu'il aimait mieux s'exposer à mourir que de rac'jeter sa vie à un tel prix. Dieu bénit sa constance et sa foi : il lui rendit sa première santé. Ce pieux archevêque mourut en Uli.

DOVLE (Jacques), habile controversiste irlandais, évèque de Kildare et Leighlin, né en 1786, avait fait ses études ecclésiastiques à l'univ. de Coimbre, et était entré dans l'ordre des auguslins.De retour en Irlande, il fut professeur de philosophie, pu s de théologie au collège de Carlow. Son mérite le lit désigner pour l'épiscujiat, et malgré sa jeunesse il fut appelé en 1819 aux sièges unis de Kildare et de Leighlin. Il mourut à Carlow le 15 juin 183i, dans la 48° année de son ;1ge et la 15' de son épiscopal. Ou a de lui dt; nombreux écrits, iiarrai lesquels nous citerons : les Droits religieux et civils des catholiques irlandais rrnqés, dans une lettre au marquis Wellesley, 1823 ; Défense de ces droits, 182'». ; Lettres sur l'état de l'éducation en Irlande et sur les sociétés bibliques ; Douze lettres sur l'état de l'Irlande; Essai sur les réclamations des catholiques, réplique à un mandement de l'archevêque protestant de Dublin, etc. On ro-

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