‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 44 sur 228 · ADE · texte numérisé non relu

ADE

ADl

vcché d'Uti-echt étant venu à vaquer par la mort de saint Alfred, le roi y fit pincer Adflbold. Ses premiers soins furent de faire réparer les lieux saints, la plupart tombés en dégradation ; il rebâtit l'église de Saint- Martin, l'une des principales de sa ville épiscopale, en releva plusieurs autres et fonda la collégiale de Kiel de Dicé, sons l'iiivocalion de sainte Walburge. Il se crut obligé de prendre pari à quelques expéditions guerrières pour défendre les biens de l'Eglise et les pré'^erver du pillage; usage que l'oubli de la discipline de l'Eglise et les mœurs guerrières de ce temps-là faisaient tolérer. Il mourut estimé et regrelté, le 27 novembre 1027, après dix-neuf ans d'épiscopat. On a de lui : Vie de saint Henri (Henri 11, dont il est question dans cet article), monument précieux, qui malheureusement n'est point entier ; ce qui en reste a été inséré dans les Vies des saints de Bamberg, données par (iretzer, en ICI 1, et dans le premier volume de Scriptores rerum britnsicic, de Leibnilz ; De ralione inveniendi crassiludinem aphœrœ, avec une leltre adressée à Sylvestre 11, son ancien maître. Dom Bernard l'ez a imprimé ce traité dans le troisième volume de son Thescnirus anecdolorum. une Vie de sainte W(dbttrge, et quelques autres ouvrages de piété. On trouve dans les écrits d'Adelbold une élégance, une beauté et une clarté de style rares dans le siècle où il vivait.

ADEIJ.HEIFF (Jean-Albert), né dans un vilhige voisin d'Elbiiig, se distingua par sa folie, et aurait peul-éli e formé une secte fougueuse, si on l'avait laissé dogmatiser à son aise. Il disait que sept anges lui avaient révélé qu'il tenait la place de Dieu en terre, pour extirper tout le mal du monde, et pour châtier les souverains avec des verges de fer. C'est pourquoi il se donnait ces titres : Nous Jean-Albrecli Adelgiikikf , Syrdos, Amade , Cannniiila , h'ilii Schmalkilmandis, EHoris, Al chi-Souverain Ponlife, empereur, roi de tout le royiiume divin, Prince de paix de tout l'uniiers, Jiuje des vivants et des morts. Dieu et Père, dans la gloire duquel Christ viendra au dirnier jour pour juger le monde ; Seigneur de tous les seigneurs, et roi de tous les rois. L'an Iti^tj, ou le mena prisonnier à Kœnigsberg : il avoua qu'il avait été fouetté en Transylvanie pour cause d'adultère. On joignit l'accusation d'hérésie à relie de magie, et il l'ut condamné au dernier supplice, 11' -28 octobre de la même année. Quand on lui lut la sentence, il l'écouta sans la moindre émotion et dit : Puisque la chose ne pouvait êlreautnment, il (allait qu'elle arrivlt. Il soutint qu'il ressusciterait le 3'- jour.

ADELMAN, chanoine et écolâlre de l'église de Liège, évèqiie de Hrescia dans le xT hiéi le, écrivit à l'hérétiiiue lîérengor une lettre sur riiucharistie, où il delciid ce mystère avec unr saL;esse et une modération dignes de la »érilc. On trouve cette lettre dans une collection sur I Mucharistie, publiée à Louvain en liiUl, in-H*, ut dans la Bibliothèque des Pères. 11 avait aussi composé un poème

rhythmique De vîris illuslribus sui temporis; ce poëmeest appe\é Alphabétique, parce que chacun des tercets qui le composent commence par une des lettres, rangées dans l'ordre où elles sont dans l'alphabet. Il a été publié par Mabillon, Analecta , tome I". Il mourut vers 1062.

ADELME, fils de Kenired, frère d'Inas, roi des Saxons occidentaux, premier évéque de Sherburn (aujourd'hui Sarisbourg), dans le vu siècle, a laissé divers o\ivrages en vers et en prose, imprimés à Mayence en 1001. Il passe pour le premier Anglais qui apprit à sa nation l'usage de la langue latine et les règles de la poésie. Sa vie a été écrite par Guillaume de Malmesbury, et se trouve dans les Actn sanrtorum. Avant d'être évèque, il avait été abbé de Malmcsburj. Adelmc a écrit sur la nature des êtres insensibles, sur l'arithmétique, l'aslriinoinie, la discipline des philosophes, et sur les huit vices principaux. Ses traités sont intitulés De lande virginum , DeVirginitate , De erroribus Britannorum, sive de Circula paschali. 11 mourut en 709.

ADER (Gl'ili.aume), médecin de Toulouse, auteur d'un traité imprimé en 162»), sous ce titre : Iinarraliones de œgrolis et morbis in Evangelio. H y examine si l'on aurait pa guérir par la médecine les maladies dont Jésus-Christ délivrait par miracle. Il décide que non, et que les infirmités que le Messie avait guéries étaient incurables. Mais, quand ces maladies eussent été du ressort de la médecine, la guérison n'en serait pas moins miraculeuse, puisqu'elle s'opéra dans un moment et par quelques paroles. Ader vivait au commencement du xvir siècle. C'était un homme savant : il a laissé deux poèmes en langue gasconne et en l'honneur d'Henri IV, et quelques ouvrages de médecine.

ADIIEMAU de Monteil, évcque du Puy en Velay, issu d'une ancienne famille du Dauphiné, se croi^a un des premiers pour l'ex- ])édilion de In Terre-Sainte. Urbain 11 le nomma chef del'expédition, et le choisit pour son légat auprès des croisés, auxquels il renilit les plus grands services, en entretenant l'union , la discipline et la bravoure dans une armée aussi nombreuse. Lui-même se distingua dans plusieurs combats livrés aux Sarrasins, et surtout au siège d'Anlioche, où il prouva qu'il joignait à la bravoure toutes les {]ualllés d'un chef expérimenté. Il mourut, le premier août 1098, peu après la prise d'Antioche, d'une maladie contagieuse qui s'était mise dans l'armée. Les princes croisés sentirent vivement cette perte. Guillaume deTyr.en parlant de ce prélat, se sert de ces expressions : Immortnlis memorid' dominus Adhemarus, L'opinion qu'il est auteur du Salre Regina, parait avoir .issez de fondement.

ADIMAM'US, disciple de Manés, fil un ouvrage pour démontrer que les deux Testaments se contredisent, et que par couse, queiit le Nouveau n'est point révélé et n'a pas d'autorité. Saint Augustin a repondu à

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