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jets de prône remplacent avantageusement les Instructions de Toul.
DKOUET DE Malpeutuy. Voij. Mauper-
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DRODIN (René), neveu du fameux Père Seny, jacobin, entra comme lui dans l'ordre de Saint-Dominique. Les all'aires du temps, dans lesquelles il entra, l'obligèrent de sortir de la Franc. Il professa la théologie à Cbambèri et îi Verceii, et mourut en 17i2, à Yvrée en Piémont, dans la 60" année de son âge. On a de lui un Traite dogmatique et moral des sacrements, imprimé à. \'enise en 1737, 2 vol. in-fol. Cet ouvrage décèle une profonde érudition, et une grande connaissance du dogme et de la morale. On l'a réimprimé à Paris en 1775, avec des notes du Père Patuzzi et du Père Richard, 9 vol. in-12.
DRUON (Pierre-Paul), ancien bénédictin, bibiiothécan'e de la chambre des députés, né le 12 septembre i7io h Biisignies dans le Caurbrésis, est mort le 3 octobre 1833 au Palais-Bourbon, où il avait son logement. Etant entré de bonne iicure dans la congrégation de Saint-.Vlaur, où il avait un oncle qui devint prieur de l'abbaye de Saint- Jean à Laon, il fut employé à Paris aux tiavaux littéraires que la congrégation suivait encore à cette époque ; il coopéra au troisième volume de VArt de vérifier les dates et au tome quatorzième du Recueil des historiens de hrance. Lorsqu'en 1798 on forma une bibliothèque au palais Bourbon pour le corps législatif, dom Druon fut nommé sous-bibliotliécaire, et il devint bibliothécaire en chef, à la mort de Camus, en 180i. Dom Druon pratiqua jusqu'au dernier moment tous ses devoirs religieux, et il était président de la fabrique de Sainte- Valère. Outre les travaux mentionnés, il a laissé des manuscrits.
DRUSIUS ou DRIESCHE (Jean), né îi Oudenarde en 1530, fut un des plus modérés protestants du xvi' siècle. Il respectaitla Vulgate, et avait beaucoup de vénéiation |)our tous les saints Pères. Plus d'une fois il soumit ses écrits au jugement de l'Eglise catholique, particulièrement dans le Liber prœteritorum, p. iS'i-, où il dit : Provoco ad judicium Ecclesiœ catholicœ, cui me meaque omnia suhjicio. 11 avait été élevé dans la religion catholique ; mais son père ayant donné dans les nouvelles erreurs, il s'y laissa entraîner à sa persuasion. Il fut d'abord professeur des langues orientales à Oxford, puis à Leyde, et de là professeur de la langue hébraïque à Franeker. Les états généraux le chargèrent de faire des remarijues grammaticales sur les endroits les plus didiciies de l'ancien Testament; ouvrage qu'il poussa fort avant, sans avoir la satisfaction de le voir imprimé. On a de lui : d'excellentes Noies sur l'Ecriture, données séparément, tant infol. qu'in-^i' ; un Recueil des fragments des Hexaples : une (îrammaire hébraigue, in-4"; un Traite des trois sectes des juifs, dans un recueil intitulé : Trium scriptorum, de tribus Judworum sectis, syntagma, Dclft, 1703, 2 vol. iu-V" ; des Notes sur Sulpice-Sei\re, qui DicT. Diî. BiotiUAPaie helig. I.
ont passé dans l'édition cum notis variorum . Diiesche était très-versé dans la connaissance de la langue hébraïque ; Richard Simon parle de lui comme dun interprète habde. Il avait consulté les auteurs anciens, et les meilleurs d'entre les modernes. Ses ouvrages sur l'Ecriture étaient rares, avant qu'on les réimprimât dans le recueil des Critiques sacrés. 11 mourut à Franeker en 1016. Abel Curiander, gendre de Drusius, a publié sa Vie : elle est dans les Critici sacri, sive annotata doctissimorum virorum in Vêtus et Novum Testamentum, Amsiovdaiu, 1098,9 vol. in-fol., ou Londres, 1060, 10 vdl. in-ful
DRUSIUS I Jean ), fils du précédent, né à Leyde en 1588, se distingua par ses connaissances précoces. A cinq ans, il avait quelque teinture de la langue latine. A sept ans, il expliquait le Psautier hébreu. A neuf, il lisait l'hébreu sans points, et ajoutait les points qu'il fallait selon les règles. A douze, il écrivit en vers et en prose à la m.uiière des Ivébreux. A dix-sejit, il lit une harangue latine à Jacques I", roi d'Angleterre, qui surprit et charma toute sa cour. Ce génie prématuré mourut de la pierre à 21 ans, en IGO.l, après avoir commencé de mettre d'hébreu en latin l'Itinéraire de Benjamin de ïudèle, et la Chronique du second temple qui sont restés manuscrits.
DRUTHMAR (Chrétien), natif d'Aquitaine, moine de Corbie dans le ix' siècle, enseigna au monastère de Malmedy, dans la principauté de Stavelô. Nous avions de ce religieux un Commentaire sur saint Matthieu, qui lit beaucoup de bruit dans le xvi' siècle. Les novateurs de ce temps-là le firent imprimer à Strasbourg en loli, in-fol. avec quelques additions, et y semèrent habilement des propositions erronées sur la transsubstantiation. Le venin ayant été découvert, le livre fut exactement supprimé : ce qui l'a rendu rare. En 1530 on en Ut une autre édition à Haguenau, qui fut supprimée aussi, comme étant conforme à la précédente.
DUAREN (François), natif de Sainl-Brieuc en Bretagne, célèbre professe jr de droit à Bourges, mourut dans cette ville en 1359, à 30 ans. C'était, suivant de Thou, le plus savant jurisconsulte de son temps après Alciat. Il joignait à la jurisprudence les belleslettres et une exacte connaissance de l'antiquité. On a de lui : Pro libertale ecclesiœ gallicœ adversus romanam, Defcnsio parisiensis curiœ ; De sacris ecclesiœ ministeriis ac beneftciis libri octo ; des Commentaires sur le code et le digeste; un Traité des plagiaires, conit, mais curieux. On a deux éditions des ouvrages de Duaren : la première, de Lyon, 1578, 2 vol. in-folio, est peu commune; la seconde, à Genève, 1603, in-folio, est moins recherchée. Il arriva aux écrits de Duareu ce que Cujas craignait pour les siens. Ses écoliers ajoutèrent tant bien que mal aux ouvrages qu'il avait composés tout ce qu'ils lui avaient entendu dire dans ses explications, et ce mélange ne contribua pas à sa gloire.
DLBOIS(François-Noel-.Illexandre), chanoine et théologal de l'église cathédrale de
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Sainte-Croix d'Orléans, né dans cette ville le 9 septembre 1752, fut d'abord pendant plus de dix ans professeur d.' physique et de mathématiques dans le petit séminaire de cette ville. Lorsque les orages révolutionnaires se fur(-nt un peu apaisés, il fut attaclié comme démonstrateur de botanique au jardin des Plantes d'Orléans; il ouvrit ensuite un pensionnat qui obtint beaucoup de succès, et se consacra pendant ses dernières années aux travaux de la prédication. Dubois mourut le 2 septembre i82i , laissant ses manuscrits théologiques au séminaire, et ses manuscrits historiques à la bibliothèque d'Orléans. On a de lui : Méthode éprouvée avec laquelle on peut parvenir facilement et sans maître à connaître les plantes de l'intérieur de la France, et en particulier celles des environs d'Orléans, Orléans et Paris, 1803, in-S°; et av'C de nouveaux titres, Paris, 1825. Cette flore ne justiûe pas complètement son titre : loin de contenir la description d?s plantes de l'intérieur de la France, elle ne renferme
f)as mèm« toutes celles des environs d'Oréans, et l'auteur en donne plusieurs comme nouvelles, qui avaient été déjà dé rites. Enfin il a trop négligé la synonymie, et ses descriptions sont souvent insuffisantes; Mémoire en fiveur des sœurs de la Croix d'Orléans, 1815. m-8'; Notice histnriq'te et descriptive de l'Eglise cathédrale d'Orléans; Notice sur Jeanne d'Arc et les monuments érigés à Orléans en son honneur, 182i, in-8°. L'auteur avait fouillé les archives de la ville et avait rassemblé des documents qui se trouvent sans doute parmi ses manuscrits: Question importante ; Les frères des écoles chrétiennes peuvent-ils adopter la méthode d'enseigner, connue sous le nom de méthode de Lancaster, ou d'enseignement mutuel? et s'ils
fwuvaient l'adopter, serait-il avantageux pour e public qu'ils le fissent? brochure in-8°. L'anbé Dubois résout négativement ces deux questions.
DUBOS (Charles-Fkançois), grand-vicaire et doyen du chapitre de Luçon, né en Auvergne en 1666, mort à Luçon le 3 octobre 172i. Son savoir, sa modestie, sa charité le firent chérir de tous les citoyens, et pleurer par les pauvres dont il fut le bienfaiteur pendant sa vie et à sa mort. On lui doit la continuation des Conférences de Luçon , dont i'iibbé Louis avait donné 5 vol. en 1685, et qui forment aujourd'hui 26 vol. in-12. On a encore de lui : la Vie de Barillon, évéque de Luçon, D.'lft (Rouen), 1700, in-12, dont il avait imité les vertus.
DUBOUUDIEU (Jean-Armand), pasteur protestant, né à Monlpelli. r en 1652, était ministre en Languedoc avant la révocation de l'édit de Nantes. Il s'attacha ensuite au duc de Schomberg, et, après la mort de celui-ci il se retira à Londres, où il fut pasteur do l'église de Savoie. Il mourut dans cette ville en 1720. C'est à lui que Bossuet adrcssi une Lettre sur le culte que l' hÀ/lise catholique rend à la sainte Vierge. Dubourdieu s'ciforça n'y répondre eu 1682; mais, abstraction faite «le l'énorme infériorité de talent, il ne put
trouver que des banalités pour répliquer à rson redoutable adversaire. Ses principaux ■ écrits sont : Dissertation historique et critique sur le martyre de la légion théhaine, Amsterdam, 1705, in-12. Une traduction anglaise en avait été déj,^ donnée, en 1606, à Londres. Dubourdieu fait d'inutiles efforts pour ébranler la certitude d'un prod ge dont la vérité est appuyée sur les [ireuves les plus authentiques, comme l'ont montré dom Joseph Delisjc et le Père de Rivaz ; Comparaison des lois pénales de France contre les protestants, avec celles de l'Angleterre contre les papistes, Londres, 1717, in-12; La pratique des vertus chrétiennes, ou Le devoir de l'homme, trad. de l'anglais de Chappel, évêque de Cork, Londres. 1710, in-S"; Traité sur le retranchement de la coupe, déû'ié au ministre Claude. Bossuet y répandit, et c'est tout dire.
DUBOUUG ( Louîs-GuiLLAU ie-Valentin), archevêqiîe de Besançon, naquit à Saint-Domingue, oCi des intérêts do commerce avaient fixé son père, qui était Français. Celui-ci s'étant vu obligé en 1768 d'abandonner cette île, envoya une partie de sa famille à Cordeaux, sa ville natale, et Louis-Guillaume av.dt deux ans lorsqu'il y arriva. Après. y avoir fait ses humanités, il se len lit au séminaire de Saint-Sulpiceà Paris. Les succès brillants obtenus dans ses études et son exemplaire jiiété lui tirent confier la direction ae la maison d'issy, qui est une succursale du grand séminaire. La révolution vint bientôt interrompre ses fonctions, et le danger conlinuil où il se trouvait de perdre la vie le détermina à passer en E>i;agne, où il resta dix-huit mois. Il se rendit de là en Amérique, où il s'occupa dès son arrivée, de l'éducation de la jeunesse, et créa le fameux collège de New-York. Dans le même temps, il allait au loin porter les lumières de la foi chez des nations sauvages, et mérita par son zèle d'être nommé directeur-général des missions éliangô es en Amérique. L'évéi|ue de la Louisiane étant mort, l'abbé Dubourg fut appelé à lui succéder. Son humilité le porta à se rendre à Rome, pour essayer de faire changer de résolution au pontife Pie Vil; mais ce fut inutilement. C'est à Rome que le nouveau prélat eut pour la première fois l'occasion de connaître le prince de Ilohan, qui n'était pas encore eccbsiastique, et qu'il devait un jour remplacer sur le siège archiépiscopal de Besançon... M. Duboui'g revint plusi''urs fois en Eurujtc, tantôt pour y recruter quelques zélés ecclésiastiques, tantôt des frères de la doctrine chrétienne, ou des dames du Sacré-Cœur, qui iiossèdeiit aujounlhui |ilusieurs pensionnats, dans chacun desquels sont élevées plus de tiois cenîs jeunes AmériL-aines, etc. 11 s'occupait avec la plus grande activité de répandre dans la partie du Nouveau-Monde qu'il habitait, les bienfaits de la religion et de la civilisation, et les villes de Siint-Louis, de la Nouvelle- Orléans, de ALibilo et de Baltimore, se souviendront long-temps avec reconnaissince de ses nombreux travaux. Les sauvages avaient pour lui une all'ectiou profonde,
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et ne l'appelaient que le grand Père des Blancs (1;. La faiblesse de sa santé le contraignit de retourner en Eurojie en 1826; trois diocèses avaient été créés par ses soins, et chicun d'eux était gouverné par un digne évêque, animé du mè!i:e zèle que lui. Il se rendit à Paris avec le projet de unir sa vie dans une sainte retraite. Mais Mgr de Frayssinous,qui savait tous les services qu'il |)0Uvait encore rendre à l'Eglise, le décida à accepter l'évèché de Monlauban, d'où il iiassa ensuite à l'archovèclié de Besançon. Le mandement d'installation qu'il publia le 6 octobre 18.33, à l'occasion de la prise de possession du siège de cette dernière ville, a été regardé comme un chef-d'œuvre en ce genre. Ou y trouve le langage de la piété la plus douce et la plus vraie, énoncé avec la noble simplicité des patriarches, et sa belle àme s'y révélait tout eiitière. On ne liia pas sans doute sans attendrissement l'expression de ses regiets touchan'is pour les troupeaux dimt il avait été le pasteur : « O Eglises de la Louisiane et de Montauban 1 ^ elle est dissoute celte sainte alliance, qui « successivement identifia mon existence « avec la vôtre 1 Mais les liens de la pater- « nité ne se relâchent. jamais; toujours il sera « vrai que je fus voire époux, et que vos « enfants sont les miens. Toujours donc « voire prospérité et la leur seiont i'obji tde « mes vœux les plus ardents et pour mon a cœur une source intarissable de joie. — « Louisiane, Montauban, noms chéris, je ne « vous sépare pas dans cette effusion, parce a (jue vous ne fûtes jamais séparés dans ma « tendresse. En passant de l'une à l'autre, je « sentis que rien n'était changé dans mes « alfeetions premières ; seulement la sphère « en était agrandie; et je compris comment « un père peut encore retrouver toute la vi- « vacilé de l'amour pour les derniers reje- « tons de sa vieillesse, sans détriment de a celui qu'il porte <i ses premiers-nés. C'est, « mes frères, que le cœur de l'homme, créé « à l'image de Dieu, participe en quelque « sorte à son inunensité, et acquiert une ex- « p.tnsion proportionnée au nombre des ob- « jets sur lesquels il est appelé à exercer son « activité. Telle 1 1 flauune , qui en est le « syuibole, redouble d'ardeur en se propa- « géant. » Mgr Dubourg n'eut pas le temps d'accomplir dans son nouveau diocèse tous les projets d'établissements ou d'améliorations qu'il s'était proposé de réaliser avec le concours d'un clergé dont il avait déjà ap-
(l) Des Osages venus en France pendant qu'il élaii à Monlauhaii, desuvrenl de lui èU'e préseniés. Mgr Diiliiiurg, d:ins l'iiilcnlion de s'assurer s'ils l'avaieiLt vu n'élliMuent en Arnéri(iue, les lit recevoir par lin de ses pir;ires,.iiii feignait d'être celui qu'ils demandaient. Mais les Osages donnèrent les signes d'une viveaUlietioM.en ne reconnaissant pas le grand Père f/i s Illiincs qu'ils venaient chercher. Leur tristesse lit plac' à de grands transports de joie, dès qu'ils vii-iiil paraître Mgr Dubourg, et qu'ils reconnurent '!ans la chamln'e du prélat le Christ en ivoire et plusieurs autres objets qu'il avait rapportes d'Âiut'ri<|ue.
précié les lumières et le zèle. Il succomba le 12 décembre 1833, à l'âge de 68 ans, à une longue et douloureuse maladie.
DUBBELL. Voy. Bueul (Jacques du).
DUBRICK (saint), né d;ms l'île de Miserbdil, près la rivière «le Guy, se fit d'abord connaître dans la province appelée aujourd'hui Warwick. Il y expliqua sept ans les Ecritures à Hentlan-sur-l'Avon, et ouvrit ensuite une seconde école à Mochres, sur la rivière de Wye. Il lui vint des disciples de toutes les parties de la Bretagne. Les soins qu'il leur donnait ne l'empêchaient pas de s'occup.T de sa propre sanctification. Sacré évêque de Landatf , par saint Germain, dans un synode tenu vers l'an W6, et transféré à l'archevêché de Caérléon en 495, il s'en démit en faveur de saint David, et se retira dans l'île de Ba-dsey ou Deuly, sur la côte de la province de Caërnarvon, oii il mourut peu de temps après. Ou lit dans Camden et dans d'autres auteurs, que vingt mille saints, c'est-à-dire, vingt mille ermites ou religieux, furent enterrés dans la même île. « Au milieu « do lacorruption qui régnait, dit un historien, « parmi les anciens Bretons, avant l'invasion « des Anglo-Saxons , Dieu suscita de saints « pasteurs, qui, parleurs exemples, exhor- « taient leurs compatriotes à la pénitence. »
DUC (Fronton du), Fronto Ducœus, iésuile, né à Bordeaux en 1358, d'un conseiller au parlement, professa dans ditférentes maisons de son ordre, à Pont-à-Mousson, à Bordeaux, à Paris. Il mourut dans cette dernière ville le 23 septembre 162i des douleurs de la pierre. Le père du Duc était versé dans tous les genres d'érudition; mais sa partie principale était la connaissance de la langue grecque, et la critique des auteurs. On lui est redevable d'une édition des Oeuvres de saint Jcan-Chrysoslome, 6 vid. in-fol. Richard Simon en a dit beaucoup de bien. Il sertit à souhaiter, selon lui, que nous eussions un saint Clirysostome entier de la main de ce jé>uite. Pour compléter cette édition, il faut prendre ce que saint Chrysoslome a fait sur leNouveauTeslamentd' l'édition de Morel ou de Commelin, !^ ou 2 vol. in-fol. Fronton du Duc a donné une édition toute latine de saint Chrysoslome. 1613, 6 vol. in-fol. : celle-là est complète; une édition des OEuvres de saint Grégoire de Nysse, grec et latin, Pari.s, ICiS, 2 vol. in-fol. Il ajouta un3' vdl. en 1018, par forme d'appen lice. On la préfère à celle de Claude Morel, 1638. Plusieurs autres ^rffïionj d'anciens auteurs, surtout des Pères, dont quelques-unes sont accompagnées de notes, et dont la meilleure est celle de Nicéphore Caliste ; trois vol. iii-8° de Controverses contre Duplessis Mornay; \' Histoire tragique de lu pucelle de Domremy , autrement d'Orléans, Nancy, 1581, in-V. C'est une tragédie qui fut pompeusement représentée devant Charles III, duc de Lorraine. Ce prince en fut si content, qu'il lit donner une somme considérable au poète, pour s'acheter une robe neuve. A la vérité, l'auteur, homme humble et mortifié, en avait une alors qui sentait un peu trop la pauvreté évangélique.
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C'était un homme détaché de toutes les douceurs de la vie; il aimait encore plus ses devoirs de piété que ses études. 11 n'usa jamais de vin dans ses repas; et il se réduisit de bonne heure à n'en faire par jour qu'un seul, bien modique.
DUC (Nicolas Le) , prêtre du diocèse de Rouen, fut d'abord curé de Trouville en Caux, quitta sa paroisse pour paraître sur un plus gnind thé;Ure, devint vica re de Saint- Paul "à Paris, pm|)loi qu'il exerça pendant 15 ans, et fut interdit par M. Vintimille, archevêque, à cause de son opposition aux décrets de l'Eglise en 1731. Il avait présenté, dès l'an 1728, au clergé, une lettre d'adhésion à la cause de M. de Senez, cherchant par l'ent'iouMasme de secte à avancer sa fortune ou à se faire un nom dans le monde. Il ne réussit ni dans l'un ni dans l'autre, et mourut en 17W. L'auteur de sa A'ie, en:;agé dans le même parti, lui attribue : .-Innée ecclésiastique, ou Instructions siu- le propre du temps, et sur le propre et le commun des Saints, avec une explication des Epitres et des Evangiles f/ui se lisent dans le cours de l'année ecclésiastique, dans les églises de Rome et de Paris, Paris, 173.'4- et ann. suiv., 13 vol. in-12; une traduction de l'Imitation de Jésus-Christ, avec des réflexions et des pratiques; une partie de la traduction de l'Histoire du président de Thou, 16 vol. in-i". On peut douter si tout cela est de lui, ou si son biographe lui en a fait gratuitement honneur : tlans tous les cas, il n'y a pas de quoi grossir beaucoup les richesses scientifiques de la petite église.
• DUCASSE (Fr.oçois), célèbre canoniste, né dans le diocèse de Lectoure, fut tl 'abord grand-vicaire et ofliciai de Carcassonne. Il devint ensuite chanoine, arciiidiacre et officiai de Con lom, oi'i il termina ses jours eu 1706. On a de lui deux traités estimés des jurisconsultes; l'un, de la Juridiction ecclésiastique conlenlieuse, Agen, in-8', 1693, et l'autre de la Juridiction volontaire, ibid., in-8', 1697. Ces deux ouvrages réunis ont été publiés à Toulouse sous le titre de la Pratique de la juridiction ecclésiastique volontaire, gracieuse et contentieuse, 1 vol. in-4°, sixième édition, 1672. L'auteur était profondément versé dans l'Ecriture, les saints Pères et les canonistes anciens et moi ternes. Ses mœurs étaient digues d'un homme de son étal.
DUCH.\L (Jacques), ecclésiastique irlandais, non coiitormiste , né à Antrim , en 16i)7, devint cin-é d'Antrimai)rôs Abernéthy, à q li il drvait une |)arlie de son éducation. Il le remplaça aussi, en 174-0, comme ministre d'une congrégation de dissidents i» Dublin. Il composa, en cette qualité , plusieurs centaines de sermons, dont un choix fut imprimé en 176'i-, en 3 vol. in-8°, après la mort de l'auteur, qui arriva en 1761. Oa cite encore lie lui des Discours sur les arguments j)résomptifscn faveur de la religion chrétienne, et (picl pics auti'es écrits.
DLCllATEL. Voy. Cuatel.
DUCHE DE VANCY (Joseph-Françofs), né à Paris en 1668, d'un gentilhomme ordinaire