‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 220 sur 228 · DUC · texte numérisé non relu

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delà chambre du roi. Son père le fit élever avec soin, mais ce fut tout son héritage. La médiocrité de sa fortune le fit poète. La marquise de Maintenon ayant vu quelques-uns de ses essais, le choisit pour fournir des poésies sacrées à ses élèves de Saint-Cyr. Cette dame le recommanda si ifottement à Pontchartrain, secrétaire d'état, que le ministre, prenant le poète pour un homme considérable , alla lui rendre visite. Duché, voyant enti er chez lui un secrétaire d'état, crut qu'on allait le conduire à la Bastille; mais il fut bientôt rassuré par les polii esses du ministre. Duché les méritait. Il avait autant de douceur dans le caractère , que d'agrément dans l'esprit. Il ne se permit jamais aucun trait satirique : éloge bien l'are pour un poêle 1 Rousseau et lui faisaienv ensemble les charmes des sociétés oij ils se trouvaient; mais l'impression que faisait Duché, quoique moins vive d'abord, était plus durable. Il plaisait encore par le talent de la déclamation, qu'il possédait dans un degré peu commun. L'académie des inscriptions et des belles-lettres l'admit dans son corps. Elle le perdit en 1704, dans la 37' année cTe son âge. Duché a donné des tragédies, parmi lesquelles on distingue : Jonathas, Àbsalon et Ùébora, et des opéras, qu'il tâcha de faire oublier par un recueil d'Histoires édifiantes, qu'on lit avec autant d'édification que de plaisir. M. Collet en a donné une édition augmentée, Paris, 1767, in-12. On les a quelquefois confondues avec les Histoires de piété et de morale de l'abbé de Choisi. Ces deux ouvrages ont le môme but • celui de détourner la jeunesse des lectures frivoles. Le recueil du poète est moins connu que celui de l'abbé; mais il ne lui est point inférieur par l'élévation des sentiments, par la vérité des caractères, et môme par la douceur du style. On chante aussi à Saint-Cyr ses hymnes et cantiques sacrés.

DUCHESNE (Henri-Gabriel), référendaire h la cour des comptes, ancien contrôleur des rentes et garde des archives du clergé, né à Paris en 1739, mort dans la môme ville le 21 décembre 1822, a publié : Dictionnaire de l'industrie, ou Collection raisonnéc de procédés utiles dans les sciences et les arts, Paris, 1776,3 vol. in-S" ; nouvelle édition considérablemiuil augmentée. 1801, 6 vol. in-8°; Manuel du natur(diste, 1770. ui-S", 1797,4. vol. in-8" ; avec. .Macqucr; France ecclésiastique, années 177V à 1789, 16 vol. in-12 : c'est un Almanach du clvr^é; J\'otice historique sur la vie et les ouvrages de Porta , Paris, 1801, iii-S"; Comédies de Térence en vers français, 1806, 2 vol. in-8°. Il n'a fiubliécpe trois comédies de ce recueil; la traduction des trois autres est de Lafontaine et de Baron. 11 a laissé en manuscrit une Analyse de tous les ouvrages du P. Kircher, qui forme 2 v. in-fol.

DIICMKSM:. Voi/. Cues^e (du).

DlICLOl. Voy. Ci.oï (m).

DUCKEUX ( (îAiiuiEi.-MARiiN ) , chanoine d'Auxcrre, nuis d'Orléans, naquit dans celle derinère ville le 27 juin 17i3. Il avait élé grand-vicaire en Corse; mais l'altcralion de

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