ABE
ÂBE
Ces contradictions démontrent que le prétendu Abdias est un imposteur. Wolfgang Lazius, qui déterra le manuscrit de cet ouvrage dans le monastère d'Ossak, en Garinthie, leflt imprimer à Bâle en 1551, comme un monument précieux. Il yen a eu plusieurs antres éditions, sans que cette histoire ait acquis plus d'autorité,
ABDISSI, patriarche de Muzar, dans l'Assyrie orientale, vint baiser les pieds du pape Pie IV, qui l'honora du pailium en 1362. Ce savant prélat promit de faire observer dans les pays de sa juridiction, les décisions du concile de Trente qui avait approuvé sa profession de foi. De retour dans son pays, il convertit plusieurs nestoriens. Abraham Ecchellensis a donné son Catalogue des écrivains chaldéens, Rome, 1(553, et depuis à Mayence, 1633, in-8^
ABDON, douzième juge du peuple d'Israël, successeur d'Ahialon, gouverna pendant huit ans. Il laissa IpOGIs et 30 pclils-fjls, qui l'accompagnaient toujours, mon tés sur 70 ânes ou ànons. Il mourut l'an lUS avant Jésus- Christ. — 11 y a eu trois autres Abdon, dont l'un, ûls de Micha, fut envoyé par le roi Josias à la prophétesse Holda, pour lui demander son avis sur le livre de la loi, qui avait été trouvé dans le temple.
ABUON (saint), Persan, vint à Rome avec saint Sennen sun compatriote, où tous deux, confessèrent la foi, et furent mis à mort en 250, durant la persécution de Décius. Les chrétiens enlevèrent leurs corps, et les déposèrent dans la maison d'un sous-diacre, nommé Quirin. Sous le règne de Constantin le Grand , les reliques de ces saints furent transportées dans le cimetière des Pontiens, ainsi appelé de ceux qui l'avaient fait bâtiri On l'appelait encore ad iirsum pileatum, de quelque signe qu'on y voyait. Il prit ensuite le nom des deux saints martyrs. Il élait auprès du Tibre , sur le chemin du Porto, et à peu de distance de Rome. On y voit encore sur un ancien morceau de sculpture, les noms et les figures de nos saints , ayant sur la tète une couronne et un bonnet persan. Saint Abdon et saint Sennen sont nommés dans l'ancien calendrier de Libère, et dans plusieurs martyrologes. Leurs Actes qui sont modernes, mérilenl peu de croyance, comme l'a démontré le cardinal Noris.
AIÎEL, second Dis de nos premiers parents, offrait à Dieu les premiers nés de ses troupeaux; Caïn, son frère, jaloux de ce que ses offrandes n'étaient pas aussi agréables au ciel, le tua l'an 387i avant J.-C. {Gen. IV. 5, 6). Les rêveries que les rabbins ont écrites sur la conduite d'Abel ne méritent aucune attention. Le récit simple et naïf de l'Ecriture donne lieu à plusieurs réflexions. 1° Le sort des deux frères dut faire sentir à nos premiers parents les suites horribles de leur péché, l'excès des misères auxquelles était condamnée leur postérité. 2" La destinée d'Abel démontre que les récompenses de la vertu ne sont pas de co monde. Dieu avait dit à Caïn, pendant qu'il méditait son crime : « Si lu fais bien, n'en
« recevras-tu pas la récompense? Si tu fais « mal, ton péché s'élèvera contre toi. » Cependant Abel reçoit pour toute récompense de sa piété, une mort violente et prématurée. Dieu a donc accompli sa promesse dans une autre vie. Selon saint Paul, Abel, par sa foi, a offert à Dieu de meilleurs sacrifices que Caïn ; par là, il a mérité le nom <ie Juste [Matth. XXIII, 33). « Dieu lui-même, dit cet a apôtre, a rendu témoignage à ses offran- « des, et par cette foi , il ])arle après sa « mort.» Fide pliirimamhostiam Abel. (/uam Caïn, obtulit Deo; perquam teslimonium coti' seculus est esse justus, teslimonium perliibente tnuneribus ejus Deo ; et per illam defunctus adhuc loquilur [Hebr. xi, h). Quelle a pu être la foi d'Abel , sinon une ferme croyance à la vie future ? Le témoignage que Dieu lui a rendu serait illusoire, si la piété d'Abel était frustrée de toute récompense. L'indulgence avec laquelle Dieu traite Caïn après son crime serait un nouveau sujet de scandale. L'Eglise cite souvent le sacrifice d'Abel comme le modèle d'un sacrifice saint, pur, désintéressé, et d'agréable odeur, particulièrement dans le canon de la messe : Sicul accepta habere dignaius es muncrapueri justi Abel. Gessner a fait un poème allemand sur la mort d'Abel. 11 a été traduit plusieurs fois en français , eu prose et eu vers. Legouvé a donné sur ce même sujet une tragédie en trois actes.
ABELLI (Antoine), abbé de Livry et prédicateur du roi, né à Paris en 1327, entra fort jeune dans l'ordre des Frères-précheurs, et devint vicaire général de sa congrégation. Il avait prêché avec tant de succès dans plusieurs églises du royaume, que la reine Catherine de Médicis le choisit pour directeur de sa conscience. On a de lui : La manière de bien prier, avec la vertu et efficace de l'oraison, Paris, 165i, in-S"; Sermon sur les lamentations du saint prophète Hiércmie, Paris, 13S2, in-8°; Lettre du frère Antoine Abelli à la royne Catherine de Médici<, VàQk, in-8°. Le Père Lelong, dans sa Bibliothèque sacrée, tome II, page 591, dit qu'il mourut en 1389; mais on ne peut admettre cette date, puisque la soumission de la Sorbonne, dont Abelli faisait partie, n'a eu lieu qu'en 1394. Les Pères Quétif et Echard, qui lui donnent de grands éloges , n'ont pu découvrir l'époque de sa mort. Grégoire n'a fait aucune mention d'Abellidans son Histoire des confesseurs des rois et des primes.
ABELLI (Louis), grand vicaire de Bayonne, curé de Paris , et ensuite évéque de Rodez, naquit dans le Vexin français, en 1604. Il se démit, en 1667, de sonévêché, trois ans après sa nomination, pour vivre en solitaire dans la maison de Saint-Lazare , à Paris. Il y mourut en 1691, après avoir publié plusieurs ouvrages. Les principaux sont : Mednlla theologica, in-12, qui lui a fait donner, par Boileau, le litre de moelleux Abelli (Lutrin, ch. 11), ce qui n'empêche pas que l'ouvrage ne soit bon. La Vie de saint Vincent de Paul, in-4°. 11 se déclare ouvertement contre les disciples de l'évêque d'Ypres , et surtout
AKG