‹ Dictionnaire de biographie chrétienne (volume 2)Chapitre 46 sur 228 · ADV · texte numérisé non relu

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sans diminuer cependant son goût pour les rectierches bibliographiques. 11 donna des éditions de différents ouvrages de Cicéron, de Juvénal, de Phèdre, du î'^/^maçwc, et d'autres auteurs qu'il a enrichis de notes , de préfaces ou de suppléments. On trouve dans le Magasin encyclopédique quelques articles de cet écrivain, et un biographe récent lui attribue la partie hébraïque dans les essais de traductions interlinéaires en plusieurs langues, publiés par Boulard. Adry est encore auteur d'une Notice sur M. de Sacy, de l'Académie française, sur Boccace, sur le collège de Juilly, de recherches curieuses sur les EIzevirs, insérées dans le même Magasin encyclopédique et publiées à part en 1806; d'une Histoire de Vittoria Accorambona, duchesse de lîracciano, avec la Vie de madame de Hautefort, duchesse de Srbomberg, par une de ses amies (madame de Monlmorcncy-l.uynes) ; 2° éililion, 1807, in-12. Il mourut le 20 mars 1818, laissant une bibliothèque précieuse, et plusieurs manuscrits parmi lesquels on citait une histoire littéraire de Port-Royal, el une Vie de Malebranche, d'après des mémoires authentiques; une Liturgia gallicana,m-k°, catalogue curieux de tous les bréviaires, missels, diurnaux, rituels, manuels, martyrologes, cérémoniaux et processionnels de toutes les Eglises de France ; Catalogue raisonné des éditions de Marot, Régnier, Malherbe, Racan, Corneille, Molière, Racine, Lafonlaine, Boileau et Rousseau, in-S" : c'est la première parti'' d'un ouvrage qu'Adry se proposait de publier sous le litre de Fabricius français.

ADSON, AZON ou ASSON (HERMÉnic), 36abbé de Luxeuil en 960, né au commencement du X' siècle dans les environs de Condat, aujourd'hui Saint-Claude (Jura), a écrit un livre des Miracles de saint Wandalbert, troisième abbé de Luxeuil, dans lequel on désirerait un peu plus de critique. Il jouit, pendant sa vie, d'une très-grande considération, et lut consulté des évéques et des rois. Les premiers le chargèrent d'organiser des écoles dans leurs diocèses. On lui attribue aussi un Traité sur i Antéchrist, composé, dit-on, à la demande de la reine Gerberge, femme de Louis d'Outremer. On le trouve dans les Oeuvres d'Alcuin et de Raban-Maur. — Il ne faut pas le confondre avec Adson,abbéde Oeuvres, au diocèse de Bourges, qui mourut en 992, et dont on a les Vies de saiitt Bi rcaire, de saint Fredtbergt et de saint Mansuet. Quelques biographes, (mtre autres l'auteur de l'article Adson dans la Biographie universelle, attribuent à l'abbé de LuMuil la Vie de saint .Mansuet.

ADVENTIUS, évêque de Metz en 855, a encouru le reproche d'avoir favorisé le divorce du roi Lothaire avec Theutbergc et son union illégitime avec Waldrade. Il assista à tous les conciles qui se tinreut en France, notamment à celui de Cohientz, en 8(10, où se trouvaient Louis, roi de Germanie, Charles le Chauve son frère, el Lothaire leur neveu. Au concile d'Aix-la-Chapelle, convoqué par Lothaire, il arracha à Theut-

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berge des aveux funestes qui amenèrent la séparation. Lolhaire ayant obtenu d'un autre concile la permission d'épouser Waldrade, le pape Nicolas V' envoya deux légats qui convo(iuèrenl un concile à Metz en 86.3: Advenlius, qui s'efforça vainement de justifier ce qui avait éié fait; fut déposé par le pontife, ainsi que plusieurs autres évèques, et Waldr.ule fut excommuniée. Ch;\rles le Chauve obtint cependant qu'Advenlins fût rétabli sur son siège. Lolhaire, craignant d'être aussi excommunié, fit écrire au pape, par l'évéque de Metz, qu'il avait éloigné Waldrade et qu'il traitait Theutberge comme son épouse. Ces déclarations inspiraient peu de confiance à Nicolas, et l'inquiétude du prélat était extrême. En 8G8 le pontife mourut, et Adventius se hâta d'aller porter au nouveau pape Adrien II les félicitations do Lothaire. Ce pape l'accueillit avec des paroles de paix, et Lothaire; se rendit à son tour à Rome. Mais ce prince étant mort snbilen)ent en revenant, Charles le Chauve s'empara du royaume do Lorraine. Advenlius l'aida de toute son inlluence, présida la cérémonie du couronnement à Metz en 869, et mourut à Saultz le 31 août 873. Sa correspondance, son mémoire i)résenlc au concile de Metz, et d'autres pièces concernant ce prélat, se trouvent dans les Annales de liaronius.

iEELRÈDE ou ETHELllÈUE, abbé de Uevesby, puis do Uiéval, en Angleterre, contemporain de saint Hernard, est auteur du Miroir de la charilé ; ouvrage dans lequel ce Père aurait reconnu son caractère et son style. On a encore de lui un Traité de l'aini- /«'(;' et quelques livres historiques, peu connus aujourd'hui, quoique le jésuite (jihbon ait publié ses ouvrages à Douai, 1031, iu-fol. Il mourut eu HOC, en réputation de savoir el de |)iété.

.EGIDIUS, diacre, poëte el grammairien, florissait à Paris vers la fin du xiir siècle. On a de lui Carolinus, ou Inslruction puérile à Louis, fds du roi de France, en latin ; Histoire de la première expédition de Jérusalem, insérée dans la collection des historiens de Duchénc. Il a enrichi d'un commentaire l'Aurora de Pierre de Uiga ; c'est un abrégé de la Itible en vers élégiaques.

^ELFUICIIS, surnommé le Grammairien, abbé de Malmesbury, en DTV, évéque de Wilton en 9'JO, et archevêque de Canlorbéry en 993, est auteur d'un Dictionnaire saxon, latin el anylais ; ouvrage exact et méthodique, publié par Somner, à Oxford, 1659; d'une Histoire saxonne de l' Ancien cl du Nouveau Testament, a Londres, 1623 el 1638; d'une Homélie sur rh'ucliarislie, imprimée avec la Vie de Bède, à Cambridge, 1641. Il mourut le 28 août lOllG. Son corps, inhumé dans le monastère d'Abingdon, lut rapporté à Canlorbéry, où il est honoré comme saint.

-ENEAS SILVIUS. Voyez Pie II.

jEl'lNUS (Jii.iN), fut un dos coopérateurs les plus actifs et les plus exaltés Ar Luther. Né en li99, il mourut l'an lao3. Sa vie, de plus d'un demi-siècle, fut consacrée à la

prédication de la réforme. Après avoir fait ses premières éludes en Angleterre dans l'ordre des capucins, il vint faire ses vœux en Allemagne. !Mais il alla bienuU rejoindre Luther à SViltenberg. Il no réussit point dans ses prédications ; il fut même eiu|irisonné dans sa patrie (Marche do lîrandohourg). Kondu à la liberté, il devint recteur à Srraisund, pois à Hambourg. C'est dans celte dernière ville qu'il exerça le plus d'influence, conmie inspecteur ecclésiastique. .V propos (le Vlnterim proposé par Charles- Quint en attendant un concile, il fil un livre polémique pour en dissuader les protestants d'Aliem;!gno, et il se déclara contre les discipl("S de .Mi'lanchtbon qui admettaient plusieurs articles^ rejetés par Luther, comme indilTérents, el se montraient disposés à un accommoilement.

AEKIUS, hérésiarque du iv siècle, sectateur d'Arius et né dans le Pont, fut auteur de la secte des aériens. Aérius ajoutait aux erreurs de son maître, que l'évêqub n'était point supérieur au prêtre, que la célébralion do la Pàque, les fètcs, les jeûnes, etc., étaient des superstitions juda'Kjues. Il condamnait aussi les prières pour les morts. Aérius était moine. L'élévation de son ami Eustache sur le siège de Con.stantino|ile excita sa jalousie el fut la première origine de son opinion de l'égalité des prêtres et des évêques. Ses sectateurs, no pouvant être admis dans aucune église, s'assemblaient dans les bois, dans les cavernes, en pleine campagne, où ils étaient quelquefois couverts de neige. Leur chef vivait du temps de saint Epiphane, el sa secte subsistait encore du temps de saint Augustin.

iESCHlNES, fanatique d'Athènes, suivit les erreurs des montanistes. 11 enseignait que les apôtres étaient inspirés parle Saint- Esprit, et non par le Paraclel ; que le Pararlel promis avait dit, par la bouche de Monlan, plus de choses, et des choses plus importâmes que l'Evangile.

.^iSlNUS (FiiANçois), ainsi nommé parce qu'il était de la ville do lési {/Esium), joignait à une naissance distinguée les avantages bien plus précieux d'une vertu pure cl à l'abri de toutes les alleintes. Nommé à l'évéché de sa ville natale, il y renonça pour entrer dans l'ordre des mineurs. Là, ses talents pour la prédication lui mérilèrenl de la part du souverain pontife la charge de prédicateur apostolique. Le relâchement qui s'était introduit dans son ordre excitant soa zèle, il s'employa près du saint siège pour en obtenir la réforme, et y réussit. Mais ses confrères ne voulant point la recevoir, il les quitta pour entrer chez les capucins, dont il devint par la suite général. Bernardin d'Ast et plusieurs autres mineurs suivirent le même parti qu'.Esinus. La bibliothèque du Vatican possède quelques opuscules de sa cnmpo^iti.>n, qui furent Irès-eslimés du pape Marcel. Il mourut l'an laW.

AE nus, surnommé VAthée, d'abord chaudronnier, puis charlatan, ensuite sophiste, enfin diacre, évcquc et patriarche de Cous-

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