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sa santé l'avait obligé de solliciter son retour eu France. Il l'obtint avec une pension, et fut choisi par Monsieur, frère du roi, depuis Louis XVIII, pourun de ses chapelains en son palais du Luxemljourg. Il mourut dans son canonicat de Sainte-Croix à Orléans le 24 août 1700. On lui doit : Les siècles chrétiens, ou Histoire du christianisme dans son établissement et ses progrès , depuis Jésus- Christ jusqu'à nos jours, Paris , 1775-77, 9 vol. in-12. Le cadre en est bien vu, les jugements modérés; mais il y a trop de prétention dans le style, et l'ouvrage n'est ni profond ni nourri. Il fut cependant réimprimé en 1787, en 10 vol. in-12, avec des corrections et des augmentations. L'auteur sepro- ])(isait d'y ajouter VHistoire du xviu' si'cle; mais des ordres supérieurs de la part du souverain, qui voulait maintenir la loi du silence sur les questions alors agit/es, de peur de réveiller des liassions mal éteintes, l'obligèrent d'en différer la publication. Il remplaça alors ce morceau, qui eût été très-iniéressant, par un Discours sur le xviu° siècle, où les grands événements et les caractères particuliers, qui distinguent cette époque de toutes les autres, y sont présentés en masse, et ils n'en sont peut-être que plus frappants. Cet ouvrage a été traduit en espagnol, Matlrid, 1788. Poésies ancieiwes et modernes, recueillies par l'abbé Ducreux , Paris, 1781. L'éditeur y a inséré plusieurs pièces de sa composition. 0^'ifrres complètes de Fléchier, Nîmes, 1783, 10 vol. in-8", accompagnées de préfaces, d'observations et de noies sur les «endroits qui ont paru en avoir besoin. Pensées et réflexions extraites de Pascal sur la religion et la morale, 1785, 2 v. in-16.
DUCREUX (François), jésuite, né h Saintes, en 1596, professa la rhétorique et les humanités dans les collèges de son ordre, puis s'occupa de la direction des consciences et mourut à Bordeaux en 1G66. 11 a laissé : Grammatica grœca Clenardi recognila cum observationibus Moquoti ; Despaiiierii grammatica latina emendata, Bordeaux, 1658, in-8°; T7/a P. J. Francisci lirgis latine reddita e gallico, Cologne, 1060, iii-12; Vita D. Francisci Salesii, latine reddita e gallico, de >iaupas du Tour, Cologne, 1663, in-8°; Historiœ Canadensis seu Novœ Franciœ libri decem ad amium usque Christi 1656, auclore P. Francisco Creuxio, Paiis, 166i, in-4° : ouvrage écrit d'après les relations des jésuites, mais beaucoup trop ditfus.
DUCRUE (Be>no\-François) , jésuite, né en 1721 à Munich, fut pendant plus de vingt ans missionnaire au .Mexique, et ne revint en Europe que lorsque sa compagnie eut été expulsée des colonies espagnoles. 11 mourut en 1771), dans sa patrie, laissant une Relation de la compagnie de Jésus de la province du Mexique, et surtout de la Californie, en 1767, avec d'autres documents dignes d'être conmis. Elle a été insérée dans le tome xvi du Journal de Murr.
DUDITH (.\ndré), né à Bude en Hongrie, l'an 1533, montra dès sa jeunesse, de l'esprit, de l'imagination, de la mémoire. Il cul^
tiva le latin, le grec, la poésie et l'éloquence avec succès. Cicéron était son auteur favori; son style lui plaisait tant, qu'il en écrivit trois fois toutes les œuvres de sa main. L'empereur Ferdinand II l'employa dans des affaires importâmes. Il lui donna l'évèché de Tina en Dalmatie, en 1560. Le clergé de Hongrie le députa au concile de Trente deux ans après. Son penchant pour les nouvelles erreurs scandalisa cette assemblée, et l'empereur fut obligé de le rapprler. Dudith, déjà protestant dans le cœur, se maria à son retour, se démit de sou évôché, et professa publiquement la religion prétendue réformée. On prétend que de protestant il devint socinien; et qu'enfin il mourut en 1589, sans avoir aucun sentiment fixe sur la religion; sort commun à tous ceux qui, après avoir abandonné la vraie foi, ont assez de jugement pour apprécier l'inconséquence des sectes retranchées du sein de l'Eglise {Voy. Servet). On a de Dudith des traductions en latin de Longin et de Denys d'Haï icarnasse, de la Vie du cardinal Polus, par Beccatelli, Venise, 15G3, h\-h°, et un grand nombre d'ouvrages de controverse , de physique et de poésie. On trouve ceux-ci dans le second volume d s Délices des poètes allemands.
DUELLI (Raimond), chanoine régulier de Saint-Augustin , demeura longtemps à Vienne, et publia différents ouvrages sur la litléiature ecclésiastique , qui lui ont fait beaucou]! d'honneur; entre autres, un recued de divers monuments, sous ce titre Miscellanea quœ ex manuscriptis collegit, etc., Augsbourg , 1723, in-l"; Historia ordinis equitum Teutonicorum, en 4 parties. Vienne, 1727, in-fol., ouvrage plein de recherches, qui contient un grand nombre de chartes, de ili]ilùmes, de bvdies et de généalogies; Exccrpta genealogico-hislorica, Leipzig, 1725, in-fol., avec figures, curieux et peu commun. Il mourut vers 17i0, Agé d'environ 70 ans.
DUFAY (Jean-Gaspard) , jésuite, mort en 17ii, prêcha avec un succès peu commun. Ses Sermons sont en 9 vol. in-12, qui parurent successivement depuis 1738 jus | n'en 17i3. Le talent de l'action leur donnait une beauté et une force qu'ils perdirent presque entièrement après l'impression.
DUFOUR (Charles), curé de Saint-Maclou il Rouen, et ensuite abbé d'Aulnay , mort en 1669, s'est fait connaître par ses disputes avec le Père Brisacier, et par son zèle contre la morale relAchée. Il est auteur de divers écrits ecclésiastiques ou polémiques. On no les lit plus.
DUFOUR (Pierre-Jctseph), dominicain, né à Caudiès en Languedoc, dans les premières années du xvnr siècle, professa longtemps la théologie à Toulouse, et mourut dans cette ville après 1789. On lui doit la Traduction de l'italien d'un ouvrage du P. Concina sous le titre d'Explication de quatre paradoxes, 1751, in-8°. Le traducteur, sous le nom du chevalier Philalethi, a augmenté cet ouvrage (l'une relation de disputes sur la morale qui se sont élevées depuis 17.39. On lui allribue tiois des écrits anonymes qui lut paru en