‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 45 sur 228 · ADO · texte numérisé non relu

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ce livre, qai n'existe plus. Adimantas vivait dans le m' siècle

ADMAN (Samuel), savant théologien non conformisCe, naquit le 25 décembre 1730 à Wieslanda, et devint professeur de théologie et directeur du séminaire à Ups.il ; il est mort à l'âge de 80 ans, le 20 octobre 1829. On a de lui : Recueil des sujets concernant l'histoire naturelle pour édaircir la sainte Bible, Upsal, 1785-17<)'i, k vol. in-8° ; Dictionnaire géographique sur les écrits du Nouveau Testament, Upsal, 1799, in-8' ; Essai stir l'Apocalypse de saint Jean, Upsyl, 1803, in-8° ; Traduction de l'Evangile de saint Matthieu, avec des observations philologiques , Stockholm, tSIi, in-S", Adman cultivait aussi la musique, et il a laissé plusieurs compositions religieuses parmi lesquelles on cite : Le Sauveur à Golgotha, oratorio ; Le Sauveur sur le mont Olivet, oratorio.

ADOLPHE II, prince d'Anhalt et évéque de Mersbourg, né en 1438, et n)ort en 1526, passait pour un grand prédicateur et un ha bile théologien. Il lut d'abord Irès-opposé à Luther ; mais on assure que dans la suilc il goiita sa doctrine, parce qu'il la trouvait commode et assortie à ses inclinations.

ADON (saint), archevêque de Vienne en Dauphiné en 800, avait été élevé, dès sa plus tendre jeunesse, dans l'abbaye de Frrrières. H parut avec éclat dans divers conciles ; il en tint lui-même plusieurs à Vienne pour maintenir la pureté de la foi et des mœurs. Mais les actes de ces conciles sont perdus, et il ne nous reste plus qu'un fragment de celui qui fut tenu par ce saint, en 870. Lorsque le roi Lotliaire, dègoijlé de la reine Thietberge, voulut la renvoyer, Adon s'éleva contre ce divorce, et fit au prince les plus fortes représentations pour l'en détourner. Il eut beaucoup de part aux afi'aires publiques qui se traitèrent de son temps, et la religion trouva toujours en lui un zéié défenseur. Le pape Nicolas l", Charles le Chanve et Louis de Cicrmanie, l'estimaient autant pour sa prudence que jiour sa sainteté, et déféraient avec confiance à ses avis. Il mourut le 10 décembre 875, à 70 ans. L'Eglise l'honore d'un culti' public, et son nom se trouve dans le Martyrologe romain.

{Voyez sa ^'ie dans Mabillon.) L'embarras des affaires ne nuisit pas à son recueillement, et n'empêcha pas qu'il ne trouvât du temps pour la prière et pour l'élude. Ce prélat est auteur d'une Chronique universrlle, depuis Adam, citée par li's auteurs les plus exacts. Elle fut imprimée à Paris en 1512, 1522, in-fol., en caractèrrs gothiques, avec une partie de Grégoire de Tours, 15G1, in-8% et l'a depuis été à Rome, 1745, in-fol. L'auteur l'a divisée en six âges, et l'a poussée jusqu'à son temps, en commençant à la création du monde; d'un Martyrologe, dont le Père Rosweide, jésuite, donna une édition Irès-estimée , Anvers , 1613 , in-fol. Giorgi , secrétaire de Benoît XIV, en a donné une plus correcte encore, avec dos notes et des dissertations savantes, Lucca,17V5, in-fol. de "ikiS p. AUONIAS , quatrième fils de David et

d'Aggith, ayant projeté de se faire roi, fut appuyé inutilement par Joab. Il se retira au pied de l'autel pour échapper au ressentiment deSalomon, qui lui pardonna ; mais ayant aspiré une seconde fois à la royauté, ce roi lui fit ôter la vie, vers l'an 1014- avant .lésus-Christ.

ADONIRESECU, roi de Bésech, dans la terre de Clianaan, était un prince puissant et cruel qui, a\ant vaincu soixante et dix rois, leur avait lait couper l'extrémité des pieds et des mains, et leur donnait à manger, sous sa table, les restes de ce qu'on lui servait. Les Israélites, l'ayant vaincu, lui firent le même traitement, vers l'an 1430 avant J.-C.

ADOMSÈDEC, roi de Jérusalem, unit ses armes à celles de quatre rois ses voisins, pour combattre les Israélites. Josué leur livra bataille, les vainquit, et les força de se retirer dans une caverne, oii ils furent pris et mis à mort. Ce fut dans celte journée que Dieu arrêta le soleil à la prière de Josué. Voyez ce nom.

ADORNE (François), jésuite, d'une ancienne famille de Wênes, féconde en grands hommes, mort en 1580, à 50 ans, composa, à la prière de saint Cbailes, dont il était confesseur, un savant Traité de la discipline ecclésiastique.

ADORNE iJean-Augcstim), frère du précédent, fondateur de la congrégation des clercs réguliers-mineurs, mort à Naples en odeur de sainteté, l'an 1590. Il voulut qu'il y eût toujours quelqu'un de ses clercs devant le saint Sacrement.

ADRETS (baron des). Foj/ez Bi£ almont.

ADREVALD , écrivain ecclésiastique du ix' siècle, né vers l'an 818 dans un village près du monastère de Fleury, fil dans ce monastère sa profession religieuse, et composa plusieurs ouvrages qui le firent connaitre avantageusement : un traité de l'Eucharistie, contre le fameux Jean Scot, livre savant que d'Achery a publié dans le douzième volume de son Spicilégc, mais auquel on a reproché de manquer d'ordre el de méthode ; une Vie de saint Aigulfe om Ayoul, d'abord moine de Fleury, puis abbé de Lérins, mort en 073, insérée dans le l" tome des Acla ord. S. lien. ; un Recueil des miracles de saint Benoît, qui se trouve dans le second tome des mêmes Actes, recueil curieux qui renferme plusieurs choses intéressantes sur l'histoire de France. Adrevald avait écrit d'autres ouvrages en jirose et en vers sur l'Ecriture saii\te ; il paraît qu'il ne s'en est conservé qu'un traité manuscrit sur les bénédictions des douze patriarches, qui était dans la bibliothèque de Saint-\'ictor. Sigebcrt, en lui donnant le nom d'Adelbert, l'a fait confondre avec un autre moine do Fleury, de ce nom, mort en 853, auteur de VHistoire de la translation de saint Benoit, dont la meilleure édition a été publiée par dom Mabillon, dans les Acta 0. S. B. Cette histoire avait été mise en vers héroïques par yVimoiii.

ADRIAN ou ADRIANSEN (Corneiu.k), de l'ordre de Saint- François, né à Dordrccht

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en 1521, et mort en 1581, prêcha avec itàiii (le zèle et de succès à Bruges, (ju'il fut apprlé l'apôtre de cette ville. Les hérétiques, dont il était le llcau, tâciièreiil de le perdre de réputation par tous les moyens imaginables. Van jMcteren, dans son Histoire des P;,ys Ii;is, a rassemblé diverses ciloninies contre ce religieux, que M. de Thou, qui ne le copie que trop pour les aflaires des Pays-Bas, répète après lui. Jean Boilcau dans son Ilistoria Flagellanliiim accuse aussi Adrian. Les Sermons publiés sous son nom sont remplis de lurlupiuades, el même d'expressions obscènes que les hérétiques y ont ajoutées après sa mort, dans le dessein de rendre sa mémoire méprisable el odieuse. C'est ce que nous apprennent Sanderus et Valèrc André, beaucoup mieux instruits de ces sortes d'objets (jue Van Metereu, dont lo jugement est presque toujours offusqué par le fiinatisnie de secte. On lisait dans l'église des récollets de Bruges, dans celle de l'hôpiial de Saint-Jean de la même ville, oii Adrian fut inhumé, et dans celle des Frèresmineurs, des épilaphes honorables à sa mémoire ; ce qui rend encore plus invraisemblables les calomnies de ses ennemis, répétées par plusieurs biogr;iphes.

ADRIANI (Adrien), jésuite, né à Anvers, mort en 1580 dans la maison de Louvaiu qu'il gouverna pendant plusieurs années, a publié en flamaud, le Mont de piété, loV8 ; sur rOraison dominicale ; sur l'In^piralionow le Langage intérieur de Dieu, 1570, Irad. en latin p,ir G, Brunesius, Coloj^ne, IGOl ; de la Vie active ; des Dins lemportls; des OEuvres de niiséricorde ; de l'Origine et des Progrès de la vie ci'nobiliijue, lo70; de l'Obéissance, 1571; de la Confession, 1573; de la Communion fré(/nenle ou seulement annuelle, el s'il y a mérite de s'abstenir de la communion.

ADKICHO^HA (GoiiNéLiE), religieuse de l'ordre de Saint-Augustin, a traduit en vers les Psaumes de David, dans le xvr siècle.

ADRICHOMIUS (Christian), né à Delflen 1533, ordonné prêtre en 1561, mourut en 1585 à Cologne, oîi il s'était retiré après avoir été chassé de son pays par les prolestants. Son ouvrage le plus célèbre est le Theatrum Terne sanctw, avec des caries géographiques, imprimé cinc] fois eu 1390, io93, IGOO, 1028, 1G82, iu-fol. On a encore de lui Veteris Jerosolgmœ descriplio , iii-8", el une Clironiiiue de l'Ancien et du Nouveau Testament, qui manque quehiuefois de critique. Cyli)','ne, in-l'oi., 1082. Il était meilleur géographe qu'historien. Sa Géographie sainte est Irès-eslimée ; Bonfrérius eu a corrigé les caries. Son nom de famille était Adrichem, dont il lit Adrichomius. V'oj/. les Mémoires de Nicéron, Iouk; XXXVIIl.

ADUIKN (saint), servait comme officier dans les années romaines, et persécuta les chrétiens sous le règne de Maximieu-Galèrc : mais il fui si louché de leur courage cl de leur patience, qu'il embrassa leur religion. Ayant été arrêté à son tour, il souffrit d'horribles supplices , et recul à

Nicomédie la couronne du martyre, vers l'an 300, dans la dernière persécution générale. Saint Adrien est nommé sous le 4 de mars d.ms le martyrologe dit de saint Jérôme, ainsi que dans le romain. Sa fête est encore marquée au 8 de septembre, qui est le jour de la translation de ses reliques à Rome, où il y a une église fort ancienne do son nom.

ADRIEN (saint), Africain de naissance, fut d'abord abbé de Nérida, près de Naples. Le pape Vilalien , qui lui connaissait une grande science de l'Ecriture sainte, et une expérience consommée dans les voies intérieures de la piété, le choisit pour remplacer dignement saint Deusdedit , archevêque de Canlorbéry. L'humble religieux représenta au souverain pontife qu'il serait du bien de l'Eglise d'élire en sa place Théodore, parce qu'il était beaucoup plus capable que lui de remplir les devoirs d'une charge aussi importante. \'iialien se rendit, mais après avoir obtenu (lu'Adrieu aiderait Théodore de ses avis, el qu'il porterait une partie du furdeau. Adrien, devenu abbé du monastère de S;iinl-Pierre el de Sninl-Paui, près de Canti)rbéry, s'y montra très-zélé pour l'étude des saintes Lettres el pour la pratique de tous les exercices capables de conduire les moines à la perfection qu'exige leur étal. Il mourut le 9 janvier 710. II y avjiit trenteneuf ans qu'il édifiait l'Angleterre par le spectacle de ses vertus, cl qu'il l'éclairait par la lumière de sa doctrine toute céleste. — Il ne faul pas le confondre avec saint AoRiF.x, évéquc de Saint-André, en Ecosse,^ marlyrisé en 87'i.

ADRIEN 1 ', pape, né à Rome, d'une ancienne famille, joignit aux vertus du chris-^ lianisme le génie ferme des anciens Romains, el le caractère prudent el adroit des Romains des temps modernes. Il fut élu pape après la mort d'Etienne III, en 772. Charlemagne le vengea des vexations de Didier, roi des Lombards, que ce prince détrôna. Le roi do France, venu à Rome pendant le siège de Pavie, confirma au souverain pontife la donation de Pépin, el y fit de grai\des augmentations. Le second concile de Nicée ayant été convoqué contre les iconoclastes, il y envoya ses légats, qui y eurent la première place. Ce pontife mourut en 795, après avoir enrichi de beaucoup d'ornements l'église de Sainî-Pierre. Les Romains, qu'il avait secourus dans une famine occasionnée par un déboriiemenl du Tibre, le pleurèrent comme leur père. Charlemaguc, ami d'Adrien, partagea leur douleur, el lui fil une épitaphe. Adrien avait fait présent à co prince du recueil des Canons, des Lettres des papes el des Dicrélalcs, cl avait accompagné ce don d'un petit poème dédicaloire, dont chaque vers commençait par une lettre du nom de Cbarlemagne.

ADRIEN II, Romain, fut élevé malgré lui au souverain pontificat, après la mort du pape Nicolas L , en 807. Il tint un concile à Rome contre Photius ; et envt)ya dix légal» ù Constantinuple contre le même putri^chc,

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qui y fut déposé et soumis à la pénifènce publique, en 869. Ce pape, qui avait agi de concert avec Verapercur grec et le patriarche Ignace, se brouilla ensuite avec l'un et l'antre au sujet de la Bulgarie, que celui-ci prétendait être de son patriarcat. Il cul encore (luelques démêlés avec Charles le Chauve, roi de France, au sujet d'Hincmar, évéque de LaoD.qui availappeléau saint-siége d'une sentence lancée contre lui par le concile de Verberie. Adrien mourut en 872, en odeur de sainteté. On a de lui plusieurs Jellres.

ADRIEN m, Homain de naissance, élu pape en 881, après Marin I"ou Martin II, ne garda la tia're qu'un an et quatre mois. Sa vertu, son zèle, sa fermeté, promettaient beaucoup. Il ne put que se déclarer contre Pholius.

ADRIEN IV, né en Angleterre sur la fin du xi' siècle, fils d'un clerc nommé Robort, qui se fit moine à Sainl-Alban, subsista quelque temps des aumônes de ce monastère. 11 erra longtemps de pays en pays avant do pouvoir élrt' reçu en qualité de domestique cliez les chanoines de Saint-Ruf, qui l'agrégèrent ensuite à leur ordre. Enchantés de son caractère aimable, de son esprit vif, de son intelligence accompagnée de réserve et déraison, ils le choisirent pour leur abbé el pour général de leur ordre. L'état où on l'avait vu lui fil des ennoniis de tous ceux qui prétendaient à la supériorilé ; ils l'accusèrent de divers crimes , dont il se juslifia pleinement devsnl le pape Eugène Ili, qui le créa cardinal et évéque d'Albano, et l'envoya légat dans le Danemark et dans la Norwège. A son retour, Anasiase IV étant mort, le sacré collège releva au jAniificat le 3 décembre ll5i. 11 s'en montra aussi digne par l'élévation de ses sentiments, que s'il eût été de la plus haute naissance. Il excommunia les Romains jusqu'à ce qu'ils eussent fait mourir l'hérétique Arnaud deBresce, enthousiaste turbulent. Il lança une autre excommunication contre Guillaume, roi de Sicile, qui avait usurpé les biens de l'Eglise. 11 redemanda à l'empereur Frédéric I" les fiefs de la romtos'e Mathilde, le duché de Spolète, la Sardaigne ei la Corse : il n'en put rien obtenir alors. Ce pape, si jaloux de soulenir les droits de son siège, ne le fut point d'enrirhir sa famille : il laissa sa mère dans la pauvreté. Il mourut à Anagni, l'an ll.oO, avec la réputation d'un pontife sage et zélé f pour l'Eglise. On trouve de ses lettres dans la Collection des conciles. Il avait en outre écrit des homélies.

ADRIEN V, pape en 12"<), était né à Gênes, et se nommait Ottobon de Fiesquc. C'est lui qui étant sur le point de mourir réponditàses parciïis: J'aimerais dirn mieuxqne vous me rissiez cardinal en santé que pape mourant. Il mourut à Viterbe, un mois après son élection. On a prétendu ((u'il n'avait jamais été SHCré évéque, ni même ordonné prêtre; cette opinion, adoptée par Fleury, livre Lxxxvietxcxfî, est tropinvraisemblable pour être admise sans de nouvelles preuves. ADRIEN VI [ Adrie?i-Florbnt Boyebs).

naquit à Utrecht, en 1459, d'un père nommé Florent Bo!/ers,(\ae les uns font tisserand, les au 1res co n si r u cte nr de vaisseau x, et ()uelques« uns valet d'un pilote. Il fut fait professeurde théologie, doyen de l'église de Saint- Pierre, et chancelier de l'université dcLouvain, dan? laquelle il n'avait été d'abord que pensionnaire gratuit. L'empereur Maximilien I" le choisit pour être précepteur de son petit-fils l'archiduc Charles. Ce fut Margnerile d'Angleterre, sœur d'Edouard IV et veuve du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, qui fit les frais de sou doctorat. Ferdinand V, roi d'Espagne, au|irès duquel il avait été ambassadeur, lui donna l'évêché de Tortose , en Catalogne. Après la mort de Ferdinand, il partagea la régence d'Espagne avec le cardinal Ximénés, homme qui devait, comme lui, tout à son mérite. Il demeura enfin seul vice-roi pour Charles I", depuis Charles-Quint , lorsque celui-ci alla en Allemagne l'an 1520. Pendant celte régeme orageuse qui vit naître en Espagne contre Charles-Quint la liijite sainte, occasionnée par le mécontentement général d'une partie do la noblesse, du clergé et da peuple, froissés par les préférences accordées aux Flamands, Adrien se conduisit avec faiblesse, el ce ne fut pas par ses soins que finit l'insurrection. Quelque temps après, en 1.522, il fut élu pour surcéder à Léon X, qui l'avait fait cardinal. Adrien s'appliqua à réformer le clergé et la cour romaine. La qualité de réformateur, jointe à celle d'étranger, l'empêcha d'élre aussi cher aux Romains qu'il pouvait se promettre de l'être par ses bonnes qualités. A sa nmrt, arrivée en 1323, quelques furieux écrivirent sui la porte de son médecin : Au libéruteur de la patrie. « Il mourut , dit l'abbé Bérault, révéré partout pour ses vertus, et haï des Romains : ils lui reprochaient la dureté, l'épargne sordide el la bassesse des sentiments; ce qui ne signifiait dans leur bouche que la régulariié , la frugalité et la modestie. » Ce pontife eut beaucoup de traits de ressemblance avec Adrien IV. L'un et l'autre ne firent rien pour leur famille, el tous les deux furent fâchés d'avoir accepté la tiare, .\drien VI était aussi simple dans ses mœurs et autant économe que son prédécesseur (Léon X) avait été prodigue el fastueux. Lorsque les cardinaux le pressaient d'accroître le nombre de ses domestiques , sa réponse était qu'il voulait avant tout acquitter toutes les délies de l'Fglise. Les palefreniers de Léon Xlui ayant député l'un d'entre eux pour lui demander de l'emploi : Combien le [en pape avait-il de palefreniers? lui demanda Adrien. Cent, lui répondit l'orateur ; sur cola le pontife fit le signe de la croix et lui dit : J'en aurais bien assez de quatre; iniiis j'en garderai douze, afin d'en avoir quelques-uns de plus que les cardi7iaux. Ce pape a un rang parmi les écrivains ecclésiastiques, par son Commentaire sur le quatrième livre des Sentences, Paris, 1512, in-fol. Ce livre, imprimé d'abord lorsqu'il professait à Louvain. fut réimprimé sans sa participa-

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tion lorsqu'il foi à la tête da monde chrétien. On y a remarqué celle proposition : Que le pape peut errer, même dans ce qui appartient à la foi ; proposition qui ne prouve rien en fiiveur des Ihécilogiens franç.iis, qui l'ont répélée soiivenl pour allaquer l'infaillibilité du souverain pontife, puisqu'elle peut s'entendre des opinions pariicuHères des papes , et ne s'applique point essentiellement à leurs décisions solennelles, moins encore à leurs décrels acceptés par le corps des évéques. On a encore de lui : Qnœstiones quodlibcCicœ , 1531, in-8". Gaspard Burmaii publia en 1727 à Utrecht, in-l°, 1:> Vie de ce pontite. Dans une époque où l'histoire de toutes le* nations a e>suyé les atteintes les plus aflliseantes, on a vu un ablié jMillot s'élever contre la mémoire de ce pimlife. et essayer de le ravaler au rang des pédants. Il n'en faut pas davantage pour apprécier le mérite de ce' faiseur d'Eléments d'histoire générale.

ADRIEN, auteur du v siècle, a composé en grec une Introduction à l'Ecriture sainte, imprimée à Angsbourg en 1C02, in-fi°. ,

ADltllîN, chartreux ingénieux et savnnt, est auteur du tiaité intitulé : Liber utriusque fortunœ, qu'on avait attribué à Pétrarque, et dont la première édition, publiée à Cologne, 1471, in-4°, est rare et rechcrrhée.

ADRIEN 1)1 CoRNETo, cardinal, ainsi nommé du lieu de sa naissance , de la famille Casiellesi suivant quelques-uns, et suiv;int d'autres d'une origine obscure, lit à Rome d'excellentes éludes, et devint très-versé dans les sciences humaines. Innocent VUI l'envoya nonce en Angleterre et en Ecosse. Il plut si bien à Henri Vil, que ce monarque lui donna les évéchés d'Htréford, de Bath et de Wels. Alexandre VI le rappela à Rome, le fil son secrétaire, le chargea de différentes nonciatures, et enfin le décora dr la pourpre romaine. Echappé à un complot d'cmpoisonncnieiit tenté par ce pape el ('ésar Borgia son fils, conlre lui et plusieurs cardinaux, pour s'emparer de leurs richesses, il chercha un asile sur le territoire de Trente, où il resta jusqu'à l'exaltation de Léon X; mais bientôt après, imjjliqué dans la conspiration du carilinal Pétrucci conlre Léon, il fut de nouveau obligé de s'enfuir. On ignore où il se relira et ce (]u'il devint; on a présumé qu'un de ses domestiques l'avait tué pour le voler. Il a laissé un ouvrage intitulé De vera plnlosophin , plein d'érudition el écrit avec élégance : c'est un traité de religion; un autre traité De sermone latino cl inndis latine loquendi, dédié à Charles-Quint, Rome, 1515, in-fol. Il y donne d'excellentes règles pour rétablir dans sa pureté primitive la languclatine, corrom[iuc au moyen âge.

ADUY (Ikan-FélicissimeI, oralorien, né eu 1749, à Vincclotle, près Auxerre, après avoir professé pendant plusieurs années la rhétorique au collège de Troyes, devint bibliothécaire dans la maison de l'Oratoire, rue Sainl-Honoré. Il conserva cotte place jusqu'à la rcvoiulion, qui vint l'en priver.

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