‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 41 sur 228 · M ACO · texte numérisé non relu

M ACO

grand arbitre de la politique humaine exauçant ainsi la prière Me ce prince humilié : Infatua, qucso. Domine, consitium Achilophel. Désespéré de voir ses avis méprisés, Achiiopliel se relira à Gilo, et se pendit vers l'an 1033 avant Jésus-Chri>t.

ACINDYNUS (Grégoire), moine grec du xiv° siècle, écrivit contre Grégoire Palamas et conire les moines du mont Alhos, qui soutenaient que la gloire de Dieu apparue sur le mont Thabor, et, à les en croire;, visible pour eux dans leurs contemplations, était incréée et incorruptible, bien qu'elle ne fût pas l'essence divine. Acyndinus ayant mis beaucoup de chaleur dans cette dispute, ses adversaires l'accusèrent de croire à cette lumière créée et finie. L'empereur Joan Caiitacuzène se déclara pour eux, el Aciiulynus fut condamné, en 13i2, par le synode de Constantinople. Il n'en continua pas moins d'écrire en secret pour soutenir ses opinions. En 1347, un concile tenu à Constantinople lui ayant donné raison, Cantacuzène lit aussitôt déposerle patriarche Jean XIV, partisan d'Acindynus, el qui avait provoqué le concile, et le remplaça par Isidore, qui avait été condamné. On a d'Acindyiius un traité De esscntia et operatione Vei, en grer et en latin, que Grelser lit imprimer à Ingolsladl, 1616, xn-k", et un poëme contre Palamas, inséré, avec des fragments d'autres ouvrages, dans la Grèce orthodoxe, d'Allatius.

ACOLUTH , savant orientaliste et professeur de théologie à Dreslau, naquit à liernstadt en 1634 et mourut en 1704. 11 mit quel ques chapitres du Cor;iu en quatre langues, et il voulait donner un Coran entier polyglotte. 11 croyait que l'arménien était l'ancien égyptien.

ACONCIO (Jacques), dont le véritable nom est Giacoino Canlio, né à Trente, au commencement du xvr siècle, se rendit célèbre comme philosophe, jurisconsulte et théologicn. Il quitta la religion catholique pour se faire protestant, et se retira en Suisse, puis à Strasbourg, et de là en Angleterre. Il fui protégé par la reine Elisabeth, qui voulut bien accepter la dédicace de son livre De slrulagemalibus Salanœ in religionis necjolio, per superslilionem, errorem, hwresim, odium, calitmniam, schisma, etc., libri Y lll, Basileœ, laao, in-8°, loué par quelques protestants, et blâmé par d'autres plus raisonnables. Sclilcn lui a appliqué ce qu'on a dit d'Origène: Ubi bene, neino melius ; ubi maie, neino pejus. Le but de l'auteur était de réduire à un trèspetit nombre les dogmes nécessaires à la religion chrétienne, el d'établir une tolérance réciproque entre toutes les sectes qui divisent le christianisme. C'est un système d'indifférence en matière de religion, ou, si l'on veut, un plan de pacification, publié sans sanction et sans autorité, le législateur des chrétiens n'étant point intervenu pour corriger ou modifier son ouvrage. Du reste, ce livre esl écrit avec mrthode, et d'une bonne latinité, quoique le style en soit quelquefois un peu affecté. Cet apostat mourut eu Angleterre, vers l'an 1566. On a encore du même

DiCT. DE BlOSBAPUlË RELIG. I,

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