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ville nal.ilc , qui avait pour fondalour Etloiiard W, puis dans le collège de lîailleul à Oxford, et devint, eu 1597, chapelain de Jacques I '^ lloberl Abbot fut nommé en 16i2, à l'âge de 52 ans, à la chaire de théologie d'Oxford par ce prince qui faisait de lui le plus grand cas. En 1597, l'imprimerie royale mil au jour dans un môme volume sa Démonstration sur l'Antéchrist, et le Commentaire sur l'Apocnlypse, par le monarque. Le soin qu'il eulde défendre dans dos lectures publiques le pouvoir suprême des rois contre Bollarmin et Suarez lui valurent l'évêché de Salisbury, en 1C15. 11 mourut à l'âge de 57 ans, le 2 mars 1G17, de la nialadie de la pierre, suite de sa trop grande application à l'élude. Ses nombreux ouvrages sont aujourd'hui oubliés; on mentionne cependant encore la Défense du pouvoir souverain des rois , en latin, Londres, 1G19, in-4°. Ceux qui désireraient en voir la liste, la trouveront dans le tome XVI des Mémoires de Nicérnn. Sou Miroir des subtilités papistes, sa Défense du catholicisme réformé de Guillaume Perkins contre V anti-catholicisme bâtard de Guillaume Bishop, prêtre de séminnircs, etc., prouvent qu'il affeclionnail la bizarrerie des titres qu'il jugeait sans doute plus propre à aiguillonner la curiosité du public.
ABBOT (George), d'abord principal du collège d'Ovford, ensuite nommé à deux évéchés, et eiTlfin archevêque de Gantorbcry, était (rère cadet du précédent; mais il ne sut pas se ménager , comme lui, les bonnes grâces du roi Jacques l'^ Il les perdit en s'oi)i)osant au mariage du prince de Galles avec l'infante d'Espagne. Quelques personnes, irritées de l'indulgence d'Abbot pour les non-conformistes, profilèrent de l'a version de Jacques I" et l'accusèient d'irrégularité pour avoir commis un homicide par mégaidc. Abbol confondit ses ennemis ; mais six ans après, ils furent appuyés par le duc do liuckingham , qui baissait l'arclievéque. Abbol, suspendu des fonctions de sa priinalie, se relira dans sa patrie, puis au château de Cro\den, où il mourut en 1C3:{. Nous avons de ce prélat six Questions théologiques, eu latin, Oxford, 1598, in-i" ; des Sermons sur le prophète Jouas, '\n-'v ; ['Histoire des massacres de la Valteliiie, à la fin des Actes de l'Lglise anglicane, de Jean Fox, Londres , 1031, in-folio; une Géoyraphi'.', in-i", assez bonne pour son temps ; un Traité de la visibilité perpétuelle de la vraie Lglisc, in-k". Ces quatre derniers ouvrages sont en anglais. On peut voir sur llobcrt cl (icorge Abbot le tome X\ I des .Mémoires de Nicéron. George Abbol a laissé une réputalioii biin équivoque , même parmi los protestants.
Cl.irendoii dilquc tout son christianisme consistait à avilir la papauté. Dans ce genre, plus onini montrait île fureur, pluson lui inspirait d'estime. Il mourut, aj(>ul(!-t-il, laissant à son successeur une tâche diflicilcâ remplir, celle de reformer um- église qu'il avait remplie do ministres faibles et plus encore de ministres vils. — AuHoT (George), neveu des deux précédent», niorl le 'i février 1G'»8, est l'au-
teur des ouvrages cités par Nicéron, dans le tome XVI. page ol et 52 : Paraphrase du Livre de Job, Londres, 16i(), in-4" ; Vindiciœ sabbati..., Londres, l(>il, in 4"; Notes courtes sur le livre des Psaumes, Londres, in-i". ABDAS (sainlj, évoque persan , vivait du temps de ThéoJose le Jeune, sous le règne d'isdegerde, et de Varane V , au commencement du V" siècle; ayant fait abattre un leinple de païens consacré au feu, il reçut aussitôt l'ordre de le rebâtir. Mais cet évêque n'ayant pas voulu obéir, le roi le fit mourir, renversa les églises clirétiennes, et suscita aux fidèles une horrible persécution, qui dura plus de trente ans, et alluma une grande guerre entre l'empire des Grecs et celui des Perses. Théodoret , en rapportant cet histoire , blâme 1 évêque d'avoir abattu le temple ; mais il le loue d'avoir souffert le martyre plutôt que de le rebâtir. Car il me semble, dit-il, que c'est la même chose d'adorer le feu ou de lui bdtirtin temple.
ABUENAGO, nomchaldéen qui fut donné à Azarias, l'un des compagnons de Daniel, jetés dans une fournaise ardente, par ordre de NabuchodoDOsor , dont ils n'avaient pas voulu adorer la statue, et que le vrai Dieu, dont ils n'avaient pas voulu renier le culte, conserva sans atteinte au milieu des flammes. Le nom A'Abdéna/jo veut dire serviteur de Nuijo ou Négo, soleil ou étoile du matin.
ABDI.\S, le quatrième des douze petits prophètes. On ne sait rien de son pays, ni de ses parents. On ignore même le temps auquel il a vécu. Quelques-uns le font contemporain d'Amos, d'tJsée et d'isaïe ; d'autres croient qu'il a écrit depuis la ruine de Jérusalem par les ChalJéens. Saint Jérôme parle de son tombeau, que sainte Paule vit à Samarie. On n'a de ce prophète qu'un seul chapitre, qu'il a composé contre les Iduméens.
AliDl\S, intendant delà maison d'Achab, roi d'Israël, du temps du prophète Elle, se conserva pur et sans tache au milieu d'une cour impie et corrompue. Lorsque Jézabel poursuivait les prophètes du Seigneur, pour les faire mourir, Abdias en sauva cent, qu'il cacha dans deux cavernes, oui il les nourrissait de pain et d'eau. Quelques-uns le confondent avec le prophète. Il y a encore Cu d'autres Abdias : 1° Un intendant des linances de David ; 2" un des généraux d'armée du mèm • roi; 3° un lévite qui rétablit le temple sous le règne de Josias
ABDIAS de Babylone , auteur supposé d'une histoire du combat des apôtres : Historia certaminis apostolici. Il nous dit, dans sa préf ice, qu'il avait vu Jésus-Christ ; qu'il élail du nombre des soixante-douze disciples; qu'il suivit en Perse saint Simon et suint Judc. (jui l'ordonnèrent premier évêque do Babylone. Mais en même temps ilciicHégésippc, qui n'a vécu que .!i) ans après l'ascension de Jèsus-Clirist, et veut ni>us f.iire accroire qu'ayant écrit lui-même on hébreu, son ouvrage a été traduit en grec par un nommé Euli'opc, son disciple, et du j^rcc ei latin p ir Jules .\fricain, qui vivait en iH.