‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 218 sur 228 · DUO · texte numérisé non relu

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bout en Brabant, fut docteur et professeur de théologie à Louvain, chanoine de Saint- Pierre, curé de Saint-Jacques, dans la même ville, et mourut en 1535, âgé de 55 ans. On a de lui des traités de théologie en 4 vol. infol. et in-4°,1533. Les plus importants sont : De script uris et dogmatibus ; De libertate christiana : De captivitate et redemptione genrris humani ; De concordia liberi arbitrii et prœdestinationis ; De gratta et libero arbitrio, etc.

DRIESSEN ( A^T0I^E), théologien hollandais, ministre à Utrecht, puis à Groningue, mourut dans cett? dernière ville en 1748, à (54 ans. Il est auteur d'un grand nombre d'ouvrages de théologie et de controverse, oîi il y a pl'is d'érudition que de goût et de modération.

DROCTOVÉE (saint ), anciennement appelé saint Trotteins, saint Drotté, naquit au diocèse d'Autun en Bourgogne, vers l'an 535, et fut élevé dans l'abbaye de Saint-Symphorien, sous la conduite de saint Germain, qu'on mit depuis sur le siège épiscopal de Paris. Drof tové ' fut le premier abbé du monastère que le roi Childebeit avait fondé à Paris, sous l'invocation de saint Vincent, aujourd'iiui Saint-Germain-des-Piés , et mourut saintement vers l'an 5S0, après avoir fait fleurir la discipline monastique, et donné à ses frères l'exemple de toutes les vertus. La 17e originale de ce saint s'étant trouvée perdue, un moine de sou monastère, nommé Gistemar, qui vivait dans le ix' siècle, recueillit avec soin tout ce que la tradition et quelques mémoires épars en avaient conservé. On trouve ces pièces dans Bullandus et dans Mabidon.

DROSTii-VISCHERING (Clément-Auguste baron de), archevèpie de Cologne, né au chîteau deVarhelm, [)rès de Munsier, le i5 janvier 1773, était frère cadet de Gaspar- Maximilien, évéque de Munster, mort le 3 août 1846, qui, au concde de Paris en 1811, protesta avec une hardiesse apostolique contre la captivité du souverain pontife; et de François-Olhon, qui embrassa aussi l'état ecclésiastique, se lit un nomcomme écrivam, et mourut dans un âge jieu avancé. Les trois frères tirent leurs études au collège de Munster, placé .--ous l'autorité immédiate du prince évêque de cette ville, puis ils perfectionnèrent leuiéducation, en visitant l'Italie, la Sicile, la Suisse et toute 1 Alleniagne, sous la conduite de leur gouverneur M. Katerkamp, qui devint plus tard professeur de théologie à Munster. En 1791, Clément-Auguste obtint une iirébende chapitrale, et le 14 mai 1798, il reçut la prêtrise des mains de son frère aine. D puis cette époque jusqu'en 1827, il s'occupa exclusivemenl diS fonctions de son ministère et des études théologiques, entouré de Talfection et du respect de tous. Le 9 avril 1827, il fut sacré évoque de Calam I, nommé doyen du chapitrede, Munster, et sutlraganf d ■ (jaspur-.'daximilien. Ses prédications altii aient en foule les |irotestants et les catholiques, et sa parole était d'autant plu- i llicace, que son exemple était une pré-

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dication continuelle. Le siège de Cologne étant venu à vaquer par la mort de M. de Spiegel, le roi de Prusse nomma Droste de Vischering, archevêque de celte ville, eo 1835. Précon se à Rome le 1" lévrier 1836, il prit possession de son siège au mois do mai suivant. L'hermésianisme, qui mettait le trouble et la division parmi les 'catholiques de l'Allemagne, et l'allaire des mariages mixtes, furent pour le prélat une double source d'amertumes et de peines de toutes sortes. Il se vit persécuté, calomnié, emprisonné à Minden par le gouvernement prussien, et l'on reconnut en cette circonstance tout ce qu'un gouvernement hétérodoxe peut montrer de duplicité tortueuse et de rigueur implacable. L'énergie du prélat, fondée sur la sainteté de sa cause et sur la force de la vérité, ne se démentit iioint un seul instant, et il fut enfin, en 18V2, rendu h la liberté, mais sans pouvoir se replacer à la tète de ses diocésains qui le vénéraient comme un martyr. Le gouvernement prussien, accoutumé à trouver chez le prédécesseur de Clément-Auguste plus de complaisance dans l'accomplissement de ses vues, admira cette fermeté que n'ébranlaient ni les menaces, ni les promesses, et recula. A la suite d'un arrangement pris avec la cour romaine, il donna un coaiJjuteur au prélat avec droit de succession, et Mgr de Droste put retourner à Cologne, à la condition de ne point s'immiscer dans les ailaii es du diocèse. De plus, le roi Frédéric-Guillaume IV jugea m'ccssaire de lui adresser de sa propre main un rescrit royal où il le justifiait de toutes les accusations jioitées contre lui, et exinimait le vœu de lui voir |)rolonger une vieillesse calme et heureuse. Peut-être la courromaine eût-elle pu obtenir une réparation plus complète, en exigeant que Jïgr de Droste reprît le gouvernement de son Eglise; mais du moins le choix qui fut fuit de .^îgrde Geisel, évoque de Spire, pour le remiiiacer, était

fropre à adoucir les regrets des catholiques. Igr de Drosic est aut'ur de plusieurs publications savanies et estimèi-s ; nous citerons: De la paix entre l'Eglise elles Etats, qui a été traduit en français par le comte d'Horrer, Paris, ISW, 1 vol. in-8°. 11 est mort le 19 octobre 1845, à Munster, après avoir mérité le beau surnom d'Alhanase Germanique. DROSTE-HULSHOFl' (CLÉMi:\T-AiOLsri> Marie-Antoine-Alovs-Pail du ) , jurisconsulte et théologien allemand, né le 2 février 1793, à Coesfeld en West|ih;ilie, reçut les leçons du théologien Hermès, au collège de Munster, où il entra en 180V. 11 s'était d'abor 1 destiné au sacerdoce, et en 181'i-, il fut nommé professeur dans ce môme collège ; mais il changea de résolution en 1817, et il alla éluilier la jurisprudence et la philosophie il Rciliii. Kn 18i>0, il se démit de sa chaire de professeur au colli'ge de Munster ; il se livra à des travaux sur le droii, notamment sur le droit canonimie, suivit les leçons des professeurs les plus célèbres, tels que Savigny, Kichhorn, Hugo, et, après avoir pris le grrc'c de docteur, visita plusieurs

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universités d'Allemagne. Il se fixa ensuite h Bonn, où se trouvait Heimès, et y fit des lectures sur le droit naturel, le droil canonique et le droit criminel, dans lesquelles il faisait aux matières qu'il traitait l'application des principes de son maîire. Nommé professeur en droit, il continua de propager les mômes doctrines; mais soit que sa verve se refroidît, soit que le secours du maiti e ne lui fût pas inutile, soit plutôt que la doctrine qu'il soutenait eût déjà perdu la plus grande partie de son prestige, il vit, à la mort d'Hermès, survenue en 1831, sa réputation baisser et plusieurs de ses disciples l'abandonnée. Lui-même mourut aux eaux de AViesbaden,le 13 août 1832, d'une congestion cérébrali'. On a de lui : De juris austriaci et communis canonici circa matrimonii impedimenta discrimine, Bonn, 18-22; Du droit naturel considère comme la source du droit canonique, Bonn, 1822 ; Manuel du droit naturel et de la philosophie dudroit, Bonn, 1823 ; 2' édition, 1831. Cet abrégépeut guider utilement ceuxqiii veulent étudier cette science ; T7-aites philosophiques de quelques matières de droit, Bonn, 182V ; De Aristotelis justiliauniversali et parliculari, dcque nexu quo ethica et jurisjirudenliii junclœ sunt, Bonn, 1826; Introduction au droit criminel de l'Allemagne, Bonn, 1826 ; Justification de la sentence portée par la faculté de droil de Bonn dans l'affaire de rinstitut des arts de Sladel à Francfort-sur-le-Mein,'Bonv, 1827; Principes fon~ damentaux du droil généreU catholique etevange'lique tels qu'ils sont admis en Allemagne, Munster, 1828-1833, 2 vi 1.; Eclaircissements sur la Philosophie primitive de Siéger et les points capitaux de lllermésianisme de Horst, Bonn, 1832 ; Réponses aux questions sur l'hermésianisme adressées à tous les théologiens de l'Allemagne, Bonn, 1832 ; divers articles dans les Archives de droit criminel, la Gazette de philosophie et de théologie catholiques, etc.

DROUAS DE BOUSSEY (Claude), évoque de Toul, mort en 1773, établit dans son diocèse la fête du Sacré Cœur, et fonda pour l'éducation des jeunes ecclésiastiques le collège de Saint-Claude. Ce zélé prélat avait adopté pour son diocèse les Insti-uctions sur les fondions du ministère pastoral, en 5 vol. in-12, ouvrage estimé, où l'on trouve des avis pleins de sagesse pour le bon gouvernement d'une paroisse, dis plans et des modèles de prônes, et des règles de conduite pour toutesles p.rties du ministère ecclésiastique. La première partie de cet ouvrage est de M. Druchard, supéiieur du séminaire de Besançon, et les modèles de prônes sont de M. (irisot, sui)éricur du même séminaire. Publii's d'abord sous le lilrc ûp Sujets d'instructions, ils ont été réimprimés sous le litre do Projets de prônes, V vol. iii-liî. M. Pochard, du même séminaire, réédita les deux premiers volumes des Jnstructions de Toul, avec des corrections et des améliorations considérables, sous ce titre : Méthode pour la direction des âmes dans le tribunal de ta pénitence et pour le bon gouvernement des paroisses,2 vol. iu-12. Cet ouvrage cl les Pro'

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