‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 217 sur 228 · DRA · texte numérisé non relu

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garde comme un chef-d'œuvre de iiolémiquc la Lettre à l'archevêque (anglican) de Dublin, qu'il écrivit à l'occasion d'un sermon i)ri)noncé plusieurs années auparavant , k la fôte de la Visitation, par l'archevêque Manger. L'auteur y expose l'histoire et les doctrines de l'Eylise citliolique qu'il met en contraste avec lY'^live aii,:;licane.

DRAHICIUS Nicolas), ministre protestant, né l'an 1397, à Strassnitz en Moravie, fut chassé de son pays et se retira en Hongrie l'an 1629. 11 renonça au ministère pour se livrer à l'ivro.^neiie. Cette conduite le rendant méprisable, il s'avisa, pour se remettre en estime, de feindre des révélations. Ses rêveries, toutes démenties par l'événement, n'avaient pour but que d'exciter la guerre contre la communion romaine et contre la maison d'Autriche, ennemie des calvinistes. Après de vaines instances pour lui faire désavouer ses prophéties, ou lui coupa la tète et la main droite, qui furent brûlées avec un exemplau-e de ses œuvres, et ses cendres furent jetées dans le Danube. Celte exécution se ht à Presbourg le 17 juillet 1071. D'autres prétendent que Drabicius mourut en Turquie oîi s'il était réfugié. Sou principal ouvrage est intitulé. Lux in tniehris, Amsterdam, 1637 , titre bien peu convenable à l'obscurité de la matière et à la bizarrerie des idées de l'auteur. Coménius en a publié un abrégé en 1G60 ; ces rêveries ont été réim|irimées avec celles de Kolterus et de Christine Ponialowski, sous le titre de iJerelationcs sœculinostri ab aimo 1616 «rf 166i, cum notis et fujuris, 1663, m-*". Le prince Ra^otski se servit de ces visions , comme d'une machine , pour remuer le peuple ; mais il n'y ajoutait pas la moindre foi.

DRACONITES (Jean) , ministre protestant de Carlostadt en Franconie, entreprit une Pulijylotle de la Bible, qu'il ne |)Ut achever, étant mort en 1366, à 70 ans. On a de lui des Commentaires sur les Evangiles des dimanches, en latin, in-folio, et d'autres ouvrages , où l'on trouve quelques points de littérature assez bien discvUés.

DRAGON nus, poète latin et prêtre chrétien espagnol, vers le milieu du \' siècle. On a de lui un poème sur l'ouvrage des six joui'S de la création ; une éU'yic adressée à l'empereur Théodose le Jeune , Leipzig 1673, in-8°.

DRANSFELD ( Justu de ) , professeur Ci recteur (h; l'université de Cia'ttingue, né en 16.').'J, mort en 171V, a laissé : Lucubraliuncula de schula J l frldensi rcviviscente, im|)rimé à la suite des Antiquitatcs ilfeldenses, de J.(i. Leukfeld, Quedlinlioiu'g, iim-. Dicta S. Scrij/luru' prinutria sice ejiilome Ihroloijiœ »/ior«/).v, ("id'Itingije, 1700, iii-8'; Alloculioitcs (l proyrommalu varii yeni ris slyli, ijuasoluti, (juu tiyati, (itellingue, 170i, in-i" ; etc.

DRÀI'IER (Ciij, curé de la paroisse do Saiiit-Sanvcur à Beauvais, né en 1&2'*, mou ruleu 1716, à 91 ans, après l'avoir gouvernée pendant 39. Les principaux ouvrages qui nous restent de lui sont : un Traité des oblations, in-12, Paris, 1683; 'Irudition de CE-

glise touchant l'exlrême-onctinn, où l'on fait voir que les curés en sont les ministres ordinaires, Lyon, 1699, in-12; Gouvernement des diocèses en commun, B^do (Rouenj, 1707, 3 vol. in-12; Défense des abbés commendataires et des curés primitifs, 1685. C'est une invective continuelle contre les uns et les autres, quoique le litre promette autre chose. L'auteur combat le droit des curés jirimitifs avec plus d'éiudition que de solidité. Il réclame surtout la liberté de l'oOice du jour du patron, objet p ur lequel il eut des contestations toute savieavec le ch i|iilre de Saint- Vaast, curé primitif de sa paroisse. Ces disputes firent faire bien de la bile à Drapier, et elle s'évapore dans s m ouvrage. Plusieurs écrits en faveur du P. Quesnel, son ami.

DRAPIER (Roch), avocat au parlement de Paris, né à Veidun en 16.^5, mort h Paris en 1734, laissa quelques ouvrages de droit : Recueil de décisions sur les matières bénéficiales, donl la meilleuie édition est en 2 vol. iii-12, de 1732 ; Recueil de décisions sur les dîmes, etc., réimprimé en 17il, in-12, augnii nié par Brunel, d'un Traité de Champart.

DRELINCOURT ( CuARLEs), ministre de l'église prétendue réformée à CliarcLilon, né à Sedan en 1395, mort à Paris en 1669, s'acquit l'estime de ceux de sa communion par divers ouvrages contre les catholiques. L?s principaux sont : un Catéchisme, in-8% et Abréyé de controverse, pleins l'un et l'autre des préjugés de la secte; Consolation contre les frayeurs de la mort, Amsterdam, 1724,2 vol. in-8' ; La préparation ù la sainte Cène ; 3 vol. in-S° de sermons ; Le Hibou des jésuites, etc. Ce dernier ouvrage a été bien accueilli par les ennemis de la société : toutes les rapsodies sont bonnes pour les gens de l'action et de parti, dès qu'elles servent leurs jiréventions et leurs haines. — L'un de ses lils, Charles, médecin de Montpellier, dont on a des Opuscules, 1727, in-4°, mourut à Leyde en 1697. — Son autre hls, Lairent, mort à 55 ans en 1680 h Niort, où il était ministre, laissa des Sermons et un recueil de Sonnets chrétiens, Am^[ei\ian\, 1766, in-12.

DRESSER ( Matthieu j, théologien luthérien, né à Erfurt en lo3(), étudia à Wiltenberg sous Luther et Mélanch;hon.Aprèsavoir enseigné le grec et l'éloquence en diverses académies, il fut, l'an 1381, professeur d'humanités à Leipzig, où il mourut en 1607. C'était un luthérien i igido, et un homme d'un caractère souple et adroit. Lorsqu'il était à Oxford, il sut si bien tourner l'espiil de ses collègues, qu'ils consentirent cpi'oii enseignAt la confession d'Augsbourg et l'hébreu dans l'académie. On a de lui divers ouvrages de liltéralure et de théologie : Fne Hhrtorica, in-8"; Très lihri proyymnasmalum lilleraturœ yrwcw, iii-8" ; Isayogc historica, en allemand, in-fol. : cet écrit n'est jioinl estimé. De fcstis et prœcipuis anni parlibus liber ; De feslis di(bus christianorum, judivorum et cthvicorum liber, iii-8". 11 y discute savamment plusieurs sujets curieux.

DREW (Samuel), écrivain méliiodisle anglais, né le 3 mars 1765, dans les euvirous

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de Saint-Austell, d'une famille pauvre, fit son apjirentissage do cordonnier, et prit la direction d'un atelier de chaussures à Saint- Austell, au nom d'une personne qui exerçait le métier de relieur. Drew n'avait reçu aucune instruction ; mais la passion de la lecture s'étant emparée de lui, il en vint à se faire auteur à son tour. Il avait d'abord été incrédule, mais la mort d'un frère qui s'était alfilié auxmétliodistes, le porta à entrer dans la même secte. 11 renonça au commerce en 1803, et après avoir habité Londres, où il rédigea VImperial Magazine, il mourut k Helston en 1833. Son principal ouvrage est intitulé : Traité (le l'existence et des attributs de Dieu, Lomlres, 1820,2 vol.in-8°. On lui doit en ou're : Remarques sur la première partie du siècle des lumières, de Thomas Panne, 1799; 3' édition, 18-20, in-i2, 0[)uscule dirig' conli'ç le di'isine ; Observations sur les anecdotes du méthndismc de Polwhele, 1800; Essai sur l'immatérialité et r immortalité de l'dme, elc, laOS; 2' édition, 1803 : cet ouvrage est faible ; Essai sur l'identité et sur la résurrection générale du corps humain, 1809, iii-8", 2' éditi m, 1822; Vie du docteur Coxe, 1810, in-8"; Histoire du comté de Cornouailtes, 1820-1824, 2 vol. in-.'i.°.

DIIEXELIUS (Jérémie), jésuite d'Augsbourg, prédicateur de l'électeur de Bavière, mourut à Munich en 1038, âgé de 57 ans. 11 laissa divers ouvragrs ascétiques , pleins d'onction et de détails instructifs, imprim^'s à Anvers en 1643, en 2 vol. in-f d. et en plusieurs vol. iii-24. Le plus connu do ces ouvrages est Y Eternité malheureuse, ou les Suppliées éternels des réprouvés, en latin, dont le Père Colombe, barnabite, a donné uue traduction en français, Paris, 1788, 1 vol. in-12, terrible ouvrage pour la délicatesse et l'incrédulité de ce siècle, rempli de peintures elfiviyautes, mais jiropre à produire les meilleurs fruits, si on le lit avec attention. « Il se peut sans doute, dit un théologien, « que dans ce vaste et elî'rayant taldeau des « vengeances divines, il y ail des traits qui « ne sont pas également constatés : et en gé- « néral nous sonunes aussi peu instruits de « la manière dont s'exécute ïarrèt prononcé «contre les méchants, que nous sommes as- « suiés de son existence et deson exécution; « arrêt qui, selon la |ihilosophie, même pro- « faue, tient aussi étroitement à la divine « justice, et dès lors à l'essence de Dieu, « qu'à la solidité di' la morale et à la sécurité « de la société humaine Ko//. \eCath. phil., « n"' 474, 475). Mais rincertitu<le où nous « sommes des détails de la punition qui at- « tend le crime au-delà du tombeau, ne doit « pas faire mépriser ce que les saints et les « ascétiques ont écrit là-dessus, quoique « souvent d'après des notions purement con- « jecturales ; {).irce que ces sortes de des- « criptious plus ou moins authentiques sont « toujours très-propres à approfondir l'im- « pression des grandes vérités, à la rendre a (dus intelligible et plus utile à la rnultia tude. »

DIUEDOou DRIDOENS (Jean ), de Turn-

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