‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 222 sur 228 · DL'G · texte numérisé non relu

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17G1 et années suivantes, touchant les opinions de saint Thomas d'Aquin sur l'indépendance absolue des souverains et sur le régicide : ce sont deux Lettres d'un théologien et un Mémoire pour saint Thoaias contre un anonyme. En 176V, il fit soutenir à Toulouse, en faveur des libertés de l'église gallicane, une Thèse imprimée dans le format in-4°. On a encore de cet auteur, outre plusieurs Dissertations latines sur quelques questions de théologie : l'Autorité de saint Augustin et de saint Thomas, établie par la fra'rfîïîon, Toulouse, 1773, 2 vol. in-l2; Doctrina Vil Prœsulum vindicata , 177-'i- , in-8°; Son meilleur ouvrage est intitulé : Exposition des droits des souverains sur les empêchements dirimants de mariage et sur leurs dispenses, Paris, 1787, in-12.

DUFOUR (Antoine), évoque de Marseille, natif d'Orléans, avait pris l'habit de domnicain dans le couvent de celle ville. Après avoir occupé une chaire dans la maison de la rue Saint-Jacques à Paris, il devint conlesseur de Louis XII, qu'il suivit en Italie, et fut élevé en 1307 sur le àége de Marseille. Il mourut à Lodi, au mois de juin 1509. Outre plusieurs ouvra:^es restés manuscrits, on a de Dufour : Paraphrase sur les psaumes pénitentiaux, Paris, 1331 ; La dielte du, salut, contenant cinquante méditations sur la passion de Notre-Seigneur, Paris, 1571.

DUFRAISSE (Jean), chanoine de la cathédrale de Clermont, en Auvergne, était né dans cette ville en 1628, et y mourut en 1715, laissant : L'Origine des églises de France, prouvée par la succession, de leurs évêques , arec la Vie de saint Austrcmoine, premier apôtre et primat des Aquitaines, Paris, 1688, in-8°; Lettre à M. Vévèque de Clermont, estant à Paris, Clermont, 28 sept. 1809, ih-'i-'' de 11 pages : cet évùque est François Bochart de Saron de Champigny; Seconde Lettre au même, 26 octobre 1709, in-l° dO 23 pages ; Histoire de la vie de Jésus-Christ, en 50 cliapitres, 1 gros vol. in-'i-°.

DUFIILSSE (Gabuiel Tauuin) , évéque de Tabruca, vicaiie apostolique du Su-Tchuen, né en 1751 à Ville-de-Lezoux, paroisse du diocèse de Clermont, lit ses éludes dans le collège de Louis-le-Giaiid, dont il était boursier. Il entra au séminaire des Missions- Etrangères le 2 juillet 1774-, élant diacre et bachelier de Sorbonne. 11 s'embarqua à Lorient au comiiirnceioeiit de l'anuée 1776 ])Our passer en Chine , séjourna quelque temps à Macao , |>uis airiva dans le Su- .Tchuen en 1777. Une peisécuti.on cruelle s'étant élevée dans la Chuie en 1784, sous le îrègne de l'eiupercur Kien-Loug, l'iibiié Dufiesse fut dénoncé personuellemiiit. Après avoir échappé d'abord à toutes les rccherciies pendant liusieurs iudis, il se livra luimême aux porséi-uleurs, le 2V lé rier 1783, pour empêcher ([uo les peiq lisilions (|u'(in faisait j)Our le prendre ne lissent découvrir queUpies-uMs (les autres mi^sionnail■es qui u'éluieul |)(jiiit encure cnnnus. On le coi>- Juisit il Pclting, où furent ainehé>, dans le co'Jiuut de la uiùme année, un yiand nombre

d'autres missionnaires pris dans les diverses provinces de l'empire. Au mois d'octobre 1783 il fut mis en liberté et reconduit h Canton, où on le fit embarquer pour Manille. En 1789, l'abbé Dufresse, malgré la persécution qui sévissait toujours, rentra dans le Su-Tchuen avec Mgr de Saint-Martin. «- Si « nous sommes pris, écrivait-il à cette occa- « sion, si pour la foi nous mourons dans les « prisons, par le jilaive ou par la corde, nous « regarderons cette faveur comme la plus « signalée que nous ayons reçue. Hélas 1 « nous n'en sommes pas dignes.» En 1800 Mgr de Saint-Mai tin fit choix de Bufresse pour son coadjuteur, et le sacra évèque de Tabiaca. L'année suivante, la moit ayant enlevé ce prélat, l'évoque de Tabraca devint vicaire apostolique. Il célébra, au mois de septembre 1803, un synode dont les statuts ont été imprimés à Rome en 1822, aux frais de la Propagande. Au mnis d'octobre 1814-, une persécution, plus violente que toutes celles qui l'avaient précédée, s'éleva dans la province du Su-Tchuen, d'où elle se répandit dans les autres lîrovinces de la Chine. Mgr l'évoque de Tau aca fut obligé de se cacher; ayant été dénoncé, il fut arrêté lé 28 mai 1815. Amené à Tchin-Tou, ville capitale du Su-Tchuen, il y fut traité avec humanité par les mandarins; mais le IV septembre de la même année le vice-roi le fit comparaître devant son trbunal, et prononça contre lui la sentence de mort. Le même jour, contrairement aux usages et aux lois de l'empire de la Chine, qui défendent qu'aucun criminel condamné à mort par les (rilmnaux subisse cette peine avant que la sentence ait été confirmée par l'empereur , l'évèque de Tabraca, dépouillé de ses habits, fut cun luit au lieu du supplice, et eut la tète tranchée par la main du hourieau. Le souverain pontife Pie Vil a célébré le glorieux martyre de Mgr Dufresse, dans une allocution au sacrécoUége; et la cause jiour la béatification a été introduite par ordre de Sa Sainteté Grégoire XVI en 1843.

DUGDALE (Guillaume), né près de Coloshill dans le comté de Warvvick, en 1605, mourut en 1686. Il passa une p irtie de sa vie h visiter des archives, à copier d'anciens monuments, et à chercher la vérité dans les décombres que le temps avait épargnés. Le comte d'Arundel, instruit de son m'''rile. lui procura une place de lii'raut d"ai'mcs, et une pension de 20 liv. sterling, avec un logement dans le ])alais iles liérauts-d'armes. Dugdalo était un homme laborieux et sage, qui cultiva les lettres au ndlieu des orages qui agitèrent de son temps sa tnrbulente patrie; et a force de soins et de recherches, il vint h bout de donner les meilleurs ouvrages qu'on ait sur les anliquilèsd'.Vn^leleiTe. l.es principaux sont : AJonasticon anglicnnum, Londres, 1633-1673, 3 vol. in-f<il., avec une savanle préfac do .\!ars!iam. Il conipo^^a les di'ux premi(;rs volumes, conjuinlemenl avec Roger D(id.>wuilh. On voit que h-s auleurs rcgrellenl vivement les fruits de In j'iélé et lie lu sainte inugnilicencc des anciens calho-

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