ABB
vîoisie, naquit à Nay en Béarn, en 1657. Après ayoir étudié à Sedan, voyagé en Hollande et en Allemagne, il exerça les fonctions de son ministère d'abord en France, puis à Berlin et ensuite à Londres : de là, il passa en Irlande, où il fut fait doyen de Killalow. Il mourut en 1727, à S.iinte-Mary-le- Bone, près de Londres, à l'âge de 70 ans. La pureté de ses mœurs, la droiture de son caractère et l'éioquenre de ses sermons, lui avaient fait beaucoup d'amis dans celte ville, parmi les grands et les gens de lelln-s. Il était versé dans les langues, dans l'Ecriture et dans les Pères. Il a rendu de grands services à la religion par ses ouvrages. fVoy. les Mémoires de Nicéron, tome XXXIH.) Ses Traités de la vérité de la religion chrétienne, en 2 vol. in-12, de la Divinité de Jésus- Christ , in-12 , et de l'art de se connaître soi-même, formant en tout 4- vol. in-12, traduits en différentes langues , écrits avec beaucoup de force dans le raisonnement, et d'énergie dans le style, eurent le suffrage des catholiques et des protestants. L'art de se connaître soi-même a été fondu presque tout entier dans l'Encyclopédie, sans qu'on ait daigne le citer, même dans les articles qu'on en a tirés mot à mot. Sa Vérité de lu religion chrétienne réformée, en 2 vol. in-8', ne fut pas également applaudie, et passa même chez les savants de la réforme pour un ouvrage faible et une apologie très-incomplète. Les gens sensés de toutes les communions se moquèrent égalerncnt du Triomphe de la Providence et de la religion dans l'ouverture des sept sceaux par le Fils de Ditu, 1714, en 4 vol. in-12, ouvrage plus digne d'un visionnaire ou d'un fanatique sectaire que d'un théologien sage. V^ollaire prétend que celte production lit tort à son Traité de la religion chrétienne, comme si un homme qui démontre une chose ne pouvait déraisonner dans une autre. Le même Voltaire avance qu'Abbadie est mort fou, anecdote démentie par des témoins oculaires : tous les hommes qui témoignent de rattachement à la religion chrétienne, doivent, au jugement de ce cynique , passer pour des insensés. On a encore d'Abbaiiie : Un volume de Sermons, 1C80, in-8% moins connu que son Traité sur la religion; la Défense de la nation britannique, contre l'auteur de l'Avis important aux réfugiés, 1692, in-8'. C.e livre n'est pas commun; Les caractères du chrétien et du chris'.ianisme, 1685, in-12. Abbadie avait la mémoire la plus heureuse. Il composait ses ouvrages dans sa tête, et ne les écrivait qu'à mesure qu'il les faisait imprimer. Cet avantage de retenir tout le plan d'une composition, nous a privé de deux livres importants, dont l'un était une Nouvelle manière de démontrer l'imniertalité de l'âme. — Un autre Abiudie, chanoine de Comminges, a donné une Disser' tation louchant le temps auquel la religion chrétienne a été établie dans les Gaules, Toulouse, 1703, in-12. 11 souliinl quelle y fut prêclice avant le milieu du ir siècle.
•ABUON, surnoiimé le Courbé [Abbo Cer-
nuus), moine deSaint-Germain-des-Prés, fit en vers latins barbares la Relation du siège de Paris par les Normands, vers la fin du IX' siècle (l'an 896). Ce versificateur oublié, qui lui-même était normand, fut timoin de ce siège, et s'il n'est pas bon poi'te, il est historien exact. Il entre dans les plus grands détails, et paraît assez impartial. Son poëme contient plus de 1200 vers dans les deux livres qu'on en a publiés. Le troisième, qui ne contient rien d'intéressant, et dont le manuscrit est imparfait, n'a jamais vu le jour. On trouve le poëme d'Abbon dans le tome II de la collection de Duchêni', et il a été réimprimé beaucoup plus correct, avec d''s noies, dans les ?i'ouvelles nnnahs de Paris, publiées |)ar iloni Toussaint Duplessis, bénédictin de la congrégation de Saint-.Maur, en 17o3, in-i". On a encore d'Abbon une lettre dans la Bib'iotheca Patrum, tome V, et des sermons dans le 9' volume du Spicilegium d'Achéry.
: ABBON de Fleury, ABBO Floriacensis, né au milieu du x' siècle, à Orléans, se livra avec une égale ardeur à tous les arts it à toutes les sciences, grammaire, arithiiiéiique, poésie, rhétorique, musique, dialectique, géométrie, astronomie, théologie. .\près avoir brillé dans les écoles de Paris et de Reims et à l'abbaye de Ramsay en Angleterre, il fui élu abbé du monastère de Fleury, dont il était moine. Il essuya bien des traverses de la part de quelques évêques, coutre lesquels il soutenait les droits de l'ordre monastique. Ses ennemis lui atlribuèrent quelques violences envers ses persécuteurs. Il écrivit, pour s'en justifier, une apologie qu'il adressa aux rois Hugues et RoLerl. Il dédia quelque temps après aux mêmes princes, un Recueil de canons sur les devoirs des rois et ceux des sujets. Le roi Robert l'ayant envoyé à Rome pour apaiser Grégoire V, qui voulait mettre le royaume en interdit, le pape lui accorda tout ce qu'il voulut. Abbon, de retour do ce voyage, alla travailler à la réforme de labbaye de la Réole , en Gascogne. Il y retourna une seconde fois quelque temps après , toujours pour le même molif. Une querelle qui s'éleva entre ses domestiques et les (iascons, lui coût,» la vie. Pendant qu'il tachait de réunir les esprits, et qu'il donnait même tort à ses do.mestiques , un Gascon ie perça d'un cou,p de lance dont il mourut en lOui. Sa sainteté ayant été attesiée par des miracles, on l'honora comme martyr. Sa fête est m.irquée au 13 novembre dans les nurtyrologes de France , et dans celui des l)énédiCtins. Le Recueil de ses lettres fut publié en lo87, infolio, sur les manuscrits de Pierre P;lliou à la suite du Codex canonum velus, ainsi que quelques autres descsouvrajÂCs. Aimoin, sou disciple, a écrit sa vie et y a inséré quelques fragments de ses écrits. On trouve le tout dans le tome Vlll des Acta sanctorum ordinis Sancii Bcnedicti.
ABP>OT ^1\0BERT), né en loGO à Quiiford dans le coin'.é de Surrey, était lils «l'un li:>se land. U fut dabord élevé dans l'école de sa
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